En réaction aux propos de Jean-François Copé.

Presse

En réaction aux propos de Jean-François Copé.

Pas de commentaire 25 septembre 2009

En réaction à la proposition de Jean-François Copé de fiscaliser les indemnités versées aux victimes d’accicent du travail :

« Le cynisme de la politique fiscale menée par l’UMP ne connaît plus de limite. Dans le jeu de massacre qui consiste à inventer des mesures fiscales les plus injustes possibles, Jean-François Copé vient de battre un nouveau record. Désespérément sourd et aveugle devant les privilèges de ceux qui contournent l’impôt parce qu’ils sont trop riches ou trop puissants, il vient de débusquer une nouvelle catégorie de profiteurs : les victimes d’un accident du travail.

Cette manière de taper systématiquement sur les plus faibles pour épargner les classes sociales les plus privilégiées est scandaleuse.

Ce projet est une insulte faite aux Français qui exercent les métiers les plus dangereux et les plus difficiles, et qui sont rarement les plus rémunérateurs comme chacun le sait. Sachez, Monsieur Copé, que la « France qui se lève tôt » est aussi celle qui est la plus exposée aux risques professionnels en se rendant chaque matin sur les chantiers ou dans les usines. Les nouveaux embauchés, les intérimaires et les titulaires de CDD qui sont les premières victimes d’accidents professionnels apprécieront aussi la cohérence de cette mesure qui vient parfaitement compléter la hausse du forfait hospitalier pour les patients sans couverture complémentaire.

La vérité, pour reprendre les mots de Sieyès dans son Essai sur les Privilèges à la veille de la Révolution, c’est que l’ordre politique dans lequel nous vivons n’est rien d’autre qu’un « détestable aristocratisme.

Un régime qui s’acharne à taxer la misère plutôt qu’à la combattre, et qui ne renoncera devant rien pour maintenir et renforcer les privilèges des siens : ceux qui ont tout et ne renoncent à rien. »

Billet edito

Taxer la souffrance

151 commentaires 25 septembre 2009

Bonjour, je vous mets en ligne mon communiqué de presse du 25 Septembre 2009 en réaction à la proposition de Jean-François Copé de fiscaliser les indemnités versées aux victimes d’accicent du travail :

casque de chantier « Le cynisme de la politique fiscale menée par l’UMP ne connaît plus de limite. Dans le jeu de massacre qui consiste à inventer des mesures fiscales les plus injustes possibles, Jean-François Copé vient de battre un nouveau record. Désespérément sourd et aveugle devant les privilèges de ceux qui contournent l’impôt parce qu’ils sont trop riches ou trop puissants, il vient de débusquer une nouvelle catégorie de profiteurs : les victimes d’un accident du travail.

Cette manière de taper systématiquement sur les plus faibles pour épargner les classes sociales les plus privilégiées est scandaleuse.

Ce projet est une insulte faite aux Français qui exercent les métiers les plus dangereux et les plus difficiles, et qui sont rarement les plus rémunérateurs comme chacun le sait. Sachez, Monsieur Copé, que la « France qui se lève tôt » est aussi celle qui est la plus exposée aux risques professionnels en se rendant chaque matin sur les chantiers ou dans les usines. Les nouveaux embauchés, les intérimaires et les titulaires de CDD qui sont les premières victimes d’accidents professionnels apprécieront aussi la cohérence de cette mesure qui vient parfaitement compléter la hausse du forfait hospitalier pour les patients sans couverture complémentaire.

La vérité, pour reprendre les mots de Sieyès dans son Essai sur les Privilèges à la veille de la Révolution, c’est que l’ordre politique dans lequel nous vivons n’est rien d’autre qu’un « détestable aristocratisme.

Un régime qui s’acharne à taxer la misère plutôt qu’à la combattre, et qui ne renoncera devant rien pour maintenir et renforcer les privilèges des siens : ceux qui ont tout et ne renoncent à rien. »

Presse

Communiqué: en réaction aux propositions de Jean-François Copé.

