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Le prix Lumière 2010 à Milos Forman!

Pas de commentaire 01 juillet 2010

La nouvelle est tombée ce matin, des lèvres de Thierry Frémeaux qui présentait à la presse et aux partenaires la deuxième édition du très beau festival international de cinéma de Lyon: Lumière sur Milos Forman!

Le Prix Lumière, créé par l’Institut Lumière dans les années 1990 et lancé pour la première fois en 2009, récompense un cinéaste pour l’ensemble de son œuvre et pour le lien qu’il entretient avec l’histoire du cinéma.

Parce qu’il faut prendre le temps de dire notre gratitude aux cinéastes, à ceux qui habitent nos vies, il fallait, à Lyon, ville natale du Cinématographe, créer cette distinction. Une distinction qui s’appuie sur le temps, la reconnaissance et l’admiration. Le principe d’admiration circule, dans l’histoire du cinéma, parce que les metteurs en scène, loin ou proches, se parlent, s’inspirent, s’encouragent.

Le Prix Lumière sera remis à l’Amphithéâtre du Centre de Congrès le samedi 9 octobre 2010.

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Histoire et Mémoire

2 commentaires 31 mai 2010

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Coup de cœur pour le film de Daniel Cordier diffusé à l’Institut Lumière mardi dernier.

Un retour particulièrement émouvant et précis sur la résistance racontée par le secrétaire de Jean Moulin.

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de voir ce film, je vous invite à vous plonger dans  le livre de Daniel Cordier, « Alias Caracalla : mémoires » qui retrace cette histoire passionnante , pleine d’humanité, d’humilité et de courage.

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In one city, you can find the world

Pas de commentaire 10 mai 2010

Vous l’imaginiez si cosmopolite notre belle ville?

Chapeau bas aux deux lyonnaises qui avec ce petit film sont sélectionnées pour le « Road junky travel film festival »!

 

Elles sont lyonnaises, soeurs et n’ont aucune connaissance en vidéo. Pourtant, Laure, 30 ans, pigiste et Amélie, 24 ans étudiante, viennent de voir leur court-métrage sélectionné pour le 1er festival Road Junky Travel, qui aura lieu du 28 au 30 mai à Berlin. Objectif de ce festival de cinéma international : mettre en lumière des récits de voyages de jeunes du monde entier, globe trotter dans l’âme ou couchsurfer occasionnel.

Passionnées par les voyages, les deux jeunes femmes ont découvert l’existence de ce festival un peu par hasard. « L’on n’avait plus beaucoup de temps pour participer. Impossible pour nous de prévoir un voyage et d’en ramener des images. Alors, nous nous sommes dit que nous allions faire voyager les internautes à Lyon, notre ville natale. Et puis, j’aime l’idée que le voyage est à notre porte ». En 3 jours à peine, les deux soeurs ont réussi le pari de réaliser ce petit clip de 5 minutes. Le tournage a duré une journée entière. « Nous avons quand même attendu qu’il fasse beau, puis munies d’un simple petit Lumix, d’un réflex et d’un iPhone, nous nous sommes rendues dans toute la ville. » Au petit matin, les réalisatrices en herbe s’envolent pour l’aéroport de Saint-Exupéry, afin de glaner des images d’avions et de voyageurs en transit. « Nous sommes ensuite allés à la Guillotière pour filmer le quartier chinois, les boutiques indiennes, arabes, les bords du Rhône aussi… »

Désirant humaniser leur petit clip, elles ont choisi de photographier des passants de toutes origines. « Nous avions besoin que les gens posent pour nous afin de réaliser du stop motion. Certains ont gentiment accepté. » En bonus, les deux Lyonnaises ont enregistré, grâce à un simple téléphone portable, des bribes de phrase en langue étrangère auprès d’amis ou d’anonymes. « Au final, nous voulions que les internautes se demandent dans quel pays, dans quelle ville la vidéo avait été tournée.  » Les vrais Lyonnais auront bien évidemment reconnus les rues de la Guillotière. Pour les autres, seule la fin du court-métrage dévoile l’identité du lieu de tournage.

