Aujourd’hui, et malgré le temps incertain, tous les Montchatois fêtent la naissance de leur quartier, il y a tout juste 150 ans. Ce matin, le marché était animé par des acteurs en costume, un orgue de barbarie et les déclamations d’un poète de rue. Un pique-nique géant est ensuite organisé par les commerçants du quartier tout au long du cours Docteur Long. Vous êtes tous invités à y participer et à partager ce bel instant d’amitié et de convivialité gourmande. Enfin, une grande parade historique et festive défilera dans les rues du quartier, depuis la place de la Reconnaissance jusqu’à la place du Château, de 15h00 à 17h00.
Bien sûr, je serai présente à Montchat tout au long de la journée puisque c’est un événement que je soutiens activement depuis le début, avec l’ensemble des élus du 3e arrondissement et des associations du quartier. Vers 16h30, je remettrai au nom du Maire de Lyon un bouquet de fleurs à Louise-Françoise Vitton ainsi à la Princesse Eugénie, incarnée par la ravissante nouvelle Miss Montchat.
Je vous y attendrai nombreux pour célébrer ensemble ce moment historique, festif et joyeux, à l’image de notre quartier.
1858-2008 : un peu d’histoire.
Le 24 mars 1852, les communes de la Guillotière, Vaise et la Croix-Rousse étaient rattachées à la ville de Lyon. En 1858, Jean-Louis RICHARD-VITTON, propriétaire des terrains situés sur le territoire de Montchat se tournait vers la ville de Lyon et les services du préfet Vaïsse pour céder une partie de ses terres afin d’y construire un tout nouveau quartier de la ville. Il avait déjà tracé plus de 12 kilomètres de rue auxquelles il a donné le nom des membres de sa famille. C’est ainsi qu’est née une petite bourgade avec son église Notre-Dame du Bon Secours près de la place du chateau, la place Ronde et le parc Chambovet. Ce vaste projet est contemporain du percement de la rue Impériale et de la construction de la digue sur le Rhône, qui permit la création du Parc de la Tête d’Or et l’urbanisation de la rive gauche. Le quartier fut ensuite très marqué, au 19e sièce, par l’histoire de la construction automobile et l’implantation des usines Berliet. En 1912, Marius BERLIET y fit d’ailleurs construire une magnifique demeure décorée par les artistes Louis Majorelle et Jacques Gruber.
Au début du 20e siècle, le quartier de Montchat change en profondeur une nouvelle fois avec la construction de plusieurs établissements de santé : l’Hôpital Edouard Herriot construit par Tony Garnier inauguré en 1933, la Clinique Mutualiste inaugurée en 1935 et le Nouvel Hôpital Militaire d’Instruction Desgenettes inauguré en 1930.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le quartier fut un foyer de la Résistance avec notamment la figure du docteur Jean LONG, membre du résau « Coq Enchaîné » qui distribuait des tracts et fournissait des soins aux clandestins et aux Résistants de la région. Le cours Henri à été rebaptisé Cours du Dr Long. On eput évoquer aussi le souvenir de René TAVERNIER, écrivain, journaliste et Résistant, père de Bertrand Tavernier, qui se cacha à Lyon entre 1941 et 1944. C’est au n°4 de la rue Chambovet que fut créée et publiée la revue « Confluences » pendant cette période. C’est là que se réunissait le Conseil National des Ecrivains de la Zone Sud et que Louis Aragon, dit-on, écrivit dans cette maison « Il n’y a pas d’amour heureux ».
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