#College2016 des SEGPA plus efficaces pour une école plus inclusive


Ce 23 juin 2015, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a répondu à une question de Charles de La Verpillière, député de l’Ain sur les classes SEGPA.

Retrouvez ici la réponse de la ministre :

Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Contrairement à ce que vous venez de prétendre, monsieur le député, la réforme du collège n’a absolument pas oublié les SEGPA. Le décret et l’arrêté, dont nous avons d’ailleurs beaucoup parlé, les mentionnent en termes très clairs. « Au sein d’un collège plus inclusif, la section d’enseignement général et professionnel adapté, bien identifiée comme structure, permet aux élèves éprouvant des difficultés graves d’être mieux pris en compte dans le cadre de leur scolarité », précise le décret.

Les élèves de SEGPA bénéficieront donc de la nouvelle organisation du collège, c’est-à-dire, comme tous les autres collégiens, des enseignements pratiques interdisciplinaires et de l’accompagnement personnalisé, qui permet un meilleur suivi, plus individualisé.

La SEGPA est une structure qui a toute sa place dans le traitement de la difficulté scolaire et dans la lutte contre le décrochage scolaire. Si elle a montré son efficacité – et je redis ici mon attachement à ce dispositif –, elle doit cependant évoluer pour être plus efficace : évoluer, par exemple, pour améliorer la transition entre la fin de l’école primaire et le début du collège ; évoluer aussi pour garantir le droit, pour chaque élève, non seulement d’être scolarisé dans les mêmes conditions que les autres, mais aussi de se rapprocher le plus possible des autres en multipliant les moments où les élèves qui appartiennent à ces sections et ceux qui n’y appartiennent pas se retrouvent ensemble.

Pour ces raisons, une circulaire sera publiée très prochainement, qui viendra remplacer des dispositions remontant à 2009 et visera à conforter l’existence les moyens et des SEGPA, à garantir une meilleure inclusion des élèves au sein des établissements scolaires et à mieux définir l’orientation et les modalités d’admission des élèves dans ces sections.

Éducation nationale Publié le 23 juin 2015

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13 commentaires sur #College2016 des SEGPA plus efficaces pour une école plus inclusive

  1. Sauvons l'enseignement du latin et du grec

    L’Académie française a rejoint la cohorte des opposants à la réforme du collège qu’elle accuse d’être « un mauvais coup porté à la langue française », dans une déclaration votée à l’unanimité, a-t-on appris mardi auprès de l’institution.

    Dans une relativement rare déclaration adoptée à la mi-juin qui ressemble à une prise de position, l’Académie accuse la réforme qui est censée voir le jour à la rentrée 2016 d' »affaiblir les disciplines fondamentales » et de « développer les inégalités ».

    « L’Académie française, qui a fait part au Président de la République (François Hollande) de ses réserves sur les projets de réforme du collège et des programmes d’enseignement présentés par le gouvernement, considère que l’ensemble de ces projets n’est pas satisfaisant », estime d’emblée la déclaration.

    « Préserver les disciplines traditionnelles »

    Les Immortels, dont nombre d’opposants déclarés à l’actuel gouvernement comme l’ex-ministre Xavier Darcos, l’ancien chef de l’Etat Valéry Giscard d’Estaing ou encore le philosophe Alain Finkielkraut reprochent à la réforme « un défaut de structure ».

    Selon l’institution créée par le cardinal de Richelieu, cette réforme « repose sur deux principes implicites: l’affaiblissement des disciplines fondamentales et le bouleversement du calendrier d’acquisition des connaissances et des compétence ».

    L’Académie française exprime sa réprobation à l’idée que le latin et le grec soient mis « sur un pied d’égalité avec les langues régionales ». Il faut « préserver les disciplines traditionnelles », insistent les Académiciens dans leur déclaration.

    Une plaidoirie pour un « redressement scolaire »

    « Le bouleversement complet du calendrier (…) ne permettra pas de lutter efficacement contre l’échec scolaire, ne favorisera pas +la réussite pour tous+, que la réforme s’assigne pour objectif, et a toute chance de perpétuer, voire de développer les inégalités », met en garde l’Académie française.

    Plaidant pour « le redressement » du système scolaire, les Académiciens affirment que pour ce faire « il faut résister à la tentation de la facilité ». « L’exigence constitue le principe fondateur de l’école de la République; elle doit le rester ou le redevenir », insiste le manifeste.

