Bonjour à tous,
Trois sujets très divers pour ce billet hebdomadaire de fin de semaine, rythme maximal de publication que je parviens à tenir en ce moment.
L’argent des festivals de musique.
Un petit retour en arrière, donc, pour commencer ce billet du week-end avec un commentaire sur le dossier publié par Libération la semaine dernière. Il était question de l’avenir des grands festivals en France et en Europe à l’heure de la mondialisation avancée dans un secteur de l’industrie musicale en pleine mutation.
Quelques bonnes nouvelles, des perspectives inquiétantes et une profonde interrogation pour l’ensemble des collectivités locales qui financent la création et l’accès à la culture à travers les festivals.
D’abord, le grand public retrouve massivement le chemin des concerts et de la musique vivante, ce qui est une tendance réjouissante pour tous ceux qui, comme moi, pensent que ces instants de partage et de découverte font partie d’une vie culturelle épanouie pour tout un chacun.
En revanche, ce mouvement incite des groupes financiers d’envergure mondiale à investir dans l’organisation de concerts afin de retrouver un équilibre perdu dans la chute vertigineuse des ventes de disques. La conséquence est que toute l’économie des festivals est en train de vivre une révolution qui pourrait rapidement se traduire par une hyper concentration des acteurs, et une grave uniformisation de l’offre sur le plan artistique.
Les nombreux festivals français de taille moyenne, portés par de petites structures associatives et largement financés par les collectivités locales, pourraient se trouver rapidement en situation difficile. Les têtes d’affiche ne seraient plus accessibles à cause du montant de leurs cachets et de leurs clauses d’exclusivité, et le public serait donc plus difficile à attirer.
Le risque est d’avoir un paysage de festivals à deux vitesses : les grosses machines très rentables avec des prix d’entrées en forte hausse d’un côté, et toute une série de plus petits festivals exclusivement consacrés aux artistes émergents et financés par l’argent public de l’autre. Fin de la mixité des publics, fin de la diversité, fin de l’incitation à la découverte des nouveaux talents.
Que faire ? La question (et la réponse) est au cœur de ce que seront demain les politiques d’événements culturels dans nos villes et nos régions à l’heure où les élus socialistes réaffirment leur identité réformiste dans une économie de marché qui doit accepter, et réguler, les conséquences de la mondialisation. L’exception culturelle ne doit pas être une excuse pour renoncer, là aussi, à trouver un autre équilibre.
Un début de réponse est peut-être à trouver dans le modèle développé à Lyon avec un festival comme les Nuits Sonores qui est soutenu la Ville et la Région mais qui, tout en refusant la surenchère des cachets de stars, a trouvé le moyen de se développer en préservant son indépendance, de s’ouvrir aux financements privés et de renforcer, in fine, sa capacité à mélanger les publics, les artistes dans un subtil équilibre entre le gratuit et le payant.
Je vous conseille de lire ce dossier de Libération, toujours accessible en ligne.
A Lyon, un bal du 14 juillet pas comme les autres.
Un mot ensuite du bal du 14 juillet que nous organisons à Lyon, place des Terreaux à partir de 18h30 et jusqu’au tir de feu d’artifice depuis Fourvière, à la tombée de la nuit vers 22h30
Cette année, nous innovons avec un grand bal pour les enfants à partir de 6 ans, entièrement aux couleurs de l’Europe, grâce à un partenariat avec la Saison Culturelle Européenne qui débute partout en France à l’occasion de la Présidence française de l’UE.
Trois groupes d’artistes venus de toute l’Europe se succèderont sur scène pour faire danser le public en famille, et célébrer la Fête Nationale dans un esprit de fête populaire et d’ouverture au monde.
Vous qui êtes à Lyon, venez donc découvrir, à cette occasion, le BOOMBAL, un événement qui risque de faire parler de lui et de conquérir rapidement le reste du pays.
J’espère vous retrouver nombreux ce lundi, et pour les autres, je vous souhaite une excellente fête du 14 juillet.
Ségolène Royal : quand la démocratie ne reconnaît plus le statut de l’opposition.
Puisque j’ai commencé en évoquant Libération, je terminerai par ce même journal capable décidément du meilleur comme du pire. Le pire, pour moi, a été atteint cette semaine avec le lynchage intolérable de Ségolène Royal (voir couverture du 9 juillet) : que les portes parole du clan Sarkozy se livrent à ce jeu qui évite de se poser les véritables questions, et en passant de répondre à celles si franches de Ségolène, c’est une chose. Mais que le plus grand journal de gauche rejoigne la meute, ça dépasse l’entendement : croyez vous vraiment qu’il ne faille pas s’interroger sur les fouilles, « visites », cambriolages, et vols d’ordinateurs répétés de l’ancienne candidate à la présidentielle ou de ses équipes ? Pensez vous sincèrement qu’il y ait, comme l’affirme Frédéric Lefebvre mais aussi l’éditorialiste de Libé une comparaison possible entre la leader de l’opposition forte de 17 millions de voix et n’importe quel français qui se fait cambrioler ?
Avalez vous vraiment cette histoire à dormir debout d’ex-yougoslave (une étrangère bien sur, ça fait toujours mieux) soit disant responsable d’une des visites chez Ségolène (en 2006 !) et opportunément retrouvée ces derniers jours par les services de police ? Faudra t-il vous expliquer à nouveau, mais cela vous intéresse t-il seulement, que, à part des ordinateurs, la plupart de ces « cambriolages » ne se sont soldés par aucun vol, marque manifeste d’une tentative d’intimidation et de pression bien plus que de l’appât du gain : allez savoir pourquoi « une ex-yougoslave sans rapport avec le pouvoir politique » (dixit le site Internet de libé quelques jours après la scandaleuse couverture !!!!!!!!) se livrerait à de tels actes gratuits.
Alors voila, vous qui me lisez souvent sur ce blog le savez, je ne suis pas du genre à sortir facilement de mes gonds, mais là, c’est une vague de dégoût total qui m’a submergée cette semaine.


