La République contre la République : attention à la guerre des mots !

Éditos Publié le 25 janvier 2011

A la fête dans les sondages, promise par les médias au plus bel avenir, Marine Le Pen s’habille désormais en Prada avec 43% des sympathisants de l’UMP qui se déclarent disposés à la dédiaboliser.

Son discours d’investiture a déconcerté les observateurs ; le registre a changé, en apparence du moins. A l’outrance langagière du père, la fille oppose le verbe policé qui sied à ce qu’elle tient pour un « grand parti politique républicain ». Tout y passe désormais, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, les hussards noirs de la République, la laïcité. Elle invoque, à l’envers, à l’endroit, Jaurès et les résistants de 40 pour achever son discours d’investiture par un improbable « vive la République »…

Mais ce serait lui accorder bien du crédit que de lui attribuer les seuls mérites de cette captation d’héritage républicain : il s’agit bien plutôt des ultimes conséquences de la désastreuse aventure idéologique de Nicolas Sarkozy.

Retour sur la chronique d’un désastre annoncé. Après avoir promis d’être celui qui ferait entrer la République dans la modernité, après avoir fièrement foulé aux pieds un héritage jugé dépassé tout en revendiquant un courage politique à en briser les tabous, les aveuglements et les blocages, Nicolas Sarkozy a tenté de trouver refuge dans un retour à ces mêmes valeurs républicaines, mais dans leur version la plus autoritaire, la plus réactionnaire et la plus chauvine. Grenoble, Saint-Aignan, circulaires ministérielles sur les Roms, discours de Marly-le-Roi sur les internats d’excellence : les mesures et lois d’exception, les déclarations discriminatoires sur des bases ethniques ou religieuses se multiplient, sous couvert de restauration de l’ordre républicain. Les incidents, les provocations et les dérapages verbaux plus ou moins contrôlés qui ont émaillés la première moitié du mandat présidentiel, les graves erreurs commises dans le pseudo-débat sur l’identité nationale ou la sévérité des critiques du pape, de l’ONU, ou des institutions européennes sur la question Rom : tout cela, rappelons-le, a été fait au nom de la République et du rétablissement des valeurs nationales et républicaines. C’est un hommage du vice à la vertu qu’il faut dénoncer pour ce qu’il est : une véritable escroquerie langagière, mais aussi le cache-sexe d’une politique profondément attentatoire à ce qui fonde le socle de notre… identité nationale.

On devine que dans les affrontements politiques à venir, personne n’assumera explicitement de posture antirépublicaine : les mêmes mots serviront à désigner des choses bien différentes. Il faut bien avouer que tout le monde, en France, peut se revendiquer de la République à peu de frais, et rares sont les femmes et les hommes politiques qui se privent de le faire, à droite comme à gauche, à l’extrême gauche comme à l’extrême droite désormais, à tout propos. On peut craindre que les meilleures volontés se perdent dans cette logomachie républicaine, et que les bonnes intentions finissent par se dissoudre dans les bonnes paroles. Certes, les Français sont une majorité à juger que les valeurs de la République ont été bafouées, et le monde entier ne s’y trompe pas, estomaqué par tant de hardiesse dans le changement d’interprétation de notre sacro-sainte doxa républicaine, oscillant entre jubilation à voir l’arrogance française prise à son propre piège, et inquiétude à voir un pays tout entier perdre aussi vite ses repères et ses valeurs. Mais combien de temps cette relative clairvoyance de l’opinion tiendra-t-elle si nous ne faisons pas l’effort de redonner de la crédibilité aux promesses républicaines ? Cela passe, à mon sens, tout autant par la dénonciation de la politique de Nicolas Sarkozy et du discours en trompe l’œil d’un Front national pas si new look que ça, que par un examen critique des échecs de la République elle-même, notamment pour ce qui concerne l’intégration, la lutte contre les discriminations, la diversité et l’égalité des chances.

