« Enseignement de l’occitan : l’acte fondateur de Najat Vallaud-Belkacem » – Reportage de La Dépêche du Midi

Éducation nationale Publié le 27 janvier 2017

La Dépêche du Midi a consacré un reportage à la signature par la ministre de l’Éducation nationale d’une convention cadre sur l’enseignement de l’occitan et à sa visite à Toulouse le jeudi 26 janvier 2017.
Retrouvez ici l’article et la vidéo publiés le vendredi 27 janvier 2017 :

«Adishat Najat Vallaud» Belkacem», «au revoir» Mme la ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’était le mot de la fin, hier matin, alors que la ministre prenait congé des élèves du cours préparatoire, dont les leçons sont dispensées en occitan le matin et en français l’après-midi par l’enseignante Claire Courtial à l’école élémentaire Peire Godolin. L’école qui accueille près de 130 élèves a quelque peu bousculé son emploi du temps pour la venue de Najat Vallaud-Belkacem, accompagnée d’élus toulousains, de représentants de la région Occitanie et de l’académie de Toulouse.

Objectif pour la ministre : assister à un cours de mathématiques, niveau CP, en occitan et participer à une table ronde avec l’équipe enseignante et des parents d’élèves.

L’occitan, pour l’assemblée présente, permet à l’enfant de mieux se préparer au bilinguisme. Il n’est pas obligatoire à l’école Peire Godolin (du nom de ce poète qui a vécu au XVIè à Toulouse), et surtout pas contre-indiqué. En témoigne, le cas de cette maman, originaire de la région parisienne, qui scolarise son enfant ici mais «ne parle pas du tout l’occitan». «Les enfants sont ensuite décomplexés pour l’apprentissage des langues», reconnaît un autre parent d’élève dont l’un des enfants a fait son entrée au collège.

Un modèle pédagogique qui semble faire en tout cas le bonheur des élus toulousains, dont le premier adjoint au maire, Jean-Michel Lattes, qui a souligné la «richesse d’un enseignement occitan et français, c’est un peu notre culture». «Quand on s’en donne les moyens, on met les ressources à disposition, mais il faut encore se battre pour continuer à expérimenter le bilinguisme», a conclu la ministre.

Un premier pas est peut-être franchi. Najat Vallaud-Belkacem s’est ensuite rendue à l’Hôtel de région pour y signer une convention cadre pour l’enseignement de l’occitan. Un acte fondateur et une victoire pour l’Office Public pour la Langue Occitane (OPLO), qui n’a eu que quelques mois pour rédiger ce texte, convaincre la ministre et les cinq académies réparties dans les deux nouvelles régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Enfin, la ministre a rendu visite dans l’après-midi au lycée Déodat de Séverac pour entamer le débat sur «l’impact d’une mobilité européenne sur le parcours personnel, scolaire et professionnel de l’élève en voie professionnelle».

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