Ma ville, mon canton, Montchat

Cérémonie de remise des certificats aux enfants- association l’Outil en mains – Montchat

Pas de commentaire 25 juin 2008

Quel plaisir que de rendre visite à cette association, je crois bien que c’est la première fois depuis que j’entends dire la nécessité de revaloriser le travail manuel et l’artisanat auprès de nos enfants, que je vois une structure qui met réellement ces belles idées en pratique. Initiation aux gestes, aux outils, et aux matériaux, transmission de l’amour du travail bien fait entre les artisans en retraite et les jeunes générations.

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Au-delà de l’initiation, saviez vous que dans ce qu’on appelle joliment les « metiers du patrimoine », il y a actuellement un deficit de 150 000 artisans, auxquel va s’ajouter celui provoqué par le départ de 500 000 hommes et femmes de métiers, qui vont partir à la retraite dans les 10 années à venir ?

Pour ceux que les activités de l’Outil en Mains intéresseraient, sachez que leur siège se trouve 53 cours du docteur long à Montchat et découvrez ci-dessous quelques lignes de présentation (in « l’Union nationale des associations l’outil en main ») :

« L’artisanat occupe une place économique majeure dans notre économie. Pourtant, ces métiers manuels sont peu valorisés dans notre société et attirent peu de jeunes. Les formations professionnelles restent encore destinées à ceux qui ont échoué. Une véritable crise de vocations frappent ces métiers alors même que le marché de l’emploi est demandeur. L’action l’Outil en main est une façon de répondre à ce constat et à cet enjeu, mais il n’a pas pour objectif de former des apprentis. Car, il s’agit simplement d’une initiation découverte.

Le concept de base est de proposer aux enfants âgés entre 9 et 14 ans des vrais ateliers avec des vrais outils. La durée ne dépasse jamais une demi-journée pour laisser la possibilité à l’enfant de pratiquer d’autres activités épanouissantes, se reposer, partager la vie de sa famille et ses projets. L’initiation a lieu en règle général le mercredi, parfois le samedi, dans tous les cas en dehors du temps scolaire. Elle se fait selon un panel de métiers : peinture, charpente, couverture – zinguerie, plomberie, serrurerie, petite électromécanique, menuiserie – ébénisterie, gravure sur bois. Chaque atelier doit proposer au minimum deux ou trois métiers différents pour faire connaître aux enfants la diversité des métiers, capter leur intérêt et ne pas les lasser.

L’initiation dure deux ans, et à la fin de chaque année, les hommes de métiers remettent aux enfants un certificat d’initiation aux métiers du patrimoine.

Se sont en général des « hommes de métiers », parfois des femmes, à la retraite. Des compagnons et des artisans pour l’essentiel, parfois d’anciens formateurs dans des écoles professionnels, enfin rarement des ouvriers du bâtiment ou de l’industrie. Ils sont encore jeunes, vivent en couple, ont eu tous l’expérience de former des jeunes (apprentis).

L’Outil en main leur donne l’occasion de « rester dans la vie », de pouvoir transmettre aux jeunes générations leur expérience, longue parfois de 50 ans, leur savoir-faire et leur amour du bel ouvrage. Bref, des choses qui ne s’apprennent pas dans les livres mais concrètement avec l’Outil en main.

Les hommes de métiers s’engagent à animer bénévolement leurs ateliers en accompagnant des groupes de quatre à six enfants : éveiller leur regard, les sensibiliser à leur environnement architectural, leur apprendre les gestes, développer leur dextérité, les responsabiliser par rapport à leurs actes (sécurité, hygiène, outils, respect des autres) et acquérir la notion de temps nécessaire à la réalisation d’un projet. »

Billet edito

L’Europe, une responsabilité à transmettre

55 commentaires 22 juin 2008

Les 2ème états généraux de l’Europe se tenaient samedi 21 juin à la Cité internationale de Lyon, en présence de 130 personnalités politiques, syndicales, du monde associatif, mais aussi de chefs d’entreprises, et d’intellectuels. Les échanges ont été riches dans le contexte post référendum irlandais, l’occasion de faire les premières analyses et de dessiner un avenir nouveau à la construction européenne. Conférences débats, café littéraire, concert européen à l’occasion de la fête de la musique, autant de bonnes raisons de mieux connaître l’Europe.

états généraux de l'Europe

J’étais pour ma part invitée à particier à une conférence intitulée « L’Europe, une responsabilité à transmettre », consacrée au rôle des générations nouvelles dans la construction de l’Union européenne. J’étais aux côtés d’Olivier Ferrand, de Pascal Perzo, de Christophe Tézenas du Montcel, de Philippe Herzog et Marie-Josée Fleury. Je vous livre ici la trame de mon intervention.

