L’État aux côtés de la Nouvelle Calédonie pour élever le niveau de formation de la jeunesse calédonienne

Éducation nationale Publié le 26 octobre 2016

Najat Vallaud-Belkacem a signé mercredi 26 octobre un protocole d’accord pour soutenir le projet éducatif de Nouvelle-Calédonie, au premier jour d’une visite de trois jours dans l’archipel français.

« Ce projet éducatif vise à élever le niveau de compétence de la jeunesse calédonienne et à prendre en compte la singularité des territoires et des élèves (…) L’État a décidé de l’accompagner par des moyens financiers qui sont importants », a déclaré la ministre.

D’un montant d’environ 2 milliards CFP sur trois ans (16,5 millions d’euros), ce protocole, conclu avec le gouvernement local, porte notamment sur la création de 75 postes, des crédits pour la formation continue et des aides pédagogiques.

Cette enveloppe s’ajoute aux 50 milliards CFP versés chaque année par l’État au territoire, pour la rémunération des personnels de l’éducation.

Déjà compétente pour le primaire, la Nouvelle-Calédonie est également devenue autonome pour l’enseignement secondaire en janvier 2012, dans le cadre de l’accord de Nouméa, qui organise la décolonisation progressive de l’île. La délivrance des diplômes et le contenu des programmes, qui peuvent être adaptés au contexte local, restent du ressort de l’État.

 

Début 2016, les élus calédoniens ont adopté un projet éducatif, qui entend favoriser la réussite des élèves, renforcer l’apprentissage de la culture et des langues kanakes et ouvrir l’école à son environnement régional océanien.

« En vous appuyant à la fois sur l’héritage des valeurs républicaines et sur les valeurs et la culture de la société calédonienne, vous construisez une école qui vous ressemble », s’est félicitée la ministre lors d’un discours devant le Congrès.

« L’École est pour la Nouvelle-Calédonie le creuset de votre destin commun», a-t-elle également déclaré.

Najat Vallaud-Belkacem se rendra jeudi sur le chantier du lycée du Mont-Dore (banlieue de Nouméa), qui ouvrira en 2017, et sur celui de l’agrandissement du lycée général et agricole de Pouembout, en province nord. Ces deux établissements, d’un coût de 91,5 millions d’euros, sont les derniers lycées construits par l’État, compte tenu du transfert de compétence.

Le lycée de Pouembout portera le nom de Michel Rocard, qui a fortement marqué l’histoire de la Nouvelle-Calédonie avec la signature en 1988 des accords de Matignon.

L’éducation en Nouvelle-Calédonie souffre d’importantes disparités géographiques et ethniques. Le taux de réussite au bac général des élèves kanak se situe autour de 13%, et seulement 3 % des Kanaks sont diplômés de l’enseignement supérieur, contre 23 % pour les autres communautés.

Retrouvez ici le reportage consacré par Outre-Mer 1ère à la signature du protocole et au discours de la ministre devant le Congrès :


Avec AFP

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Un commentaire sur L’État aux côtés de la Nouvelle Calédonie pour élever le niveau de formation de la jeunesse calédonienne

  1. Michel Martz

    Bonjour,
    Les inégalités constituent un problème majeur de l’école et de la société calédonienne. Il eut été judicieux de flécher précisément les moyens supplémentaires accordés sur cette orientation qualitative, puisqu’ils ne se justifient pas par la démographie.

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