Ensemble, pour la formation professionnelle des jeunes en Méditerranée

À l’heure où, plus que jamais, l’horizon de la jeunesse euroméditerranéenne outrepasse les frontières nationales, je réunissais ce mardi 28 novembre à Marseille les ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur ou de la Formation professionnelle des 10 pays du « 5+5 », espace de dialogue, de coopération méditerranéen, qui réunit 5 pays du nord de l’Afrique (l’Algérie, la Lybie, le Maroc, la Mauritanie, la Tunisie) et 5 pays du sud de l’Europe (l’Espagne, la France, l’Italie, Malte et le Portugal).

Avec ces ministres, nous avons décidé d’agir ensemble. D’agir ensemble pour répondre aux réalités de vie et aux aspirations des jeunes euroméditerranéens car notre ambition ne peut plus se limiter à œuvrer chacun dans nos cadres nationaux. D’agir ensemble car nous voulons offrir une perspective et un espoir à la jeunesse qui vit autour de la Méditerranée et partage, au-delà d’une identité géographique et culturelle, une véritable communauté de destin. Tous, nous plaçons l’éducation et la formation professionnelles au cœur de nos politiques publiques, avec certes des approches diverses, mais un but commun : l’accomplissement professionnel.

C’est pourquoi, nous avons réaffirmé que nous voulions œuvrer ensemble pour améliorer, valoriser la formation professionnelle des jeunes en Méditerranée et accroître leur employabilité en favorisant notamment la mobilité.

La mobilité est le premier enjeu. Pour la favoriser, nous avons décidé la création d’un cadre euro-méditerranéen des compétences, qui permettra la reconnaissance des acquis dans des secteurs professionnels prioritaires. Pour la réussite de notre projet, nous voulons associer le monde économique, en suscitant la mise en place d’un réseau d’entreprises euro-méditerranéennes qui s’impliqueront dans les formations initiale et continue.

Ensuite, nous déploierons dans chacun de nos pays des campus des métiers et des qualifications, parce qu’ils favorisent l’échange et l’innovation entre les établissements de formation et les professionnels des métiers concernés. Nous travaillerons à implanter des Centres d’excellence de formation professionnelle, qui visent à la formation de formateurs, en partenariat avec les entreprises et nous développerons l’accès à l’information en soutenant des initiatives telles qu’ « euromed mobilities », projet qui recense l’ensemble des offres de formation à l’université ou dans les entreprises, les opportunités de mobilité et les bourses possibles.

Enfin, nous créons un « pass Euro med », un «passeport » qui facilitera la mobilité, incluant le CV de son utilisateur, ses compétences acquises, ses diplômes et son expérience professionnelle sur le modèle de l’Euro pass.

Ces nouveaux outils sont directement issus de nos échanges, du dialogue sur nos pratiques pour relever ensemble le défi de l’insertion professionnelle et de l’emploi des jeunes. Ils constitueront pour les jeunes concernés autant d’opportunités nouvelles, de possibles à saisir, mais aussi de reconnaissances de leurs aspirations pour que la Méditerranée soit résolument un espace dans lequel ils puissent écrire leur avenir.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

>> Lire aussi l’intervention de la ministre en ouverture de la rencontre de Marseille :
« Dialogue 5+5 : être à la hauteur des espoirs des jeunes de nos pays« 

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4 commentaires sur Ensemble, pour la formation professionnelle des jeunes en Méditerranée

  1. fofana issouf

    bonsoir
    je suis un jeune élevè de 24 ans de niveau terminal sans diplôme.je suis issu d une famille pauvre par manque de moyens financiers j ai mis terme a mes études.
    j aimerais intégrer la légion étrangère de franque mais je n ai pas les moyens financiers pour immigrer .
    alors je vous lance un sos d aide humanitaire en m envoyant une lettre d invitation.

  2. Marchand

    C’est bien, c’est une très bonne initiative.
    Il faudrait néanmoins en France, que l’on puisse inclure tous les jeunes dans le système scolaire sans leur demander de se dévêtir de leur appartenance religieuse.
    L’État doit se placer au dessus de tout et ne doit pas par conséquent mettre un frein à l’éducation de jeunes sous prétexte que certains intégristes de la laïcité font pression au quotidien.

  3. BREYE

    (un «passeport » qui facilitera la mobilité, incluant le CV de son utilisateur, ses compétences acquises, ses diplômes et son expérience professionnelle)
    BRAVO si vous n’oubliez pas les perspectives d’avenir et d’emploie (dans les pays du sud et du nord avec comparatifs) à mon avis il faut éviter que ces jeunes soient influencés par des marchands de bonheurs)

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