Agissons contre le harcèlement : lettre aux enseignants et à la communauté éducative

Éducation nationale Publié le 11 février 2015

Madame, Monsieur,

Je m’adresse à vous aujourd’hui pour mobiliser l’ensemble de la communauté éducative contre le harcèlement.

Depuis maintenant deux ans, nous avons accompli un travail important en terme de sensibilisation, de prévention et de formation des personnels pour lutter contre ce fléau.

Mais ce n’est pas suffisant, 700 000 élèves souffrent de harcèlement, et parmi ceux là, 383 000 souffrent d’un harcèlement sévère.

1 élève sur 5 a connu de la cyberviolence, c’est pour cette raison que je m’adresse à vous ce 10 février, « jour de l’internet sans crainte ».

Nous devons poursuivre le combat contre ce mal qui crée chez les élèves des blessures dont il arrive qu’ils ne se relèvent pas ou très difficilement.

La loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes du 4 août 2014 reconnait le harcèlement moral comme un délit.

Mais le rôle de l’école est en premier lieu de prévenir, je tenais à vous rappeler l’existence des très bons outils développés par la mission ministérielle de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire et qui sont à votre disposition sur le site :

http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/centre-de-ressources/outils-pedagogiques/

Vous pouvez également vous appuyer sur les 250 référents harcèlements qui existent, il y en a forcément plusieurs dans votre académie.

Mais ce n’est pas suffisant et nous devons aller encore plus loin.

Nous allons accentuer nos efforts dans le premier degré en mettant en place un parcours de formation continue M@gistère pour accompagner les enseignants et mieux les armer pour prévenir les situations de harcèlement.

Nous allons également mettre à disposition des élèves, des familles et des personnels, des ressources qui faciliteront l’accès des victimes à un soutien efficace et de proximité.

Enfin, nous disposons actuellement de deux numéros verts pour apporter de l’aide aux victimes, nous allons développer un numéro à 4 chiffres qui rendra plus facile l’accompagnement des familles et nous allons mobiliser l’ensemble de nos partenaires sur un sujet qui dépasse largement les murs de l’école.

Parce que le problème est important et qu’il est vital que nous le prenions tous à bras le corps, je sais pouvoir compter sur vous.

Najat Vallaud-Belkacem
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche


Photo : Visite de la ministre au collège Pierre de Ronsard à Paris pendant un atelier e-enfance consacré à la prévention du cyber-harcèlement, le 6 février 2015.
© Philippe Devernay / MENESR

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11 commentaires sur Agissons contre le harcèlement : lettre aux enseignants et à la communauté éducative

  1. Boujeant

    Madame,

    Tout d’abord merci de poursuivre le travail de M. Luc Chatel.

    Cependant pour le bien-être de ces petits citoyens en construction, vous vous devez d’agir plus fermement. La formation du corps enseignant doit être une obligation ! Des modules de discussion autour du harcèlement doivent être intégrés aux cours existants.

    Notre fils a la chance d’être dans une bonne école (privé sous contrat dans le 12ème). Malgré cela le mot harcèlement provoque encore de l’indignation.

    Cordialement,
    Dorothée Boujeant

  2. garcia fadia

    Comme je dis toujours aux parents , tant que cela n’arrive pas aux vôtres d’enfants , le harcèlement c’est quelque chose d’acceptable .

    Mon fils samuel 6 ans à vecut un veritable harcelement pendant depuis sa rentrée 2013 au CP , par deux enfants redoublant de sa classe .
    Au debut je pensais que cela venait de lui , perte de ses affaires, baguarres …
    Je l’ai fait suivre par un psychologue a cette rentrée pensant qu’il avait du mal à s’adapter .
    J’ai signalé les faits , les coups , les injures plusieurs fois a la directrice qui est aussi sa maitresse … elle l’a changé de place .
    Et au mois de janvier 2014 , je me suis rendu compte que je devais encore une fois lui demandé de changé mon fils de ma place car un des enfants harceleur était encore une fois à coté de Samuel .