Chaque image, chaque son, y compris la musique est entièrement fait maison. « J’ai la chance d’avoir une soeur, dotée d’un fort tempérament artistique et qui, en plus, a une capacité à résoudre les problèmes techniques ! », confesse Laure. Les deux soeurs espèrent désormais pouvoir se rendre à Berlin et, peut-être, recevoir un prix pour leur web-création…

Article extrait du bondy blog.

 

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Entre Foot et chanson une soirée de lutte contre la maladie d’Huntington

1 commentaire 04 mai 2010

Je tiens à soutenir la très belle initiative de l’Association Huntington Avenir qui organise le mardi 11 mai au Palais des sports de Lyon une grande soirée caritative autour du football et de la chanson.

ffoLes bénéfices de la soirée iront à l’association Huntington Avenir, pour financer son pôle social, initialiser une ou plusieurs structures, et pour venir en aide aux malades et à leur famille.

Un plateau de qualité autour du parrain de l’association Joël Bats et de Michael Jones : Youri Djorkaeff, MC Solaar, Amel Bent, Claire Keim, Louis Bertignac, les joueurs de l’Olympique lyonnais et bien d’autres…

Un Show de plus de 4h qui réunira stars de la chanson et du ballon rond pour un tournoi de foot auquel succédera un grand concert.

La maladie de Huntington est une affection génétique du système nerveux central, neuro-dégénérative et incurable à ce jour.

En France, 8 000 personnes sont atteintes par cette maladie, 40 000 sont à risque, et aucune structure ne peut les accueillir.

Toutes les informations sur cette soirée sont disponibles sur www.footconcert.net

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Musicien d’orchestre le temps d’une soirée !

1 commentaire 03 mai 2010


DEVENEZ MUSICIEN D’ORCHESTRE LE TEMPS D’UNE SOIREE
A l’occasion de la fête de la musique 2010, Le Conservatoire de Lyon propose à des adultes, même sans connaissances musicales, de faire partie d’un orchestre symphonique qui se produira en public le 21 juin 2010 à 18h sur l’Esplanade des Théâtres romains de Fourvière.
Très belle initiative participative, de la part d’une grande institution culturelle, qui je l’espère ouvrira les portes de la musique classique  aux plus néophytes !

Si vous ne possédez pas d’instrument le Conservatoire peut vous en fournir un. Trompettes, trombones, violons, violoncelles, contrebasses, percussion, selon vos affinités.

Au programme : Ouverture de Coriolan et extrait de Carmen de Bizet, sous la direction de Serge Paloyan.

Renseignements et pré-inscription jusqu’au 17 mai
- bulletin de pré inscription en ligne sur www.conservatoire-lyon.fr
- ou sur simple appel au 04 78 15 09 84

Réunion d’information et inscription définitive : lundi 17 mai à 19h, au Conservatoire
4 montée Cardinal Decourtray, 69005 Lyon (Funiculaire Fourvière)

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Une fenêtre sur le monde.

Pas de commentaire 30 avril 2010

Encore une soirée de cinéma à Lyon qui fait envie… Pas sûre de pouvoir y aller moi-même, mais je vous donne l’information: pour celles ceux qui parmi vous pourront aller découvrir cette 10e édition du très beau festival invité à l’Institut Lumière.

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« Quelque chose d’attristé étend sa longue écharpe sur une nation qui reste sans réponse, tant elle ressent de fatigue. »

5 commentaires 06 avril 2010

Bonjour,

L’historienne Arlette Farge vient de publier une tribune d’opinion dans Le Monde que je trouve admirable à tous points de vue: que nous sommes loin de la terminologie gouvernementale, et de ses injonctions de caporal en chef ! De la finesse, de la nuance, mais aussi beaucoup d’exigence et un message d’alerte d’une très grande force. «  Provoquer de l’émancipation et du refus » : oui, au-delà des seuls historiens, je crois que toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent une forme de responsabilité dans la société devraient y réfléchir… Je vous invite à lire son texte:

« L’essoufflement psychique de la France est un événement historique »

Par Arlette Farge, historienne.
« Il y eut quelque chose de déroutant à lire, sous la plume d’experts et par l’intermédiaire d’un rapport officiel, que la France était sous le coup d’une intense « fatigue psychique ». L’annonce eut beau faire la « une » d’un quotidien et se déplier dans de nombreux médias, elle fut assez peu commentée et ne donna pas lieu à polémique. Comme si, de fait, tout le monde savait et vivait cette fatigue sans même la force de l’interroger.