    Une réforme mal accueillie depuis mars

    La réforme du collège a suscité de nombreuses polémiques depuis sa présentation en mars. La suppression d’une large partie des classes bilangues et des options latin et grec ont provoqué la colère des enseignants de lettres classiques et d’allemand, des critiques de la droite ainsi que de personnalités de gauche comme Jack Lang ou Aurélie Filippetti.

  2. Sauvons l'enseignement du latin et du grec

    Lettre ouverte à Madame la Directrice de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger

    http://avenirlatingrec.fr/media/kunena/attachments/224/AvenirdesLCA-Copy.pdf

    Cette redéfinition du statut du latin et du grec dans les programmes du collège laisse, pour l’instant, planer le plus grand doute sur la survie effective de ces enseignements.

    Cependant, plusieurs zones d’ombre dans le décret de réforme laissent craindre que le réel puisse difficilement coïncider avec le possible :
    – Si tous les élèves doivent étudier six EPI sur huit entre la 5ème et la 3ème, il est logiquement impossible que l’EPI Langues et Cultures de l’Antiquité soit maintenu trois ans de suite.
    – Si l’EPI a un caractère dérogatoire, il sera en concurrence avec les autres EPI. Aucun professeur de Lettres Classiques ne pourra, et sans doute ne voudrait, prétendre à une telle hégémonie de sa discipline.
    – L’horaire complémentaire a peu de chances d’exister en dehors de la 5ème, puisqu’il doit nécessairement être adossé à l’EPI Langues et Cultures de l’Antiquité.
    – L’horaire complémentaire est à prélever dans une réserve d’heures qui peuvent être mobilisées à d’autres fins. Sur quels critères pourrons-nous invoquer la priorité de l’horaire complémentaire latin?
    En l’état actuel des choses, il faut donc bien admettre que, comme l’ont souligné l’ensemble des associations qui militent pour la sauvegarde des langues anciennes dans l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur, mais aussi de nombreuses personnalités publiques ou intellectuelles dans des tribunes publiées dans la presse, le latin et le grec sont menacés de disparition au collège. Or s’il n’y a plus de latinistes en collège, il n’y en aura bientôt plus en lycée et bientôt plus à l’université.

  3. Une réforme viciée

    http://www.valeursactuelles.com/politique/erreur-juridique-la-reforme-du-college-presente-des-irregularites-54009

    Education nationale. Une association a saisi le Conseil d’Etat car selon elle, le texte de la réforme du collège présente des irrégularités. Me Henri de Beauregard, l’avocat de l’association dénonce un « vice » : le Comité Technique Ministériel de l’Education Nationale n’a pas été consulté comme la procédure le prévoit. Entretien.

    VA. Pourquoi avez-vous mené une action en justice après la publication de la réforme du collège ?

    Me de Beauregard. J’ai été saisi par une association de défense et de promotion des langues de l’antiquité, l’association « Arrête ton Char ». Ceux-ci se préoccupent de la réduction sensible de la place accordée à l’enseignement des langues anciennes au collège. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls puisque beaucoup d’intellectuels, de tous bords, ont également fait connaitre leur préoccupation et, en dernier lieu, c’est l’Académie française qui a pris une position à la fois rare et extrêmement sévère sur cette réforme.

    VA. Que dénoncez-vous ?

    Me de Beauregard. Chacun se souvient de la façon dont cette réforme a été publiée, à la surprise générale, au lendemain de la mobilisation nationale des enseignants du 19 mai 2015. Il s’agissait, pour le Gouvernement, d’étouffer une contestation qui transcende les clivages habituels en affichant son inflexibilité. Ce faisant, il a agi dans la précipitation, au mépris des enseignants. Au plan juridique, cela se traduit par un vice tiré du défaut de consultation du Comité Technique Ministériel de l’Education Nationale. Cette structure, composée de représentants syndicaux, doit être consultée pour tout nouveau texte susceptible d’avoir une influence sur l’organisation des services ou des établissements de l’Education Nationale et sur leurs méthodes de travail. Tel est, à l’évidence, le cas d’une réforme qui crée des « enseignements interdisciplinaires » que les enseignants devraient préparer et présenter ensemble, qui supprime les classes bilangues…

    Or, vérification faite, ce comité n’a pas été consulté. Selon l’adage cher au latiniste, Dura Lex sed Lex, l’annulation semble logique. Cette réforme peut également susciter d’autres questions, comme le court-circuitage du pouvoir législatif. En effet, le législateur a habilité le Gouvernement à fixer lui-même le contenu des programmes. Ce faisant, je me demande s’il ne s’est pas dessaisi d’une compétence qui lui est propre… Il a en tous cas privé la représentation nationale d’un débat, qui est pourtant de la première importance, parce qu’il concerne nos enfants et ce que l’on a envie de leur transmettre.