    J’ai fait confiance à l’équipe éducative , j’ ai appelé le N°contre le HARCELEMENT à L’école , j’ai même été voire la mairie ….. rien .

    le harcelement à continué ….. c’est la psychologue de mon école qui m’a le plus aidé dans cette histoire .

    Malgré mes mots dans le carnet de liaison pour avoir une médiation avec les parents de ses enfants harceleurs , j ‘ai eu droit à des » Vu » signé de la maitresse de mon fils .

    Rentrée 2014 ; la maitresse ( toujour la même )me demande de lui faire confiance .

    Deux semaines après j’étais au commissariat pour un dépot de plainte , mon fils à été attaqué par un des enfants harceleur a coup stylo dans la cour de récréation .
    Toujours dans un souci de transparence , j’ai signalé a la directrice que j’allais à la gendarmerie .
    Ce sont les gendarmes à 9h00 du matin qui m’ont signalé que j’avais un rendez vous à 10h00 avec la directrice pour une médiation avec les parents de l’enfant et la psychologue scolaire .

    Je trouve dommage de devoir en arrivé là .

    Quand un enfant passe le portail de l’école , il à droit à la sécurité .

  3. garcia fadia

    Comme je dis toujours aux parents , tant que cela n’arrive pas aux vôtres d’enfants , le harcèlement c’est quelque chose d’acceptable .

    Mon fils samuel 6 ans à vecut un veritable harcelement pendant depuis sa rentrée 2013 au CP , par deux enfants redoublant de sa classe .
    Au debut je pensais que cela venait de lui , perte de ses affaires, baguarres …
    Je l’ai fait suivre par un psychologue a cette rentrée pensant qu’il avait du mal à s’adapter .
    J’ai signalé les faits , les coups , les injures plusieurs fois a la directrice qui est aussi sa maitresse … elle l’a changé de place .
    Et au mois de janvier 2014 , je me suis rendu compte que je devais encore une fois lui demandé de changé mon fils de ma place car un des enfants harceleur était encore une fois à coté de Samuel .

    J’ai fait confiance à l’équipe éducative , j’ ai appelé le N°contre le HARCELEMENT à L’école , j’ai même été voire la mairie ….. rien .

    le harcelement à continué ….. c’est la psychologue de mon école qui m’a le plus aidé dans cette histoire .

    Malgré mes mots dans le carnet de liaison pour avoir une médiation avec les parents de ses enfants harceleurs , j ‘ai eu droit à des  » Vu  » signé de la maitresse de mon fils .

    Rentrée 2014 ; la maitresse ( toujour la même )me demande de lui f

  4. NathWM

    Madame,
    Notre fille a été harcelée dernièrement dans son collège Côte Legris à Epernay. Nous n’avons pas porté plainte contre les harceleurs mais avons proposé qu’une association intervienne en association avec le référent du collège. Mme GUILLET principale et Mr BOURIN principale-adjoint ont accepté qu’une intervention soit faite par cette association trouvant ceci une très bonne initiative de notre part pour qu’après 3 jours, ils fassent machine arrière. Pourquoi ? Ils minimisent ce qui est arrivé ainsi que le médecin scolaire. Certes, le référent est venu dans la classe de ma fille mais cela n’est pas suffisant. Il faut savoir qu’à Epernay tout va bien dans le meilleur des mondes, pas d’harcèlement, on étouffe les propos des parents, on cache et passe sous silence les problèmes. Alors, que dans les villes alentours les principaux se bougent, font intervenir des associations et tapent des poings sur la table. Epernay, eh bien, c’est l’omerta, peur de ne plus avoir de budget, peur pour leur carrière au détriment des enfants et de leur santé. C’est honteux et écoeurant. Que comptez-vous faire contre tout ce silence de la part de ces chefs d’Etablissements, de ces inspecteurs académiques qui freinent l’intervention d’associations qui sont sur le terrain et connaissent bien le sujet du harcèlement ? Retenez le nom de cette ville où tout va bien : EPERNAY, capitale du CHAMPAGNE, où le harcèlement n’existe pas.

