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Presse, Questions de société

Portaits de femmes… le livre.

1 commentaire 09 mars 2012

Dans les Echos, Muriel Jasor a rendu compte de la parution du livre auquel j’ai participé « Portraits de femmes issues de grandes écoles » par Antoine Teillet et Stéphanie Ouezman… A lire ici, ou plus bas. Bonne lecture!

http://www.lesechos.fr/management/actu/0201930856079-grandes-ecoles-au-feminin-298312.php

portraits

« Elles sont entrepreneurs, dirigeantes, politiciennes, etc. et s’expriment sur leurs études, leur accès à une grande école et l’évolution de leur carrière. Vingt-deux femmes se confient et expliquent les étapes par lesquelles elles sont passées, les sacrifices qu’elles ont dû consentir et leur mode d’ intégration dans les milieux masculins. Laurence Danon, Clara Gaymard, Valérie Pécresse, Najat Vallaud-Belkacem, Mercedes Erra et d’autres font l’objet de portraits dans un livre qui rappelle que de nombreuses inégalités entre hommes et femmes persistent, notamment en termes d’accès à des postes à responsabilités et de salaires. A méditer, alors que la commissaire européenne Viviane Reding vient d’annoncer le lancement d’une grande consultation d’ici au mois de mai, sur la manière d’imposer des femmes au poste de direction des sociétés. M.J. »

« Portraits de femmes issues de grandes écoles » par Antoine Teillet et Stéphanie Ouezman, Editions Studyrama, 144 pages, 22 €.

En campagne, Questions de société

« Demain la France »: en débat aux Journées de Nantes avec le Nouvel Obs.

5 commentaires 20 janvier 2012

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Petite information sur mon actualité du jour: je suis en débat aujourd’hui à 14h15 avec Martin Hirsch, Président de l’Agence du Service Civique, sur le thème de la « dislocation sociale » à la Cité des Congrès. Tant à dire, tant à proposer… 

Ici, pour les Nantais, tout le programme de ces deux très belles journée d’échange, de débat et de dialogue sur… la France de demain! Télécharger le PDF.

Questions de société

24 heures à Berlin pour le dialogue franco-allemand et la construction européenne.

3 commentaires 10 novembre 2011

Ce n’est pas peut-être pas tout à fait un hasard de calendrier… c’est en effet à la veille de 11 novembre que je suis aujourd’hui à Berlin pour la journée à l’invitation du Forum de Genshagen, de l’Institut Montaigne et du Zeit, pour intervenir sur un enjeu stratégique pour l’Europe: l’immigration et l’intégration. Un beau symbole, mais surtout un moment de réflexion et de dialogue international de très grande qualité auquel je suis très heureuse de prendre part avec des représentants et décideurs des mondes politique, économique, scientifique, culturel comme des médias, pour faire émerger des pistes réalistes et utiles à l’avenir de tous. Le sociologue Gilles Kepel, ou l’écrivain Boualem Sansal sont notamment présents parmi de nombreux autres intervenants venus du monde entier.

L’actualité internationale rend en effet nécéssaire les débats publics sur l’immigration et les politiques d’intégration. La montée en puissance des partis populistes dans certains Etats-membres, les prises de position concernant l’espace Schengen ou encore les mesures unilatérales de certains Etats face à l’afflux de réfugiés en provenance du Maghreb, ont souligné les difficultés et les contradictions des politiques nationale et communautaire en matière d’immigration et d’asile. Je ne parle même pas des dérives de la droite française sur ces sujets qui rendent encore plus indispensables des intitiatives comme celles-ci, privilégiant le fond de la réflexion sur les effets de manche et les déclarations à l’emporte-pièce.

Je vous laisse découvrir le programme du forum ici: site officiel.

Et je vous donne rendez-vous, demain à Montchat à 11h00 pour les cérémonies du 11 novembre, ainsi que les 25, 26 et 27 novembre prochains à Lyon pour le Forum Libération sur les « nouvelles frontières », une autre belle occasion de poursuivre et d’approfondir la réflexion.

Questions de société

Diversité, laïcité, intégration: aujourd’hui en débat aux Rencontres Capitales.

