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Ségolène Royal s’engage sur l’égalité des droits.

Questions de société

Ségolène Royal s’engage sur l’égalité des droits.

4 commentaires 04 octobre 2011

Vous le savez, je participais jeudi soir à Sciences-Po Paris à un débat national organisé par HES (Homosexualités et Socialisme) dans le cadre des Primaires citoyennes. Une salle bondée, un public attentif et exigeant, un débat de très grande qualité, des représentants de chaque candidat conscients de leurs responsabilités ont, je crois, contribué à marquer les esprits des journalistes, associations, organisateurs et participants. Il s’agit de sujets que je connais bien pour avoir énormément travaillé, par exemple, sur les évolutions du modèle familial dans le cadre du secrétariat national aux questions de société pour le Parti Socialiste. J’ai pu constater de vrais changements dans les prises de position de chacun, et c’est avec beaucoup d’énergie que j’ai pu défendre les engagements de Ségolène Royal sur l’ensemble des questions abordées.

Je vous invite à lire ci-dessous le compte-rendu du magazine Têtu.

Je vous invite aussi à prendre connaissance des réponses de Ségolène Royal au questionnaire qui lui avait été adressé pour l’occasion et dans lesquelles vous verrez qu’elle témoigne une nouvelle fois de courage, de clarté, de constance et d’engagement. C’est ici: Ségolène Royal répond aux questions d’HES.

L’article de Têtu:

« Hier, des représentants de chaque concurrent à la primaire de gauche ont exposé leur programme pour les droits LGBT. En accord et fiers de leur union, ils ont tous promis le droit au mariage, à l’adoption, des avancées pour les trans ou dans la lutte contre le VIH.

Les candidats à la primaire socialiste ont planché sur les sujets LGBT et ils en parlent comme d’une seule voix. HES (Homosexualité et socialisme) les a soumis à un questionnaire écrit, sur l’accès au mariage et à l’adoption pour les couples homos, les droits des trans ou encore la lutte contre le VIH et les discriminations (leurs réponses sur le site de HES). Et hier, pour défendre leur programme lors d’un colloque à Sciences Po, tous ont mandaté un émissaire expert en questions sociétales.

«Bataille idéologique»
Pendant deux heures, plutôt studieuses, les six représentants ont débattu en bons camarades, sans éclats ni passes d’armes, et ont tenté de convaincre que leur candidat respectif était le meilleur allié des LGBT. Surtout, ils ont tous martelé que les homos pouvaient compter sur la gauche, plus mobilisée qu’au moment du pacs. «Les sujets de société sont cruciaux et obligent le PS, estime Zohra Bitan, représentante de Manuel Valls. La gauche a un rôle fondamental à jouer pour faire basculer notre société vers la liberté et l’égalité.» «Les questions sociétales sont au cœur de notre identité, explique Aurélie Filippetti, proche de François Hollande. Les nombreux dérapages de la droite montrent que nous avons une bataille idéologique à mener pour créer une société ouverte.» Et tous dénoncent le débat «ahurissant» sur le genre dans les manuels scolaires, le retard de la France en matière de droits LGBT, les dérapages «les plus sombres» de Christian Vanneste, David Douillet et autres, ou la promesse oubliée du Contrat d’union civil. «La société évolue dans l’indifférence de la droite », regrette Najat Vallaud-Belkacem, VRP de Ségolène Royal.

Tous le revendiquent, ils sont d’accord sur plein de choses, et font à peu près les mêmes propositions. Peu de temps après l’élection, le droit au mariage et à l’adoption sera ouvert aux homos, le pacs amélioré et célébré en mairie et l’interdiction de donner son sang sera supprimée. La Procréation médicalement assistée sera ouverte à toutes les femmes, un statut du beau parent créé, et la prise en charge des séropos mieux assurée. Pour les trans, la nécessité d’être opéré pour changer d’état civil sera levée et le protocole de soins revu. Au-delà de l’arsenal législatif, tous insistent sur l’importance de mener un travail en profondeur pour lutter contre les discriminations, notamment en évoquant l’orientation sexuelle en milieu scolaire. Seul point de discorde: la Gestation pour autrui. Si certains y sont favorables, d’autres, dont Martine Aubry et François Hollande, s’y opposent, pour lutter contre «la marchandisation des corps». Et le PS reste globalement réservé sur le sujet.

