Réaction suite au résultat du premier tour de l’élection présidentielle

Éditos À la une Publié le 23 avril 2017

Je prends acte, avec tristesse et inquiétude, que pour la seconde fois de son histoire en quinze ans, la gauche ne sera pas représentée au second tour de l’élection présidentielle française.

C’est une défaite historique, lourde de conséquences pour notre pays, dont je mesure pleinement toute la gravité. Nous devrons, le moment venu, avoir la volonté sincère, le courage et l’honnêteté d’en comprendre toutes les raisons et d’en tirer toutes les leçons qui s’imposent pour l’avenir.

Mais ce soir, je veux surtout retenir que la menace d’une victoire et de l’accession au pouvoir de l’extrême-droite est plus forte que jamais, ce qui serait une catastrophe majeure aux conséquences imprévisibles pour la France, pour la République et pour l’Europe.

J’appelle donc solennellement tous les électeurs et toutes les électrices à faire barrage au Front National le 7 mai prochain en votant massivement pour Emmanuel Macron. Sans hésitation, et sans état d’âme.

Pas une seule voix ne doit lui manquer parmi celles et ceux qui sont attachés à la démocratie, aux valeurs républicaines, à l’Europe, au sens de la raison, de la modération et du progrès qui font depuis toujours la grandeur de notre nation, et sa place dans le monde.

Rien ne doit nous détourner de la seule urgence qui vaille: battre le Front National.

J’ai une pensée, ce soir, pour le Président François Hollande dont l’engagement et l’action au service de la France, j’en suis convaincue, seront réévaluées à leur juste valeur dans l’histoire.

Je veux également saluer Benoît Hamon qui a mené une campagne honnête, loyale, courageuse, audacieuse et sincère.

13 commentaires sur Réaction suite au résultat du premier tour de l’élection présidentielle

  1. David

    Vous ne faites que récolter ce que vous avez semé pendant cinq longues années…
    Vous auriez pu alors avoir au moins la décence de ne plus la ramener, c’est-à-dire, de vous taire !

  2. TOURNANT

    Madame la « pseudo-Ministre »,

    Tout ceci n’est que le résultat du quinquennat auquel vous avez pris part, peut-être en verrez-vous enfin les effets désastreux. Par vos réformes menées de façon autoritaire voire totalitaire, vous avez sombré notre éducation ! Bravo, vous y êtes arrivée car c’est bien ce que vous vouliez.
    Vive l’Education (enfin) libre, Vive le Latin, Vive le Grec, Vive l’Elite !
    Quant à vous, nous espérons que vous moisirez ! Personne ne vous regrettera et les enseignants de Lettres Classiques et d’Allemand notamment s’apprêtent à vous enterrer !

    Bonne dolce vita, Madame l’ex-Ministre !

    PS : nous avons déjà prévu un pot avec quelques collègues enseignants pour fêter votre départ avec enthousiasme !

  3. Etudiant Étranger

    La France dont j’ai appris l’histoire, la France que j’entendais sonner dans mon oreille depuis tout petit,… aujourd’hui sur son territoire, je me demande où est passé tout ce que j’avais lu. Juriste, je ne regrette pas bien sûr ce que j’ai appris dans ton Droit. Mon regret est de voir les fils et filles de ce pays qui ont eu la chance d’avoir de merveilleux ancêtres qui ont bâti cette République, parlé et reparlé de l’économique et du social, (J. J. Rousseau…), ont toujours des problèmes sur tous les plans; alors qu’auparavant, même si des problèmes se posaient, ce n’est pas le vivre ensemble parce qu’on est quand même au XXIe siècle.
    La politique ? Ce n’est qu’un édifice où chacun apporte sa pierre. La haine ne rime pas avec la démocratie. Une vie sociale et harmonieuse exige l’implication de tout un chacun avec bonne foi.
    Quant à vous Mme la ministre, vous n’avez fait que comme les autres ministres: vous avez eu une idée et vous l’avez mise en application après consultation de votre service/ vos collaborateurs. Qui sait, peut-être que demain aussi il y aura quelqu’un d’autre qui fera quelque chose qui ne réussira pas, qui sera la pire des réformes. De toute façon c’est ensemble que le peuple français pourra faire revivre sa démocratie.
    Et je suis convaincu que celle-ci retrouvera sa place car le peuple français est tellement averti qu’elle se rendra compte dans peu de temps que tout peut changer dans le bon sens. Et que la haine et le rejet de l’autre n’aura plus sa place sur l’ensemble du territoire.
    Liberté – Égalité – Fraternité

  4. Bonnnin

    Chère najet,
    Ma chère amie, finie la grande vie … finies les réformes faites avec autoritarisme, fini l’egalitarisme, finie la mixité « sociale » imposée sans réflexion aux classes moyennes …. finie la flambée des impôts pour payer toutes vos idées les plus saugrenues les unes que les autres … vos réformes ont ruiné l’idee que nous avions encore de l’ecole . Très heureux que mon fils soit accepte en privé des septembre prochain et qu’il quitte cette école publique qui devenait un cauchemar à Lyon 08 avec votre réforme des 4 jours idiotes et vos cours d’ arabe. Vous avez planté une à une les graines du FN durant ces cinq dernières annees. Partez loin chère amie, et surtout, Ne revenez jamais …