Pas de commentaire 14 octobre 2011

J’interviens aujourd’hui à Marseille aux Rencontres Capitales (un très beau forum de débats d’idées au Palais du Pharo)  sur un sujet qui sera sans aucun doute au coeur de la prochaine campagne présidentielle, et sur lequel j’ai pubilé un petit livre pour la Fondation Jean Jaurès : « Un nouveau modèle d’intérgration est-il nécéssaire ? », et qui n’est sans rapport non plus avec mon essai publié avec Guillaume Bachelay sur le Front National, « Réagissez! »

Je dialogue jusqu’à 13 heures avec Blandine Kriegel, Dominique Schnapper, et Jacques Toubon.

Un événement à découvrir ici et à suivre sur twitter avec hashtag: #RCap

A venir… des nouvelles très vite sur le beau programme d’événements à Lyon ce week-end, et bien sûr, sur le vote décisif de dimanche pour le second tour des Primaires Citoyennes.

Bonne journée à toutes, tous.

Après-coup:

Une dépêche AFP a rendu compte de l’événement:

Rencontres capitales à Marseille: 100 personnalités pour donner espoir aux indignés.

« MARSEILLE, 15 octobre 2011 (AFP) -

Les premières « Rencontres capitales », forum de débats « pour changer le monde », organisées vendredi et samedi à Marseille  autour de 100 personnalités – intellectuels, responsables politiques ou économiques, artistes, scientifiques, ont attiré quelque 10.000 participants sur deux jours, selon les organisateurs.

Ces débats avaient pour objectif de donner de « l’espoir » et des « outils de réflexion » aux indignés, aux « jeunes révoltés », a expliqué à l’AFP le journaliste Christian Auboyneau, à l’origine de la manifestation.

Il a réussi à convaincre 100 personnalités comme la cantatrice Barbara Hendricks, l’écologiste Pierre Rabhi, l’architecte Roland Castro, les metteurs en scène Macha Makeïeff, Jean-Michel Ribes et Gérard Mordillat, le sociologue François Dubet et les psychiatres Marcel Rufo et Boris Cyrulnik, de participer à 24 débats sur le droit d’ingérence, l’environnement, l’intégration, la crise alimentaire, le climat, etc.

Des échanges vifs et animés, à l’image de celui intitulé « Diversité, laïcité: un nouveau modèle d’intégration est-il nécessaire ? ». Najat Vallaud-Belkacem (PS), adjointe au maire de Lyon et porte-parole de Ségolène Royal, a fermement tenu tête à l’ancien ministre et président de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, Jacques Toubon, qui présentait la France comme étant « les Etats-Unis de l’Europe (une terre d’immigration, ndlr) ».

« On a manqué la marche de comprendre que notre pays comporte une immigration légale », a notamment lancé la jeune socialiste, regrettant que le discours politique ne parle aujourd’hui « que d’une immigration illégale ».

Christian Auboyneau, ancien rédacteur-en-chef à France Télévision qui se revendique d’un « journalisme durable », explique que « c’est en lisant les blogs et les commentaires après la diffusion du documentaire +La France en faillite+ » (2008) qu’a germé l’idée de ces rencontres.

« Il fallait redonner de l’espoir », estime-t-il.

Le journaliste et producteur affirme que la plupart des personnalités ont répondu immédiatement à son appel. « Ce sont des gens qui portent en eux un espoir », explique-t-il, évoquant Barbara Hendricks qu’il ne connaissait pas et qui s’est pourtant déterminée après « une simple lettre ».

La seconde édition est déjà programmée au palais du Pharo de Marseille les 14, 15 et 16 novembre 2012. »

Ma ville, mon canton

Les primaires, c’est aussi à Lyon.

1 commentaire 04 octobre 2011

J’ai participé lundi au grand débat des Primaires organisé par le quotidien régional Le Progrès, pour défendre la candidature de Ségolène Royal auprès de ses lecteurs. Le journal en faisait sa « Une » ce matin mardi avec une pleine page d’analyses des propositions des six candidats, représentés chacun par des camarades élus locaux.

