Ma ville, mon canton

A 18 ans, les jeunes entrent de plain-pied dans la citoyenneté

Pas de commentaire 30 novembre 2009

Pour la première fois, la mairie de Lyon a invité les jeunes à faire entendre leurs aspirations et leurs attentes pour mieux prendre en main leur nouvelle vie de citoyen. Elus et associations les ont guidés.

Sous les lambris des salons luxueux de l’hôtel de ville, le baby-foot et le flipper tranchent. Hier, les élus recevaient les jeunes Lyonnais, fraîchement majeurs ou à l’aube de le devenir.

Ils sont 4 000 dans la ville et environ un quart à avoir répondu à l’appel de la mairie. Pour Najat Vallaud-Belkacem, adjointe à la Jeunesse et à la Vie associative, initiatrice du projet, il s’agit de « rendre service aux jeunes en les aidant à passer le cap de la majorité, pour qu’ils deviennent des citoyens éclairés ».

Et pour la mairie, une bonne occasion de jauger ces jeunes, de mieux les connaître. « C’est une photographie de la jeunesse à Lyon ».

Si certains jouent le jeu de la citoyenneté, annonçant qu’ils viennent voir le maire et « entendre ce qu’il a à nous dire », d’autres se sentent davantage concernés par l’actualité people qu’on leur offre sur un plateau. « Je suis un fan de Kaamelott, je suis venu voir Alexandre Astier et j’ai pu lui poser une question ».

D’autres encore profitent de cette journée pour admirer l’architecture des lieux, tandis qu’un futur bachelier semble déjà blasé. « Je ne suis pas venu avec des questions. Je ne repartirai donc pas avec des réponses », explique Eloi qui aura 18 ans en janvier.

Tous, en tout cas, ont salué l’initiative, trouvant là de quoi satisfaire leur soif de connaissances quant à leur avenir. Côté people, il y en avait également pour tous les goûts : tous champions du monde ! En boxe, hip-hop ou patinage artistique. De Christophe Tiozzo aux Pokemon Crew en passant par Olivier Schoenfelder.

Seulement, lorsqu’il s’agit de dialoguer avec Gérard Collomb, les langues ont eu du mal à se délier, malgré le professionnalisme de Samuel Etienne.

Il a largement aidé le premier à se lancer.

Le foot était d’actualité, avec une qualification controversée.

« Est-ce qu’on rejoue le match dans le grand stade à Décines ? », questionne un jeune. La réponse du maire fuse, sur le même ton, celui de la boutade. « Oui, en 2013 ! »

D’ici là, les 18 ans de ces jeunes, présents aujourd’hui, seront déjà bien loin…

Ma ville, mon canton

Invitée de « L’amphi de France Info »

Pas de commentaire 20 novembre 2009

Billet edito

Motivé(e)(s) !

60 commentaires 19 novembre 2009

Bonsoir à toutes et à tous, alors que l’actualité médiatique s’est quelque peu emballée ces derniers jours, et que vous êtes nombreux à me faire part de votre soutien et de votre compréhension, je prends quelques minutes pour vous tenir informés de la « vraie vie », si j’ose dire.

Le début de semaine a été marqué par le travail de bilan et de prospective que nous menons en ce moment sur le volet culturel du Contrat Urbain de Cohésion Sociale avec l’ensemble des acteurs de notre territoire : l’Etat, les collectivités locales et les associations. Un sujet qui peut paraître technique, mais qui est essentiel et très concret pour réduire les inégalités dans les villes et les quartiers les plus pauvres. Lyon défend un modèle très ambitieux : nous faisons tout pour convaincre nos partenaires de nous suivre.

Jean-Jack Queyranne Lundi matin, j’ai donc accueilli une délégation de responsables européens du programme « Cités Interculturelles » au théâtre des Célestins avant tenir une conférence de presse sur la journée de la citoyenneté, de siéger au Conseil Municipal, puis de rejoindre Jean-Jack Queyranne pour la réunion publique à Saint-Etienne jusque tard dans la soirée.

Le lendemain mardi, j’ai enregistré l’émission d’actualités « Amphis d’info » à Sciences Po Paris avec des étudiants, pour France Info. Retour à Lyon le soir, pour ouvrir mercredi matin la 6e édition des journées « Nos cultures de la ville » à la MJC du 3e arrondissement devant une centaine de responsables associatifs de l’agglomération.

les 30 ans d'Action contre la faim au Parc ChambovetJe suis ensuite allée à la rencontre des collégiens du département élus dans la nouvelle assemblée du Conseil Général du Rhône pour faire la connaissance du jeune élu de mon canton à Montchat. L’après-midi, nous avions d’ailleurs organisé au parc Champbovet une belle opération pour célébrer les 30 ans de l’association Action Contre la Faim. Nous avons planté un arbre de la solidarité en présence des militants de l’association, et des habitants pour que personne n’oublie la terrible actualité du combat contre la famine. Après quelques réunions dans mon bureau à l’Hôtel de Ville, je suis allée rejoindre en soirée les militants socialistes du Rhône qui se prononçaient sur la liste des candidats aux prochaines élections régionales : très bon état d’esprit, je le précise, entre toutes les motions et tous les courants qui composent le parti… Aujourd’hui, je participais à une table-ronde sur la politique de la ville, avant de retourner à Montchat pour rencontrer les parents d’élèves du collège Molière que j’ai emmené visiter le chantier de la future cantine (enfin !), puis de tenir ma permanence au Foyer.

