Parcours d’Éducation artistique et culturelle : de nouvelles initiatives à la disposition des enseignants.

Infographies Éducation nationale Publié le 9 juin 2015

Lors de la réunion conjointe des Recteurs d’académie et des Directeurs régionaux des affaires culturelles (DRAC), qui s’est tenue à la Cinémathèque française, la ministre a dévoilé de nouvelles initiatives mises à la disposition des enseignants.

Pour plus d’information, retrouvez le discours de la ministre sur l’Éducation artistique et culturelle ici.

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5 commentaires sur Parcours d’Éducation artistique et culturelle : de nouvelles initiatives à la disposition des enseignants.

  1. Laurent Sophie

    Quelle idée géniale ! Un concours de création de timbres ! ça , ça ne va pas être ennuyeux, ni élitiste. N’hésitez pas à nous proposer d’autres initiatives du même niveau.Je vais avoir quelques heures libres à partir de 2017. Au lieu de préparer mes élèves à obtenir un niveau B1 en allemand, je me réjouis de faire un atelier timbres.

  2. opinion défavorable !

    Les seules initiatives que nous prendrons seront de nous souvenir de ce saccage de nos métiers et de l’école publique plus largement, notamment dans les urnes.
    Par ailleurs, en privant de leur métier nombre de professeurs (lettres classiques, allemand, occitan etc.), nombreux sont ceux, au chômage technique, qui chercheront à partir !
    Bravo!

  3. opinion défavorable !

    74% des enseignants interrogés se déclarent opposés à la réforme, soit plus encore que l’ensemble des Français (61%) et 73% déclarent soutenir le mouvement de grève annoncé par une intersyndicale pour jeudi 11 juin.
    D’après ce sondage mené auprès d’un échantillon représentatif d’enseignants du secondaire, la mesure la moins populaire est la suppression des classes européennes: 87% des enseignants se disent contre. Ils sont 74% à s’opposer à la suppression du latin et du grec en tant qu’options, ainsi qu’à la mise en place d’Enseignements pratiques interdisciplinaires.
    Ils sont 76% à penser que la réforme va «niveler par le bas le niveau global des collègiens».
    84% choqués par la publication des décrets d’application le lendemain de la grève.

    Quant aux nouveaux programmes, ils sont jugés éloignés de la réalité des classes par 58% des enseignants qui en ont pris connaissance, et surtout jargonnants et incompréhensibles (73%).
    Si le fond ne passe donc décidément pas, la manière employée par la ministre semble également poser problème: 84% des professeurs se déclarent choqués par la publication des décrets d’application de cette réforme dès le lendemain de leur journée de mobilisation du 19 mai.