Gage de crédibilité
Au-delà de ce corpus commun, quelques-uns dénotent à coups de propositions personnelles. François Hollande mettrait en place un délégué interministériel à l’égalité tandis que Ségolène Royal ferait voter dès son arrivée à l’Elysée une «grande loi contre toutes les discriminations».

A défaut de se démarquer sur les idées, chacun déroule le cursus friendly de son champion, comme gage de crédibilité pour l’avenir. Reprenant avec un petit sourire une formule de Ségolène Royal, Marie-Pierre de la Gontrie veut faire de la politique par la preuve: «dès 2006, Martine Aubry était favorable au mariage homo, elle se rend à la marche des fiertés chaque année, et c’est la seule qui ait évoqué les droits LGBT dans sa lettre aux français. Les autres n’ont pas dû avoir la place…» Arnaud Montebourg aurait lui demandé à son conseil général de ne faire aucune discrimination dans les procédures d’adoption, François Hollande serait pour le mariage homo depuis 2004, tandis que Ségolène Royal faisait dès 1997 de l’Association des Parents gay et lesbiens un interlocuteur officiel du ministère de l’éducation. Au final, c’est comme si peu importait celui qui incarnera l’évolution des droits et Najat Vallaud-Belkacem en est sûre : «quel que soit le vainqueur de la primaire, tous iront dans le même sens.»

Presse

Projet de loi Bioéthique devant le Sénat: quand sagesse rime avec audace et justice !

Pas de commentaire 13 avril 2011

Communiqué de presse

Najat Vallaud-Belkacem

Secrétaire nationale aux questions de société

Bertrand Monthubert

Secrétaire national à l’Education et à la recherche

Projet de loi Bioéthique devant le Sénat : quand sagesse rime avec audace et justice !

L’examen du projet de loi bioéthique par le Sénat se termine aujourd’hui, après une semaine d’intenses débats.

Suivant les propositions défendues depuis plusieurs mois par les parlementaires socialistes, et faisant fi de l’opposition du gouvernement, le Sénat a choisi :

- de permettre à la science de progresser en autorisant, sous conditions, les recherches sur l’embryon et les cellules souches ;

- de faire cesser les discriminations à l’encontre des personnes homosexuelles, en ouvrant l’assistance médicale à la procréation à tous les couples, y compris les couples de femmes ;

- de réaffirmer les droits des femmes durant leur grossesse, en supprimant l’amendement des députés de droite visant à accroitre le rôle du médecin, au détriment des femmes concernées, dans la décision de pratiquer un diagnostic prénatal.

Un projet de loi régressif a ainsi été transformé en un texte de loi ambitieux et porteur de souffle pour la société toute entière.

Espérons simplement que le gouvernement et les députés de droite n’aillent pas détricoter ce projet, au mépris de l’intérêt des Français et des Françaises, des espoirs des malades et de leurs proches, du travail des chercheurs, et des progrès de la médecine et de la science.

Les députés socialistes, rejoints par les progressistes de tout bord y veilleront.

Presse

Discriminations LGBT : garantir l’égalité, un acte nécessaire pour mettre fin aux violences

3 commentaires 23 mars 2011

Communiqué de presse

Najat Vallaud-Belkacem

Secrétaire nationale aux questions de société (PS)

« Discriminations LGBT : garantir l’égalité, un acte nécessaire pour mettre fin aux violences »

Un tiers des personnes homosexuelles ou bisexuelles déclarent avoir déjà fait l’objet d’insultes à caractère homophobe et 14% affirment avoir été victimes d’une agression physique en raison de leur homosexualité, selon un sondage Ifop publié mardi.

Il est urgent de mener des politiques volontaristes afin de garantir le respect et la sécurité de tous les citoyens et citoyennes et d’assurer l’égalité des droits pour toutes et tous. Cela passe notamment par la fin des discriminations légales que rencontrent les personnes LGBT, et l’ouverture du droit au mariage, à l’adoption et à l’AMP. C’est aussi en affirmant l’égalité de tous devant les lois que l’on pourra faire reculer les discriminations et les violences subies en raison du genre ou de l’orientation sexuelle.
En récusant ces avancées progressistes, la droite divise dangereusement le corps social : elle sanctuarise des droits pour certains et refuse leur accès à d’autres. Nier l’égalité des droits pour l’ensemble des citoyen-ne-s ne fait qu’encourager les stigmatisations, discriminations en violences envers les personnes LGBT.

