Solidarité internationale : les jeunes s’engagent. Portrait de Camille Saulnier.

Jeunesse Publié le 7 août 2014

Les jeunes s’engagent dans la solidarité internationale. Au travers plusieurs témoignages, la ministre de la jeunesse vous invite à découvrir ces volontaires qui ont décidé de s’engager et de servir des grandes causes humanitaires : quels que soient le niveau d’étude, le temps disponible et l’expérience de terrain, à chacun son volontariat !
Plus d’information sur les sites
www.jeunes.gouv.fr et www.france-volontaires.org

Camille Saulnier est la déléguée nationale de l’ONG Planète Urgence au Mali. A 25 ans, cette jeune femme déterminée œuvre au service des populations de la région de Mopti, dans le Sahel africain. Son témoignage s’adresse à toutes celles et tous ceux qui rêvent d’action humanitaire sans savoir pas où commencer…

En quoi consistent vos actions?

Je suis installée à Bamako depuis décembre 2013. J’agis pour l’association Planète Urgence dans la région sahélienne de Mopti où j’accompagne une équipe d’une dizaine de Maliens dans la mise en œuvre de nos projets de sécurité alimentaire et de protection de l’environnement. Mon rôle consiste notamment à assurer la coordination avec les autres présents dans la région afin de répondre au mieux aux besoins des populations maliennes.

Qu’est-ce qui vous a amenée dans cette voie, comment y êtes-vous parvenue?

Il faut de la persévérance ! Je pense que c’est la première qualité requise pour réussir son projet. Moi j’ai d’abord obtenu un master Action Humanitaire et Analyse de Crises à l’Université de Savoie. Ensuite j’ai fait deux stages, l’un à Paris au siège de l’ONG CARE France, l’autre en Haïti avec l’ONG Acted. A l’issue de ces expériences j’ai décroché fin 2013 ce poste de Volontariat de Solidarité Internationale.

La principale difficulté rencontrée?

Disons que les places sont précieuses, car dans l’humanitaire la concurrence est de plus en plus présente et les missions réservées à des profils juniors assez rares. Il faut donc s’accrocher pour, petit à petit, parvenir à se faire une place.

Peut-on « faire carrière » dans l’humanitaire?

Je me suis toujours sentie attirée par le milieu de la solidarité internationale. Plus jeune, à Chambéry, je faisais déjà du bénévolat pour Amnesty International. Une année Erasmus a fini de me convaincre et j’ai fait le choix d’un engagement en milieu interculturel. C’est ce qui a guidé mes études et aiguisé mon désir d’œuvrer dans l’aide humanitaire dans le sens littéral du terme : secourir les populations touchées par des catastrophes et faire de la prévention contre les catastrophes naturelles (prédiction des cyclones, sécheresse, etc). Après ces deux premières années, je sais que je veux continuer l’aventure.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus?

Les multiples rencontres que je fais tous les jours sur le terrain. La diversité des environnements où je suis amenée à travailler. Le sens des responsabilités que me font acquérir très rapidement les différentes situations que je dois affronter. Tout cela est extrêmement enrichissant tant sur le plan professionnel que du point de vue humain et personnel.

Quel message vous adresseriez à ceux qui comme vous voudraient s’engager dans un projet humanitaire ou de solidarité internationale?

A celles et ceux qui seraient tentés par l’expérience, je conseillerais d’abord de se tourner vers les universités et les organismes qui proposent des formations très sérieuses. Je leur dirais aussi de se renseigner auprès de leur commune, leur département ou leur région. Il existe en effet des programmes et des aides pour réaliser ses projets de solidarité internationale. Pour l’anecdote, c’est avec l’aide des régions Rhône-Alpes et Poitou-Charentes, et avec un soutien de la ville de Chambéry, qu’avec un ami nous avons réalisé en 2012 un travail en Colombie sur le sort des familles de déplacés. Nous sommes revenus avec une exposition photos qui a touché de nombreux publics sur cette réalité liée aux conflits armés dont ce pays a souffre depuis 50 ans.Camille Saulnier-Mali-Equipe

Plus d’information sur les sites www.jeunes.gouv.fr et www.france-volontaires.org.

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