Poursuivre la lecture

Billet edito

13h15, le dimanche

62 commentaires 15 juin 2008

Bonjour à tous, merci de vos échanges et de vos sympathiques messages. Je profite de ce billet pour revenir sur quelques uns des sujets évoqués aujourd’hui dans l’émission « 13h15, le dimanche » et qui ont déjà suscité quelques échanges entre vous sur ce blog.

Le non Irlandais

Comme beaucoup d’entre vous, peut-être, j’ai été surprise et déçue par le résultat du référendum irlandais sur le mini traité. Surprise d’abord parce que l’Irlande a très largement bénéficié ces dernières années de la dynamique européenne avec des taux de croissance parmi les plus élevés de l’Union, un chômage frictionnel et un accroissement très important du niveau de vie des Irlandais. Le non n’en est que plus difficile à comprendre. Déçue ensuite parce que la construction européenne se trouve aujourd’hui dans un corner alors que la mondialisation, avec notamment l’émergence de la Chine et de l’Inde, appelle plus et mieux d’Europe si nous voulons peser sur l’économie mondiale, défendre notre modèle social et conserver un poids politique dans la conduite des affaires du monde.

Sans doute ce résultat résulte-t-il, comme en France, de l’alliance des contraires et de coalitions hétéroclites, peut-être peut-elle aussi s’expliquer par la réticence des Irlandais, après des siècles de domination britannique à voir les décisions prise à Bruxelles, comme elles se prenaient hier à Londres, mais plus largement, j’y vois, après les référendums français et danois, le témoignage à nouveau éclatant d’un divorce entre les Européens et l’Europe qu’on leur propose.

L’Europe ne se construit certainement pas contre les peuples, comme certains adversaires de la construction européenne voudraient le laisser croire, mais elle se construit dans l’indifférence des peuples. Jamais autant qu’aujourd’hui, dans cette conjoncture économique incertaine (les Irlandais savent bien qu’ils ont mangé leur pain blanc avec des perspectives de croissance pour 2008 à 1,7% alors qu’elle atteignait encore 6% l’an dernier !), les réflexes « girondins » et la tentation du repli sur soi n’auront été aussi nombreux. Il faut dire que les gouvernements eux-mêmes entretiennent ce réflexe en se cachant, souvent lâchement, derrière des décisions de Bruxelles, comme si elle leurs étaient imposées. François Fillon, il y a quelques jours encore parlait, « des fonctionnaires de Bruxelles qui décident… », alors que ce sont bien les gouvernements qui décident ensemble.

Ayons cependant une lecture optimiste de ce « non » irlandais, en disant d’abord que l’on peut avoir rejeté le traité de Lisbonne et être fondamentalement pro-européen. J’en connais, et je crois que l’Europe a acquis une solidité suffisante pour supporter un non. Faisons de ces circonstances une occasion de lancer de grandes politiques européennes dans des domaines qui intéressent la vie quotidienne des Européens : l’environnement, le pouvoir d’achat, l’énergie, l’éducation, les transports… Nous avons besoin d’une Europe qui protège et non d’une Europe qui rend possible la concurrence fiscale, le dumping social et les délocalisations du type de celle de Nokia.

Profitons de la présidence française et plus encore des élections européennes pour lancer un grand débat sur l’Europe, pour la faire connaître dans ce qu’elle apporte quotidiennement aux Européens, pour lui donner un visage. Construisons l’Europe avec les peuples. Vive l’Europe !

Bachar El Assad, le nouvel ami du Président

El Assad, tel père tel fils Lorsque Jacques Chirac avait reçu Bachar El Assad à la mort de son père, en 1999, la France faisait le pari qu’une autre Syrie était possible avec l’arrivée à sa tête une nouvelle génération formée en Grande Bretagne. Tous les espoirs étaient alors permis et la France disposée à aider la Syrie dans la voie de la démocratisation et du développement.

Près de dix ans plus tard, force est de constater que les promesses n’ont pas été tenues, que l’oppression syrienne sur son voisin libanais a continué, que l’oppression sur le peuple syrien n’a rien perdu de sa violence et que les assassinats politiques demeurent légion.