Afin de transformer les mentalités, et de construire l’égalité réelle au sein de notre société, les socialistes proposent en outre de mettre en place pour tous les élèves, de la classe de CP à la terminale, et tous les ans, six heures d’éducation à la sexualité, à l’égalité et au respect mutuel ; et de former tous les acteurs éducatifs à partir d’un travail sur les stéréotypes et les assignations de genre.

Lien vers le communiqué de presse sur le site du Parti Socialiste

Presse

« Nous vivons dans un climat xénophobe… » Entretien.

2 commentaires 21 septembre 2010

Le 10 septembre dernier, je répondais à un entretien au sujet des discriminations dont sont victimes les Roms. Je vous invite à le lire sur le site d’information AFIAVI.com

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La droite française et… le droit européen.

Billet edito

La droite française et… le droit européen.

2 commentaires 16 septembre 2010

« J’ai été personnellement interpellée par des circonstances qui donnent l’impression que des personnes sont renvoyées d’un Etat membre (de l’Union européenne) juste parce qu’elles appartiennent à une certaine minorité ethnique. Je pensais que l’Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la deuxième guerre mondiale ».

Ces phrases sont redoutables. D’autant qu’elles ne sont pas, cette fois-ci, celles d’une association de défense des droits de l’homme, d’un homme politique ou même d’une nouvelle commission des Nations Unies. Ceux-là, le gouvernement les avaient ignorés : l’association est trop exaltée, les politiciens sont vite égarés et les commissions de l’ONU s’appellent « Théodule » dans ce genre de circonstance. Non ces phrases représentent la position longuement mûrie d’une institution, la Commission européenne, dont la mission et la raison d’être est précisément d’éviter que les situations de la deuxième guerre mondiale ne se reproduisent, une institution que la France n’a eu de cesse de renforcer depuis 60 ans, une institution qui a eu ces derniers jours des échanges approfondis avec des membres du gouvernement français pour examiner la régularité des actions conduites cet été à l’égard des gens du voyage. Cette institution là est bien informée. Elle est crédible. Elle est un des piliers non négligeable de ce qui forme notre Etat de droit. Le gouvernement français, ni personne, ne peut l’ignorer.

La Commission européenne a donc décidé d’envisager une procédure d’infraction de notre pays. Celui-ci a le mauvais goût de hausser le ton, comme le feraient un enfant pris en flagrant délit de mensonge. Pierre Lellouche évoque un « dérapage ». Benoît Apparu indique que la « Commission est allée trop loin ». La vérité est que, comme l’indique la commissaire du gouvernement français dans cette affaire, les mensonges de ces derniers mois constitue un « déshonneur » pour notre pays.

La Commission ne va ni trop loin, ni trop tôt. Elle est même plutôt en retard. Cela fait plusieurs semaines qu’il est patent que le gouvernement français a une pratique contraire aux textes fondateurs de l’Union, et il est grand temps que la Commission, gardienne des traités, s’y intéresse. De quoi s’agit-il ?

L’article 19 de la charte européenne des droits fondamentaux prévoit que « les expulsions collectives sont interdites. » Le gouvernement français fait valoir qu’il n’a pas pris de mesures collectives mais examiné individuellement les situations individuelles. Comment le croire quand les expulsions sont la conséquence directe d’un acte collectif qui est le démontage d’un camp accueillant des gens du voyage. Dans un arrêt 5 février 2002, la cour européenne de sauvegarde des droits de l’homme a considéré qu’il faut entendre par « expulsion collective » « toute mesure contraignant des étrangers, en tant que groupe, à quitter un pays, sauf dans les cas où une telle mesure est prise à l’issue et sur la base d’un examen raisonnable et objectif de la situation particulière de chacun des étrangers qui forment le groupe. » Dans cet arrêt, qui concerne l’éloignement de personnes déboutées du droit d’asile, la Cour considère que l’examen de la situation particulière  »ne signifie pas pour autant que là où cette dernière condition est remplie, les circonstances entourant la mise en œuvre de décisions d’expulsion ne jouent plus aucun rôle dans l’appréciation du respect des (droits de l’homme) ».