  5. Nanou

    Bonjour, je suis assistante sociale scolaire depuis 15 ans et je le dis sans aucune prétention, je n’ai pas attendu que le gouvernement réagisse en 2011 pour agir contre le harcèlement à l’école car pour suivre des enfants en difficultés scolaires ou dans le cadre de la lutte contre l’absentéisme, je rencontre beaucoup d’enfants ou adolescents qui me disent être victimes de harcèlement de la part d’autres élèves.
    Je suis persuadée qu’il faut lutter contre ce phénomène par deux axes, la prévention et sensibilisation auprès des élèves mais aussi des enseignants, des équipes de Direction et bien sûr des parents.
    Je ne suis pas la seule assistante sociale de l’Éducation Nationale à lutter contre ça depuis des années.
    Je me suis construite une trame seule pour intervenir chaque année un peu après la rentrée scolaire auprès de tous les élèves de 6ème des collèges où je travaille.
    Je reçois les élèves par demi-groupe (environ 15 élèves) pendant une heure, sans leur professeur, assis tous ensemble en rond autour de tables et après m’être présentée, avoir présenté mon rôle, je les fais réfléchir sur la violence et les amène d’eux-mêmes à me parler de la violence à l’école et notamment du harcèlement, je les fais réfléchir aux différentes formes de harcèlement, puis je leur dis que c’est puni par la loi, leur fais un rappel simple (vu leur âge) à la loi et leur demande pourquoi ils croient que c’est puni par la loi. Et là nous parlons des conséquences du harcèlement, je leur demande d’y réfléchir de la moins grave (perte du sommeil, de l’envie de venir à l’école, de l’envie de travailler à la plus grave (perte de l’estime de soi, phobie scolaire, suicide …) Je leur parle aussi du danger des réseaux sociaux.
    Je peux vous dire que chaque année, après mes interventions, des élèves prennent rv seuls à mon bureau malgré leur jeune âge pour me révéler qu’ils sont victimes de harcèlement. Alors je les écoute (je suis formée à l’écoute de par ma formation initiale) et ensuite leur propose de traiter leur problème, s’ils n’en n’ont pas parlé à leurs parents je les appelle puis propose à l’élève de rencontrer son ou ses harceleurs en compagnie de la CPE ou de la principale ou son adjointe (qui sont sensibilisées au problème et qui représente l’autorité dans l’établissement) ensuite, selon ce que veut l’élève harcelé, soit nous disons aux harceleurs que c’est lui qui nous l’a dit, soit nous disons que nous avons été prévenus par d’autres élèves ou des profs ou même des parents … et là, face à ces jeunes harceleurs, je reprend à peu près la même trame que ce que je fais avec les 6ème, il n’est pas rare que les harceleurs se mettent à pleurer ou me disent qu’eux-mêmes ont subi ça, je parle aussi et la Direction également de la sanction qu’ils vont avoir, que leurs parents vont être prévenus et aussi leur explique que les parents de l’élève qu’ils ont harcelé peuvent porter plainte … Cela prend beaucoup beaucoup de temps mais je peux vous dire qu’après avoir pris ce temps, le harcèlement s’arrête vraiment, et s’il recommence, et bien on recommence le même processus. Lorsqu’il s’agit de « mise à l’écart » dans une classe d’un élève, il n’est pas rare que je travaille sur le problème avec le professeur principal et toute la classe et parfois l’élève mis à l’écart désire être présent, là aussi souvent ça s’arrange, pas toujours mais je fais un travail où j’ai du apprendre le deuil de la « baguette magique » …
    Tout ça pour dire que les assistantes sociales scolaires font un travail de fourmi depuis des années sur le sujet et personne n’en parle.
    Il est à noter que nous ne sommes que 3000 en France et que pourtant nous sommes de par notre formation compétentes pour agir. Le petit nombre que nous sommes fait que hélas nous intervenons sur plusieurs établissements, que donc tous ne sont pas couverts et que malheureusement nous n’intervenons pas en primaire, lieu où commence le harcèlement à l’école.