Vous pouvez en lire ici ou ci-dessous le compte-rendu paru en ligne.

En écho, voici deux photos (merci Bachir!) du débat organisé sur le même principe vendredi dernier par la section du 3e arrondissement au café « comptoir du 3″ que je remercie encore pour leur accueil. Ce fut une très belle soirée d’échanges avec de nombreux militants, sympathisants ou citoyen intéréssés par les Primaires citoyennes des 9 et 16 octobre prochain. (Photos ©Bachir Ghazi)

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« Le Progrès a réuni les représentants dans la région des six candidats aux primaires du PS pour débattre des enjeux de cette élection et des thèmes de campagne. Chacun a tenté de convaincre

La crise, ses enjeux, les mesures à prendre — augmentation d’impôts — pas d’augmentation, maintien ou non de la tva, avenir avec ou sans Euro etc- ont été au cœur des débats des représentants locaux des six candidats à la primaire socialiste hier matin dans les locaux de notre journal.

Globalement, l’analyse sur la crise elle même et sa gestion en France font l’unanimité : Régis Juanico, Thierry Braillard, Jean-Paul Bret, Christophe Greffe, Najat Vallaud-Belkacem et Thomas Chadeuf prennent tous acte d’une situation difficile et, surtout, insistent sur «la responsabilité de Nicolas Sarkozy, d’avoir accru comme jamais le déficit de la France durant son quinquennat ».

Sur les solutions proposées pas non plus de très grandes divergences même, si, quand même, certains ou certaines peuvent se démarquer sur tel ou tel point. Principalement sur l’avenir de la TVA. Najat Valaud-Belkacem souhaite une TVA modulée. Jean-Paul Bret n’y croit pas et tout comme Régis Juanico, il plaide pour le rétablissement de la TVA restauration à « un taux intermédiaire de 7 ou 9 % ». Christophe Greffet constate aussi que l’abaissement de la tva restauration « n’a rien apporté ». Quant à Thierry Braillard, il est « opposé à une TVA sociale ». Sur l’Euro et l’avenir de l’Europe, le radical de gauche est le plus clivant « Nous sommes pour des Etats-Unis d’Europe, la crise prouve que l’Europe doit s’organiser ». Régis Juanico est d’accord « pour changer d’Europe » sans aller aussi loin que son voisin radical. ChristopheGreffet, pragmatique, propose « une taxe sur les transactions financières qui permettrait de financer un organisme européen de soutien aux pays en difficultés ». Najat Valaud-Belkacem plaide pour un élargissement des missions de la Banque centrale européenne : « Elle devrait s’occuper aussi de relance économique». Jean-Paul Bret insiste pour « un soutien à la Grèce sans atermoiement ».

Au cœur du questionnement de cette matinée : Rigueur ou pas rigueur ? Jean-Paul Bret évacue la question : « Ne rentrons pas dans un débat sémantique, que l’on dise rigueur ou un autre mot importe peu au fond ». I l y a une réalité qui s’impose à tous : la réduction du déficit. Thierry Braillard est le plus précis sur ce point « Jean-Michel Baylet veut ramener le déficit à 3 % du PIB ». Il récuse au passage l’usage du mot rigueur « trop souvent accolé à l’idée d’efforts à faire porter par les classes moyennes ». Régis Juanico refuse également « l’idée d’un tour de vis supplémentaire. Les Français attendent de nous une autre politique, un changement. Les quelques marges de manœuvre financières que nous aurons seront consacrées pour moitié au comblement du déficit et pour moitié à la relance ». Najat Valaud-Belkacem est sur la même ligne « Une cure d’austérité toucherait les plus modestes et ne ferait qu’aggraver la crise ». Pour sa candidate, « l’urgence est double : résorber la dette publique tout en relançant la croissance. Celle-ci passe par le soutien aux PME-TPE. Il faut donc leur faciliter l’accès au crédit ».