« Ces doutes se trouvent renforcés par un ensemble de circonstances telles que le fait que préalablement à l’opération litigieuse les instances politiques responsables avaient annoncé des opérations de ce genre et donné des instructions à l’administration compétente en vue de leur réalisation ». Comment dire alors que la circulaire du mois d’août est sans incidence sur le respect des droits fondamentaux ? C’est une question que la Commission a le droit, et même le devoir de poser au gouvernement français. Il est grand temps !

Débat sur la loi : quelques réflexions sur les lois du débat

Questions de société

Débat sur la loi : quelques réflexions sur les lois du débat

13 commentaires 16 juin 2010

Je profite de quelques moments de répit pour revenir en quelques mots sur ma participation au débat organisé lundi 7 juin par la LICRA, dont le sujet était l’interdiction du port du voile intégral sur le territoire national, aux côtés de responsables politiques de l’UMP, des Verts, et du Parti Communiste.

En dépit de mes réserves sur la manière dont l’UMP et le gouvernement ont imposé ce débat, j’ai accepté l’invitation de la LICRA d’abord pour l’estime et le respect que je porte à leurs combats contre le racisme et l’antisémitisme. Ensuite, parce que j’ai pensé que c’était une occasion d’expliquer une nouvelle fois ces réserves, tout en défendant la position adoptée par le Parti Socialiste, et en rappelant à quelles valeurs et à quelles convictions je me réfère.

Première chose, le port du voile intégral, que ce soit par choix personnel ou par soumission, va totalement à l’encontre de toutes mes convictions, qu’elles concernent ma vision de la société, de la laïcité, de l’émancipation de la femme ou de l’égalité homme-femme.

Tout mon engagement politique en témoigne, et je serai toujours la première à soutenir les mesures qui aideront les femmes à sortir de ce type de pratique et à s’émanciper.

Deuxième chose, je ne pense pas que cette loi sera efficace. Bien au contraire, je considère que les conséquences de son application (et même de sa non-application) risquent d’être très graves : on ajoutera de l’exclusion à l’exclusion, en doublant l’oppression privée d’une oppression publique.

Troisième point : l’attitude idéologique du gouvernement dans ce qui relève moins d’un processus législatif normal que d’une campagne d’opinion. Le Conseil d’Etat avait en effet proposé d’étendre l’interdiction du visage caché à l’ensemble des lieux du service public, et ce serait à mon sens la meilleure loi s’il fallait en envisager une. Les juristes savent par ailleurs que la loi voulue par le gouvernement ne tiendra pas longtemps devant des tribunaux comme la Cour Européenne des Droits de l’Homme. La droite a tout de suite balayé ces arguments, illustrant une nouvelle fois le mépris avec lequel la majorité traite les institutions qui fondent notre Etat de droit. C’est une dérive qui m’inquiète profondément.

Enfin, et c’est peut-être le plus important : ce n’est pas la priorité.

Au-delà de la crise économique, sociale et écologique que nous vivons et qui devrait tous nous mobiliser, les questions de société sont également importantes mais se doivent d’être affrontées à la racine et non aux stigmates.

Il y a beaucoup trop de choses à faire (ou à refaire) concernant l’éducation, la culture, l’égalité des chances, la jeunesse, l’accueil et l’intégration des étrangers, le vivre-ensemble et surtout l’attention qui est portée aux femmes isolées dans des quartiers dont le gouvernement ne se préoccupent plus. En tant qu’élue locale chargée de la vie associative, le constat est amer: les associations de terrain qui permettaient de ne pas abandonner ces femmes et qui faisaient un travail admirable de cohésion sociale et d’émancipation ont tout simplement vu l’Etat remettre en cause toutes les aides et les subventions.