    Madame la Ministre, par pitié, si l’idée vous prenait de former des nouveaux personnels sur des emplois « aidés » pour lutter contre le harcèlement, ne le faites pas je vous en prie, pensez plutôt à augmenter le nombre d’assistants sociaux scolaires, merci.
    Merci de m’avoir lue.

  6. Ménard Marie

    A Madame la ministre de l’éducation nationale.
    J’ai été harcelée ! Vos mesures ne sont pas suffisantes. Vous ne ciblez pas le problème principal. Je souhaiterais m’entretenir avec vous. J’habite au Mans, voici mes coordonnées :

    Dans le cas ou ce ne serait pas possible voici mon témoignage. Il est assez long. Je vous supplie de prendre le temps de le lire.

    Je m’appelle Marie j’ai 16 ans.
    J’ai été victime de harcèlement au lycée l’année dernière. On comprend beaucoup de choses quand ça nous arrive, notamment l’importance de nos proches dans ces moments terribles. Il faut d’abord savoir qu’à l’école primaire et au collège, j’étais déjà la cible des élèves. On n’appelait pas ça du harcèlement scolaire à l’époque, mais ça en était bel et bien. Si je calcule bien, j’ai été harcelée pendant presque 7 ans.
    Le harcèlement a commencé avec ma prof de CE1 et de CE2 qui a tout fait pour me casser et elle a effectivement brisé la confiance que j’avais en moi. Les « tu ne feras jamais rien », « tu es nulle », et les 0/20 mis par pure méchanceté déferlaient… A partir de là, n’ayant plus confiance en moi, le harcèlement verbal commençait de la part des élèves « t’es moche; t’es grosse; personne t’aime; tu sers à rien ». Jusqu’en 5ème ou il devenait « physique » (on m’arrachait des chouchoux, me lançait des pierres, des vers de terre, me poussait dans les escaliers, m’humiliait en cours…). Puis en 3ème, plus rien car ma mère est intervenue. C’est en 2nde que le harcèlement a reprit de plus bel. Il était à la fois verbal, moral, physique et s’est même transformé en cyberharcèlement…

