Billet edito

Le plus bel âge de la vie ?

158 commentaires 28 avril 2009

3000 chômeurs de plus par jour en février et un mois de mars tout aussi dramatique. Neuf mois de hausse continue et la situation n’est pas prête de s’améliorer ! Il n’est pas une journée sans qu’un nouveau plan social ou des mesures de chômage partiel ne soient annoncés avec la douleur des salariés et de leur famille et encore, ne parle-t-on que des grandes entreprises comme Caterpillar ou Continental. Pas un mot ou presque sur ces PME en difficulté, sur ces petits patrons qui risquent gros et qui trinquent avec leurs salariés…

Parmi les premières victimes de cette débâcle économique et sociale, les jeunes qui s’enfoncent dans la précarité, vivent le déclassement et la dérive, ils ne peuvent compter ni sur leurs études ni sur leur travail pour grimper dans l’échelle sociale.

La machine est grippée, l’ascenseur social bloqué au sous-sol… l’université ne tient plus ses promesses, l’accompagnement social est défaillant et 250.000 jeunes sortent chaque année sans qualification du système scolaire.

Une génération de précaires s’installe (45 % des personnes en situation de précarité ont moins de 25 ans), ruinée par ses parents, minoritaire dans tous les lieux de pouvoir, elle n’a majoritairement pas voté pour le pouvoir en place, elle n’est pas maîtresse de son destin…on décide pour elle…

Le président de la République semble découvrir les difficultés de la jeunesse, lui qui n’a pas fait grand-chose dans les premiers mois de son mandat, avant même que n’éclate la crise, pour faciliter l’accès des jeunes à l’emploi ; alors que les départs à la retraite du papy-boom auraient du tirer l’emploi des jeunes, leur taux de chômage n’a fait qu’augmenter.

Des jeunes exclus du monde du travail à coup d’heures supplémentaires subventionnées pour ceux qui ont déjà un emploi, de recul de l’âge de la retraite, de stage au long cours… jamais depuis 1997, on n’avait assisté à un tel décalage de tendance entre l’emploi des jeunes et celui des plus de 26 ans !

Outsider, cette jeunesse supporte tout le poids de la flexibilité et de la précarité. Elle n’a pas droit à l’indemnisation chômage et à la formation pas plus qu’elle n’a accès aux minimas sociaux, exclue du RMI elle n’aura pas droit au RSA.

Décence oblige, à la faveur de la crise, le gouvernement n’entonne plus l’antienne de l’assistanat qui avait fait les beaux jours de la loi dite « droits et devoirs des demandeurs d’emploi » voté en août 2008.

C’était l’époque « bénie » d’une droite béate qui fanfaronnait d’être la tenante du modernisme politique, d’un « new blairisme » à la française. La confiance dans le marché était alors totale, la défiance dans l’intervention de l’Etat sans nuance. Notre modèle social pas adapté, notre droit du travail un frein à la croissance. C’était le temps de la libéralisation du droit du travail, de la flexibilisation et de l’invention des travailleurs pauvres, des mises en causes du service public, de l’assurance individuelle en lieu et place des dispositifs collectifs.

Jean Sarkozy Un plan de soutien à l’emploi des jeunes ? Très bien, mais le compte n’y est pas, juste du recyclage de dispositifs existants qui n’ont, jusqu’à ce jour, en rien contribué l’insertion professionnelle des jeunes, à un emploi de qualité bien rémunéré. Le gouvernement propose de subventionner une nouvelle fois les entreprises sans contrepartie en terme d’embauche, ou si peu, les 3000 euros versés aux entreprises recrutant un stagiaire en CDI auront un effet incitatif ridicule.

La proposition gouvernementale relève du mépris et la proposition de promouvoir l’apprentissage une réponse largement insuffisante, car combien gagne un jeune en apprentissage ? 25 % du SMIC la première année, pour atteindre péniblement 53 % la troisième année. Pour les jeunes plus âgés, en contrat de professionnalisation, la rémunération commence à 55 % du SMIC…

La jeunesse n’est pas sortie d’affaire…

J'aime !

L’autre discours de Dakar

291 commentaires 14 avril 2009

Ségolène Royal au sénégal Bonjour à toutes et à tous, ni les invectives de la droite française, ni les vaines polémiques, ni même encore les marques de mépris de quelques uns n’auront suffi à éclipser le déplacement de Ségolène Royal au Sénégal. Un déplacement historique (auquel j’ai eu l’honneur de participer) qui nous aura un peu lavé de la honte et du malaise qui nous étreignaient depuis le discours tant décrié de Dakar du Président de la République. Un déplacement d’une densité politique et humaine extraordinaire, dont je souhaite vous faire partager quelques moments.

Poursuivre la lecture

Presse

Réponse aux polémiques provoquées par le discours de Ségolène Royal à Dakar.

Pas de commentaire 08 avril 2009

En réponse aux polémiques provoquées par le discours de Ségolène Royal à Dakar.

« Que le pardon de Ségolène Royal à Dakar fasse réagir n’est pas surprenant. Ce n’était pas un petit sujet, mais l’honneur même de la France qui était en jeu et que Ségolène Royal a rétablit. Certains en France prétendent que l’infâme propos de Nicolas Sarkozy sur « l’homme africain » est déjà de l’histoire ancienne qu’il ne sert à rien de remuer. D’autres s’obstinent, aveuglés par leur suffisance, à ne pas voir où est le problème.

Mais les africains, eux, n’ont pas oublié. Ni l’arrogance, ni le mensonge historique, ni l’humiliation. Il fallait les voir, lundi, heureux dans cette salle Léopold Sédar Senghor, acclamer ce qu’ils appellent déjà « l’autre discours de Dakar » ; celui qui aura réhabilité la France ; celui qui aura enfin tracé des perspectives d’avenir d’une égale dignité pour nos deux continents. »

Billet edito

Vers une nouvelle République des jeunes ?

68 commentaires 06 avril 2009

Bonsoir à toutes et à tous,

60e anniversaire des MJC ll y a quelques jours à peine dans le cadre de mes fonctions d’adjointe en charge de la Jeunesse et de la vie associatice, j’ai eu l’honneur de célébrer de bien belle manière le 60e anniversaire des MJC en France à l’occasion d’une longue journée placée sous le triple signe de la réflexion, du dialogue et de l’émotion. Je souhaite vous en faire partager quelques réflexions.

500 personnes ont répondu présentes à l’invitation de la Ville et de la Fédération des MJC Rhône-Alpes : élus, responsables associatifs issus de toutes les structures actives sur le territoire régional et professionnels du secteur jeunesse. .

Une première pour une telle initiative qui est revenue sur l’histoire des mouvements d’éducation populaire dans un contexte de crise particulièrement aigüe pour les associations, et qui marque le début d’une nouvelle relation entre la Ville et les différents acteurs concernés pour la politique jeunesse, au premier rang desquelles les MJC et les Centres Sociaux de Lyon. Une manifestation qui a permis d’étendre le débat bien au-delà du cas Lyonnais avec une vingtaine d’élus à la jeunesse et à la vie associative et des intervenants venus de toute la France (Olivier Ihl, Majo Hansotte, Maurice Chevreton ou Jean-Claude Richez).

Poursuivre la lecture


Votez François Hollande !

Inscrivez-vous à la newsletter:

Restons en contact !

 Réagissez!

Sur Twitter

 A lire!

Album photos

Newsletter

Inscrivez-vous!
* indicates required

© 2009 Najat Vallaud-Belkacem.