Depuis quelques années, en effet, tout a changé ou presque dans les rapports que la France entretient avec ses minorités d’origines étrangères, et l’idée même qu’elle se fait de leur juste et pleine intégration au sein du corps national. Ce qui devrait être une honte pour la République pourrait se transformer, si l’on n’y prend garde, en l’affirmation conquérante d’une certaine vision de la tradition républicaine. Une vision qui en vaut une autre, après tout, si on s’en réfère à la tradition assimilationniste, par exemple. C’est toute une vision relativement stable et partagée de la société, de la nation, du rôle des religions, de la place des communautés dans la République, de la constitution des identités individuelles et collectives, de l’intégration, mais aussi de l’égalité des chances, de la lutte contre les discriminations et même, du mérite individuel qui se trouve aujourd’hui bouleversée sans qu’une perspective nouvelle s’en dégage pour autant. Ni à droite, ni à gauche, il faut bien le dire. Ce sont pourtant les fondements sans lesquels on ne saurait bâtir le moindre projet de société solide et sérieux. De fait, la longue phase de politisation du débat que nous venons de vivre sur les valeurs nationales et républicaines a réussi au moins une chose, c’est détourner l’attention des questions auxquelles la droite n’a jamais répondu, et auxquelles la gauche de gouvernement doit, elle, rester attentive qu’elles soient sociales, économiques, urbaines, d’éducation ou de politique d’égalité des chances.

Dans ce contexte de diversion et de renversement des valeurs, le risque est grand que la reconnaissance d’une pluralité visible et revendiquée dans la République ne soit plus perçue comme une promesse à tenir, mais comme un tombeau pour les valeurs républicaines. Or, ce n’est pas dans la surenchère, ni dans la réécriture de l’histoire, et encore moins dans un concours d’éloquence au « plus républicain que moi, tu meurs » que les choses vont s’arranger, bien au contraire. Il faudra, au contraire, savoir dénoncer ceux qui voudront préserver le « logiciel » existant sans rien en changer au nom de l’éternel républicain, et encourager ceux qui le critiqueront en pointant du doigts ses carences, son incapacité à reconnaître la pluralité française, son impuissance à instaurer une véritable égalité des opportunités. La vérité qu’il nous faut affronter, c’est que la République laïque, sociale, égalitaire et émancipatrice que nous rêvons tous de sauver n’existe pas, et qu’elle n’a jamais existé : elle est à inventer, et ce n’est pas en nous repliant sur un passé idéalisé que nous y parviendrons, mais en nous projetant dans la France et le monde tels qu’ils sont. C’est-à-dire un monde peuplé d’étrangers en mouvement, de sans papiers, de réfugiés, de Roms, de musulmans, d’habitants de quartiers sensibles, de jeunes issus de l’immigration et autres « minorités dangereuses » qui n’en aspirent pas moins à faire partie d’une communauté de citoyens libres et égaux, fondée en raison et en droit, quelles que soient leur origine, leur couleur de peau, leur foi, leur culture, leur langue ou leurs convictions. J’aimerais que la France continue de faire partie de ce monde, le monde de demain.

La République est un idéal d’universalité, et non un brevet de francité. C’est rester fidèle à cela, pour moi, que d’être républicain en France aujourd’hui. Bref, Marine n’est pas Marianne et Nicolas non plus…

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21 commentaires sur La République contre la République : attention à la guerre des mots !

  1. Gérard Eloi

    Intox, tu es un type de mauvaise foi.

    Tu viens faire la pub de DSK sous un billet qui parle de MLP, on ne voit pas le rapport, soi.

    J’émets des réserves justifiées quant à ce DSK ( sans parler de SR ni de personne), tu ne réponds pas sur le fond, tu attaques SR ( et pourquoi pas Valls, Montebourg,…?) sans argument.
    ——————

    Je rappelle que DSK est directeur du FMI et que l’un des rôles du FMI est de prévenir les crises financières.

    1) M. le directeur du FMI n’a rien vu venir de la crise 2008
    2) Il la « gère » en faisant tourner à grande vitesse les planches à billets jusqu’à créer une masse monétaire valant 12 fois le PIB de la Planète. Ce qui a créé une bulle financière ( tu sais ce que c’est ?) mortelle.
    Incompétence ou malhonnêteté ?