    L’année 2013 représentait pour moi un nouveau départ, c’était enfin l’année ou j’entrais en Seconde, et pourtant…..
    Dès le début de l’année scolaire, j’ai senti que l’intégration serait difficile. Notamment à cause de petits groupes qui avaient l’air de se connaître depuis longtemps.
    Ce jour là, j’ai décidé d’être amie avec une fille mais déjà, on entendait les rires derrière nous.
    Au mois de Septembre, seuls les rires persistaient dans mon dos. Je ne comprenais pas pourquoi…peut-être était-ce parce que mon amie et moi étions toujours au premier rang pendant les cours. Je n’y prêtais pas attention pourtant.
    Au mois d’Octobre, les rires étaient plus forts, 4 filles étaient contre moi. Elles avaient décidé que je serais leur souffre-douleur pour l’année. Tout allait toujours bien, je commençais pourtant à ne plus vouloir aller au lycée, je n’aimais plus autant ma classe.
    Au mois de Novembre, au retour des vacances, l’ambiance était de pire en pire. Mon amie et moi, de plus en plus mises de côté, avions remarqué le comportement de 2 élèves qui nous faisaient très clairement sentir une différence entre eux et nous.
    Le mois de Décembre a commencé vraiment très mal puisque les rires étaient accompagnés d’insultes comme « ça pue » ou « tiens, une odeur vient de passer » (lorsque j’arrivais). Le 3 Décembre, j’ai découvert un chewing-gum dans mes cheveux, m’obligeant à en couper une grande mèche. Cela faisait apparemment 3 jours qu’une fille avait collé son chewing-gum dans mes cheveux, d’ou tous ces rires et insultes contre moi. Cet événement m’a choquée puisque je ne souhaitais plus aller au lycée. Cependant j’y suis retournée dès le lendemain, je n’ai jamais oublié ceci, j’avais peur que cela recommence. Le chewing-gum étant une attaque trop visible, les élèves de ma classe sont passés à une vitesse supérieure en me poussant , je ne comptais plus les fois ou je dévalais les escaliers par leur faute…
    La semaine suivante, en E.P.S, des groupes ont été formés : moi et mon amie avec 2 de nos bourreaux…Les filles ont demandé à changer de groupe aussitôt pour ne pas faire sport avec nous. En Allemand, j’ai été mise dans un groupe car personne ne voulait de moi. En Education Civique Juridique et Sociale (E.C.J.S), j’ai fait un exposé, seule comme depuis le début de l’année. Enfin, les vacances sont arrivées.
    Dès la reprise, en Janvier, un garçon me lançait des bouts de gomme en Maths. Je ne voulais plus aller dans cette matière, j’ai donc arrêté de faire des efforts en Maths. Mes notes ont baissé. Les semaines suivantes, il lançait des stylos à travers la classe, toujours dans ma direction. Nous avons à nouveau fait des groupes en E.C.J.S, j’étais encore seule. J’ai arrêté de travailler en Allemand, Anglais, S.V.T et en S.E.S.
    Au mois de Février, les insultes étaient plus fortes, plus nombreuses, mais derrière mon dos. En M.P.S, des groupes ont été fait, j’étais dans le groupe de mes bourreaux; personne ne voulait être avec moi, le groupe a été fait par tirage au sort. Je m suis demandé si j’avais fait quelque chose de mal. Pourquoi les élèves de ma classe me rejetaient ?
    La semaine suivante, les filles du groupe de M.P.S me laissaient de côté. Elles ne m’ont pas regardée une seule fois en 1 heure. Je suis donc partie du cours avec l’accord de Maman car je ne supportais plus cette situation. Nous somme, Maman et moi, allézs parler de tout cela à mon professeur principal. Il a donc tenté d’arrêter les choses en parlant avec la déléguée, également contre moi. Tous ces évènements étaient pour moi du harcèlement moral, puis la déléguée l’a dit à toutes les personnes de ma classe. Les élèves venaient tous me voir dans le couloir pour prendre la ddéfense de ladéléguée. Certains élèves me regardaient méchamment. Une fille est venue me voir pour m’avertir : à la fin du cours d’E.P.S, les élèves s’étaient donné rendez-vous pour me taper. J’ai eu peur. D’autant plus que je m’étais déjà fait « choppée » 3 fois dans les couloirs par ses mêmes élèves….ça faisait déjà plusieurs fois qu’il y avait des altercations profs-élèves dans le but de me protéger contre les élèves.
    Le week-end suivant, j’ai découvert des tweets d’insultes contre moi. Ma dignité, mon moral étaient atteinds. Je ne m’imaginais pas retourner au lycée dans ces conditions. Je faisais des cauchemards et pleurais quand j’y repensais, j’en tremblais parfois. J’avais peur des ces personnes et de mon lycée. Je ne voulais plus y retourner…
    Les seules choses pour lesquelles j’avais encore goût, étaient les moments avec ma famille et ma grande passion pour le foot, qui me permet d’oublier un peu tout cela. A part le foot, plus rien ne m’intéressait, je voulais seulement jouer au foot et oublier ces insultes qui me touchaient et me faisaient très mal moralement.
    J’avoue que, depuis le vendredi, je ne dormais pas et je n’avais plus faimou aors peut-être pas envie de manger car mon moral n’y était pas. Ma moyenne générale avait chuté de 2 points. Le samedi, je n’avais pas foot et je n’avais pas pu me défouler comme j’aurais voulu, évacuer tout ça, donc j’ai pleuré presque toute la journée, comme les deux jours suivants. Je n’aimais pas en parler, cela me stressais énormément, c’est pour cela que je préfèrais l’écrire.
    Je n’allais pas bien, je me laissais aller et j’ai même pensé au pire…je ne voulais plus vivre…Maman a pourtant trouvé les mots et nous sommes allées voir mon médecin le lendemain (Lundi). Après un examen psychologique elle en a conclue que je ne pouvais pas retourner au lycée et j’ai été descolarisée pendant 1 mois. Je lui avais clairement dit que je voulais mettre fin à mes jours. Mon médecin m’a prescrit un suivi psychologique. Le Mercredi de la même semaine, Maman, Papa et moi sommes allées à la Gendarmerie pour porter plainte (pour diffamation) contre 2 filles qui m’insultaient sur Twitter. J’ai obtenu réparation et me sentait tout de même mal. Après les vacances, je suis retournée au lycée, mais je me sentais tellement mal…Les professeurs étaient là également pour moi, ils ont tout fait pour que mon retour se passe bien, ils ont vraiment bien compris la situation et ont tous fait en sorte que les élèves comprennent ce qu’ils avaient fait. Concrètement, je m’en suis remise seulement il y a peu de temps, et encore… Je suis évidemment passée par la mutilation et toutes les choses qui pouvaient m’aider à évacuer cette souffrance accumulée pendant quelques mois…..