C’est dans ce contexte que se pose la question de l’invitation de Bachar El Assad au sommet Euro-Méditerranée et aux cérémonies du 14 juillet. Je ne suis pas assez naïve pour penser que la diplomatie se passe de rencontres avec les dictateurs. Le plus sûr moyen de faire la paix reste bien d’ailleurs de parler à ses ennemis. Je veux dire aussi que je suis favorable à une union de la Méditerranée et qu’à ce titre l’invitation du dictateur syrien, aussi gênante soit-elle, est nécessaire. Je suis en revanche tout à fait opposée à sa présence aux cérémonies du 14 juillet qui commémorent la prise de la Bastille alors que tant de Bastilles syriennes sont aujourd’hui pleines de prisonniers politiques. Alors que la commission d’enquête, réclamée notamment par la France, sur l’assassinat de Rafik Hariri et qui de près ou de loin implique la Syrie, n’a pas rendu ses conclusions. Je me demande dans ces conditions ce que nos amis Libanais doivent penser des grandes déclarations d’amitié faites il y a quelques jours par Nicolas Sarkozy…

La diplomatie du tapis rouge déroulé aux dictateurs a d’ailleurs déjà montré ses limites puisque l’ami libyen du président Sarkozy, le colonel Khadafi, a pour sa part, bien ingrat, décliné l’invitation aux cérémonies du 14 juillet et au sommet en déclarant qu’il « n’était pas un chien à qui on donne un os à ronger… »

Ma ville, mon canton, Montchat

150ème anniversaire de Montchat

Pas de commentaire 08 juin 2008

En l’honneur du 150e anniversaire du quartier de Montchat, ce samedi 7 juin 2008, plusieurs milliers de montchatois avaient investi les rues et les cours autour notamment d’une gigantesque parade historique. Grand pique nique urbain sur le cours du docteur long, animations, théâtre, musique, les commerçants, et à leur coté la Ville et la mairie d’arrondissement se sont pliés en quatre pour fêter ce quartier comme il le méritait.

Chapeau en particulier aux artistes qui illuminé cette journée, en acceptant d’exposer leurs oeuvres comme Olivier SOUBEYRAND, Frédéric MOREL, Antoine PASQUIER, Marion CHARREYRE, Magali XAGNER, Florent Le Men ou encore Hand Made Graffiti, en orchestrant la magistrale grande parade (bravo Alexandre !) ou encore en offrant une très belle lecture spectacle aux petits montchatois, merci au comédien Dominique MARTIN.

Et puisque c’était le parti pris de la parade, on ne résiste pas à se replonger à nouveau dans l’histoire étonnante de ce quartier : Le 24 mars 1852, les communes de la Guillotière, Vaise et la Croix-Rousse étaient rattachées à la ville de Lyon. En 1858, Jean-Louis RICHARD-VITTON, propriétaire des terrains situés sur le territoire de Montchat se tournait vers la ville de Lyon et les services du préfet Vaïsse pour céder une partie de ses terres afin d’y construire un tout nouveau quartier de la ville. Il avait déjà tracé plus de 12 kilomètres de rue auxquelles il a donné le nom des membres de sa famille. C’est ainsi qu’est née une petite bourgade avec son église Notre-Dame du Bon Secours près de la place du chateau, la place Ronde et le parc Chambovet. Ce vaste projet est contemporain du percement de la rue Impériale et de la construction de la digue sur le Rhône, qui permit la création du Parc de la Tête d’Or et l’urbanisation de la rive gauche. Le quartier fut ensuite très marqué, au 19e sièce, par l’histoire de la construction automobile et l’implantation des usines Berliet. En 1912, Marius BERLIET y fit d’ailleurs construire une magnifique demeure décorée par les artistes Louis Majorelle et Jacques Gruber.

Au début du 20e siècle, le quartier de Montchat change en profondeur une nouvelle fois avec la construction de plusieurs établissements de santé : l’Hôpital Edouard Herriot construit par Tony Garnier inauguré en 1933, la Clinique Mutualiste inaugurée en 1935 et le Nouvel Hôpital Militaire d’Instruction Desgenettes inauguré en 1930.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le quartier fut un foyer de la Résistance avec notamment la figure du docteur Jean LONG, membre du résau « Coq Enchaîné » qui distribuait des tracts et fournissait des soins aux clandestins et aux Résistants de la région. Le cours Henri à été rebaptisé Cours du Dr Long. On eput évoquer aussi le souvenir de René TAVERNIER, écrivain, journaliste et Résistant, père de Bertrand Tavernier, qui se cacha à Lyon entre 1941 et 1944. C’est au n°4 de la rue Chambovet que fut créée et publiée la revue « Confluences » pendant cette période. C’est là que se réunissait le Conseil National des Ecrivains de la Zone Sud et que Louis Aragon, dit-on, écrivit dans cette maison « Il n’y a pas d’amour heureux ».

Voir le compte rendu de la journée sur sur l’excellent Lyon Webzine

Ma ville, mon canton, Montchat

Montchat : un quartier en fête.

