Harcèlement, violences à l’école : Il ne faut rien laisser passer !

Éducation nationale Publié le 3 avril 2015

« Il ne faut rien laisser passer » en ce qui concerne la violence à l’école, a souhaité vendredi Najat Vallaud-Belkacem, devant les élèves lauréats du concours « Mobilisons-nous contre le harcèlement », organisé par le ministère de l’Éducation et l’assureur MAE.

« Face à toutes les formes de violence, et je pense aux violences que l’on a connues encore la semaine dernière d’adultes sur des enfants, mais parfois d’enfants à l’égard d’enfants, il ne faut rien laisser passer« , a déclaré la ministre de l’Éducation nationale au lycée Henri IV à Paris.

« Dire non comme vous le faites » en « participant à ce prix« , c’est « un acte de résistance, un acte de solidarité« , a salué la ministre, rappelant qu’une loi qu’elle a portée dans ses précédentes fonctions a créé « un délit général de harcèlement désormais puni par la loi« .

« Rien ne justifie qu’un adolescent soit victime de brimades, d’injures, de violences psychologiques, physiques, de rejets ou encore de rumeurs. C’est le rôle de l’école de protéger ces enfants« , a-t-elle souligné.

Les vidéos ou affiches créées par des élèves pour lutter contre le harcèlement « vont pouvoir servir dans toutes les écoles, collèges, lycées » et lieux d’accueil collectifs, a dit la ministre aux élèves lauréats de dix établissements, parmi 813 projets présentés lors de cette deuxième édition du concours.

Lors de la formation des enseignants pour les sensibiliser au harcèlement, « on montre de moins en moins des affiches faites par des professionnels » et de plus en plus « des affiches faites par des élèves« , a souligné Éric Debarbieux, délégué chargé de la prévention et de la lutte contre les violences scolaires

Parmi les projets primés, une vidéo de l’école élémentaire Rothschild 2 Application à Nice: dans une cour de récréation filmée en noir et blanc, les élèves collent à tour de rôle un papier avec une insulte sur une fillette, la couvrant d’injures (« balance », « poil de carotte », « intello »…), jusqu’à ce qu’une camarade hurle « STOOOOP ! ». Accolade générale autour de la victime, tandis que l’image passe en couleurs. Puis, on redécouvre la fillette couverte d’autres mots, comme « respect », « solidarité », « pardon ».

Retrouvez tous les lauréats et leurs créations ici et sur le site du ministère de l’Éducation nationale.

Et quelques images de la cérémonie :

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Photos © Philippe Devernay / MENESR

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2 commentaires sur Harcèlement, violences à l’école : Il ne faut rien laisser passer !

  1. Marcel Libon

    Madame la Ministre,

    A propos de violence et de harcèlement… Vous avez agi avec sagesse en annulant les sanctions administratives prononcées de façon abusive contre Roland Veuillet il y a 10 ans.
    Quand allez-vous éradiquer le harcèlement moral hiérarchique qui brise des milliers d’enseignants chaque année en France ?
    L’ouvrage de Daniel Arnaud, les sites de Roland Veuillet, Guy Landel, Paul Villach, Omerta au Rectorat brisent le tabou sur ce fléau. https://omertaaurectorat.wordpress.com/
    De grâce, Madame la Ministre, n’attendez pas les prochains suicides d’enseignants pour agir.
    Veuillez agréer, madame la Ministre, l’expression de mes respects les plus vifs.

    Marcel Libon

  2. Baes

    A propos du nouveau fait divers de violence parentale / faire suivre à la personne competente merci !

    Je refuse de cautionner les agissements d’un état complice ! Complice par une protection de l’enfance déphasée et basée sur des dogmes absurdes et criminels . Tout est à revoir , complètement, totalement… Pourquoi favoriser le « lien » parental au détriment de l’intérêt supérieur de l’enfant ? Quelles sont les puissances obscures qui verrouillent cette idéologie débile et complice des tortures et des barbaries ? Des psychiatres ? Des psychanalystes ? Des EXPERTS ? Stupides, coupables, complices ! Comment une enfant de 2 ans 1/2 peut mourrir sous les coups de ses parents alors même que les services sociaux avaient décidé de retirer le petit dernier de 4 mois pour les mêmes raisons ? Qui sont ces criminels complices que nous payons de nos impôts ? – en tant que citoyen je refuse ces actions, ces méthodes, ces lois ; je m’oppose à l’état complice de tortures acceptées, légales, organisées ! Vous brulerez sur nos buchés et le peuple apaisé regardera ses enfants avec fierté et le sentiment du devoir accomplit

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