Je souhaitais aussi vous dire un mot du Conseil national qui s’est tenu le 2 juillet à l’occasion duquel je présentais à la demande de Ségolène Royal, la contribution à laquelle des milliers d’entre vous avez contribué à ses côtés, notamment au travers du site pour un 
Vous avez sans doute lu les attaques récurrentes de la droite et du gouvernement, en la personne de M. Marleix, Secrétaire d’Etat aux collectivités locales, contre les collectivités locales détenues en majorité par la gauche dont je considère, pour ma part, qu’elles sont le fer de lance d’un contre gouvernement sur lequel il faudra compter pour gagner les élections de 2012. C’est d’abord et naturellement contre les 20 régions détenues par la gauche que les coups se sont portés ces derniers jours, accusées d’inflation injustifiée de leurs dépenses, de leurs effectifs et d’accroissements fiscaux illégitimes et exorbitants. Il y aurait, selon l’UMP de quoi nourrir un « livre noir des Régions socialistes », de quoi signifier surtout que la campagne pour les régionales a commencé et que la droite ne reculera devant aucun mensonge, ni aucun coup bas pour regagner le terrain perdu, dûsse t-elle pour cela décider d’un mode de scrutin plus favorable à ses intérêts, perspective de plus en plus vraisemblable.
Je me demande parfois si le pragmatisme, dont le président se réclame sans cesse, n’est pas devenu une dangereuse idéologie en même temps que le signe d’une profonde inculture politique.
On m’a conseillé récemment la lecture des Trois leçons sur l’Etat providence de Gøsta Esping-Andersen parues au Seuil dans la collection de la République des idées qui est une vraie mine d’or. L’ouvrage revisite le concept d’Etat providence à l’aune de notre société post industrielle et propose de faire de nos politiques sociales un investissement pour l’avenir en passant d’une logique strictement réparatrice consistant à compenser à un instant T un handicap, une perte de revenu, une difficulté passagère, à une logique dynamique d’investissement social favorable à la croissance et à la transition vers l’économie de la connaissance, c’est-à-dire de l’innovation. Les dépenses sociales ne sont plus seulement conçues comme des coûts, mais comme des facteurs de croissance et de développement futur.
« Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir. »
La crainte est grande de voir les conflits de personnes prendre le pas sur les débats au fond nécessaires à la rénovation. Nombre d’entre vous ont eu l’occasion de le dire sur ce blog où les opinions les plus diverses s’expriment ; c’est heureux et je vous en remercie. Cette inquiétude a trouvé paradoxalement, une acuité particulière avec la victoire de la gauche aux élections municipales et cantonales.
Bonjour à toutes et à tous, les exécutifs se mettent en place. Cette semaine, Michel Mercier a été réélu à la présidence du Conseil général du Rhône refusant la main tendue du groupe socialiste avec lequel il aurait pu constituer une majorité. Peu de surprise au final et plutôt le choix de la continuité que celui de l’avenir ouvert à Lyon par Gérard Collomb et qui aurait pu irriguer notre département.
Les élus de gauche auront donc la responsabilité d’incarner une opposition constructive. A titre personnel, je défendrai mon projet pour Montchat et pour les Montchatois. La gauche est par ailleurs à deux sièges seulement de la majorité, notre travail sera donc ces prochaines années de préparer l’alternance que je crois possible, peut-être dès 2011.
Photo Houcine Haddouche



Lyon gagne, vous avez décidé de faire gagner Montchat. Ce matin ma reconnaissance va à tous les Montchatois et toutes les Montchatoises qui m’ont apporté leurs suffrages. J’ai le visage de tant d’eux à l’esprit… Je leur adresse du fond du cœur mes remerciements émus et je leur dis simplement que ce vote n’est qu’un commencement. Je serais une Conseillère générale utile et disponible, l’ambassadrice efficace et enthousiaste de Montchat au cœur des compétences municipales et départementales.
Nous poursuivons notre désormais traditionnel porte à porte en fin de journée ; l’accueil est bon, les gens relativement disponibles pour nous écouter présenter notre projet pour la ville, pour l’arrondissement et pour 
Je viens d’apprendre avec consternation et tristesse le lâche assassinat de Bénazir Bhutto, victime de l’obscurantisme et de la folie de quelques fanatiques dont la cause, s’ils en ont une, ne peut en aucun cas sortir grandie d’un acte lâche et odieux ! Je pense aussi aux nombreuses victimes tombées ces dernières semaines dans les attentats destinés 












Opinions