  5. Yvon

    La véritable erreur, c’est les primaires qu’il aurait fallu ……..élargir

  6. M D

    Ces commentaires d’enseignants qui confondent l’intérêt national avec leur confort personnel expliquent bien davantage la défaite de Benoît Hamon – et peut-être un jour celle de la République – que la réforme du collège que vous avez conduite. Cette corporation, comme d’autres, a finalement assez peu le sens de l’intérêt général. Votre réforme, comme celles qui l’ont précédée, s’est heurtée au corporatisme d’une caste davantage soucieuse de maintenir une école dans laquelle, sous le nom d’élitisme républicain, la fonction de reproduction d’une minorité privilégiée (à commencer par le capital culturel des enfants… d’enseignants) passe avant l’effort pour élever le niveau général d’une classe d’âge. Cette réforme n’a pas résorbé ces injustices, mais elle s’inscrit dans un mouvement commencé il y a un demi siècle et, au bout du compte, on doit la considérer comme un progrès, n’en déplaise à nos esprits chagrins…

  7. Ricercar

    On vous a prévenue maintes et maintes fois des conséquences désastreuses de votre réforme du collège, vous n’avez rien voulu écouter : assumez, maintenant !

  8. Hassan

    Tel qu’il se présente symptomatiquement et bien qu’il ne soit le seul dam à réitérer les contours, les creux et les divisions d’un spectre radicalement fâcheux, ou fâcheusement radical, le risque démocratique et citoyen dépasse et dépassera, contre et contrera, révèle et révélera longtemps, toujours et légitimement, tous les faux* soulagements*, tous les moindres* reproches*, toutes les hyper* chimères*, d’un non avènement, d’ailleurs lesquel)le)s* n’indiquent les seuils historiques et contrariés, sombres et éprouvés, traumatisants et tourmentés d’une ou plusieurs étendues plus que maladroites à toute nature d’intérêt, disons humainement néfastes à l’ensemble des horizons …

    Au delà des circonstances particulières, indécises et affairées de cette « campagne », qu’y a-t-il de « prometteur » et/ou de « révélateur » pour chaque candidat)e, pour tout)e citoyen)ne, dont chacun)e, pris)e et mis)e au cœur de l’évidence électorale, constate que chaque valeur défendue dans leur amplitude, chaque espoirs prétendus dans leur attitude, se situe unanimement très en deçà des « 30% », la critique vaut d’être relue aux fins d’éclaircir mille et un)e inconnu)e…

    Entre les « bienfaits » équivoques et/ou les « dommages » redondants qui s’élèvent une fois de plus, malgré tout, ici et là, des un)e)s des autres, et qui n’esquissent ou n’expriment dans leurs différentes et récurrentes expressives que la dérive morcelée des maux profonds, la crainte distillée des messages abscons et le souhait insensé des menues visions, comment et combien la tolérance détermine la résistance…, par ailleurs, sereinement et logiquement, toutes celles et tous ceux là ne peuvent, d’aucune sorte, ni s’appartenir ni s’approprier des bons faits attendus et entendus des pluriels estimables et préférables d’une même valeur…

    En toute liberté, en toute égalité, en chaque fraternité, n’y aurait-il que quelques pour cent à vouloir sauver d’unir et de conduire la conscience des hommes et des femmes, et, presque à l’autre bout, tant d’autres à devoir conserver de poursuivre et de soutenir l’inconscience, des mêmes!?!?!?!?…, pourtant quels effets demeurent incrédules et retors, quelles paroles perdurent injustes et primitives, quels titres vantent oniriques et spécieux, …, face au sens dit ou à la raison dite indivise et avisé)e des citoyen)ne)s d’une République, des êtres d’une Planète…

    Selon la formule connue courante et spontanée : « il n’y a pas 36 000 chemins ou mots pour bien ou mieux faire, ou dire… », quelle histoire ou quelle atmosphère frôle tous les contraires d’une simple sagacité…, autant et pourtant, visiblement, tout en s’y référant, tant de choses ou tant de causes s’y retrouvent vides de réalismes et empreintes de disparités ou, encore, et tout aussi obscurément, s’en imaginent des tonnes ou des milliers, toutes et tous un peu trop fatalement décomplexées quand décimées, puis effectivement et forcément rendues inertes ou secondaires par autres priorités, as out of legitimacy, mais par quel mystère…

    Sans étudier les présents tout ne conjugue maintenant, sans réfléchir à l’avenir rien ne conjugue réussir, sans raisonner des passés tout et rien ne reflètent l’équité…

    Bien à Vous…

    Merci…

  9. SAFIR

    « Un arbre qui tombe fait plus de bruits qu’une forêt qui pousse » (Gandhi).
    Bravo et merci pour tous ce que vous avez réaliser.
    Sainté United

  10. astier

    najat je suis triste pour Hamon notre candidat, je voterai macron pour barrer la route aux fn jai lu en cemoment votre dernier livre et je l ai acheter les 3 livres merci a vous amitiés

  11. dhiaf

    Bonjour

    Un front national aussi haut dans un pays comme le nôtre doit alerter chacun et chacune d’entre nous.

    Je serai parmi celles et ceux qui diront encore et toujours NON à un parti dans la République mais certainement pas républicain.

    Avec tout mon respect.

    MD

  12. professeur soulagé

    Madame la Ministre,
    je tiens à vous rappeler que vous avez une immense part de responsabilité dans la défaite du candidat du PS. Votre réforme du collège ayant eu des effets néfastes pour les élèves et ayant encouragé les familles à inscrire leurs enfants dans les établissements privés était pour de nombreux citoyens la raison principale pour se détourner du PS. La bonne nouvelle ce soir, c’est donc entre autre que la France sera bientôt débarrassée de votre action. Vous avez fait beaucoup de dégâts, on vous verra partir avec soulagement.
    Avec tout le respect que je vous dois…

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