    J’espère avoir la chance de m’entretenir bientôt avec vous.
    Avec mes salutations distinguées,
    Ménard Marie

  7. tachounette

    AAAH VOILA UNE EXCELLENTE NOUVELLE : un numéro à 4 chiffres !!!!
    (bizarre, j’en parlais sur le profil facebook de « agir contre le harcèlement scolaire »…;) )

    Breye : une formation adressée aux enseignants pour « capter » les comportements de harcèlement et celui des victimes, n’est ce qu’on peut appeler « mélanger les torchons et les serviettes », Les enseignants sont parfaitement capables, du fait qu’ils cotoient leurs élèvent 5 à 7 heures par jour (comme pour nous qui travaillons 8 heures par jour, nous finissons par bien connaitre nos collègues)

    Donc, oui, c’est bien salutaire, pour l’enfant harcelé de se sentir épaulé par un adulte qui se rend compte qu’il y a un « truc qui cloche ». Une main tendue dans ce monde de « brute »…. ça rassure, juste ça est perçue comme une issue au harcèlement. Pas nécessaire de déployer un bataillon de référents sur place.

    Quant à Marion, il faut insister et montrer par a+b qu’il y a bien un problème (à faire constater par un autre intervenant dans l’établissement (voire un médecin)… quitte a employer les grands moyens . Le directeur d’école n’est pas au-dessus de tout.

    EN tout cas, je salue votre initiative Madame Vallaud-Belkacem.

    Une ancienne victime de harcèlement scolaire.

  8. Breye

    Bonjour :::: à mon avis tous problèmes humains , (car c’est un problème humain) doit être sorti de son contexte (quitte à créer des classes à part) :::: dans chaque école ou groupement d’école il doit y avoir un service , (on va dire de surveillance) , tenu par des PROFESSIONNELS :::: il ne faut pas mélanger les torchons avec les serviettes dans une même cuisine !!!!:::: les enseignants ont un métier :::: le service d’entretien à un métier :::: le service de surveillance a un métier :::: le personnel soignant à un métier etc. etc. :::: tous ces métiers travaillent ensemble mais n’ont pas la même fonction (cela s’appelle un processus)

  9. Marion

    Excellente initiative !
    Ma fille souffre de harcélement psychologique, j’en ai parlé à son directeur qui est aussi son enseignant.
    Rien de bouge, car il ne veut pas d’histoires dans son ecole. Au final il demande à ma fille de faire un effort et au final il m’a dit que ma fille me manipulait !
    Informer sur le harcélement c’est bien et c’est vital, mais nous, parents sommes confrontés à des enseignants qui ne veulent rien faire.
    Et dans ce cas, on fait quoi???

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