Ma ville, mon canton

Du Chinois au Collège Molière.

Pas de commentaire 30 septembre 2008

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai appris la possibilité désormais offerte aux collégiens de suivre un enseignement de Chinois (Mandarin) deuxième langue au Collège Molière.

Les champs de la connaissance ne constituent jamais des univers clos. Je me réjouis de cette initiative qui favorisera pour les plus jeunes la compréhension de cultures et de civilisations différentes.

En qualité de Conseillère générale et à ce titre de membre du Conseil d’administration du collège, je porte une attention toute particulière à la diversité et à la qualité de l’offre pédagogique, ainsi qu’aux conditions de travail des élèves, des enseignants et des personnels techniques et administratifs.

Billet edito

700 billions dollars baby

48 commentaires 28 septembre 2008

La fraternité a son zénith Je n’ai pas pu être parmi vous hier soir au Zénith, mais les échos nombreux que vous m’avez fait parvenir me laissent imaginer combien ce moment de convivialité et de fraternité a été exceptionnel. J’ai évidemment entendu aussi l’antienne sur la politique spectacle, mais à dire vrai, entre le spectacle de la désunion et des petites phrases et ce moment simple de retrouvaille, j’ai fait mon choix !

Je profite de ce week-end pour revenir sur quelques moments forts de cette semaine. Je ne parlerai donc pas de la claque de Jean-Pierre Raffarin dans sa course à la présidence du Sénat, l’élection avait beau être quasiment concommitante avec les journées du patrimoine, le motif n’était pas suffisant pour porter l’ancien Premier ministre à ces fonctions éminentes. L’UMP aura finalement préféré Gérard Larcher… Les socialistes qui ont pourtant largement remporté les sénatoriales, ne peuvent qu’en prendre acte…

Il y a aussi eu le dépôt des motions en vue du Congrès du parti socialiste, largement commenté ; certains alliages risquent de donner des métaux mous, d’autres offrent en revanche la perspective et l’espoir d’une dynamique porteuse d’avenir. Ces derniers jours, la ligne claire emmenée par Gérard Collomb et Jean-Noël Guerini et Ségolène Royal ont été rejoints par la fédération de l’Hérault, ou par des élus de talent, fier(e)s d’être socialistes et animés par le désir de rénover ce parti. Je pense en particulier à Gaëtan Gorce qui s’est magistralement expliqué sur ce sujet. Je vous en recommande vivement la lecture.

La semaine a également été marquée par le vote sur la présence militaire française en Afghanistan, vote qui laisse un goût amer car il n’a pas permis de préciser sérieusement les objectifs de la France dans ce pays. Le parti socialiste a choisi de voter contre la présence militaire, manière de dénoncer ce qui fait plus figure d’exercice de style que de débat démocratique ; certains députés ont préféré s’abstenir, je me sens pour ma part assez proche de la position de Manuel Valls sur ce sujet.

Il y a surtout cette crise financière internationale sans précédent depuis 1929. Le capitalisme financier dans tous ses excès, un « capitalisme fanatique » dit Joseph Stiglitz, qui récolte aujourd’hui les fruits amers de la déréglementation et de la libéralisation des marchés, de la déconnexion toujours plus grande avec l’économie réelle ; les fruits amers de la titrisation des crédits, du capitalisme actionnarial, des hedge funds, des credits swaps, de la spéculation et de l’enrichissement sans cause d’une fraction toujours plus fortunée de la population : 2% des ménages cumulant 50% de la richesse mondiale quand 50% de la population ne s’en partage que 2%.

Et dire que les dirigeants de quelques unes de ces entreprises, comme le PDG de Lehman Brothers, dont la faillite retentissante éclabousse les unes des médias internationaux ont été récompensés à coups de millions de dollars l’an dernier pour leur « bonne gestion » de la crise des subprimes. Dans ces conditions, il faut féliciter immédiatement Jérôme Kerviel pour son excellent travail et lui présenter des excuses publiques !

La menace d’une récession mondiale n’est désormais plus une fiction et la France ne pourra pas prétendre longtemps échapper à la crise. J’ai de plus en plus de mal à entendre les discours lénifiants, d’un inaltérable optimisme, de notre Ministre de l’Economie, alors que la croissance française a été révisée à la baisse, que le déficit budgétaire est de 59 milliards dans le projet de loi de finances (38,4 milliards l’an dernier), que la dette publique ne respecte plus les critères de Maastricht, que nos marges de manœuvres budgétaires, érodées encore par le « paquet fiscal », sont désormais inexistantes ou que le chômage augmente de près de 40.000 demandeurs d’emplois en août. Comment croire à la baisse du chômage lorsqu’un modèle économique promeut les travailleurs pauvres dont les rangs se sont grossis de près de 300.000 personnes depuis l’élection présidentielle, qu’en dix ans le nombre des contrats d’intérim a cru de 130%, celui des CDD de 60% et celui des CDI de 2% seulement…