Une fois de plus, le débat politique a été confisqué par quelques dangereux stratèges de l’UMP qui gangrènent le climat politique depuis la dernière élection présidentielle : moutons dans la baignoire, racaille, karcher, tests ADN, « auvergnats », débat sur l’identité nationale… et maintenant la burqa. Quand en plus les membres de la majorité mettent en avant leur attachement à l’égalité homme-femme avec grands tremolos, ça en devient presque insultant quand on voit l’absence de femmes dans le renouvellement des grandes institutions par le Chef de l’Etat ou que la proposition de loi sur la violence faite aux femmes reste inerte depuis plus d’un an au Sénat.

Car, au-delà des 367 femmes en France portant la burqa, n’oublions pas que sur le territoire national une femme meurt sous les coups de son conjoint tous les 2 jours et demi, et qu’il y a 75.000 femmes violées chaque année.

Je pense que la République et la cohésion sociale qui en fait le ciment souffrent énormément de toutes ces lois qui excluent, interdisent et stigmatisent. Un véritable « prurit législatif » axé sur le fait divers qui divise quand la crise mondiale que nous connaissons appellerait à réfléchir, doser et rassembler. Nous ferions bien mieux de réfléchir à des lois qui encouragent la tolérance, l’ouverture, le lien entre les citoyens, la possibilité de s’émanciper individuellement et collectivement par la culture et la connaissance.

Pour faire court, notre devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

Presse

17 mai : Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie

Pas de commentaire 07 mai 2010

A l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, le 17 mai prochain, le Parti socialiste s’engage une nouvelle fois aux côtés des associations LGBT pour que cessent enfin, les actes de discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Presse

PACS: Mettre fin aux discriminations.

1 commentaire 09 avril 2010

Najat Vallaud-Belkacem

Adjointe au Maire de Lyon
Conseillère Générale du Rhône
Secrétaire Nationale en charge des questions de société au Parti Socialiste

« La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations vient de dénoncer les discriminations dont sont victimes les couples pacsés du fait qu’ils ne peuvent bénéficier des pensions de réversion en cas de décès d’un partenaire. La Halde a pour la première fois condamné cette disposition comme une discrimination en raison de l’orientation sexuelle. C’est une étape importante dans le combat mené notamment par les associations LGBT.

Les couples qui décident de construire leur vie ensemble doivent être reconnus et protégés de la même manière, bénéficier des mêmes droits, et respecter les mêmes devoirs et obligations.

Le Parti socialiste considère qu’il faut aller au bout de la logique de stricte égalité des droits des citoyens. Il est urgent de mettre fin aux discriminations les plus criantes comme c’est le cas des pensions de réversion.

Le Parti socialiste espère que la future Présidente de la Halde assumera pleinement les conclusions de ce rapport, et qu’elle saura convaincre les autorités qui l’ont nommée d’agir rapidement pour qu’il soit suivi des faits. »

Billet edito

Ni une, ni deux: je signe!

1 commentaire 15 février 2010

Affiche_Ni1ni2Je vous invite à participer à la manifestation virtuelle et citoyenne pour exiger une véritable protection des femmes étrangères victimes de violences.

Les femmes étrangères subissent en effet une double discrimination: en tant que femmes, elles sont confrontées à des discriminations spécifiques dans leur pays et en France; en tant qu’étrangères elles sont soumises à un ensemble de textes qui se révèlent, dans la pratique, plus restrictif à leur égard. Le fait qu’elles soient étrangères fait trop souvent obstacle à la reconnaissance et à l’application de leurs droits fondamentaux. Cette violence institutionnelle vient prolonger les violences vécues en tant que femmes.

Il s’avère dès lors urgent de mettre en place une véritable défense des femmes étrangères victimes de violences.

C’est pour moi un engagement de tous les jours dans mes fonctions d’élue: c’est tout naturellement que j’ai signé la charte de la campagne « Ni une Ni deux ».

Soutenez la campagne « Ni une Ni deux » sur le site de la Cimade.

Presse

Eduquer contre l’homophobie.

5 commentaires 09 février 2010

Vous avez sans doute entendu parler, depuis quelques jours, de la polémique autour d’un court métrage « le baiser de la lune »,  destiné à sensibiliser les élèves de CM1 et CM2 à l’homosexualité.

