Il est (encore) permis d’espérer…

J'aime ! Publié le 18 décembre 2011

En février 2001, Lionel Jospin alors Premier Ministre remettait à Vaclav Havel, alors Président de la République tchèque, le Prix de l’Académie universelle des cultures au Collège de France. C’est avec ces mots qu’il concluait son discours d’éloge, et que j’avais gardés dans mes archives: c’est le moment de les partager.

« Monsieur le Président, cher Vaclav HAVEL,

S’il fallait résumer d’un mot la force qui vous guide et qui probablement vous fait aujourd’hui recevoir ce prix, je crois que ce mot serait précisément celui de responsabilité. Responsabilité du dramaturge, convaincu que la création est un appel à la liberté ; responsabilité du penseur, qui court le risque de cette liberté pour éclairer le monde ; responsabilité de l’homme d’État, qui accepte de composer avec les contradictions du réel sans pour autant renoncer aux valeurs qui l’inspirent.


Vous n’avez pas renoncé à changer le monde, non par ambition démesurée, mais parce que tout au long de votre vie vous avez été porté par la conviction, je vous cite, que  » chacun d’entre nous doit commencer par lui-même « . Loin de sombrer dans le pessimisme, vous avez résumé votre foi dans l’avenir dans le titre de votre dernier ouvrage paru en français :  » Il est permis d’espérer « .

Grâce à ce que vous faites, grâce à ce que vous êtes, Monsieur le Président, oui, il est permis d’espérer. »

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Un commentaire sur Il est (encore) permis d’espérer…

  1. jean louis prime

    je ne sais pas si l’on peut encore espèrer mais j’attends avec impatience que la compagne commence, que l’on débate, que des propositions soient faites dans tous les dommaines où il n’y a plus beaucoup d’espérance. Peut être ensuite, « il sera permis d’espèrer » à nouveau.

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