Pas de commentaire 25 septembre 2009

COMMUNIQUE

de Najat VALLAUD BELKACEM,

adjointe au Maire de Lyon,

Conseillère générale du Rhône,

Secrétaire Nationale du Parti socialiste

Le cynisme de la politique fiscale menée par l’UMP ne connaît plus de limite. Dans le jeu de massacre qui consiste à inventer des mesures fiscales les plus injustes possibles, Jean-François Copé vient de battre un nouveau record. Désespérément sourd et aveugle devant les privilèges de ceux qui contournent l’impôt parce qu’ils sont trop riches ou trop puissants, il vient  de débusquer une nouvelle catégorie de profiteurs : les victimes d’un accident du travail.

Cette manière de taper systématiquement sur les plus faibles pour épargner les classes sociales les plus privilégiées est scandaleuse. Ce projet est une insulte faite aux Français qui exercent les métiers les plus dangereux et les plus difficiles, et qui sont rarement les plus rémunérateurs comme chacun le sait. Sachez, Monsieur Copé, que la « France qui se lève tôt » est aussi celle qui est la plus exposée aux risques professionnels en se rendant chaque matin sur les chantiers ou dans les usines. Les nouveaux embauchés, les intérimaires et les titulaires de CDD qui sont les premières victimes d’accidents professionnels apprécieront aussi la cohérence de cette mesure qui vient parfaitement compléter la hausse du forfait hospitalier pour les patients sans couverture complémentaire.

La vérité, pour reprendre les mots de Sieyès dans son Essai sur les Privilèges à la veille de la Révolution, c’est que l’ordre politique dans lequel nous vivons n’est rien d’autre qu’un « détestable aristocratisme ».

Un régime qui s’acharne à taxer la misère plutôt qu’à la combattre, et qui ne renoncera devant rien pour maintenir et renforcer les privilèges des siens : ceux qui ont tout et ne renoncent à rien.

Billet edito

Loi sur l’immigration : victoire trompeuse

75 commentaires 17 septembre 2009

Bonsoir à toutes et à tous,

ADN Il est des victoires trompeuses, dont il est difficile de se réjouir tout à fait. La décision annoncée par Eric Besson (confortée par Nicolas Sarkozy qui voudrait nous faire croire à une conversion humaniste) de ne pas signer un décret d’application d’une loi adoptée au Parlement en est une, même si le Parti Socialiste s’est opposé de toutes ses forces au projet de loi de Brice Hortefeux, et continuera de le faire, notamment sur la question des tests ADN.

Le renoncement aux tests ADN ne signe pas, en effet, la fin d’une politique migratoire « racialiste » selon les termes de Patrick Weil et productiviste, dont les reconduites annoncées des clandestins de la « Jungle » de Calais apporteront un nouveau témoignage. Après Sangatte, le gouvernement continue de déplacer le problème au lieu de le résoudre.

Dans l’affaire des tests ADN, opportunément venue chasser des médias les propos déplacés du ministre de l’Intérieur, les « délais », la « logistique » et la « technique » ont bon dos : Eric Besson, en vérité, signe un nouvel épisode de la « mal gouvernance » instaurée par Nicolas Sarkozy à tous les étages de sa Présidence.

Bien loin de faire preuve du moindre courage, le nouveau Ministre de l’Immigration ne fait qu’abdiquer, pour des raisons de fond, devant l’absurdité d’une politique essentiellement populiste, marquée par sa désinvolture à l’égard des droits des personnes, sa brutalité envers les principes moraux et sa déconnexion totale avec la réalité.

Nous assistons, en fait, à une nouvelle illustration de la tragique déconfiture d’un pouvoir qui gouverne à coups de slogans idéologiques, de promesses contradictoires, et de mesures inapplicables quitte à jouer les attrapes mouches à voix de l’extrême droite.

Rappelons que l’expérimentation sur les tests ADN, loin de constituer une avancée pour le droit des migrants, n’avait pas d’autre but que de faire diversion, en essayant de faire croire à l’opinion que la fraude au regroupement familial constituait un tel danger pour notre pays qu’il méritait un traitement par identification génétique des individus. Il permettait aussi d’oublier au fond des tiroirs des préfectures les demandes de regroupement familial dont les délais d’instruction sont d’une longueur intolérable pour les familles, atteintes dans leur droit à mener une vie normale. Ce n’était qu’une grossière manipulation dont le mécanisme est aujourd’hui mis à nu dans toute sa bêtise, révélant l’impuissance du gouvernement à traiter efficacement et durablement les problèmes.