    —————-

    Quant à SR :

    1) Discours à Paris du 6 février 2007 (extrait)

    «… Je ne parle pas, bien sûr, du salaire, de l’argent du travail, mais du
    profit facile. Pas l’argent du labeur mais le profit rapace…le profit
    fainéant. Pas l’argent du risque pris par l’entrepreneur mais celui de la
    spéculation. Les profits avides de toujours plus… les marchés sans foi ni loi. Ces profits arrogants qui se
    rêvent sans contraintes, sans contrôle, sans contre-pouvoirs…. »

    Rem : les mécanismes de la crise sont clairement dénoncés.

    2) Extrait de « Et Maintenant », édité début 2007 (S. Royal répond à MF
    Colombani entre 2005/2006),

    « BANQUE CENTRALE: Les pays européens sont partagés entre deux positions. Certains
    pensent que la monnaie est une affaire trop compliquée pour être confiée aux
    responsables politiques et, à travers eux, aux citoyens. Et d’autres, comme moi,
    pensent que la politique doit avoir le dernier mot… »

    Rem : il me semble qu’avec cette volonté pour la BCE, la crise aurait pu être gérée autrement qu’en pillant contribuables et consommateurs au profit de financiers criminels.

  2. Gérard Eloi

    @ Hafrit,

    1)Pour certaines personnes ( relire le comm de Bob O8 ci-dessous) le mot « valeur » a encore un sens, qui n’est pas forcément religieux.

    2) « Le pdt sera commandé par le FMI. »
    Sauf à avoir a la force et les ressources pour dire « merde » à ce FMI !
    Le peuple tunisien a bien viré Ben Ali…

  3. Gérard Eloi

    Intox,

    2002 : moins de 5 millions d’électeurs socialistes au premier tour. Dans la foulée, moins de 100 députés.

    2007 : + de 9 millions au 1er tour et + de 200 députés dans la foulée. Malgré quelques trahisons à gauche

    C’était quand, l’année de la gamelle ?

    PS : tu as bien choisi ton pseudo, car tu intoxique effectivement.

  4. hafrit

    @GE tu ne fais jamais deux fois le même coup , première règle. (Sun Tsu l’art de la guerre)conseiller de sarkozy en 2007, c’est bien sarkozy qui a gagné en 2007.

    cette stratégie du PS me fait penser a une partie que j’ai analysé plusieurs fois .
    Victor Kortchnoi Vs Robert James fischer de 1962ou 63.
    pour jouer au grand échiquier de Zbigniew brzezinski il faut connaitre les techniques des grands maitres .

    de toute façon peu importe comme dit Attali le président sera commandé a partir du siège du FMI .

    http://www.attali.com/ecrits/articles/social/dominique-sarkozy-kahn

    je ne veux pas te démoraliser , mais quand j’entends un politique parler de « valeurs »
    c’est encore pire que d’entendre un religieux a moins que vous voulez transformer la politique en religion .chacun son job si les politiques deviennent sociologues et représentants de cultes religieux , le peuple va ressortir la guillotine et les flambeaux .

  5. infox

    Et d’où viendrait qu’une candidate (qui n’est pas hypothétique, elle!) qui s’est pris une sévère gamelle en 2007 (47/53% faut-il le rappeler?) serait la mieux placée alors qu’elle est au plus bas dans les sondages et qu »elle insupporte à peu près tout le monde sauf quelques « groupies » immatures?

  6. Gérard Eloi

    @ Infox,

    Et d’où viendrait qu’un candidat (qui n’est encore qu’hypothétique !) qui n’ jamais proposé la moindre parcelle de programme serait favori de sondages ?