  4. lettre de parent

    Depuis plusieurs semaines, vous défendez la réforme du collège dans de nombreux médias, et vous demandez “un débat d’idées sincère et honnête” et un échange d’“arguments de bonne foi”.
    Comme le ministre de l’Intérieur, “par principe je ne crois pas ce que la presse écrit, de même qu’elle a raison de ne pas croire a priori ce que disent les ministres, car tout propos doit pourvoir être vérifié et faire l’objet d’un regard critique.”(1)
    En tant que maman d’élèves soucieuse d’une instruction exigeante pour ses enfants, j’ai écouté et regardé quelques-unes de vos différentes interventions télévisées et radiophoniques(2), j’ai également lu les textes parus sur la réforme.
    Vos services pourront peut-être m’aider à clarifier les points suivants.
    Vous avez déclaré par deux fois sur un plateau de télévision que la réforme a été adoptée par le CSE. Cet organe n’est-il pas uniquement consultatif(3) ?
    Vous avez fait le constat que 12% des élèves de CM2 ne maîtrisent pas les compétences de base attendues en français et que 9% des élèves de CM2 ne maîtrisent pas les compétences de base attendues en mathématiques(4). Pourquoi commencez-vous par réformer le collège pour remédier à cette situation, plutôt que d’agir en primaire ?
    Vous avez justifié la nécessité de cette réforme parce que les élèves s’ennuient au collège. Sur quelles sources vous êtes-vous appuyée ? Je ne peux croire qu’il s’agisse uniquement de l’enquête menée en 2010 auprès de 760 enfants scolarisés en primaire et au collège, issus de quartiers populaires, par un étudiant de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV)(5), ce qui ne serait représentatif ni en terme d’effectifs ni en terme de population scolaire !
    Vous répétez que le gouvernement crée 4 000 postes d’enseignants, en réalité des “équivalents temps plein”. La disparition des sections de langues vivantes (bilangues et européennes), des options (langues anciennes, langues régionales, découverte professionnelle) et de l’aide personnalisée en plus des heures disciplinaires en 6ème ne va-t-elle pas supprimer de nombreux postes ? Quelle est alors la part réelle de “création” de postes ?
    La France compte 7 100 collèges. Les 4 000 “postes” équivaudraient donc à 10 heures par semaine accordées à chaque établissement ?
    Vous avez déclaré que les élèves ne bénéficiaient pas de dispositif de soutien avant la réforme. Tous les élèves de 6ème n’ont-ils pas actuellement deux heures par semaine d’aide et d’accompagnement au travail personnel, en plus des horaires disciplinaires(6) ?
    Vous avez déclaré que les horaires disciplinaires étaient maintenus. Les 3 heures par semaine d’accompagnement personnalisé en 6ème ne seront-elles pas prises sur les heures disciplinaires(7) ? Les 4 heures par semaine d’accompagnement personnalisé et d’EPI en 5ème, 4ème et 3ème ne seront-elles pas prises sur les heures disciplinaires(7) ?
    Les élèves ne perdront-ils pas ainsi, sur les quatre années du collège, 540 heures d’enseignements disciplinaires, de savoirs fondamentaux, structurés et progressifs ?
    Les EPI ont vocation à ce que “les élèves s’approprient mieux les connaissances”, “développ[ent] l’expression orale, l’esprit créatif et la participation”(8). Les élèves apprendront-ils aussi bien les savoirs fondamentaux dans un EPI ayant pour but, par exemple, de “réaliser un élevage”(9) que dans un cours traditionnel ?
    En quoi les EPI seront-ils interdisciplinaires si les enseignants n’ont pas les moyens pour intervenir à plusieurs dans un même cours ?
    Vous avez affirmé que les sections bilangues (15% des collégiens), les sections européennes (10% des collégiens) et les options de langues anciennes (20% des collégiens) sont “réservées” à ce que vous appelez un petit nombre d’élèves, une “élite dynastique”. Ces dispositifs ne sont-ils pas présentés et proposés à tous les élèves de France ?
    Vous dites que ce sont les dispositifs, et non pas les disciplines, qui sont élitistes. N’est-ce pas l’institution qui a restreint ces dispositifs (chefs d’établissement, recteurs, DASEN, ministres) ?
    La mise en place des classes bilangues en 2004 a jugulé et inversé la baisse des inscriptions en allemand subie dans les années 1990(10). Peut-on affirmer que la suppression quasi-généralisée de ces classes bilangues n’entraînera pas un retour en arrière ?
    Vous avez déclaré que les classes bilangues ne sont pas supprimées, puisqu’elles seront maintenues, en 6ème uniquement, si les élèves ont étudié une autre langue que l’anglais au primaire. Or 93% des élèves apprennent l’anglais au primaire(11). Quelle proportion de classes bilangues sera effectivement maintenue en 6ème ?
    Vous avez déclaré vouloir améliorer les compétences des élèves en langues vivantes par l’apprentissage d’une seconde langue dès la 5ème. Les élèves progresseront-ils vraiment dans des classes surchargées (2 minutes de temps de parole par élève dans l’hypothèse – optimiste – d’une classe de 25 élèves, d’un cours de 55 minutes, pendant lequel le professeur n’intervient pas) ?
    Vous avez laissé entendre à plusieurs reprises que les cours de latin se limitent aujourd’hui à l’étude des déclinaisons. Les cours de latin et de grec ne sont-ils pas des cours de “Langues et cultures de l’Antiquité” depuis 2007 ? Les enseignants de langues et cultures de l’Antiquité ne respectent-ils pas le programme et ne s’appliquent-ils pas à faire connaître à leurs élèves les langues anciennes mais aussi les civilisations latines et grecques ?
    Vous avez affirmé que le latin (et le grec ?) seront offerts à tous les collégiens. Sur les huit EPI mentionnés par les textes, les élèves pourront n’en suivre que six(12). Qu’est-ce qui garantit que ces huit EPI (dont celui portant sur les langues et cultures de l’Antiquité) seront effectivement proposés par tous les établissements ?
    Vous avez affirmé que la réforme accorde le même nombre d’heures aux langues anciennes qu’auparavant. Rétablissez-vous un horaire spécifiquement dédié pour les langues anciennes ? Il m’avait semblé comprendre qu’une partie de ces heures (EPI) devrait être prise sur les enseignements disciplinaires, et qu’une autre partie (enseignements complémentaires, 1h en 5ème, 2h en 4ème et 3ème, contre 2h en 5ème, 3h en 4ème et 3ème actuellement) devrait être prise sur les heures de travail en groupe et sur les heures permettant une réelle interdisciplinarité avec deux professeurs devant les élèves.
    Vous avez affirmé que les dispositifs élitistes et de sélection que seraient les options disparaissent avec la réforme. L’enseignement dédié aux langues anciennes proposé en complément aux élèves qui le souhaitent ne sera-t-il pas un retour à ces dispositifs dits élitistes ?
    Vous avez affirmé que “le nombre de postes de professeurs au capes de latin augmente.” Le nombre de candidats sera-t-il suffisants pour pourvoir les postes offerts ? Le CAPES de Lettres Classiques n’a-t-il pas été supprimé par un arrêté du 19 avril 2013 ? Quelle sera donc la qualification de ces professeurs nouvellement recrutés ?
    Vous déplorez que seuls 5% des élèves poursuivent l’étude du latin en seconde. Avez-vous pris en compte les conditions de cet enseignement au lycée (multiplication des dispositifs offerts – options et enseignements d’exploration ; regroupement de niveaux et d’objectifs différents – Seconde, Première, Terminale, option et enseignement d’exploration ; horaires réduits et/ou dissuasifs) ?
    Vous souhaitez mettre en place une réforme ambitieuse en “part[ant] de ce qui marche déjà sur le terrain”. Quelles sont les expérimentations menées, à quelle échelle, depuis combien de temps ? Quel bilan en a été tiré, à court terme (taux de réussite au DNB, maîtrise des compétences de base) et à long terme (orientation en lycée, et dans l’enseignement supérieur) ?
    Je vous remercie par avance de l’attention que vous apporterez à ce courrier, et des réponses que vous y apporterez.
    Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes salutations respectueuses.

    Anne-Sophie Ducatillon, parent de futurs collégiens

  5. Claire Vernisse

    Pour la Ministre, les langues ne sont sans doute pas culturelles. Elle assassine classes bilangues et euros mais attend de nous des » initiatives » qu’elle met, de plus, à notre disposition, comme si nous en manquions. Est-ce de la provocation pure, une tentative pour nous décrédibiliser, ou simple incompétence ? Ignore-t-elle le travail que nous accomplissons ? C’est révoltant. C’est insupportable. C’est inacceptable.

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