Pour une historienne, cet essoufflement collectif constaté représente un véritable événement historique, une rupture fondamentale : l’annonce et le constat sont remarquables pour plusieurs raisons. Il est rare, pour parler de la nation et de ses habitants, de s’exprimer en termes psychiques pour les caractériser ; par ailleurs, les historiens interprètent très rarement les siècles, les décennies ou les moments à l’aide de critères psychiatriques. D’autre part, faire de ce constat une nouvelle, une information majeure, présuppose une situation alarmante.

L’effet d’annonce s’avère aussi important que l’annonce elle-même. Cela indique qu’en amont de nombreuses personnes se sont inquiétées du problème et ont enquêté par voie institutionnelle. L’annonce fait événement au sens où elle contient en elle une gravité qui permet de la rendre publique et où son impact est lourd de conséquences. En effet, si les Français se reconnaissent en cette enquête, vont suivre une quantité d’événements et de non-événements, car l’histoire se déroule à si grande vitesse qu’il ne peut en être autrement.

Revenons en arrière : voici longtemps que de l’ensemble de l’échelle sociale, de nombreuses plaintes et dénonciations s’accumulent, destinées à n’être point entendues ; elles sont émises dans le vide. Inutile d’en faire ici le décompte exhaustif : il suffit de lire les journaux, d’aller sur le terrain, d’écouter ses voisins, d’aller à des manifestations, d’en regarder d’autres, de participer à des associations désireuses d’invention, ou encore de lire sur les corps l’infortune, une ombre de désespérance, la courbure des non-espoirs, l’usure des esprits, et le peu de joie à se regarder les uns les autres.

L’histoire de ces dix dernières années est secouée de brisures, d’extension des crises et d’une mondialisation des angoisses, puisque ni les politiques ni la nature ne peuvent apporter de réconfort. Quelque chose d’attristé étend sa longue écharpe sur une nation qui reste sans réponse, tant elle ressent de fatigue.

« Il y a quelque chose de cassé », disait, il y a peu, un ouvrier d’une usine qui venait de fermer ses portes du jour au lendemain et de proposer ex abrupto une incongrue et indigne délocalisation. Engloutis dans des espoirs déçus, les individus ne voient guère de têtes se relever, de figures se détacher pour inventer avec eux, ni de personnalités ayant le sens du rassemblement et une once de révolte. Au lieu d’être une norme, l’égalité est une lutte, et sur ces chemins chaotiques ne s’aperçoit aucune herbe folle. De l’école à l’hôpital, de l’usine à l’agriculture, de la justice à un statut des immigrés, de la prison à l’environnement montent tant de dénonciations et d’appels au secours qu’on peut affirmer sans se tromper que l’ère de la dénonciation est elle-même sursaturée.

A ce moment où le temps de la dénonciation reste fort mais inquiet de lui-même, l’Histoire se voit convoquée par les élites et les gouvernements afin de remobiliser les troupes dans le souvenir de grands événements et de belles figures. Voici l’Histoire appelée à « faire mémoire pour faire exemple », pour donner vigueur à nos esprits fatigués.

Il fallait dans les classes primaires adopter le nom d’un enfant disparu dans les camps de concentration, lancer Guy Môquet en exemple sans même savoir qui il était, mettre Camus au Panthéon pour faire croire que, finalement, L’Homme révolté était celui qui avait décidé de l’y déposer.

