Bonjour à toutes et à tous,
Petit billet entre Noël et le jour de l’an, pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année.
Pas de répit pourtant sur le front des mauvaises nouvelles. Le chômage continue d’augmenter et 2009 s’annonce comme une année noire sur le plan économique et social. Face à la situation, les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux. Sarkozy est un Guizot sans talent, son « travailler plus pour gagner plus », est un lointain écho du « enrichissez vous par le travail et par l’épargne »… il sonne creux aux oreilles des chômeurs, des précaires, des travailleurs pauvres, des classes moyennes, des étudiants comme la formule de Guizot sonnait creux aux oreilles des canuts, des salariés agricoles, des manœuvres et des enfants mis au travail dès 12 ans.
2009 n’est pas 1848, mais comme Tocqueville à la veille de la Révolution, je peux dire : « j’éprouve une certaine crainte pour l’avenir (…) que l’instinct de l’instabilité, ce sentiment précurseur des révolutions, qui souvent les annonce, qui quelquefois les fait naître, que ce sentiment existe à un degré très grave dans le pays ».
Triste Gaza
Ce matin, j’ai la nausée en lisant le compte rendu de cette nouvelle journée de violence dans la bande de Gaza, de quoi rendre bien dérisoires les propos confondant de Benoît Hamon tenus dans le mensuel Bretons selon lesquels « les royalistes » ont « dans le sang ce poison de la division dans des proportions que l’on n’a jamais connues auparavant ». Curieuse assertion pour quelqu’un qui est, jusqu’à preuve du contraire, le porte-parole de tous les socialistes y compris de ceux qui ont voté pour Ségolène Royal. Sang, poison, division… curieux vocabulaire pour parler de camarades ! Qui veut l’unité, qui souhaite la division, qui espère la rupture ? à chacun d’apprécier. Pour ma part, je partage le désarroi et la consternation qui s’expriment parmi les militants et sur ce blog. Dans un parti politique, la minorité, en l’occurrence plus que relative des royalistes, n’est pas l’opposition. Petit rappel : pour les cogneurs, le puching ball est à droite !
Revenons en à des choses plus graves. L’offensive de l’armée israélienne contre les territoires palestiniens glace d’effroi tant est grande la violence des combats et tant le silence de la communauté internationale est assourdissant. Propos convenus des pays européens et de la Russie, propos habituels de la Maison Blanche. On aurait espéré un ton nouveau du côté de Washington, mais pour le moment, la voice of America du « Président élu » comme on dit, ne s’est pas faite entendre… Barak, so what ? Gaza, donc, pris en otage d’une campagne législative qui place le bras de fer avec le Hamas au cœur des débats. « Travaux pratiques » donc avant février, sur fond de recherche d’alliances gouvernementales.
Je n’ai aucune espèce de sympathie pour le mouvement Hamas, qui ne veut pas reconnaître Israël, qui n’a pas prolongé le cessez-le-feu et je condamne sans appel les lâches tirs de roquettes contre les civils israéliens qui vivent dans la terreur permanente, mais je suis aussi choquée par la disproportion de la riposte israélienne qui frappe durement la population civile palestinienne, déjà étranglée par un an d’implacable blocus.
Il n’y a pas de solution militaire à Gaza, sauf à pousser l’ensemble du peuple palestinien dans les bras du mouvement islamiste. Il n’y a d’autres voie que le dialogue avec un mouvement peu fréquentable, d’une part, mais élu démocratiquement et avec, d’autre part, une autorité Palestinienne qui, s’est certes beaucoup déconsidérée ces dernières années, mais qui reste l’ultime recours et le seul chemin vers la paix. Que de temps perdu depuis ce 7 juillet 1994 lorsque Yasser Arafat reprenait le chemin de sa terre natale, le cœur gonflé d’espérance.
Il faut mettre fin, de part et d’autre, à cette dramatique et inutile escalade de la violence.
Dieudonné, leader assumé de l’extrême droite
Triste noël aussi du côté du Zénith où Dieudonné au sommet de la crétinerie, un art qu’il pratique sans modération, a remis à Robert Faurisson, négationniste patenté, « faussaire de l’histoire » pour reprendre l’expression de Badinter, condamné à plusieurs reprises pour contestation de l’Holocauste, le « prix de l’infréquentabilité et de l’insolence ». Un prix, on croit rêver, remis par un technicien habillé en déporté juif en pyjama rayé arborant une étoile jaune.
Abjecte, dégueulasse, provocation de gros con… pardon, mais je n’ai pas assez de mots pour décrire la détestation que je ressens pour ce type ! Nous connaissons trop bien à Lyon, capitale de la Résistance, pour avoir eu à la subir au Conseil régional comme à Lyon III, cette extrême droite mal pensante, qui se complait à blesser les mémoires.
Pour terminer sur une note plus joyeuse, et parce que les fêtes nous laissent un peu plus de temps que d’ordinaire, je conseille de vous abandonner à la lecture aussi délicieuse que passionnante d’ « Amoureuse et rebelle », un savoureux recueil de lettres d’amour d’Arletty, d’Édith Piaf et d’Albertine Sarrazin.
Fidèlement à vous


Le Conseil national, qui a entériné la constitution de la nouvelle Direction du parti socialiste aurait été bien inspiré d’aller voir cette pièce d’Alfred de Musset. Au lieu de cela, la nouvelle Première secrétaire, tout en déclarant que la porte restait ouverte à Ségolène Royal et à ses amis, nous a proposé un contrat de mariage pas très sincère. Aucune de nos idées n’a été reprise dans le texte d’orientation politique, aucune personnalité issue de notre motion n’a pu accéder à des responsabilités, et rien n’a été fait pour que les 50% de militants ayant voté Ségolène Royal soient représentés dans les instances dirigeantes du parti. La porte que nous avions réussi à entrouvrir pour changer la donne au PS est réellement en train de se refermer. Avec, à quelques rares exceptions près, les mêmes à l’intérieur, les mêmes qui restent à l’extérieur, et les militants qui ne savent plus où est leur maison.
En entendant cette annonce mercredi matin à la radio au lendemain du Conseil national qui a entériné l’élection de Martine Aubry au poste de secrétaire générale et après ces jours de grande confusion et de doutes pas vraiment levés, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, mais aussi de me demander si nous étions allé assez loin dans notre contestation des résultats du scrutin. Beaucoup d’entre vous m’ont d’ailleurs interpellé sur ce sujet.












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