Thomas Chadeuf, constatant que « c’est toujours à la société de payer la crise » considère qu’il « faut mieux réguler l’économie ». Il insiste sur la défense du pouvoir d’achat : « Quand on paye plus d’impôts, on attaque le pouvoir d’achat ». Il en appelle donc à « une équité fiscale avec une première mesure qui ne fait pas l’unanimité chez ses concurrents : « Nous proposons de fusionner CSG et impôt sur le revenu «.

Les six représentants locaux des candidats sont unanimes sur la nécessité absolue d’une totale réforme fiscale « avec une plus grande équité » ainsi que sur le maintien des 35 heures accompagné simplement «de négociations branche par branche pour certains ajustements ».

Presse

« Ségolène Royal aura sa revanche contre Nicolas Sarkozy »

Pas de commentaire 28 septembre 2011

Avant le débat de ce soir à 18h00 (que je twiterrai en direct sur @najatvb), je vous invite à lire l’entretien que j’ai accordé à France Soir, paru aujourd’hui.

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/primaires-ps-segolene-royal-aura-sa-revanche-contre-nicolas-sarkozy-141606.html

« Mercredi a lieu le second débat organisé entre les six candidats à l’investiture socialiste. Celui de la dernière chance pour Ségolène Royal ? Dans son entourage proche, on joue la carte de l’optimisme.

Ainsi, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de la candidate et fidèle entre les fidèles, assure que Royal jouera bien son match retour contre Nicolas Sarkozy en 2012. Peu importe les sondages et autres commentaires politiques. Seule compte la « réalité du terrain ». Pour elle, la victoire de la gauche au Sénat, dimanche, a bien prouvé que tout était possible en politique.

FranceSoir.fr. Que représente pour vous le basculement du Sénat à gauche ?

Najat Vallaud-Belkacem. Exceptionnel ! Pas inattendu mais inédit. Cette victoire de la gauche au Sénat préfigure de grands changements pour 2012.

FS.fr Est-ce que cette victoire tient du symbole ?

N. V.-B. Oui. Les élections sénatoriales sont très difficiles pour le Parti socialiste. On a une sur-représentation des petites communes rurales où la gauche fait, traditionnellement, de moins bons scores que la droite. Les résultats de dimanche traduisent donc un profond rejet de la politique sarkozyste, chez les élus, quelque soit leur bord, en particulier chez les centristes.

FS.fr La gauche vient de remporter une élection difficile… Cela vous donne des idées pour les primaires ?

N. V.-B. C’est l’une des leçons de ces sénatoriales : la capacité des électeurs à se dégager des pronostics et des carcans. Ça a quelque chose de rassurant, ça prouve que les électeurs sont libres. C’est le message qu’on martèle avec Ségolène Royal : il faut qu’on laisse les électeurs voter : on ne vit pas en sondocratie mais en démocratie.

FS.fr Une poussée de la gauche aux sénatoriales était tout de même attendue. Pour les primaires, en revanche, la grande majorité des sondages donnent Mme Royal largement perdante…

N. V.-B. On ne peut raisonnablement accorder aucun crédit à ces sondages, surtout lorsque l’on sait dans quelles conditions ils sont réalisés. Le nombre dérisoire de sondés. Les corrections dont ils font l’objet…. Logiquement pour effectuer ces corrections – qui sont très importantes – les instituts se basent sur l’expérience acquise des élections précédentes. Or, il s’agit pour les primaires d’une élection inédite, sur quoi se basent-ils ?  Personne ne sait qui va aller voter, comment voulez-vous qu’on sache pour qui ils vont voter ?

« Cette fois, battez-le »

FS.fr Il y a un paradoxe, cependant. D’un côté, vous affirmez ne pas accorder de crédit aux sondages. De l’autre, Ségolène Royal a envoyé la semaine dernière un mail aux militants ; elle y fait référence à plusieurs enquêtes réalisées sur Internet et qui lui confèrent entre 31 et 36% des intentions de vote aux primaires.

N. V.-B.  Mais pourquoi les sondages défavorables à Ségolène Royal bénéficient d’une si grande publicité et les autres, ceux qui lui sont favorables, sont oubliés ? Avec ce mail, elle a voulu rétablir un certain équilibre. On sait très bien que les enquêtes d’opinion ont une grande influence, en particulier sur les électeurs indécis qui pourraient préférer voter utile. Mais vous avez raison : il ne faut accorder de crédit à aucun de ces sondages.

