
Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a qualifié jeudi d’ »injuste et inefficace » le jour de carence des fonctionnaires instauré sous Nicolas Sarkozy et dont la ministre Marylise Lebranchu a annoncé l’abrogation.
Sur Radio Classique et Public Sénat, Mme Vallaud-Belkacem a expliqué que cette abrogation par « le bilan de la mesure introduite en 2012 par notre prédécesseur. Cette mesure, en réalité, était injuste et inefficace ». Il s’agissait, a-t-elle argumenté, « de remettre soi disant de l’équité entre les salariés du privé et les fonctionnaires ». Ceci « pour lutter contre, soit-disant, l’absentésime ». Or, a poursuivi la ministre des Droits de Femmes, « il n’y a pas de différence d’absentéisme entre les salariés du public et du privé: on est à 3,7% pour les uns et 3,9% pour les autres ».
Pour la ministre , « la disposition Sarkozy a plongé les fonctionnaires dans une situation compliquée parce que, là où les salariés du privé avaient, par le biais de conventions de branches ou d’entreprises, une prise en charge de leur premier jour de carence par l’entreprise, les fonctionnaires, eux se sont retrouvés avec ces jours de carence sans aucune rémunération ».
Le coût – 60 ME selon le gouvernement – « représente moins de 0,1% de la masse salariale et ce sera évidemment compensé par de mesures en gestion des services publics ».
« Parfois des économies de bout de chandelle vous amènent de grandes difficultés », a assuré la porte-parole. « Dans la plupart des cas, vous n’avez pas eu de réduction du nombre de congés maladie. Là où vous en avez eu », il y a eu aussi « augmentation de la durée du congé maladie ».
La ministre a considéré qu’il faut s’intéresser aussi « aux causes de l’absentéisme »: « un certain nombre de services publics souffrent du fait de la RGPP », ce non remplacement d’un fonctionnaire sur deux mis en place par le précédent gouvernement.
Via AFP.