Mais ce qui m’importe le plus, c’est demain et après-demain.

Demain soir à 19h30 : rendez-vous à l’Espace Citoyen dans le 8e arrondissement de Lyon (12, avenue Jean Mermoz) pour la réunion publique avec Jean-Jack Queyranne sur le thème « Santé culture, sport, vie associative, pour bien vivre ensemble ». Venez nombreux !

18 ans à Lyon Samedi après-midi à partir de 14h à l’Hôtel de Ville de Lyon : la journée « Avoir 18 ans à Lyon » avec Gérard Collomb. Nous avons invité tous les jeunes majeurs à venir s’informer et s’exprimer sur leur citoyenneté, leur vision de la ville, leurs aspirations et, tout simplement, célébrer leur majorité. Avoir 18 ans, c’est avoir l’avenir devant soi, mais c’est aussi appartenir à une génération qui va devoir relever d’immenses défis collectifs dans la société et le monde de demain. On dit souvent les jeunes peu sensibles à l’engagement citoyen, associatif ou militant, mais ont-ils vraiment toutes les cartes en main ? Savent-ils ce qu’ils peuvent attendre de la République ? Savent-ils ce que nous attendons d’eux ? Nous allons essayer de les convaincre qu’ils peuvent espérer beaucoup de l’avenir, que leurs élus sont là pour les aider, leur donner confiance et les encourager à prendre des responsabilités.

Presse

« Rendre le courant aux militants, tout simplement. »

Pas de commentaire 18 novembre 2009

Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem,

Adjointe au Maire de Lyon, conseillère générale du Rhône, Porte parole de Ségolène Royal.

« Rendre le courant aux militants, tout simplement. »

L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.

Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux.

On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée.

A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes.

La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce,  de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une « reprise en main » et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique.

Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.

Les  militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça  pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir.

Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.

Billet edito

De la valeur d’un débat sur les valeurs.

147 commentaires 15 novembre 2009

Bonjour à toutes et à tous,

Débutons ce billet, une fois n’est pas coutume, par l’actualité nationale. Je reviendrai plus tard sur mes activités à Lyon, et dans la région au cours de ces derniers jours. Je veux d’abord revenir sur le discours de Nicolas Sarkozy à la Chapelle-en-Vercors dans la Drôme, au lendemain des célébrations du 11 novembre. J’ai été littéralement estomaquée par les mots du Président de la République qui s’est une nouvelle fois livré à un exercice scandaleux de captation de l’histoire à son profit personnel tout en nous servant une vision manipulatrice du débat sur l’identité nationale. J’ai d’ailleurs fait part de ma réaction à la presse, dont vous retrouverez ici l’essentiel de la teneur.

Plutôt que de livrer le fond de sa pensée, Nicolas Sarkozy en a touché le fond : pour résumer, la France, c’est lui. Aux écrivains, le droit de se taire ; à l’opposition, le droit de se coucher ; à Nicolas Sarkozy, le pouvoir absolu de dire ce qu’est la France, et ce qu’elle n’est pas, y compris en réécrivant son histoire. A tous les autres, le devoir de l’écouter, d’acquiescer, de l’applaudir, et de se rendre en Préfecture pour se faire délivrer un certificat de conformité de bon citoyen. Les chômeurs, les malades, les bénéficiaires de l’instruction publique ou les intellectuels suspects de détestation de leur propre pays ont du souci à se faire. Je fais le triste constat que Marie N’Diaye, loin d’être excessive dans ses propos, était encore en-dessous de la réalité en dénonçant la détestable atmosphère de vulgarité qui règne en France, ainsi que le caractère monstrueux de la France de Nicolas Sarkozy.

L’entreprise d’intimidation idéologique menée par le gouvernement a franchi selon moi une nouvelle étape en déniant à ceux qui n’aiment pas Nicolas Sarkozy le droit d’aimer la France. Nicolas Sarkozy s’arroge un droit qu’il n’a pas : il a été élu pour garantir l’unité de la nation et faire vivre ses valeurs, pas pour trier le bon grain de l’ivraie, et moins encore pour redéfinir à lui tout seul l’identité de la France. Je terminai d’ailleurs mon communiqué en rappelant que la France, ce n’est pas lui, c’est nous.