FS.fr Les deux derniers débats peuvent être déterminants. Est-ce que Ségolène Royal les abordera différemment que le premier ? On l’a senti effacée à l’occasion du premier, en retrait presque…

N. V.-B. C’est une analyse de journaliste mais ce n’est pas la vision qu’ont les gens. Les commentateurs politiques espéraient un clash. Le grand public, lui, attendait des propositions. Et il les a eues. Lors du premier débat, Ségolène Royal a montré qu’elle avait les épaules, une solidité, une sérénité, une stature, pour porter un projet présidentiel. Par exemple, tout le monde s’est amusé des « piques » échangées entre François Hollande et Martine Aubry à propos du nucléaire. Mais, Ségolène Royal a été la seule à prendre de la hauteur sur le sujet, à parler de façon claire et compréhensible par tous des enjeux d’une sortie du nucléaire. C’était un débat gagnant pour elle.

FS.fr Mais cela ne s’est pas traduit dans les sondages…

N. V.-B. Vous savez à quoi me font penser tous ces sondages ? A ceux du référendum sur la constitution européenne en 2005. Le système a choisi son candidat et s’obstine à ignorer ce qui se passe sur le terrain.

FS.fr Quelle est cette réalité du terrain ?

N. V.-B. Ségolène Royal ne se contente pas de grand discours. Elle s’intéresse vraiment aux gens. Quand elle propose de bloquer les prix de 50 produits de première nécessité ou encore de mettre fin aux tarifications bancaires abusives, elle sait de quoi est fait le quotidien de la plupart des français, systématiquement à découvert avant même que le mois ne se termine…. Le grand public le sent. On fait énormément campagne dans les quartiers populaires, par exemple. Vous seriez surpris de voir combien , dans ces quartiers, Ségolène Royal apparaît comme  la candidate légitime du PS. Ils veulent qu’elle affronte à nouveau Sarkozy. Ils lui disent : « Il nous a bien eus la dernière fois, cette fois, battez-le ».

« On ne l’appelle plus ‘Ségolène’ »

FS.fr A-t-elle changé depuis 2007 ?

N. V.-B. Oui. Elle a énormément travaillé et a subi beaucoup d’épreuves. Elle fait preuve d’une immense force physique, morale, surhumaine. Je ne connais aucun autre politique qui parvienne, comme elle, à se relever sans cesse, à se réinventer. Elle a gagné une véritable stature de femme d’État désormais. Autour d’elle, on ne l’appelle plus « Ségolène », comme en 2007, mais « Royal ».

FS.fr Pourquoi croyez-vous autant en elle ?

N. V.-B. Je regarde ce qu’elle dit, je regarde ce qu’elle fait. Je n’ai jamais été déçue. Elle est beaucoup plus radicale que les autres candidats. Par exemple, quand elle propose de taxer les revenus du capital au même niveau que ceux du travail, elle le fera vraiment.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un choix : ou nous accompagnons le système en tentant de l’améliorer à la marge ou nous le transformons. Ségolène est dans la transformation suivant des règles claires comme la morale publique, la justice sociale. Surtout, elle s’applique en privé les préceptes qu’elle défend en public. Ce n’est pas donné à tout le monde, y compris à gauche.

FS.fr En quoi est-elle la meilleure pour battre Sarkozy en 2012 ?

N. V.-B. Elle le connaît bien, puisqu’elle a déjà eu à l’affronter. Elle est la mieux placée pour le confronter à ses contradictions, pour lui opposer ses promesses non-tenues. Vous savez, je crois beaucoup au match retour. C’est une légitimité de plus.

« Sarkozy usera de tous les moyens pour être réélu »

FS.fr Si elle n’est pas désignée par les socialistes, jouera-t-elle malgré tout un rôle dans la campagne présidentielle ?