Cette conduite démagogique des affaires du pays est autant de temps perdu sur des sujets aussi graves que ceux des flux migratoires et des règles de la bioéthique qui méritent autre chose que des projets lois avortés et des arguments fallacieux visant à tromper les Français.

Les tests ADN et l’identification génétique des individus n’ont rien à faire dans une loi sur l’immigration : c’est non seulement inutile, mais très dangereux pour l’avenir des libertés publiques, le droits des individus, le principe d’égalité entre les citoyens, le respect de la personne humaine.

La nationalité, l’identité ou la définition juridique, sociale et affective de ce qu’est, ou non, une famille sont des questions de société trop graves pour que leur sort dépende d’une quelconque « logistique ».

Accueillir ou reconduire J’en terminerais par vous suggérer la lecture d’une courte, mais percutante, étude sociologique sur les services des étrangers des préfectures :

« Accueillir ou reconduire : Enquête sur les guichets de l’immigration »

Alexis Spire, collection Raisons d’agir.

Presse

Loi sur l’immigration : une abdication qui en annonce beaucoup d’autres.

Pas de commentaire 14 septembre 2009

COMMUNIQUE

de Najat VALLAUD BELKACEM,

Adjointe au Maire de Lyon,

Conseillère générale du Rhône,

Secrétaire Nationale du PS en charge des questions de societé.

Loi sur l’immigration : une abdication qui en annonce beaucoup d’autres.

Il est des victoires trompeuses, dont il est difficile de se réjouir tout à fait. La décision annoncée par Eric Besson de ne pas signer un décret d’application d’une loi adoptée au Parlement en est une, même si le Parti Socialiste s’est opposé de toutes ses forces au projet de loi de Brice Hortefeux, et continuera de le faire, notamment sur la question des test ADN.

Dans cette affaire, les « délais », la « logistique » et la « technique » ont bon dos : Eric Besson, en vérité, signe un nouvel épisode de la « mal gouvernance » instaurée par Nicolas Sarkozy à tous les étages de sa Présidence.

Bien loin de faire preuve du moindre courage, le nouveau Ministre de l’Immigration ne fait qu’abdiquer, pour des raisons de fond, devant l’absurdité d’une politique essentiellement populiste, marquée par sa désinvolture à l’égard des droits des personnes, sa brutalité envers les principes moraux et sa déconnexion totale avec la réalité.

Nous assistons, en fait, à une nouvelle illustration de la tragique déconfiture d’un pouvoir qui gouverne à coups de slogans idéologiques, de promesses contradictoires, et de mesures inapplicables.

Rappelons que l’expérimentation sur les tests ADN, loin de constituer une avancée pour le droit des migrants, n’avait pas d’autre but que de faire diversion, en essayant de faire croire à l’opinion que la fraude au regroupement familial constituait un tel danger pour notre pays qu’il méritait un traitement par identification génétique des individus. Ce n’était d’une grossière manipulation dont le mécanisme est aujourd’hui mis à nu dans toute sa bêtise, révélant l’impuissance du gouvernement à traiter efficacement et durablement les problèmes.

Cette conduite démagogique des affaires du pays est autant de temps perdu sur des sujets aussi graves que ceux des flux migratoires et des règles de la bioéthique qui méritent autre chose que des projets lois avortés et des arguments fallacieux visant à tromper les Français.

Les tests ADN et l’identification génétique des individus n’ont rien à faire dans une loi sur l’immigration : c’est non seulement inutile, mais très dangereux pour l’avenir des libertés publiques, le droits des individus, le principe d’égalité entre les citoyens, le respect de la personne humaine.

La nationalité, l’identité ou la définition juridique, sociale et affective de ce qu’est, ou non, une famille sont des questions de société trop graves pour que leur sort dépende d’une quelconque « logistique ».

Presse

Taxe carbone à 17 euros: rien ne va plus !

Pas de commentaire 10 septembre 2009

COMMUNIQUE

de Najat VALLAUD BELKACEM,

Adjointe au Maire de Lyon,

Conseillère générale du Rhône,

Porte parole de Ségolène Royal.

Taxe carbone à 17 euros: rien ne va plus !