Je dois avouer qu’après de nombreuses interventions dans les médias sur ce thème, notamment contre Yves Jego sur France Info ou Eric Raoult sur France Inter, j’avais fini par me dire qu’il était sans doute temps d’arrêter d’alimenter le débat sur le débat. Je crois en effet qu’un vrai débat sur les valeurs de la République, y compris sur les symboles nationaux, est très important, tout en n’accordant aucune valeur au débat piégé tel qu’il est organisé par Eric Besson. Le message est donc un peu complexe à faire passer. Mais d’une part, j’attends toujours une invitation de la Préfecture à débattre avec les fameuses « forces vives », et d’autre part l’intervention de Nicolas Sarkozy cette semaine a achevé de me convaincre de la dangerosité de la manipulation: il faut la dénoncer sans relâche.

Comme j’ai pris la peine de lire le discours de Nicolas Sarkozy dans son intégralité et que j’ai la mémoire tenace pour certaines choses, je ne résiste à la tentation d’en citer un extrait consacré à la littérature, croisé avec ce qu’il avait dit sur le même sujet à Lyon lors de la campagne présidentielle. C’est édifiant lorsqu’on veut mesurer la profondeur du cynisme exprimé par son double langage, en fonction des circonstances. Pour moi, c’est tout sauf anecdotique, c’est une profonde dévalorisation de la parole politique, un abaissement de la fonction présidentielle, une institutionnalisation de l’hypocrisie, une dégradation des valeurs que l’on est censé défendre.

« La France est une nation littéraire. Elle se parle à elle-même à travers la littérature. N’est-ce pas au fond en entendant un vers de Racine ou de Baudelaire ou en lisant une page des Misérables que nous nous sentons le plus Français ? Dans quel autre pays au monde un tel miracle serait-il possible ? Nous conforterons l’identité française en apprenant à nos enfants à aimer la littérature, à aimer la poésie, à aimer et à respecter la langue française, en ce qu’elle est capable d’exprimer de beauté, d’intelligence, de profondeur de sentiment. »

Jusqu’ici, rien à dire, mais voici ce qu’il disait de l’intérêt d’avoir lu l’un des plus grands chef d’oeuvre de la littérature classique dans un parcours de citoyen français:

« L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de La Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »

C’est un exemple parmi tant d’autres, sans doute plus graves de conséquences, qui m’amène à douter comme tant de Français qu’il ressente la moindre conviction sincère sur aucun sujet.

La controverse de Dijon: beaucoup de bruit pour rien.

En dépit de tous les commentaires, analyses et petites phrases qui font l’actualité politique de ce dimanche sur la présence de Ségolène Royal à la rencontre organisée à Dijon par « L’Espoir à Gauche », j’ai dû mal à comprendre pourquoi un tel déferlement de réactions effarouchées. Ce serait sans importance, d’ailleurs, si le spectacle offert pour tant de cris d’orfraies et d’hypocrites indignations ne venait alimenter une nouvelle fois l’idée que les socialistes ne se préoccupent d’eux-même, dans une interminable bataille de chefs.

Ségolène n’était pas à Marseille ? Elle ne pense qu’à elle, et méprise les travaux de fond menés au sein du Parti. Ségolène va à Dijon ? C’est pire, elle y va pour faire sa promotion personnelle. C’est à plonger le plus fin des stratèges politiques dans un abîme de perplexité, non ? Pour ma part, j’étais à Dijon comme j’étais à Marseille lors de la première rencontre du genre. Pourquoi ? Revenons à des choses simples. « L’Espoir à Gauche », c’est le courant du Parti Socialiste qui réunit toutes celles et tous ceux qui avaient soutenu la motion E lors du Congrès de Reims, c’est à dire la motion portée par Ségolène Royal, mais aussi de Vincent Peillon et de tant d’autres. Un courant a pour vocation d’être un espace informel de réflexion, de proposition et de travail au sein même du parti pour contribuer à la construction, le moment venu, d’un projet commun à tous les socialistes. Chaque courant se réunit régulièrement, avance des idées et les propose à la direction du parti qui les reprend à son compte, ou non. C’est ce que nous avons fait à Dijon autour de l’éducation. Les organisateurs d’une telle rencontre peuvent décider d’inviter des personnalités extérieures : des experts, bien sûr, mais aussi des responsables politiques d’autres partis, comme c’était le cas avec les Verts, le Modem ou Robert Hue. Les membres du courant, eux, n’ont pas l’habitude de s’inviter eux-mêmes, c’est une sorte… d’évidence. Fin de l’histoire, si j’ose dire.