    VA. Votre action a-t-elle des chances d’aboutir ?

    Me de Beauregard. Le Conseil d’Etat devrait statuer d’ici six à huit mois. Compte tenu des enjeux – la réforme ayant vocation à s’appliquer à la rentrée 2016 – il est à espérer qu’il pressera l’audiencement de cette affaire. Il est dommage que le juge des référés du Conseil d’Etat n’ait pas jugé la situation suffisamment urgente pour examiner le moyen immédiatement, car l’attente de la décision fait plâner un risque. En effet, le Gouvernement continue à avancer en se fondant sur cette réforme (circulaire d’application, révision des programmes, lesquels donneront lieu à l’édition de nouveaux manuels…) de sorte que les conséquences d’une annulation de la réforme vont devenir plus nombreuses et plus graves.

  4. undisclosed

    … Tout a été dit, je crois.

    Cette réforme est une nouvelle forfaiture, unanimement dénoncée par tous ceux qui croient encore en l’Ecole Républicaine (ou plutôt veulent malgré vous encore essayer d’y croire, malgré un réel travail de sape opéré depuis plus de 20 années au sein de cabinets dont les innovations pédagogiques n’ont de comparable que l’ineptie de leurs néologismes)

    Pourquoi vous obstiner à mettre en place une réforme quand celle-ci appelle les critiques les plus vives (tous courants politiques confondus, car l’éducation est une question prioritaire) de tous ceux qui sont aptes à en apprécier la valeur :
    – les enseignants (ceux qui sont au contact des élèves, pas ceux qui imaginent dans d’inutiles IUFM les modalités de mise en oeuvre pédagogiques d’une idéologie politique)
    – nos intellectuels
    – l’Académie française (à l’unanimité…)
    – (et bientôt, des parents – pardon, je rectifie : de vos électeurs à qui vous ne pourrez continuer indéfiniment de faire prendre des vessies pour des lanternes)

    Chaque année conforte le principe d’une « idiocratie » supplantant celle d’une méritocratie pourtant à la base de l’excellence (sociale et éducative) de notre système. Dire que la plupart des universités sont désormais astreintes à mettre en place des cours d’orthographe…

    La liste est longue, mais elle se résume assez bien je crois par cette directive de rendre facultative, au collège, l’enseignement des « Lumières », mais obligatoire celle des « obscurantismes »…

    Bien sûr, la droite (dont votre gouvernement est au demeurant le meilleur commercial) reviendra sur tout cela… Mais quel gâchis…

  5. Excès de pouvoir

    Cette association qui porte la réforme du collège devant le Conseil d’Etat
    L’association « Arrête ton char » a déposé devant le Conseil d’Etat une demande d’annulation du décret de la réforme du collège, s’appuyant sur une erreur juridique.

    « Arrête ton char » est cette association créée en 2014 par Robert Delord, professeur de latin à Die dans la Drôme, et quelques autres, enseignants mais pas seulement, tous attachés aux langues anciennes, conscients de transmettre aux enfants d’aujourd’hui la clarté d’esprit et l’indépendance intellectuelle invariablement véhiculées par ces savoirs.
    L’équipe, qui sentait déjà siffler les balles il y a deux ans à l’occasion d’une réforme du Capes décourageant les trop rares candidats aux lettres classiques, n’est pas contre une révolution dans l’école, loin de là. Mais elle veut davantage de profondeur dans la réflexion et une session de rattrapage après « l’amateurisme observé ces derniers temps ». Alors, pour rebattre les cartes de la réforme en cours, « Arrête ton char » va en justice. Et c’est en toute discrétion que l’association a déposé le 12 juin devant le Conseil d’Etat une demande d’annulation du décret réformateur du 20 mai, publié au Journal Officiel le lendemain de la marche de protestation.
    Une boulette juridique ?

