Najat Vallaud-Belkacem lance le « Safer Internet Day »

Éducation nationale Publié le 7 février 2017

Cyberharcèlement, protection des données, complotisme… Najat Vallaud-Belkacem et plusieurs acteurs qui sensibilisent les jeunes et leurs familles à un usage responsable du web ont lancé le 7 février 2017 au ministère de l’Éducation nationale le « Safer Internet Day ».

Cette journée pour un Internet sans crainte, impulsée par la Commission européenne, était organisée mardi 7 février dans plus d’une centaine de pays. Plus de 325 évènements étaient organisés dans toute la France, rassemblant près de 20 000 élèves et leurs enseignants et éducateurs.

Il existe déjà en France « différentes initiatives complémentaires, d’écoute et de réponses aux parents, de mobilisation sur le terrain« , a salué lors d’une table ronde au ministère Deborah Elalouf, présidente de Tralalere, créateur de contenus numériques destinés aux réseaux éducatifs, qui coordonne le programme Internet Sans Crainte en France.

« L’un des enjeux que l’on a collectivement, c’est de réussir à coordonner harmonieusement » ces initiatives, a-t-elle estimé.

Cette journée a également été l’occasion pour la ministre de participer à un atelier de sensibilisation aux enjeux du cyberharcèlement et des données personnelles avec des enfants de 11 ans et de rassembler les acteurs du programme Safer Internet France (Agence du numérique, Tralalere pour Internet Sans Crainte, NetEcoute pour le numéro national d’assistance pour la protection des jeunes sur Internet, Point de contact pour le service national de signalement en ligne des contenus illicites).

 

Cinq vidéos intitulées « Parlons-en! Harcèlement », destinées aux parents, ont notamment été mises en ligne sur YouTube, réalisées par Tralalere, la fédération de parents FCPE et l’assureur scolaire MAE.

Elles répondent aux questions que peuvent se poser des parents sur leurs enfants: sont-ils pris dans une situation de harcèlement ? En sont-ils victimes ? Auteurs ? Témoins ? Quels signes guetter, une perte d’appétit, une baisse des notes ? A qui s’adresser ?…

« Les parents sont totalement démunis, il faut les informer sur les ressources qu’ils peuvent avoir« , a estimé Jean-Hervé Le Niger, vice-président de la FCPE.

« Deux à trois enfants par classe connaissent le harcèlement ou le cyberharcèlement« , a souligné Justine Atlan, présidente de l’association E-enfance, qui gère le numéro vert Net Écoute 0800 200 000.

M. Le Niger s’est aussi inquiété de « l’importance des faits alternatifs aux États-Unis » qu’il faut « vraiment expliquer » à travers la lutte contre le complotisme à l’école.

 

La plateforme lirelactu.fr, lancée cette année pour permettre aux élèves de lire la presse gratuitement dans leur collège ou lycée et se forger un esprit critique, rencontre un « succès phénoménal »,souligne Najat Vallaud-Belkacem : entre 200 000 et 250.000 élèves l’utilisent de façon quasi quotidienne.

Dans le même esprit, la semaine de la presse et des médias à l’école aura pour thème cette année, en mars, « D’où vient l’info? ».

Justine Atlan a aussi salué des initiatives venant de la presse elle-même comme « Decodex » lancé par Le Monde, ou bien de la part de géants d’internet comme Google et Facebook, « pour lutter contre les Fake news.

 

Avec AFP

Tags : , ,