« L’Espoir à Gauche » doit selon moi rester un courant, c’est à dire un laboratoire d’idées, sans devenir un instrument de pouvoir au service d’ambitions personnelles. Ce ne serait pas loyal à l’égard des militants qui y sont engagés sincèrement dans un esprit de travail collectif qui dépasse les problèmes de personnes. C’est pour cela que Ségolène Royal, par exemple, a choisi la clarté en réunissant ses soutiens au sein de l’association Désirs d’Avenir, respectant ainsi une forme d’honnêteté envers celles et ceux qui ont rejoint « L’Espoir à gauche » pour autre chose. C’est donc particulièrement injuste de lui attribuer le rôle de celle qui sème la discorde ou la zizanie. Concluons donc provisoirement avec cette maxime de La Rochefoucauld, décidément inépuisable lorsqu’il s’agit de déjouer les pièges trompeurs de l’apparence: « L’intérêt parle toutes sortes de langues, et joue toutes sortes de personnages, même celui de désintéressé. »

Demain est un autre jour.

Pour ce qui concerne mon actualité, je vous renvoie pour l’essentiel à mon agenda des derniers jours, notamment marqués les célébrations du 11 novembre à Montchat ou par le dévoilement à la presse de l’édition 2009 de la Fête des Lumières. Le programme des festivités est désormais accessibles à tous sur le site internet: www.lumieres.lyon.fr

Pour faire suite à mon billet précédent, j’en profite pour rappeler que j’anime presque tous les soirs, aux côtés d’Hervé Saulignac et Jean-Jack Queyranne, des réunions publiques de débat et d’information un peu partout dans la région Rhône-Alpes. Ce sont des moment formidables d’échange et de dialogue qui se révèlent d’une grande intensité, avec beaucoup d’idées nouvelles chaque soir. Je vous avoue d’ailleurs que je ne m’attendais pas forcément à voir un tel succès d’affluence dès le lancement de cette précampagne, et que ça fait du bien de vivre la politique de cette façon-là, au plus proche des citoyens et de leurs réalités, au plus près de ce que les élus socialistes de la région sont vraiment, c’est à dire des responsables publics respectés pour leur compétences et leur travail. Parmi les prochains rendez-vous: économie et emploi, ce lundi à Saint-Etienne, puis culture, sport et vie associative, ce vendredi à Lyon. Tous les détails sur le site: www.uneregion-davance.fr

Mais je voudrais aussi, pour terminer ce billet dominical, informer mes jeunes lecteurs de Lyon, ainsi que leurs familles et amis, de l’événement que nous organisons pour eux samedi prochain à l’Hôtel de Ville de Lyon, le 21 novembre de 14h00 à 18h00. Pour la première fois, le Maire de Lyon et moi-même, en tant qu’Adjointe à la Jeunesse, nous invitons tous les jeunes Lyonnais qui ont eu 18 ans dans l’année à venir nous rencontrer, en toute liberté et en toute décontraction, pour dialoguer ensemble sur leur citoyenneté, leur vision de la ville, leurs aspirations et, tout simplement, célébrer ensemble leur majorité. Jeunes citoyens, c’est le moment de vous faire entendre ! Nous vous attendons avec beaucoup de belles surprises et de nombreuses activités pour vivre ensemble un moment inoubliable.

Découvrez tout le programme sur le site de la Ville de Lyon: www.lyon.fr

A samedi !

Presse

Communiqué: « La France, c’est moi ! »

Pas de commentaire 13 novembre 2009

Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem

Adjointe au Maire de Lyon

Conseillère Générale du Rhône

Secrétaire Nationale du Partis Socialiste aux questions de société

Le 13 novembre 2009.

___

« La France, c’est moi ! »

___

« Plutôt que de livrer le fond de sa pensée, Nicolas Sarkozy en a touché le fond, hier, à la Chapelle-en-Vercors : la France, c’est lui.

Aux écrivains, le droit de se taire ; à l’opposition, le droit de se coucher ; à Nicolas Sarkozy, le pouvoir absolu de dire ce qu’est la France, et ce qu’elle n’est pas, y compris en réécrivant son histoire.

A tous les autres, le devoir de l’écouter, de l’acquiescer, de l’applaudir, et de se rendre en Préfecture pour se faire délivrer un certificat de conformité de bon citoyen.

Les chômeurs, les malades, les bénéficiaires de l’instruction publique ou les intellectuels suspects de détestation de leur propre pays ont du souci à se faire.

Je fais le triste constat que Marie N’Diaye, loin d’être excessive dans ses propos, était encore en-dessous de la réalité en dénonçant la détestable atmosphère de vulgarité qui règne en France, ainsi que le caractère monstrueux de la France de Nicolas Sarkozy.

L’entreprise d’intimidation idéologique menée par le gouvernement franchit une nouvelle étape en déniant à ceux qui n’aiment pas Nicolas Sarkozy le droit d’aimer la France.

Nicolas Sarkozy s’arroge un droit qu’il n’a pas : il a été élu pour garantir l’unité de la nation et faire vivre ses valeurs, pas pour trier le bon grain de l’ivraie, et moins encore pour redéfinir à lui tout seul l’identité de la France.