Avec mes camarades Secrétaires Nationaux à la culture et à l’éducation, j’ai fait paraître le communiqué de presse ci-dessous, pour défendre la présence d’outils pédagogiques à l’école permettant de lutter contre les discriminations sexuelles.

L’idée de ce film, selon moi, est très importante car il s’agit, non pas d’évoquer une quelconque forme de sexualité, mais bien de les sensibiliser à l’existence d’autres modèles de couple et de famille, et de combattre les stéréotypes. Il n’est jamais trop tôt pour éduquer à la différence.

Communiqué de Sylvie Robert, secrétaire national à la culture , de Bruno Julliard, secrétaire national à l’éducation et de Najat Vallaud-Belkacem, Secrétaire nationale aux questions de société

L’opposition du ministre de l’Education nationale et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, à la production et à la diffusion du court-métrage d’animation « Le Baiser de la lune », aux élèves de CM1-CM2 est choquante.

Qui peut nier que le droit au respect des choix individuels, y compris sexuels, doit encore progresser dans notre société ? La prévention et l’éducation sont essentielles, dès l’école primaire, là où déjà se construisent les stéréotypes et les amalgames. Il s’agit d’ailleurs d’une obligation légale.

En faisant marche arrière et en retirant le soutien de son ministère, Luc Chatel bafoue ainsi son engagement à « lutter contre toutes les violences et toutes les discriminations, notamment l’homophobie », figurant pourtant parmi ses dix grandes priorités. Le ministre cède ainsi aux sirènes des lobbys conservateurs qui considèrent que l’Éducation à la tolérance et à la différence n’ont pas leur place à l’école.

La liberté d’expression et de création artistique est une condition indispensable à l’exercice de la démocratie. Le Parti socialiste réaffirme son soutien au réalisateur et à son projet de film d’animation qui s’insère parfaitement dans les missions de l’école républicaine, contribuant à la lutte contre les discriminations et au respect entre tous. »

Douce France ?

Billet edito

Douce France ?

2 commentaires 16 décembre 2009

Bonne nouvelle cette semaine, Brice Hortefeux a reçu le prix de la lutte contre le racisme. Blague ? Pas du tout, il faut dire que le ministre de l’Intérieur et ex ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale n’a pas ménagé ses efforts depuis l’élection de Nicolas Sarkozy pour promouvoir l’amitié entre les peuples. C’est d’ailleurs par un témoignage de grande satisfaction que les historiens ont salué la création de ce ministère honteux en démissionnant collectivement du conseil scientifique de la Cité de l’histoire de l’immigration.

Depuis lors, que des motifs de louer l’action de Brice Hortefeux, impliqué à fond dans la mise en œuvre d’une politique migratoire qualifiée de « racialiste » par Patrick Weil, mais aussi de productiviste avec toujours plus de reconduites à la frontières, toujours moins de reconnaissance du droit d’asile et toujours plus de difficulté à obtenir un visa ou un regroupement familial. Poursuivre la lecture

Des idées d’avance

Billet edito

Des idées d’avance

Pas de commentaire 08 novembre 2009

Bonjour à toutes et à tous,

Encore une semaine riche en actualités qui m’a tenue éloignée du blog : essayons de résumer tout cela.

Des idées d’avance : les vôtres.

Lundi, c’est avec le lancement de la pré-campagne de Jean Jack Queyranne en Rhône Alpes que la semaine a commencé. Près de 400 personnes ont participé à l’ouverture du site de campagne www.uneregion-davance.com à la Librairie « Raconte moi la Terre ».

Je compte sur vous tous pour alimenter le dialogue engagé avec les rhônalpins sur le net ; je vous invite aussi à vous rendre aux rencontres publiques prévues dans tous les départements du 5 au 23 novembre. Tous nos échanges, toutes les propositions seront publiés en Janvier sous forme de « mémos », comme des cahiers de doléances du 21e siècle qui alimenteront notre programme pour construire ensemble “une région d’avance”.

Quelques mots d’explication peut-être sur mon implication personnelle et ma motivation à m’engager dans cette aventure car la question m’a souvent été posée ces derniers jours.