N. V.-B. Bien évidemment. Ségolène -comme moi, comme nous tous,- ira jusqu’au bout car il y a une nécessité absolue de refermer la parenthèse Sarkozy. On a vu ce qui s’est passé en 2007. La campagne a été très dure et 2012 devrait être pire. On sait ce que Sarkozy vaut en campagne ; lui et ceux qui l’entourent useront de tous les moyens, avouables ou non, pour ne pas renoncer au pouvoir.

FS.fr Qu’entendez-vous par « moyens non-avouables » ?

N. V.-B. On sait qu’il y a eu des irrégularités dans les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, comme l’a démontré l’affaire Woerth-Bettencourt. (Selon l’ancienne juge d’instruction Isabelle Prévost-Desprez, citée dans le livre Sarko m’a tuer, l’infirmière de Liliane Bettencourt aurait assisté à des remises d’espèces à Nicolas Sarkozy, alors secrétaire général de l’UMP. L’Élysée a démenti ces informations, NDLR). La campagne de 2007 n’a pas été équitable et pour cause : nous, nous étions dans la légalité.

Par Sylvain Chazot »

Presse

De la nécessité de transformer le système

5 commentaires 16 septembre 2011

Je vous donne à lire mon communiqué de presse, en réaction au débat télévisé d’hier soir.

« De haute tenue, le débat d’hier soir a permis de dévoiler des différences entre les candidats qui ne sont pas minimes. C’est le cas par exemple de la relation que les uns et les autres comptent entretenir  avec le système financier, source des maux économiques que les Français subissent si durement: Ségolène Royal a montré qu’elle allait bien plus loin dans le rapport de force que le politique devra instaurer avec la finance: obligation faite aux banques de participer à l’absorption de la dette, séparation des activités de dépôt et des activités d’affaires,  interdiction de la spéculation par les banques sur la dette des États. Il ne s’agit pas d’améliorer le système à la marge mais de le transformer en profondeur pour rendre aux peuples la souveraineté que des marchés incontrôlés leur ont usurpé.  Avec elle enfin,  le politique reprend le pouvoir.

Forte de son expérience et du travail inlassable de ces dernières années pour construire ces solutions concrètes, Ségolène Royal s’est montrée hier soir déterminée, sécurisante et ambitieuse à la fois, claire sur les enjeux et convaincante sur les réponses. Surtout, les Français qui l’ont vu œuvrer ces dernières années, savent qu’animée par la morale de l’action et la politique par la preuve qui lui tiennent tant a cœur, elle respectera un a un  chacun de ses engagements. »

Ainsi que la matinale à laquelle j’étais invitée avec Stephane le Foll ce vendredi pour commenter le débat :

Débat face à Rama Yade : « Conscience politique et modes d’actions chez les jeunes »

Questions de société

Débat face à Rama Yade : « Conscience politique et modes d’actions chez les jeunes »

Pas de commentaire 14 avril 2011

Je participerai demain au Forum organisé par Libération : « Rencontres de Rennes: Respect ! Un nouveau contrat social » dont l’entrée est libre et gratuite sur réservation. J’ai été invitée à débattre autour du thème de la jeunesse face à Rama Yade et j’espère vous y voir nombreux demain !

VENDREDI 15 AVRIL 2011

11h30 – 13h00

Conscience politique et modes d’actions chez les jeunes


avec Rama Yade, ambassadrice de la France auprès de l’UNESCO et Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale PS chargée des questions de société, adjointe au maire de Lyon

Lieu : Au TNB (salles Jean Vilar, Louis Jouvet, Jean-Marie Serreau, Michel Piccoli, Guy Parigot) dont la répartition des salles sera indiquée pour chacune des conférences.

Retrouvez l’intégralité du très bon programme des trois jours du Forum ici : RESPECT! Un nouveau contrat social – Programme du Forum

Invitée par Libération à appréhender le sujet en quelques lignes, voilà ce que j’écrivais:

Libé rennes

Presse

Trop tard, le mal est fait.

1 commentaire 06 avril 2011

Communiqué de presse

Najat Vallaud-Belkacem

Secrétaire nationale aux questions de société (PS)

Trop tard, le mal est fait.

Le déshonneur est donc complet pour l’UMP à l’issue de son « débat » sur la laïcité.