La France, ce n’est pas lui, c’est nous. »

Des idées d’avance

Billet edito

Des idées d’avance

Pas de commentaire 08 novembre 2009

Bonjour à toutes et à tous,

Encore une semaine riche en actualités qui m’a tenue éloignée du blog : essayons de résumer tout cela.

Des idées d’avance : les vôtres.

Lundi, c’est avec le lancement de la pré-campagne de Jean Jack Queyranne en Rhône Alpes que la semaine a commencé. Près de 400 personnes ont participé à l’ouverture du site de campagne www.uneregion-davance.com à la Librairie « Raconte moi la Terre ».

Je compte sur vous tous pour alimenter le dialogue engagé avec les rhônalpins sur le net ; je vous invite aussi à vous rendre aux rencontres publiques prévues dans tous les départements du 5 au 23 novembre. Tous nos échanges, toutes les propositions seront publiés en Janvier sous forme de « mémos », comme des cahiers de doléances du 21e siècle qui alimenteront notre programme pour construire ensemble “une région d’avance”.

Quelques mots d’explication peut-être sur mon implication personnelle et ma motivation à m’engager dans cette aventure car la question m’a souvent été posée ces derniers jours.

D’abord le lien profond qui m’attache à Jean-Jack Queyranne et à son équipe d’élus régionaux dont j’ai fait partie depuis le début, jusqu’au printemps de l’année dernière au moment des élections municipales et cantonales à Lyon. Ce sont les élections régionales de 2004 qui ont marqué mon entrée dans la vie politique : c’était ma première campagne en tant que candidate, c’est une chose qu’on n’oublie pas.

D’une certaine manière, je me reconnais donc une dette à l’égard de Jean-Jack Queyranne et de tous les élus de sa majorité ; je me reconnais aussi un devoir de fidélité à l’égard des électeurs au nom desquels j’ai exercé un mandat.

M’engager dans cette campagne, c’est à la fois un juste retour des choses, une fidélité aux engagements pris, et une reconnaissance envers celles et ceux qui m’ont fait confiance. C’est ainsi que le rôle de co-direction de la campagne s’est dessiné : un rôle de coordination, d’animation et de stratégie, plutôt dans l’ombre, qui évite toute ambigüité dans mon rapport au scrutin lui-même. En clair je ne suis pas candidate, et ne le serai pas, bien entendu.

C’est dans la conception même que je me fais de la politique que de m’engager à chaque fois que je peux être utile ; à chaque que je peux aider la gauche dans ses combats. On reproche assez souvent aux élus de ne faire campagne ou de ne défendre leurs idées qu’au moment de se faire élire : je crois qu’il est important pour les socialistes, tous les socialistes, de montrer le contraire, et d’aller sur le terrain des campagnes électorales à chaque fois que c’est possible.

Il se trouve que la Région Rhône-Alpes est exemplaire dans sa gestion d’un territoire, il se trouve que c’est ici que je vis, que je travaille et que je milite : les élections régionales sont une étape décisive pour le Parti Socialiste et toute la gauche dans la longue route qui nous mène jusqu’en 2012, et la préparation de l’alternance.

Il va de soi que cette campagne des régionales s’inscrit aussi dans cette perspective politique plus large d’une gauche qui gagne, d’une gauche qui convainc sur son bilan, ses idées et ses projets, une gauche à l’aise dans ses responsabilités, une gauche forte et rassemblée autour de ses valeurs.

C’est mon rôle, ma responsabilité et mon désir le plus profond que d’y contribuer de toutes mes forces. Ce n’est pas le moment d’hésiter : allons-y, de toutes nos forces !

Eduquer à Internet : Lyon, un temps d’avance.

Mardi, je recevais à l’Hôtel de Ville la présidente de la Fondation Pour l’Enfance, Anne-Aymone Giscard d’Estaing, venue remettre son prix annuel à l’association lyonnaise Fréquence Ecoles, association du 3e arrondissement (bravo !!). Cette association lyonnaise d’éducation aux médias a été primée pour mener une enquête sociologique sur l’usage d’internet par les jeunes. « Comprendre le comportement des enfants et des adolescents sur Internet pour les protéger des dangers », c’est le nom de l’étude.

Ce fut pour moi l’occasion d’exprimer ma profonde satisfaction de voir les talents associatifs lyonnais ainsi reconnus, dans un domaine aussi important pour notre société que celui de la révolution numérique et de ses conséquences dans les vies notamment des générations à venir.

« Quand le vide idéologique rencontre la peur de l’avenir : hadopi »

Internet : la transition est toute trouvée pour évoquer ma participation à un ouvrage collectif intitulé « La Bataille HADOPI », qui sortira à la fin du mois en librairie, mais aussi en téléchargement gratuit sur Internet. J’en recommande la lecture à tous ceux qui doutent encore de l’inefficacité totale de la loi Hadopi, tant en termes de mise en œuvre que de réponses aux questions de rémunérations des artistes.