    Cette requête, qui entre dans le cadre des recours pour excès de pouvoir, repose sur un argument simple. Une loi, celle du 11 janvier 1984, prévoit que soit consulté le Comité technique ministériel (CTM) de l’enseignement dès lors qu’une réforme est de nature à modifier les « méthodes de travail des administrations, établissements ou services » et d’avoir « une incidence sur les personnels ». Or cet aréopage n’a pas été consulté. Une boulette pourrait-on dire, car les changements annoncés vont bel et bien transformer la façon de travailler des professeurs. Pour ne citer qu’un exemple, la mise en place d’enseignements pratiques interdisciplinaires -les fameux « E.P.I. » de la discorde- auront « un impact considérable sur l’organisation et le fonctionnement des établissements et des services, mais aussi sur les méthodes de travail », écrit maître Henri de Beauregard, dans sa requête en annulation. Comme disaient les juristes romains, dura lex, sed lex – la loi est dure, mais c’est la loi.
    « Une certaine urgence »

    « Ce vice de forme reflète un problème de fond qui est l’insuffisance de concertation et la preuve d’une gouvernance qui agit par à coups et dans la précipitation, nous dit l’avocat. Le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), qui représente la communauté éducative, a été associé au projet mais cela ne peut en aucun cas se substituer à la consultation du Comité technique ministériel (CTM). Ces deux organismes ont des raisons d’être différentes : l’un discute de ce qui est bon pour les élèves et l’autre de l’influence que cela va avoir sur les professeurs ».
    Le Conseil d’Etat a rejeté ce jeudi une demande de référé déposée par maître de Beauregard en même temps que son recours, estimant que l’urgence était « insuffisamment caractérisée ». Mais le recours pour excès de pouvoir, lui, est jugé recevable. La date d’examen de ce dossier sensible n’est pas encore fixée.
    Il y a tout de même une certaine urgence, fait valoir l’avocat, car la réforme, prévue pour la rentrée 2016, s’accompagne d’un plan de formation lancé dès la rentrée 2015, de la réécriture des programmes scolaires et de la réfection de tous les manuels ».
    Prof à vendre sur le Bon Coin

    Avec ce rebondissement inattendu, la contestation ne va pas s’étioler sous l’effet de la torpeur estivale. L’espoir des opposants à la réforme est d’autant plus vif que cet Henri de Beauregard n’est pas tout à fait un inconnu. Au cours de l’automne 2014, ce même avocat est parvenu devant ce même Conseil d’Etat à faire annuler la suppression des bourses au mérite (une somme annuelle octroyée aux enfants de familles modestes avec mention Très bien au bac pour les aider dans leurs études). Cette fois, la cause avait mobilisé l’association « Touche pas à ma bourse, je la mérite ». En attendant l’expertise de la haute autorité administrative, Robert Delord continue. Il s’est mis en vente sur Le Bon coin en tant que « prof de latin et de grec ancien à recycler » et s’offre comme jardinier, cuisinier, correcteur d’orthographe, clown d’anniversaire, serre-livres et paillasson pour ministre.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20150627.OBS1671/cette-association-qui-porte-la-reforme-du-college-devant-le-conseil-d-etat.html

  6. Frédéric AURIA

    J’adore la lucidité des gens qui mettent des commentaires sur votre blog. On les sent beaucoup plus compétents que vos conseillers, à en juger par vos annonces et vos textes… Vivement l’abrogation de votre réforme du collège et quand vous voulez vous reprenez le dossier du lycée de votre méchant prédécesseur de droite… il faut dire que vous vous en inspirez tellement pour votre réforme du collège que vous ne devez rien avoir à lui reprocher !

  7. Luise

    Budget de l’Education nationale : Le Sénat pointe les problèmes de recrutement

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/06/25062015Article635708102082874706.aspx

    L’Education nationale sera-t-elle capable de créer les 54 000 postes prévus dans la loi d’orientation ?
    Recevant F. Robine, directrice générale de l’enseignement scolaire, le 24 juin, la Commission des finances du Sénat en doute. Les sénateurs pointent le bas niveau des salaires des enseignants français et l’incapacité de l’Education nationale à recruter qui s’en suit…

    Cet affrontement moucheté laisse de coté bien des questions. Combien d’enseignants démissionnent chaque année ? Où en sont les remplaçants ? Peut-on dire qu’on donne la priorité au primaire quand on ne remplit pas tous les emplois alors qu’on dépasse le plafond dans le second degré ?