Trois heures de discussion entre soi, dix ministres à la torture, une famille politique divisée comme jamais, une France atterrée par le comportement de ses dirigeants, des Français divisés, stigmatisés pour leur religion, menacés dans leurs libertés, les uns apeurés et les autres inquiets pour leur avenir, les valeurs de la République ébranlées, un gouvernement, un Président et un parti totalement discrédités, les mots, les idées du Front National légitimés, tout ça pour 26 propositions improvisées la veille qui n’apportent qu’une seule chose de plus à ce qu’on savait déjà : l’impuissance totale des hommes du Président à proposer des idées susceptibles d’enrayer l’entreprise de démolition du pays dans laquelle ils se retrouvent piégés, et nous avec.

Le débat a finalement porté sur la laïcité et le vivre ensemble : trop tard, le mal est fait.

J'aime !

« La religion n’est pas un service public » d’Henri Pena-Ruiz

4 commentaires 31 mars 2011

Voici quelques remises au point très utiles et saines d’Henri Pena-Ruiz dans sa tribune dans Libération du 29 mars :

La religion n’est pas un service public

Apparemment notre république serait trop pauvre pour faire vivre des grands services publics communs à tous, croyants, agnostiques et athées. Asphyxie organisée de l’école publique, démantèlement des hôpitaux de proximité, privatisations en tous genres, etc. L’ultra-libéralisme fait son œuvre. La solidarité redistributive n’est plus à l’ordre du jour. En revanche la république serait assez riche pour financer des lieux de culte, qui ne concernent pourtant que les croyants pratiquants, une petite minorité. M. Sarkozy prône le supplément d’âme d’un monde sans âme. La terre vous paraît bien injuste voire invivable ? Réfugiez-vous donc dans le ciel ! Le protecteur des nantis ose dire sans ambages : «La république a besoin de croyants» (discours au palais du Latran).

La religion réduite à une compensation, et reconnue d’utilité publique ? Napoléon, que ne hantait pas une foi très vive, avait expérimenté la recette avec son concordat, qui aujourd’hui encore en Alsace-Moselle fait financer par tous les citoyens, croyants ou non, le culte de certains. Les mauvais coups contre la laïcité n’ont cessé. Voici venir le coup de grâce. Le prétexte en est l’utilisation illégitime d’une rue pour la prière, par des citoyens musulmans instrumentalisés politiquement. Certes la convergence hebdomadaire, vers la même rue, de fidèles de toute la région parisienne est clairement une manifestation en forme de défi. Elle usurpe l’espace public. Mais c’est un cas rarissime. N’importe. C’est une aubaine pour le FN qui se découvre adepte d’une laïcité à géométrie variable, que jamais il n’a invoquée contre les privilèges publics du catholicisme. Une aubaine aussi pour M. Sarkozy, qui s’apprête à détruire la laïcité en raturant la loi de 1905 sous prétexte de faire cesser le trouble. Janus biface, il «libère» la rue… mais accueillera les fidèles dans des mosquées payées par la puissance publique !

Notre sauveur fera ainsi coup double. D’une part il se présentera comme le gardien de la sécurité qui a toujours besoin de s’inventer un ennemi : jeunes des banlieues, immigrés, Roms, et maintenant musulmans des caves ou des rues. Funeste recette de la popularité que celle qui nourrit les peurs collectives ! D’autre part, le rétablissement de l’ordre public sera un prétexte pour faire payer aux contribuables des lieux de culte que ne devraient financer que les croyants.

Il fait ainsi croire que le seul problème réel est celui de l’intégration religieuse alors que la population visée souffre avant tout d’exclusion sociale et économique. Parler de l’islam sans le distinguer de l’islamisme politique, pourtant groupusculaire, est inadmissible. On prétend adapter la laïcité aux religions. N’est-ce pas plutôt à celles-ci de s’adapter à la laïcité, vecteur de liberté et d’égalité ? A-t-on jamais demandé aux droits de l’être humain de s’adapter aux coutumes ? Ce serait supprimer un levier d’émancipation. Les femmes en savent quelque chose, qui souffrent encore des préjugés machistes longtemps sacralisés par les religions du Livre. Ceux qui combattent la laïcité pour restaurer leurs privilèges perdus, et non une spiritualité désintéressée, se frottent les mains. Le scénario actuel les comble.