J’en profite pour adresser un grand bravo à l’équipe d’Artischaud, qui organisait cette semaine, avec le soutien de ma délégation, le premier festival des arts numériques (libres), avec ce très beau titre : “…de la culture par tous ! ». Merci à eux d’avoir ainsi illustré la véritable révolution qu’ouvre Internet dans nos vies et nos pratiques culturelles. Nous nous sommes d’ailleurs tous retrouvés samedi après-midi à la MJC Monplaisir pour une table-ronde de réflexion sur les enjeux de l’après Hadopi 2. Je vous renvoie vers leur site internet pour en savoir plus : www.artischaud.org

« La xénophobie n’a pas sa place dans la République »

Ce même mardi, une triste histoire nous rappelait la réalité du racisme ordinaire : le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) condamnait à 18 mois d’emprisonnement avec sursis le maire de Pont-de-Chéruy dans l’Isère, Alain Tuduri, pour discrimination par pression sur les vendeurs et préemptions abusives à caractère raciste. L’élu était poursuivi pour avoir usé abusivement de son droit de préemption et empêché des acquéreurs potentiels de biens immobiliers portant un nom à consonance maghrébine de s’installer sur la commune… une enquête de gendarmerie avait ainsi établi qu’entre 1998 et 2003, sur la commune de Pont-de-Chéruy, « les acquéreurs d’origine européenne étaient victimes d’une préemption du maire dans seulement 1,5% des cas, tandis que 53% des acquéreurs d’origine maghrébine ou turque subissaient une préemption ».

Il faut se féliciter de la sévérité de cette condamnation car les faits relèvent d’un véritable système organisé d’exclusion et de discrimination raciste mis en œuvre par les moyens de la République.

Dans notre pays, nul ne peut pas se servir de ses pouvoirs d’élu pour mettre en œuvre une politique xénophobe à quelque échelle que ce soit. Non seulement personne n’est au-dessus des lois, mais personne ne peut s’appuyer sur elles pour trahir le serment républicain de liberté, d’égalité et de fraternité.

Identité, ou indignité nationale ?

C’est à propos de cette même trahison de l’idée que je me fais de mon pays que je veux revenir sur l’expulsion de trois Afghans vers Kaboul cette semaine: selon moi, une décision criminelle contraire aux valeurs de la France.

Eric Besson aura donc menti à tout le monde pour mener à bien sa basse besogne, honteusement, à l’abri des regards et de tout contrôle démocratique.

Agir par dissimulation, ruse et tromperie n’est pas digne d’un Ministre de la République Française, et témoigne du mépris dans lequel le Gouvernement tient les associations, les médias et les élus, y compris ceux de sa majorité parlementaire. On ne peut pas faire taire les contre-pouvoirs ? Bernons-les !

Le deuxième scandale, plus grave encore, est d’instrumentaliser ainsi la vie d’êtres humains à des fins politiciennes. Comment Eric Besson ose-t-il évoquer « le détournement du droit d’asile à des fins économiques » à propos de citoyens Afghans dont le pays est en guerre, et dans lequel se battent chaque jour des soldats français afin d’en protéger les civils menacés ?

Rappelons que les Afghans représentent la première communauté de réfugiés dans le monde avec plus de 2,7 millions de personnes. Avec le renvoi forcé de ces trois hommes, le comble de l’absurde et de l’indignité est atteint par un Ministre en perdition.

La protection des réfugiés et le respect du droit d’asile ne sont pas négociables : ces principes du droit international promus et défendus par notre pays depuis tant d’années n’ont rien à voir avec une politique migratoire. En réalité, Eric Besson dégrade ce qu’il est censé protéger : l’identité et les valeurs de la France.

Les dégâts causés sont d’ores et déjà irréparables : il est temps d’en prendre conscience. C’est peut-être le constat fait par Eric Besson qui a annoncé ce week-end un grand débat national sur les valeurs de l’identité nationale. Le siphonage idéologique du Front National aurait-il épuisé toutes ses ressources pour alimenter son Ministère ? Allez, je ne suis jamais contre un débat, mais celui-ci me paraît fort mal engagé.

Pour terminer, hasard du calendrier, c’est cette semaine aussi que sort un deuxième ouvrage collectif auquel j’ai participé, intitulé « Qu’est-ce qu’être français » aux éditions Hermann. J’y partage quelques réflexions avec entre autres, Max Gallo, Alfred Grosser, Mamadou M’Baye, Jannette Bougrab… des contributions au débat bien plus dignes que la pantomime du ministre.

Jusqu’ici, tout va mal.

Billet edito

Jusqu’ici, tout va mal.

Pas de commentaire 08 novembre 2009

Bonjour à toutes et à tous, heureuse de trouver le temps de jeter quelques mots sur la toile et de vous retrouver.