    A ces questions des sénateurs, pas de réponse. La question du devenir des Rased est aussi survolée par F Robine qui met en avant l’aide apportée par les maitres surnuméraires.  »
    L’aide des Rased ne convient pas à tous les élèves » explique-t-elle.

    En une heure les difficultés réelles de l’Ecole sont noyées dans des généralités. Le budget 2015 est passé à coté…

  8. Claire Vernisse

    Dommage, arrivés en sixième, il sera impossible à ces charmants élèves d’apprendre l’allemand et l’anglais en classe bilangue, et cela dès 2016. Pas de latin en cinquième non plus. Pas de possibilité d’intégrer une classe euro en quatrième. Ils devront se contenter de 3 heures d’AP. D’EPI, donc de cours  » alllégés ». Quel magnifique moyen de les motiver ! Quel « plaisir » d’apprendre ! Il n’y a que vous pour garder le sourire. Normal, la réforme, vous ne la subirez pas en tant qu’élève. Ce que l’école vous a permis de réussir, vous le rendez inaccessible aux suivants. Quelle grandeur d’âme. Quel admirable désir de ne voir réussir que vous…Non, cette réforme ne sera pas votre réussite, car ce serait l’échec programmé de nos élèves. Nous nous y emploierons.

  9. Vincent

    Madame,

    Vous etes une menteuse, et vous ne comprenez vraiment rien à l’éducation!!
    Comment vous dire ce que je ressent? La France n’a jamais eu une ministre de l’éducation aussi mauvaise, aussi détestable que vous? On verra si mon commentaire sera sur votre blog. Je ne comprends pas, je ne peux plus commenter sur votre Facebook??? C’est ça la libertée de parole au PS?
    Vincent

  10. Voisin

    Quelle méconnaissance du terrain!
    Sur des prétextes idéologiques on va infliger à ces enfants qui cumulent les difficultés des souffrances supplémentaires en les forçant à se confronter à leurs insuffisances lors d’E.P.I qu’ils seront incapable de suivre.
    Ils ont au contraires besoin d’être protégés dans des classes spécifiques qui tiennent compte de leur particularité.

  11. Condamnation !

    La Société des agrégés condamne la suppression des classes bilangues et des sections européennes, ainsi que le remplacement des options de grec et de latin, ouvertes à tous en l’état actuel, par un système complexe et aléatoire à deux étages (enseignement complémentaire et enseignement de complément) qui les vide, de fait, de leur contenu. Elle considère que la création des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI), dont les heures sont prises sur le contingent des horaires disciplinaires, ne permettra d’apporter une réponse appropriée ni aux élèves en difficulté ni à ceux qui ont un rythme plus rapide. Elle dénonce la dilution des disciplines de sciences physiques, SVT et technologie dans l’ «EIST ». Elle déplore que le ministère ait de nouveau recours à des dispositifs qui ont pourtant fait la preuve, depuis des décennies, de leur inefficacité, voire de leur nocivité, et qui coûtent cher. Elle considère que le prétendu accompagnement personnalisé est un leurre, compte tenu de la pénurie des moyens accordés aux établissements et constate que l’introduction de l’accompagnement personnalisé au lycée sert de variable d’ajustement de services.

  12. imposture !

    La Société des agrégés dénonce l’imposture consistant:
    · à affirmer que les moyens affectés au collège sont accrus alors qu’ils sont manifestement constants ;
    · à prétendre que les langues anciennes ne sont pas atteintes alors que le système mis en place en rend l’accès très difficile ;
    · à dire que les langues vivantes ne sont pas atteintes alors que le volume horaire consacré à l’étude des langues dans le premier degré est indigent et que les horaires de la 2e langue introduite en 5e sont inférieurs à ceux que dégagerait la suppression des classes bilangues ;
    · à parler d’accompagnement des élèves alors que les moyens seront insuffisants pour travailler en petits groupes ;
    · à rédiger des programmes « nationaux » tout en organisant les disparités et l’absence de continuité des enseignements.

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