Premier temps : l’invention de la notion insultante de laïcité ouverte, ou positive. Parle-t-on de justice «ouverte» ? Ceux qui refusent l’égalité de traitement des croyants et des athées militent pour que les religions soient reconnues d’utilité publique. Cela les conduit à affubler la laïcité d’adjectifs polémiques et à la prétendre hostile aux religions.

Deuxième temps : le brouillage de la distinction entre cultuel et culturel. Puisque la loi laïque réserve l’argent public à ce qui est d’intérêt général, comme par exemple la culture, le rapport Machelon propose que le financement direct de la culture assure le financement indirect du culte. La ficelle est grosse. On dira que certains élus le font déjà. Mais l’infraction à la loi n’appelle nullement sa suppression. Qui propose d’abolir les feux rouges sous prétexte que certains les grillent ?

Troisième temps : le paravent du secours aux musulmans des caves. Comment déguiser une restauration de privilèges en bonne action égalitaire ? Par l’invocation d’un mythe : la pénurie supposée des lieux de cultes musulmans. En 1976, on recensait 150 salles de prière. En 1985, 900. Aujourd’hui, 2 147. Deux services de prière par jour suffiraient à accueillir tous les fidèles. La rue comme lieu de culte n’est donc pas une fatalité. Quatrième temps : l’abolition de la séparation laïque. La main sur le cœur on propose de réparer une injustice imaginaire en détruisant la loi de 1905. Quand de l’argent public aura été dépensé pour une mosquée, les tenants des autres religions s’exclameront : «Pourquoi pas nous ?» L’égalité républicaine ne permet pas que l’on donne aux uns ce qu’on refuse aux autres. A ceci près qu’à ce compte-là il faudra financer aussi les libres penseurs, les francs-maçons, les rationalistes, etc. Bref, il faudra communautariser l’argent public.

Jean Jaurès, en 1904, pensait aux retraites ouvrières : supprimer le budget des cultes, c’était transférer à l’Etat des moyens pour mieux assumer son rôle social. Pensons aussi à la santé pour tous. Un citoyen de confession musulmane hospitalisé dix jours, au prix moyen de six cents euros la journée, économise six mille euros si le service public de santé existe. Dans le meilleur des mondes ultralibéraux, il doit les payer, s’il peut, mais l’Etat lui fournit une mosquée. Quand on sait que seulement 18% des citoyens musulmans fréquentent une mosquée, on voit bien qui perd au change !

Il va de soi qu’il faut mettre un terme aux pratiques discriminatoires de certaines municipalités qui empêchent l’acquisition de terrains destinés à des lieux de culte musulmans. La république laïque n’a pas à financer de lieux de culte mais elle doit garantir juridiquement la possibilité d’en construire. Certains agitent l’épouvantail de l’intégrisme et disent : «Payons, ainsi nous contrôlerons.» Où est l’erreur ? Dans la prétention humiliante d’un tel chantage : voici un lieu de culte, mais attention à ce que vous allez y dire. Où est la faute ? Dans l’oubli de ce qu’est l’état de droit. En république, ce sont les lois qui règlent la liberté de parole. Un prêche qui incite à battre une femme est un délit : incitation à la violence. Peu importe alors que le lieu de culte soit privé ou public, la sanction sera la même. La république laïque ne fonde aucune norme sur un particularisme. Seule compte l’autorité de lois qu’inspire le droit (intégrité physique, égalité des sexes).

Marianne ne s’est pas séparée du Dieu qui la dominait pour le dominer à son tour, mais pour faire disparaître toute domination et tout privilège. Ne sacrifions pas l’universel sur l’autel du particulier. Préservons la laïcité.

Henri PENA-RUIZ, philosophe, écrivain, ancien membre de la Commission Stasi.

Voici le lien vers la tribune sur le site de Libération : Tribune Henri Pena-Ruiz Libération

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