Quoi qu’en dise le Président de la République, qui a désormais promis de dire la vérité aux Français, notre pays est aujourd’hui bien incapable de mener une politique de relance ou de jouer son rôle d’assureur en dernier ressort comme les Etats-Unis sont sur le point de le faire en injectant 700 milliards de dollars dans l’économie et en reprenant à leur compte les titres les plus « pourris », de faire ce que les économistes appellent de la « défaisance ». Nationalisation des pertes, privatisation des profits…

Face à la crise quel doit être le programme économique du gouvernement ? ni relance, ni rigueur répond le Président de la République se contentant d’un vibrant plaidoyer en faveur de la moralisation du capitalisme mondial, comme s’il ne s’agissait que de morale… il s’agit à mon sens de toute autre chose, de la condamnation sans appel du néolibéralisme en même temps que du retour salutaire de l’Etat. Une ruse de la raison en quelque sorte, une revanche sur les marchés d’une démocratie délégitimée depuis des décennies par les tenants de la vulgate néo-libérale, par Reagan, Thatcher et autre Alan Greespan,par des économistes ultra comme Kenneth Arrow ou Rober Baro, par ces adeptes du laisser-faire, laisser-passer abandonnant aux marchés des pans entiers de souveraineté et qui, telle une prophétie autoréalisatrice, se complaisent dans une impuissance qui sert d‘argument à tous les renoncements et à toutes les lâchetés politiques.

La démocratie et le marché Oui,ainsi que Jean-Paul Fitoussi dans son ouvrage La démocratie et le Marché en fait la démonstration, il faut défendre la démocratie et l’Etat de droit partout et y compris sur les marchés pour plus de justice et d’efficacité économique et sociale.

Ma ville, mon canton, Montchat

Fête du Parc Chambovet.

Pas de commentaire 23 septembre 2008

Cette année encore, la fête de l’association des amis du Parc Chambovet aura été une réussite. Dominique Hitz et tous les bénévoles nous ont offert, soleil à l’appui, une après midi amicale et conviviale. Une belle occasion aussi de passer un moment tous ensemble à l’entrée de l’automne.

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Ma ville, mon canton, Montchat

AS Montchat – Un soutien constant à cette association phare du canton

Pas de commentaire 15 septembre 2008

J’ai donné le 14 septembre dernier le coup d’envoi d’un match de l’AS Montchat/Pierrelatte en compagnie d’Abdel Achache, adjoint au sport de la mairie du 3ème. La saison passée s’est terminée sur d’excellents résultats pour les jeunes footballeurs de moins de treize ans jouant à l’AS Montchat. Ces résultats font la fierté du canton et je tiens à remercier vivement les jeunes joueurs ainsi que leurs animateurs et entraîneurs. Gageons que 2008-2009 sera à nouveau une grande année pour nos joueurs qui ont désormais pour ajuster leur tire et améliorer leur jeu la toute nouvelle pelouse du stade Eugénie.

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Dans le cadre de mes fonctions, j’ai souhaité apporter mon soutien à l’AS Montchat en mettant à la disposition de l’association quelques abonnements à l’Olympique Lyonnais. les joueurs pourront également bénéficier d’un lot de coupes et d’un soutien financier dans le cadre de ma dotation cantonale.

Billet edito

Des fiches et des êtres

104 commentaires 13 septembre 2008

Les jours écoulés depuis mon dernier billet n’ont pas manqué d’intérêt et de curiosité. Il y a d’abord eu cette rocambolesque enquête corse et le limogeage d’un haut fonctionnaire de la police, loyal et compétent, flic débarqué manu militari pour cause de lèse ami du Président, alors même que l’ordre public a été préservé. Il a eu ensuite Bigard, autre ami du président, qui s’est pris pour Thierry Meyssan en contestant la réalité des attentats du 11 septembre. Enfin, ce show pathétique de Bernard Tapie devant les Parlementaires (Tapie, encore un ami du président, dont le sort personnel est moins en cause que la responsabilité du gouvernement qui a choisi de recourir à l’arbitrage plutôt que de faire confiance à la Justice) et celui non moins grotesque de la réconciliation entre Berlusconi et Kadhafi sur fond de repentance italienne.

Mais il y a aussi eu des sujets plus sérieux.

Des fiches et des êtres

Bigsarko La polémique suscitée par la mise en place du fichier Edvige est un bel exemple de mobilisation citoyenne et de vigilance républicaine. Elle est aussi symptomatique d’une dérive qui n’est sans doute pas propre à la France mais que le gouvernement français entretient et promeut, consistant à accroître les contrôles sur le corps social et à réduire l’espace des droits et des libertés. Les cartes d’identités biométriques, comme les fichiers ADN des délinquants de toute nature et pas seulement des plus dangereux ne m’apparaissent pas moins liberticides qu’un fichier informatique qui pour une bonne part prend acte d’une pratique ancienne, celle des renseignements généraux.

