Presse

Segolène royal aux obsèques de Jacques Bino ce week-end; l’UMP piquée au vif.

Pas de commentaire 23 février 2009

« Ségolène Royal assistait ce dimanche aux obséques du syndicaliste Jacques Bino. Qu’une responsable politique de premier plan participe ainsi à l’apaisement de la crise devrait être salué par tous, à commencer par le gouvernement qui n’a, lui, plus les moyens d’adresser un message de solidarité et d’amitié aux populations d’outre mer. Au contraire, l’UMP a préféré jouer la carte politicienne en déniant le droit à la parole et la liberté d’agir à une élue de la république dont chacun reconnait sur ce sujet la grande compétence et la rare legitimité.
La réalité c’est qu’à cet instant de la crise, plus aucun membre de la majorité presidentielle ne pouvait décemment se rendre à ces obséques sans mettre le feu aux poudres. C’est un échec grave pour la république dont les représentants, à force de mepris et de  dilettantisme, ont pris le risque de perdre un nouveau territoire. C’est cela que Ségolene Royal a voulu éviter et c’est cela qu’on ne lui pardonne pas. A moins que ce soit tout simplement d’avoir occupé la place qui aurait du être celle d’un Président de la République.
Que le gouvernement prenne ses responsabilités, la lâcheté ne saurait tenir lieu de programme pour les Antilles. »

Billet edito

Sous la cendre couve encore la braise

156 commentaires 22 février 2009

Bonjour à toutes et à tous,

Un peu absente ces derniers temps, mais pas pour cause de ski ; ) je vous retrouve avec plaisir pour revenir sur l’actualité dense de ces derniers jours. Les sujets ont été nombreux, de l’annonce par le Président de la République du retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN qui sonne comme un renoncement à toute ambition de défense commune européenne, en passant par l’annonce burlesque des 1000 projets soutenus dans le cadre du plan de relance, projets qui font figure de recyclage et renvoient les collectivités locales à leur solitude face à un Etat qui n’en finit pas de se désengager.

Guadeloupe : amour sans doute, respect, équité, égalité, solidarité, justice sociale sûrement

Il y a eu aussi et surtout cet incroyable et honteux silence présidentiel et gouvernemental sur la situation en Guadeloupe.

Il aura fallu attendre près de six semaines pour que l’Exécutif se préoccupe enfin sérieusement de la situation sociale devenue explosive ! Un mouvement social violent, désespéré, mais légitime, qui n’est que l’exacerbation d’une crise latente vécue dans l’indifférence quasi générale des pouvoirs publics depuis des années. L’attitude même du gouvernement qui a tant tardé à réagir alors que 10% de la population des Antilles était dans la rue (c’est comme si 6 millions de métropolitains manifestaient ensemble sans que le gouvernement ne s’en émeuve !), préférant la matraque au dialogue, est symptomatique de la façon dont la droite considère les départements ultramarins qui sont les premières victimes de la crise économique, de la baisse du pouvoir d’achat et de la vie chère. Face à la dureté de ces inégalités sociales (la vie est 40 % plus chère que dans l’Hexagone quand les revenus sont plus faibles de 30 %), n’aurait-il pas fallu convoquer, manu militari, les dirigeants de la grande distribution et les pétroliers (comme la Société anonyme de la raffinerie des Antilles) qui vivent grassement depuis des lustres sur le dos des Guadeloupéens, des Martiniquais ou des Réunionnais et engager des négociations sérieuses sur les salaires et l’emploi ? L’attitude de Laurence Parisot est à cet égard socialement irresponsable et politiquement anachronique.

Ségolène Royal, qui assiste aujourd’hui aux obsèques du syndicaliste Jacques Bino, a raison de dire que la paix peut revenir si la justice est là ! nos compatriotes d’Outre mer ne réclament pas autre chose, leurs concitoyens de métropole les soutiennent sans faille dans leur combat ! Que le gouvernement prenne ses responsabilités, la lâcheté ne saurait tenir lieu de programme pour les Antilles.

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Billet edito

Il n’est que les petits hommes pour craindre les petits cris

118 commentaires 01 février 2009

L'espoir à gauche Ce samedi 31 janvier, à l’Assemblée nationale, et devant 350 militants se tenait la première réunion du courant « l’Espoir à gauche ». L’occasion d’évoquer l’organisation de notre force mais aussi de faire le point sur l’état du pays aprés 18 mois de sarkozysme et au lendemain d’une mobilisation sociale qui a peut-être rendu l’audition au président de la république. Au titre des intervenants, Vincent Peillon, François Rebsamen, Gérard Collomb, Manuel Valls, Aurélie Filipetti ou encore Jean louis Bianco. Vous pourrez bientôt retrouver l’intégralité de cette aprés midi sur le site de l’Espoir à gauche.

J’ai pour ma part, decidé d’adresser une lettre ouverte une lettre à M. Jean Charbonniaud, l’ex-Préfet de la Manche, cette victime expiatoire de ce qu’il reste en France de liberté, celle de siffler.

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