Pour une armée exemplaire, tolérance zéro contre les atteintes aux droits des femmes

14 Juillet 2012 avec les femmes militaires
Droits des femmes Publié le 12 mars 2014

Depuis quelques jours, les affaires sont venues sur le devant de la scène. Sans doute ne se sont telles pas multipliées subitement. Elles sont plus médiatisées. Elles s’additionnent. Elles font prendre conscience d’un problème qui n’est certes pas nouveau, mais n’en est pas moins essentiel. Dans notre armée, les droits des femmes doivent s’imposer !

La parole se libère et c’est une bonne nouvelle. L’ouvrage La guerre invisible : révélations sur les violences sexuelles dans l’armée française de Leila Minamo et Julia Pascual qui ont conduit ce travail d’investigation sans précédent est à cet égard une interpellation salutaire.

Avec Jean-Yves Le Drian, nous travaillons très étroitement. Nous condamnons avec la plus grande fermeté les atteintes aux droits des femmes dans l’armée : harcèlement, discrimination et violences sont totalement inexcusables à l’encontre des valeurs d’égalité et de cohésion véhiculées par l’institution. Le respect des personnes, de leur intégrité physique et morale ainsi que de leurs droits est une obligation absolue pour le ministère de la Défense ainsi que pour l’ensemble de son personnel. Dans le prolongement des différents travaux menés depuis un an et demi sur la place des femmes dans la Défense, une enquête conjointe de l’inspection générale des armées et du contrôle général des armées a été déclenchée le 27 février sur les violences sexuelles. Il a également été demandé au général Didier Bolelli et à la Contrôleure Générale des Armées Brigitte Debernardy, de « formuler d’ici fin mars des recommandations qui constitueront un plan d’action vigoureux » afin de lutter contre ces actes.

Une fois les conclusions de cette enquête connues, pourra être annoncé rapidement un plan d’action de lutte contre le harcèlement et la discrimination. Il reposera sur 3 principes : la transparence, la prévention et les sanctions.

Aucune impunité ne doit être possible pour les auteurs de tels faits. Une politique de tolérance zéro est mise en place par le ministère de la Défense à l’égard des comportements qui portent atteinte aux droits des femmes. Les responsables doivent répondre de leurs actes à la fois devant leur administration ainsi que devant la justice pénale en tant que citoyen, si les faits l’imposent. Ils sont sanctionnées à la hauteur des faits reprochés. Les victimes doivent savoir qu’elles ne sont pas seules au sein de l’institution, qu’elles seront soutenues si elles révèlent les faits.

Pour que la parole continue à se libérer, un dispositif a été mis en place, présent à chaque échelon, qui permet aux personnels de soulever les difficultés rencontrées et d’alerter l’institution pour permettre une instruction. C’est une évolution importante dont nous devons assurer l’effectivité. Un observatoire de la parité a été créé, qui assurera un rôle de veille, de suivi et d’interpellation. Une haut fonctionnaire à l’égalité des droits pilote ce chantier au côté du Ministre : Françoise Gaudin.

Le ministère de la Défense s’est donné une feuille de route pour cela qui est actualisée chaque année, dans le cadre d’une discussion avec mon Ministère. Respecter le droit des femmes n’est pas une option pour nos Armées. C’est un prérequis de la mixité dont elles ont un besoin impérieux pour poursuivre leur développement.


Photo © MDDF / Valentine Pedoussat

5 commentaires sur Pour une armée exemplaire, tolérance zéro contre les atteintes aux droits des femmes

  1. jules

    Des casernes réservées???????
    C’est Ségolène Royal qui a écrit celà????K?

  2. jules

    qu’elles changent de métier,les pleureuses^,elles ont choisi un mêtier d’hommes,elles en ont les avantages sans le moindre des inconvénients…

  3. franck

    bonjour,
    je trouve cela inadmissible, on devrait soit appliquer le respect envers les femmes dans l’armée ou bien avoir des casernes réservées
    au femmes de tel sorte qu’elles soient pas obligé de démissionner.

  4. LANCIEN Dominique

    à M. Becker.Il ne suffit pas que Vous n’ayez eu connaissance de malveillance en vers des militaires Femme,pour que le doute sur la véracité des dires de cette jeune Femme,soit la réaction prioritaire! Je suppose que Vous vous informez!? Si oui,Vous aurez pu constater que ces agissements existent bien malheureusement dans des armées d’autres pays ! Et je ne pense vraiment pas que la France comme par magie,ferait exception!

  5. Becker Didier

    En 30 ans de carrière sur tous les fronts et sous toutes les latitudes, je n’ai jamais constaté la moindre malveillance vis-à-vis de mes collègues féminines. J’émet donc la plus grande réserve quand au « dossier » créé par Mmes Leila Minamo et Julia Pascual.

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