Qui peut aujourd’hui sérieusement prétendre que des personnalités ne sont pas fichées, que ces fiches ne contiennent pas de données à caractère personnel portant sur les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou encore mentionnant les orientations sexuelles. Qui peut prétendre que des mineurs ne sont pas d’ores et déjà fichés ? Car au fond le problème est moins celui de l’informatisation que celle de la pratique effective des services de renseignement français sans doute insuffisamment encadrés malgré la loi de 1991. Il n’y a pas de CNIL pour ces fichiers là !

Et que dire du fichier de l’Education nationale comportant une mention sur les origines ethniques des élèves ? Oui, il faut dans ces conditions demeurer vigilant et intransigeant ; ne tenons surtout pas le Président de la République, malgré ses déclarations en faveur de la protection des libertés publiques et ses remontrances de circonstance à l’endroit de Michelle Alliot-Marie, pour le garant de nos droits et libertés. Il n’en a pour le moment jamais fait la démonstration.

Y a pas écrit la Poste !

L’annonce de la privatisation de La Poste n’est pas une bonne nouvelle, comme la privatisation de France Télécom n’en a pas été, rétrospectivement, une. La gauche porte de ce point de vue une responsabilité que je ne peux éluder et dont je mesure le prix en termes de manque de couverture en téléphonie mobile et haut débit en milieu rural. Aux collectivités et à l’Etat (de moins en moins à dire vrai) donc de combler les carences de l’initiative privée puisqu’il n’y a plus de service public.

La poste privatisée, c’est le démantèlement d’un service de proximité performant, c’est l’accélération des fermetures de bureaux de poste dont le maillage a été affaibli avec la banalisation du Livret A. Mais après tout pourquoi maintenir ce service public de proximité puisque les trésoreries publiques ferment, puisque les tribunaux d’instance sont abandonnés, puisque les sous-préfectures sont sur le point de l’être dans certains territoires ruraux ? qu’est ce que le gouvernement souhaite faire de nos territoires ? des déserts ?

Les services publics font la compétitivité de nos territoires ; non à la privatisation de la Poste – Non au dogme de la libre concurrence et de la dérèglementation. Oui au référendum !

Une laïcité de plus en plus positive…

Jean Luc Mélanchon Enfin pour terminer, parce que le débat sur la laïcité vous a intéressé, que le pape est en visite en France et qu’une fois encore le Président de la République est sorti de sa réserve en plaidant à nouveau pour une « laïcité positive », je me permets de vous recommander la remarquable réplique au discours de Latran de Jean-Luc Mélenchon.

Billet edito

C’est la rentrée

31 commentaires 02 septembre 2008

C’est la rentrée ! rentrée politique avec la fin des universités d’été, celle du parti socialiste à La rochelle était bondée avec près de 4000 militants venus débattre autours d’une série de tables rondes ; rentrée des classes aussi avec son cortège de réformes plus ou moins heureuses et un gouvernement toujours aussi cacophonique dans son expression. Les socialistes seraient-ils vraiment les seuls à avoir besoin d’unité ?

Le financement du RSA

L’annonce du financement du RSA par la création d’une nouvelle taxe sur les revenus du capital pourrait passer pour une bonne nouvelle. Taxer le capital plutôt que le travail, une mesure que la gauche aurait pu prendre, pensez-vous !

Plusieurs motifs nous invitent à modérer notre satisfaction.

Le premier tient au fait que le gouvernement crée une nouvelle taxe alors que la réforme de notre système fiscal appelle une simplification drastique de l’architecture de nos prélèvements obligatoires, devenus coûteux, illisibles et anti-redistributifs, et en particulier des niches fiscales dont on estime le montant à 72 milliards d’euros !

La seconde tient au fait que cette taxe est un aveu d’échec du gouvernement qui prend l’exact contrepied du paquet fiscal qui avait largement bénéficié aux revenus du capital. Cela me fait dire qu’il eu été plus pertinent de revenir sur certains des cadeaux accordés aux plus riches pour financer le RSA, cadeaux fiscaux qui ont prouvé leur inefficacité économique en creusant un peu plus encore les déficits publics. Loin d’en tirer les conclusions pertinentes, la Ministre de l’économie, préfère enfoncer le clou de l’incurie gouvernementale en suggérant une réforme de l’ISF. On croit rêver !

Troisième motif, enfin, il tient aux revenus du capital affectés par cette nouvelle taxe. Les hauts revenus en seront vraisemblable exonérés dans la mesure où la taxe pourrait être incluse dans le bouclier fiscal, contre l’avis, il faut d’ailleurs le dire de Martin Hirsch. Ce sont donc les petits épargnants, les titulaires d’assurance vie notamment qui paieront la facture.

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Ségolène Royal à la librairie Passage

12 commentaires 01 septembre 2008

Si la gauche veut des idées Dédicace à la librairie Passages, Lyon 2

Ségolène Royal

pour son livre

Si la gauche veut des idées (Grasset)

Mardi 2 septembre à 17h30


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