    Tu prends vraiment ce genre de sondage au sérieux ? ( C’est vrai, c’est le but de ce matraquage)

    Les medias ( et leurs sondages) sont aux mains du clan Sarkozy. Promotion DSK = certitude qu’il va couper la gauche en deux ( comme en 2002) et que Sarkozy n’aura à affronter que Marine Le Pen au deuxième tour. En participant à la promo du directeur d’un FMI d’austérité seulement pour les pauvres, tu milites pour un 2ème tour où le PS demandera de voter NS pour « faire barrage au FN ». Sarkozy 2012 après Chirac 2002, l’histoire est un éternel recommencement…

  7. infox

    @ Eloi.
    Faux.
    DSK rassemblerait 29% des intentions de vote, contre 25% pour Nicolas Sarkozy au premier tour!!!
    Alors que Martine Aubry n’obtiendrait que 24% contre 27% pour Sarkozy.
    Quant à François Hollande et Ségolène Royal, ils ne recueilleraient que 18% contre 27 et 28% à Sarkozy.
    Une candidature Hollande ou Royal serait donc très risquée avec une MLP donnée à 17/18%!
    La méthode Coué a montré ses limites, surtout concernant l’excitée du Poitou. Mais bon… on ne peut pas trop désespérer ses fans, ils n’ont que çà pour vivre les pauvres.

  8. Gérard Eloi

    Bonne année à toi aussi, Hafrit.

    Détrompe-toi : je joue pas mal aux échecs !

    Et ton hypothèse MLP-DSK serait plausible…si DSK pouvait arriver à un second tour. Ce qui n’aura pas lieu : si par erreur il était candidat après les primaires, ce serait un remake de 2002, puisque beaucoup de gens de gauche voteraient alors Verts ou Mélenchon, comme aux Européennes.

    Le billet…
     » Contre productif » ?

    Si on le lit en vitesse, peut-être.
    Si on est attentif aux mots, ‘ valeurs… », il a le grand mérite de faire réfléchir sérieusement.

    Ce billet n’est pas (encore) un programme politique. Il est une première étape, humaniste et philosophique.

    —————–

    ( Note personnelle et discrète, j’espère ke les autres liront pas :
    et s’il attire l’attention de 2 ou 3 paumés sur MLP, ce sont 2 ou 3 voix que NS n’aura pas !!!
    Ah ! Je ne saurais pas jouer aux échecs…)
    ——————

  9. hafrit

    @GE , bonne année a toi , surtout la santé
    tu ne dois pas savoir jouer aux échecs , c’est ma déduction ;)

    Plus de 90 % des medias ( Lagardère,…) « roulent » pour Sarkozy.
    Or ces medias font la promo de Marine Le Pen. Pourquoi ?

    mon hypothèse serait de faire voter DSK face a MLP

    car comment faire passer DSK patron du FMI ami de NS , si ce n’est que face a MLP et tu verras que tous les médias vont le soutenir , j’irais plus loin , même Aubry ou SR ,tous les médias (star, people …) vont demander a voter PS même elles ont toutes leur chances de gagner face a MLP.

    la question est , est ce que le peuple va suivre .

    et pour finir ce billet nous a fait sourire , et que MLP ne nous fait pas peur (pourtant on est bronzé), donc la montrer avec des cornes en prada , je pense même que ce billet est favorable a MLP.
    il est contre productif , c’est en la diabolisant qu’elle gagne , projet contre projet, si je me rappel vous préparez un projet en béton pour 2012 et il faut convaincre le peuple tout le reste c’est de la littérature, même si MLP n’a pas de programme économique, elle tape ou ca fait mal, le problème c’est internet , les politiques ne peuvent plus dire de bobards comment avant tout est vérifiable et vérifié.

    bhein si la pravda laisse passer mon message c’est de plus en plus dur , la liberté » d’expression

  10. bob08

    Pour ne pas se tromper d’avenir,il est prudent d’analyser le passé..Lorsque j’entend MLP parler de l’esprit de la résistance,le vioc que je suis a les poils qui se hérissent,surtout ne jamais oublier,l’attitude de l’extrème droite Francaise pendant l’occupation ou les résistants étaient pourchassés dénoncés voire
    déportés ou assassinés…
    Chez ces gens là comme en Sarkozie,il n’y a ni pudeur,ni morale!!

  11. Gérard Eloi

    @ André,

    Medias et FN…

    Plus de 90 % des medias ( Lagardère,…) « roulent » pour Sarkozy.
    Or ces medias font la promo de Marine Le Pen. Pourquoi ?