62 commentaires 07 juin 2008

Aujourd’hui, et malgré le temps incertain, tous les Montchatois fêtent la naissance de leur quartier, il y a tout juste 150 ans. Ce matin, le marché était animé par des acteurs en costume, un orgue de barbarie et les déclamations d’un poète de rue. Un pique-nique géant est ensuite organisé par les commerçants du quartier tout au long du cours Docteur Long. Vous êtes tous invités à y participer et à partager ce bel instant d’amitié et de convivialité gourmande. Enfin, une grande parade historique et festive défilera dans les rues du quartier, depuis la place de la Reconnaissance jusqu’à la place du Château, de 15h00 à 17h00.

Bien sûr, je serai présente à Montchat tout au long de la journée puisque c’est un événement que je soutiens activement depuis le début, avec l’ensemble des élus du 3e arrondissement et des associations du quartier. Vers 16h30, je remettrai au nom du Maire de Lyon un bouquet de fleurs à Louise-Françoise Vitton ainsi à la Princesse Eugénie, incarnée par la ravissante nouvelle Miss Montchat.

Je vous y attendrai nombreux pour célébrer ensemble ce moment historique, festif et joyeux, à l’image de notre quartier.

1858-2008 : un peu d’histoire.

Le 24 mars 1852, les communes de la Guillotière, Vaise et la Croix-Rousse étaient rattachées à la ville de Lyon. En 1858, Jean-Louis RICHARD-VITTON, propriétaire des terrains situés sur le territoire de Montchat se tournait vers la ville de Lyon et les services du préfet Vaïsse pour céder une partie de ses terres afin d’y construire un tout nouveau quartier de la ville. Il avait déjà tracé plus de 12 kilomètres de rue auxquelles il a donné le nom des membres de sa famille. C’est ainsi qu’est née une petite bourgade avec son église Notre-Dame du Bon Secours près de la place du chateau, la place Ronde et le parc Chambovet. Ce vaste projet est contemporain du percement de la rue Impériale et de la construction de la digue sur le Rhône, qui permit la création du Parc de la Tête d’Or et l’urbanisation de la rive gauche. Le quartier fut ensuite très marqué, au 19e sièce, par l’histoire de la construction automobile et l’implantation des usines Berliet. En 1912, Marius BERLIET y fit d’ailleurs construire une magnifique demeure décorée par les artistes Louis Majorelle et Jacques Gruber.

Au début du 20e siècle, le quartier de Montchat change en profondeur une nouvelle fois avec la construction de plusieurs établissements de santé : l’Hôpital Edouard Herriot construit par Tony Garnier inauguré en 1933, la Clinique Mutualiste inaugurée en 1935 et le Nouvel Hôpital Militaire d’Instruction Desgenettes inauguré en 1930.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le quartier fut un foyer de la Résistance avec notamment la figure du docteur Jean LONG, membre du résau « Coq Enchaîné » qui distribuait des tracts et fournissait des soins aux clandestins et aux Résistants de la région. Le cours Henri à été rebaptisé Cours du Dr Long. On eput évoquer aussi le souvenir de René TAVERNIER, écrivain, journaliste et Résistant, père de Bertrand Tavernier, qui se cacha à Lyon entre 1941 et 1944. C’est au n°4 de la rue Chambovet que fut créée et publiée la revue « Confluences » pendant cette période. C’est là que se réunissait le Conseil National des Ecrivains de la Zone Sud et que Louis Aragon, dit-on, écrivit dans cette maison « Il n’y a pas d’amour heureux ».

Ma ville, mon canton, Montchat

Lancement du cyclopousse à Montchat.

Pas de commentaire 03 juin 2008

Vous connaissez le cyclopolitain, ce « pousse-pousse » lyonnais mis en place ds la presqu’ile depuis quelques 3 ans par deux jeunes entrepreneurs de talent ? ces vélo-taxis électriques capables de transporter deux passagers sont principalement utilisés pour des parcours très courts et particulièrement appréciés par les retraités. Il avait ainsi inspiré la ville de Villeurbanne, qui avait mis en place en mai 2007 un service de cyclopousse à destination des personnes âgées…

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Eh bien, grace au Comité d’intérêt local de Montchat (bravo Gerard !), notre quartier aura desormais aussi ses cyclopousses pour les seniors. Je suis très heureuse au titre de ma dotation cantonale, d’avoir pu comme conseillère générale du quartier, soutenir financièrement ce projet qui me tenait très à cœur depuis longtemps. Il ne s’agit pour l’instant que d’une expérimentation qui durera du 3 juin au 18 juillet prochain, mais dites nous donc si cela vous plait !. Tarif de la course : 1€50.


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