Sur un blog, quinze jours de silence, c’est presque l’éternité ! Cet espace de libre expression que nous nous partageons maintenant depuis plus de trois ans est petit à petit devenu une sorte de journal de mes activités, mais je manque cruellement de temps. Je vous propose donc un petit retour en arrière sur l’actualité de ces dernières semaines, et de rattraper un peu le fossé qui a séparé le réel du virtuel.

Petit retour en arrière donc. Premier sujet à me venir à l’esprit, Polanski / Mitterrand… mais en vérité, je n’ai pas très envie d’en parler, assez mal à l’aise devant les revendications d’une justice d’exception pour nantis et VIP, même si l’on peut regretter l’imprescriptibilité des faits reprochés à un cinéaste dont personne ne remet en cause le talent, mal à l’aise aussi devant la précipitation à tomber sur le dos du ministre de la Culture pour des écrits qui relèvent davantage de la littérature qu’autre chose, et dont l’instrumentalisation tardive par le Front National a suscité des amalgames nauséabonds, notamment entre homosexualité et pédophilie. Comme l’a écrit très justement Caroline Fourest dans sa chronique du Monde, le risque est de faire le procès de l’émancipation sexuelle et des libertés individuelles, plutôt que celui du commerce du sexe et de la domination.

Mal à l’aise, dans le fond, avec une comparaison très dangereuse entre des faits judiciaires d’un côté, et un livre de l’autre. On a l’impression plus que désagréable que certains n’hésiteraient pas envoyer des écrivains devant un tribunal si c’était l’occasion de gagner quelques points de sondage. Polanski, lui, c’est ne pas un film qu’on lui reproche, et c’est pour cela que son statut d’artiste n’a pas à constituer une forme de bouclier contre la justice d’un grand pays démocratique.

« Parce que je le vaux bien. »

J’aurais plutôt envie de me désoler du comportement insolent de Jean Sarkozy à qui, de droit divin, tout semble dû, lui qui vient de se déclarer candidat à la présidence de l’établissement public d’aménagement du quartier de la Défense et a vu tous les couards féodaux des Hautes Seines lui dérouler le tapis rouge, à lui, l’héritier, l’antithèse de la méritocratie. J’en profite pour saluer la réaction salutaire de Michèle Delaunay sur son blog en soulignant que cette « nomination » était une provocation cynique à l’égard de tous les jeunes Français qui comptent sur leur travail et leurs efforts pour trouver un emploi, pendant que d’autres n’ont même pas à se présenter au moindre examen. C’est le philosophe Yves Michaud dans son dernier essai « Qu’est ce que le mérite ? » qui dénonce en profondeur les dérives du mérite républicain à l’ère Sarkozy: on rabaisse la dignité de cette valeur essentielle en passant de Voltaire à un slogan de publicité pour des shampooings. De ce point de vue, il est probable, en effet, que Jean Sarkozy aura une Rolex avant 50 ans…

Ce nouvel épisode est un symptôme de plus d’un siècle des lumières éteintes ! Népotisme décomplexé et spectacle pathétique d’une République de plus en plus absolutiste qui ne tolère aucun contre pouvoir. Le Président qui s’intéresse à la littérature devrait lire Diderot (il apprendra au moins que ce n’est pas qu’un boulevard parisien !) : « Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La puissance, qui vient du consentement des peuples, suppose nécessairement des conditions qui en rendent l’usage légitime, utile à la société, avantageux à la république, et qui la fixent et la restreignent entre des limites… »

République, le cadavre bouge-t-il seulement encore ? À droite, ce qu’il reste de gaullistes sociaux et de républicains authentiques tente avec un certain courage de garder une liberté de parole, mais combien sont-ils à oser s’opposer à l’abaissement du Parlement, à s’alarmer de la profondeur des déficits publics, des atteintes à l’indépendance de la Justice, des obscurs desseins gouvernementaux en matière de réforme des collectivités territoriales, de la monstruosité des injustice fiscales et sociales ? Goulard, Adnot, Seguin, Juppé il y a quelques jours dans le journal Sud Ouest… bref pas grand monde, ce qu’il reste d’une « chiraquie » qu’on finirait par regretter… Un comble tout de même au moment où sa figure de proue fait le feuilleton avec l’affaire clearstream !

Et pendant ce temps là, rien n’arrête le zèle du « traitre heureux » ainsi que François Hollande l’a finement qualifié : Eric Besson. Il fait même mieux que Pasqua dans le cynisme et l’inhumanité en affrétant des charters pour reconduire des clandestins en Afghanistan… pays en guerre ! Atteinte scandaleuse au droit d’asile déjà réduit à pas grand chose par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux…

« Nous sommes le peuple ».

Quel bonheur et quel bol d’air dans ce climat national délétère, de pouvoir partager le souvenir des riches heures de la réunification allemande, et de l’épanouissement de la démocratie avec ceux qui l’on vécu.