D’abord le lien profond qui m’attache à Jean-Jack Queyranne et à son équipe d’élus régionaux dont j’ai fait partie depuis le début, jusqu’au printemps de l’année dernière au moment des élections municipales et cantonales à Lyon. Ce sont les élections régionales de 2004 qui ont marqué mon entrée dans la vie politique : c’était ma première campagne en tant que candidate, c’est une chose qu’on n’oublie pas.

D’une certaine manière, je me reconnais donc une dette à l’égard de Jean-Jack Queyranne et de tous les élus de sa majorité ; je me reconnais aussi un devoir de fidélité à l’égard des électeurs au nom desquels j’ai exercé un mandat.

M’engager dans cette campagne, c’est à la fois un juste retour des choses, une fidélité aux engagements pris, et une reconnaissance envers celles et ceux qui m’ont fait confiance. C’est ainsi que le rôle de co-direction de la campagne s’est dessiné : un rôle de coordination, d’animation et de stratégie, plutôt dans l’ombre, qui évite toute ambigüité dans mon rapport au scrutin lui-même. En clair je ne suis pas candidate, et ne le serai pas, bien entendu.

C’est dans la conception même que je me fais de la politique que de m’engager à chaque fois que je peux être utile ; à chaque que je peux aider la gauche dans ses combats. On reproche assez souvent aux élus de ne faire campagne ou de ne défendre leurs idées qu’au moment de se faire élire : je crois qu’il est important pour les socialistes, tous les socialistes, de montrer le contraire, et d’aller sur le terrain des campagnes électorales à chaque fois que c’est possible.

Il se trouve que la Région Rhône-Alpes est exemplaire dans sa gestion d’un territoire, il se trouve que c’est ici que je vis, que je travaille et que je milite : les élections régionales sont une étape décisive pour le Parti Socialiste et toute la gauche dans la longue route qui nous mène jusqu’en 2012, et la préparation de l’alternance.

Il va de soi que cette campagne des régionales s’inscrit aussi dans cette perspective politique plus large d’une gauche qui gagne, d’une gauche qui convainc sur son bilan, ses idées et ses projets, une gauche à l’aise dans ses responsabilités, une gauche forte et rassemblée autour de ses valeurs.

C’est mon rôle, ma responsabilité et mon désir le plus profond que d’y contribuer de toutes mes forces. Ce n’est pas le moment d’hésiter : allons-y, de toutes nos forces !

Eduquer à Internet : Lyon, un temps d’avance.

Mardi, je recevais à l’Hôtel de Ville la présidente de la Fondation Pour l’Enfance, Anne-Aymone Giscard d’Estaing, venue remettre son prix annuel à l’association lyonnaise Fréquence Ecoles, association du 3e arrondissement (bravo !!). Cette association lyonnaise d’éducation aux médias a été primée pour mener une enquête sociologique sur l’usage d’internet par les jeunes. « Comprendre le comportement des enfants et des adolescents sur Internet pour les protéger des dangers », c’est le nom de l’étude.

Ce fut pour moi l’occasion d’exprimer ma profonde satisfaction de voir les talents associatifs lyonnais ainsi reconnus, dans un domaine aussi important pour notre société que celui de la révolution numérique et de ses conséquences dans les vies notamment des générations à venir.

« Quand le vide idéologique rencontre la peur de l’avenir : hadopi »

Internet : la transition est toute trouvée pour évoquer ma participation à un ouvrage collectif intitulé « La Bataille HADOPI », qui sortira à la fin du mois en librairie, mais aussi en téléchargement gratuit sur Internet. J’en recommande la lecture à tous ceux qui doutent encore de l’inefficacité totale de la loi Hadopi, tant en termes de mise en œuvre que de réponses aux questions de rémunérations des artistes.