Entre ce temps de fatigue annoncé et l’appel au secours d’une Histoire sortie de son contexte et invoquée comme réparatrice, s’opère un hiatus. Plus que cela, nous assistons à une lipothymie de l’histoire, une syncope en somme. Face à un passé sollicité et un présent vivant à la fois dans l’accélération et l’altération de son humanité, l’histoire des hommes et des femmes tombe en syncope. Dernièrement, alors que je m’étonnais défavorablement de la façon dont un grand magasin parisien s’étourdissait de luxe, la vendeuse me répondit laconique : « C’est une autre vie. » Essayant de comprendre où était l’autre vie, elle me répondit que ses patrons lui avaient imposé cette phrase à dire aux clients, mais qu’elle ne savait ni de quelle vie il s’agissait ni vers quoi l’on allait.

Là est la syncope de l’histoire : entre une « autre vie » qui n’a pas de nom ni de but et une quotidienneté âpre où certains mots et expressions sont devenus indicibles, archaïques, méprisés et où certains espoirs d’autrefois sont tournés en dérision. Quand le lieu qu’on nous enjoint d’habiter n’est plus habitable pour la plupart, l’histoire se vit telle une syncope.

Dès lors se pose l’urgence de la transmission citoyenne de l’histoire. Le retour sur le passé s’enrichit de la nécessaire empathie pour le présent, d’autant plus qu’on le dit fatigué car l’histoire n’aide la vie que si ceux qui la transmettent empoignent la détresse du présent. La responsabilité historienne est d’instruire le passé dans ses improvisations et ses fulgurances, ses fureurs secrètes et ses résignations sans fin.

En visitant les scènes d’autrefois, l’histoire peut se montrer impétueuse, disruptive, ironique aussi. Elle est tenace et têtue, intempestive, encore faut-il le dire, trouver les mots capables d’arpenter ses secousses et ses interstices, ses lieux cachés où une « autre vie », vraie, cette fois, s’est projetée sur son ombre.

De cette chaîne saccadée des événements passés, nous sommes héritiers au sens actif du terme donc maîtres de cet héritage. C’est avec lui que l’historien prend langue pour habiter le présent, l’annoncer à autrui et faire résonner l’ailleurs avec l’ici. C’est la tâche de l’historien et de bien d’autres disciplines de provoquer de l’émancipation et du refus en enseignant le contretemps et l’intervalle, l’imprévisible.

Faire surgir l’Autre en histoire, c’est le regarder aujourd’hui et résister au présent. La syncope de l’histoire ne peut être définitive et, même si l’altérité n’est pas le maître mot, l’histoire citoyenne permet de la retrouver, donc de la prendre entre ses paumes pour la transmettre. Pour cela, l’histoire doit aussi enseigner de s’arracher à l’Histoire. »

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Le monde numérique de demain.

10 commentaires 01 avril 2010

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager cet incroyable one man show (le conférencier est un thésard indien…) recommandé par Henri Verdier, Président du pôle compétitivité « cap digital » en Ile de France, et que je recevais hier avec mes étudiants de sciences po pour une plongée surréaliste dans le monde numérique de demain. Juste impressionnant.

PS: vous pouvez mettre des sous titres.

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Ségolène Royal défend l’écologie sociale.

6 commentaires 30 mars 2010

Ségolène Royal était l’invitée d’Arlette Chabot aux côtés de Daniel Cohn Bendit dans l’émission A vous de juger diffusée sur France 2 le 25/03/10.

Quel plaisir de retrouver un débat de fond à la télévision, merci Ségolène !


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Lyon presqu’île, la Superbe.

4 commentaires 19 mars 2010

benjamin-biolay-la-superbe-300x300Le contexte des élections me laisse peu de temps pour dialoguer avec vous et surtout pour aborder des sujets plus légers. Au passage, je vous fais quand même partager mon coup de cœur pour le dernier album de Benjamin Biolay : la Superbe.

Un artiste que j’apprécie depuis longtemps, en tant qu’artiste d’abord, mais aussi pour son engagement à gauche: je n’oublierai jamais qu’il était venu nous soutenir pour les régionales en 2004. Un très beau souvenir.

Couronné de deux victoires de la musique, Biolay nous offre un très bel album avec notamment une chanson hommage à la beauté de notre ville : » Lyon presqu’île » que je me plais souvent à fredonner.

Je crois pouvoir vous dire que n’aurons pas trop longtemps à attendre avant de le voir à Lyon…

© 2010 Najat Vallaud-Belkacem.