Je reviens tout juste de Leipzig où je suis allée commémorer le 20e anniversaire de la première manifestation de masse contre le régime communiste est-allemand qui devait aboutir, un mois plus tard, à la chute du mur de Berlin, et à la disparition de l’URSS. C’était le 9 octobre 1989 : la révolte populaire et pacifique qui allait bouleverser le cours de l’histoire se mettait en marche, ici, dans les rues de Leipzig. Lyon est jumelée avec cette ville allemande depuis plus de 25 ans, et nous avons noué des relations de partenariat et de développement dans tous les domaines, notamment la Fête des Lumières. C’est en partie pour cela que je représente Lyon au cours de ces festivités : nous avons en effet contribué au programme artistique qui a illuminé la ville hier soir, retraçant pas à pas le parcours des manifestants de l’époque. Pour moi, ce fut évidemment une grande fierté et beaucoup d’émotion d’assister à un tel événement historique, aux côtés d’hommes et de femmes venus de toute l’Europe.

Je reste convaincue qu’on ne peut pas faire sérieusement de la politique si on ne prend pas le temps, le plus souvent possible, de se détourner de l’actualité immédiate, de se retourner sur notre histoire, ce qui fait notre identité, et de réfléchir aux valeurs sur lesquelles nous construisons notre société.

J’ai profité aussi de l’occasion de ce passage à l’étranger pour rencontrer mes homologues de différentes villes et échanger avec eux sur nos projets, nos pratiques, notre vision de l’avenir. J’ai notamment auditionné plusieurs personnalités du monde scientifique et intellectuel sur les questions de bioéthique, dans le cadre de la commission d’études que j’anime au Parti Socialiste.

La valeur d’une telle confrontation des points de vue, d’une société à l’autre, est inestimable.

« Faire vivre la démocratie, tous les jours »

Tout ceci fait écho au début de la semaine précédente, où j’avais tenu à rencontrer les élèves du Collège Molière dans mon canton à Montchat à l’occasion de l’élection de la prochaine assemblée du Conseil Général des Jeunes. J’ai pris un véritable plaisir à passer cette matinée avec une centaine de jeunes adolescents pour les sensibiliser à cette initiative qui leur permet de mieux comprendre les enjeux et les rouages de la démocratie: la démocratie est fragile, en transmettre la connaissance et le goût d’une génération à l’autre est un impératif absolu, une façon de faire passer une part de la flamme républicaine à de futurs citoyens. Là aussi, j’en reparlerai car je travaille en ce moment à l’organisation d’une cérémonie d’accès à la citoyenneté pour les jeunes majeurs qui doit avoir lieu avant la fin de l’année, à Lyon.

De telles visites sont aussi l’occasion pour moi de suivre les évolutions du quartier. J’en profite alors pour avoir un échange approfondi avec les équipes pédagogiques, et les aider à résoudre leurs difficultés au quotidien puisque cela fait partie des compétences que me permet d’exercer directement mon mandat de Conseillère Générale.

La vie d’un collège est un révélateur puissant des réalités sociales : s’y intéresser de très près reste l’un des leviers les plus importants pour agir concrètement au plus prés des besoins. Je m’en suis encore bien rendu-compte, le soir même, après un long Conseil de Communauté Urbaine, lors de l’accueil en Mairie du 3e arrondissement des nouveaux habitants : tous, ou presque, étaient des parents d’élèves d’abord préoccupés par l’éducation de leurs enfants, la qualité de leurs loisirs, leur sécurité ou leur santé.

J’ai souvent l’occasion d’en parler ici à propos de l’actualité nationale et des mesures gouvernementales contre le système éducatif et les enseignants : c’est d’abord parce que j’en vois les dégâts tous les jours, et que je mesure l’inquiétude qui monte un peu partout.

Mais gardons espoir, entre la privatisation de la poste, la hausse des forfaits hospitaliers, la fermeture de services publics en milieu rural, la hausse continue du chômage, l’explosion des atteintes aux personnes, la poursuite des cadeaux fiscaux aux plus riches sur le dos des classes moyennes, les atteintes à la démocratie locale à travers l’étranglement financier des collectivités locales, l’accroissement des déficits qui annoncent des hausses d’impôts futures, les atteintes répétées à la laïcité et la grande blague de Pittsburgh, qui peut sérieusement se réjouir de vivre dans « la France d’après », celle promise par le candidat Sarkozy ?

La démocratie fera son lent et patient travail, et finira par démentir ceux qui dégradent autant la valeur de la parole politique : mobilisons nous, nous avons six mois jusqu’aux Régionales, pour faire gagner la gauche dans nos Régions, et préparer l’alternance en 2012.

DSC_0280

Ma ville, mon canton

Invitée de Sciences Po TV

Pas de commentaire 03 novembre 2009


Votez François Hollande !

Inscrivez-vous à la newsletter:

Restons en contact !

 Réagissez!

Sur Twitter

 A lire!

Album photos

Newsletter

Inscrivez-vous!
* indicates required

© 2009 Najat Vallaud-Belkacem.