L’arbitrage de Nicolas Sarkozy est un aveu d’échec sur tous les plans. D’abord parce que le chef de l’Etat refuse explicitement d’assumer sa décision en niant une vérité toute simple que ses Ministres ont par ailleurs admise : la taxe carbone est bien un impôt nouveau. L’instauration d’une énième commission de suivi ne peut masquer une telle évidence, et la gêne occasionnée dans sa majorité par cette trahison idéologique le montre de manière éclatante. Nicolas Sarkozy, une fois de plus, dit une chose et fait son contraire.

Aveu d’échec, ensuite parce que tous les défenseurs de la taxe carbone avaient conditionné son efficacité à un montant minimum de 32 euros. A moitié moins, l’argument s’écroule, il n’en reste plus rien, et j’espère que les promoteurs de la mesure auront le courage intellectuel et politique de le dénoncer.

Reste enfin la supposée vertu pédagogique de la mesure qui justifierait son caractère à la fois injuste et inefficace : changer les comportements. Qui peut croire que les ménages français seront davantage en mesure de changer de voiture, de limiter leurs déplacements ou de moins de se chauffer cet hiver sous la pression d’une nouvelle augmentation des énergies de première nécessité ? Quand on sait ce que représentent ces postes de dépenses dans le budget des familles, il ne faut pas longtemps pour comprendre que toutes les marges de manœuvre ont été épuisées depuis longtemps. Les Français sont aujourd’hui piégés, et une véritable fiscalité écologique renvoyée à plus tard, repoussée sine die.

Aveu d’échec, donc,  mais aussi promesse d’un échec plus grave encore : celui d’une réforme fiscale en forme d’improvisation permanente, inspirée et guidée par le seul opportunisme politique des circonstances au fil du mandat.

Presse

Projet de hausse du forfait hospitalier : une suite logique à la taxe carbone.

Pas de commentaire 09 septembre 2009

Communiqué de presse:

Projet de hausse du forfait hospitalier : une suite logique à la taxe carbone.

« De couac en couac, mais dans une logique de plus en plus affirmée, le gouvernement poursuit son acharnement contre le pouvoir d’achat des classes moyennes. Hier, l’ajournement de toute réforme sur les niches fiscales les plus injustes et la création d’un nouvel impôt sur les déplacements et le chauffage de tout un chacun ; aujourd’hui, une hausse historique du coût de la santé au quotidien pour les Français…

Sans jamais revenir sur le train des mesures fiscales iniques prises en faveur des plus hauts revenus (bouclier fiscal, allègement de l’ISF et des droits de succession, etc.), Nicolas Sarkozy et François Fillon sont en train de multiplier les prétextes démagogiques et d’organiser la confusion pour mieux accélérer leur logique destructrice d’inégalité fiscale. Au-delà des couacs entre ministres instrumentalisés, il faut maintenant dénoncer cette stratégie pour ce qu’elle est vraiment car elle mine en profondeur les valeurs républicaines d’équité devant l’impôt et menace gravement la cohésion sociale du pays. « 

Presse

Le projet de hausse du forfait hospitalier : la poursuite de la logique inique de la taxe carbone

59 commentaires 07 septembre 2009

Bonsoir à toutes et à tous, je mets en ligne ma réaction du jour au projet de hausse du forfait hospitalier. Bonne lecture et à très bientôt.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Communiqué de presse « De couac en couac, mais dans une logique de plus en plus affirmée, le gouvernement poursuit son acharnement contre le pouvoir d’achat des classes moyennes.

Hier, l’ajournement de toute réforme sur les niches fiscales injustes et la création d’un nouvel impôt sur les déplacements et le chauffage de tout un chacun.

Aujourd’hui, une hausse historique du coût de la santé au quotidien pour les Français…

Sans jamais revenir sur le train des mesures fiscales iniques prises en faveur des plus hauts revenus (bouclier fiscal, allègement de l’ISF et des droits de succession, etc.), Nicolas Sarkozy et François Fillon multiplient les prétextes démagogiques et organisent la confusion pour mieux accélérer leur logique destructrice d’inégalité fiscale.

Au-delà des couacs affligeants entre des ministres instrumentalisés, il faut dénoncer cette stratégie hypocrite de faux semblants car elle mine en profondeur les valeurs républicaines d’équité devant l’impôt et menace gravement la cohésion sociale du pays ».


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