    Une hypothèse : et si c’était simplement en espérant ainsi préparer un 2ème tour NS-MLP, puisque, comme en 2002, la droite peut imaginer un report des voix de gauche pour faire barrage au FN.

    Mais comme ce qui fait monter le FN lui revient de l’UMP, il est plausible que cette tactique se retourne contre son fabricant, et que ce soit le PS qui n’ait « que » le FN à affronter au 2ème tour !

  12. Hiram

    Oui, cette République laïque, sociale et émancipatrice reste à construire… Peut-être alors conviendrait-il de commencer par l’intérieur du PS… dont de nombreux élus cumulards ne se privent pas de reniements… des « chefs vénaux » qui font passer leur « confort politique » en premier… plutôt que d’emmener le peuple dans de grands projets de l’Idéal… Mais ces « élites » ont-elles déjà un jour travailler pour l’intérêt général ?

  13. jacquet andré

    Bravo Najat ! Le billet est comme à l’accoutumée ciselé, précis, argumenté . Sarko a tout perverti et il continue . Quant au F N , la presse en fait trop . c’est à nous de dénoncer ces impostures . Amitiés André J

  14. Madjid Ben Chikh

    Je suis à peu près d’accord, à cela près que ce qui distingue la République de la droite et de Marine (c’est la même, qu’on ne s’y trompe pas), de celle de la gauche (je ne parle pas des partis car sur ce point ils sont assez lamentables), c’est la Démocratie. Ce n’est pas un hasard si pendant longtemps les socialistes ne parlaient pas de « la république », mais de la « démocratie sociale ». La gauche doit se ressourcer aux sources de son idéal démocratique et arrêter de voir du communautarisme partout, de critiquer le multiculturalisme qui est un pari sur les institutions et la démocratie. Parce que tous les groupes, les minorités qui s’organisent, revendiquent, le font car ce faleux contrat républicain, dont Najet a raison de souligner a quel point il n’existe pas et n’est qu’un devenir idéal, est imparfait. Une gauche qui critique ses communautés est une gauche qui se coupe de ce qui fait son energie pour changer.
    Les femmes pour l’égalité.
    Les homosexuels pour leurs droit.
    Les musulmans pour leur dignité à pratiquer dans des conditions décentes.
    Les antillais pour leur exigeance de respect d’une identité faite d’Afrique et d’esclavage.
    Les Africains, les migrants pour leur droit à tenter leur chance dans un monde où tout, finance, produits, armes, idés circulent, sauf les hommes.
    La gauche doit sortir de la glue republicaine dans laquelle elle s’est laisser enfermer et reprendre le drapeau de la democratie, le parti du mouvement, des luttes épars et justifiées par, justement, notre idéal d’une république universelle, faite par les citoyens et pour les citoyens.
    On pourrait commencer par chanter La Marseillaise dans nos meetings, mais pas, comme les « républicains », en s’arrêtant au premier couplet, mais en allant jusqu’au bout, quand on condamne les tyrans, quand on invite les peuples du monde à briser leurs chaines, quand on contemple la liberté en brisant nos chaines en concluant « aux armes, citoyens ». En un an de cette cure, je ne doute pas que la droite renoncera à chanter un chant qu’elle s’est approprié en le détestant.
    Merci Najet. À suivre.

  15. Cécile

    Marianne incarne la république française et représente les valeurs de la république et des citoyens français.

    C’est une image : et oui pour moi Najat représente tout cela

  16. Cécile

    A Mdr : sacrilège pour qui ?

    mais tu as quelque part raison,

    est ce que la France actuelle la mérite ?

  17. Cécile

    La marine , la marine :
    ça me rappelle qqchose … ah mais oui:

    http://www.youtube.com/watch?v=rW8kXz3cD38

    oh non ça va pas recommencer !

    et oh tous ceux qui se « revendiquent » d’un vrai Gaullisme , ( et plus si affinités )
    mais où sont ils passés ? alors on laisse faire ?
    non merci ;
    Najat : trés belle analyse comme toujours, d’ailleurs pour moi tu honorerais la France en Marianne.

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