J’en profite pour adresser un grand bravo à l’équipe d’Artischaud, qui organisait cette semaine, avec le soutien de ma délégation, le premier festival des arts numériques (libres), avec ce très beau titre : “…de la culture par tous ! ». Merci à eux d’avoir ainsi illustré la véritable révolution qu’ouvre Internet dans nos vies et nos pratiques culturelles. Nous nous sommes d’ailleurs tous retrouvés samedi après-midi à la MJC Monplaisir pour une table-ronde de réflexion sur les enjeux de l’après Hadopi 2. Je vous renvoie vers leur site internet pour en savoir plus : www.artischaud.org

« La xénophobie n’a pas sa place dans la République »

Ce même mardi, une triste histoire nous rappelait la réalité du racisme ordinaire : le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) condamnait à 18 mois d’emprisonnement avec sursis le maire de Pont-de-Chéruy dans l’Isère, Alain Tuduri, pour discrimination par pression sur les vendeurs et préemptions abusives à caractère raciste. L’élu était poursuivi pour avoir usé abusivement de son droit de préemption et empêché des acquéreurs potentiels de biens immobiliers portant un nom à consonance maghrébine de s’installer sur la commune… une enquête de gendarmerie avait ainsi établi qu’entre 1998 et 2003, sur la commune de Pont-de-Chéruy, « les acquéreurs d’origine européenne étaient victimes d’une préemption du maire dans seulement 1,5% des cas, tandis que 53% des acquéreurs d’origine maghrébine ou turque subissaient une préemption ».

Il faut se féliciter de la sévérité de cette condamnation car les faits relèvent d’un véritable système organisé d’exclusion et de discrimination raciste mis en œuvre par les moyens de la République.

Dans notre pays, nul ne peut pas se servir de ses pouvoirs d’élu pour mettre en œuvre une politique xénophobe à quelque échelle que ce soit. Non seulement personne n’est au-dessus des lois, mais personne ne peut s’appuyer sur elles pour trahir le serment républicain de liberté, d’égalité et de fraternité.

Identité, ou indignité nationale ?

C’est à propos de cette même trahison de l’idée que je me fais de mon pays que je veux revenir sur l’expulsion de trois Afghans vers Kaboul cette semaine: selon moi, une décision criminelle contraire aux valeurs de la France.

Eric Besson aura donc menti à tout le monde pour mener à bien sa basse besogne, honteusement, à l’abri des regards et de tout contrôle démocratique.

Agir par dissimulation, ruse et tromperie n’est pas digne d’un Ministre de la République Française, et témoigne du mépris dans lequel le Gouvernement tient les associations, les médias et les élus, y compris ceux de sa majorité parlementaire. On ne peut pas faire taire les contre-pouvoirs ? Bernons-les !

Le deuxième scandale, plus grave encore, est d’instrumentaliser ainsi la vie d’êtres humains à des fins politiciennes. Comment Eric Besson ose-t-il évoquer « le détournement du droit d’asile à des fins économiques » à propos de citoyens Afghans dont le pays est en guerre, et dans lequel se battent chaque jour des soldats français afin d’en protéger les civils menacés ?

Rappelons que les Afghans représentent la première communauté de réfugiés dans le monde avec plus de 2,7 millions de personnes. Avec le renvoi forcé de ces trois hommes, le comble de l’absurde et de l’indignité est atteint par un Ministre en perdition.

La protection des réfugiés et le respect du droit d’asile ne sont pas négociables : ces principes du droit international promus et défendus par notre pays depuis tant d’années n’ont rien à voir avec une politique migratoire. En réalité, Eric Besson dégrade ce qu’il est censé protéger : l’identité et les valeurs de la France.

Les dégâts causés sont d’ores et déjà irréparables : il est temps d’en prendre conscience. C’est peut-être le constat fait par Eric Besson qui a annoncé ce week-end un grand débat national sur les valeurs de l’identité nationale. Le siphonage idéologique du Front National aurait-il épuisé toutes ses ressources pour alimenter son Ministère ? Allez, je ne suis jamais contre un débat, mais celui-ci me paraît fort mal engagé.

Pour terminer, hasard du calendrier, c’est cette semaine aussi que sort un deuxième ouvrage collectif auquel j’ai participé, intitulé « Qu’est-ce qu’être français » aux éditions Hermann. J’y partage quelques réflexions avec entre autres, Max Gallo, Alfred Grosser, Mamadou M’Baye, Jannette Bougrab… des contributions au débat bien plus dignes que la pantomime du ministre.

Billet edito

Homoparentalité : à quand le droit à l’adoption ?

707 commentaires 02 mars 2006

L’appel, il y a quelques semaines, de 171 parlementaires et de plusieurs maires contre l’homoparentalité et la révision en catimini de la loi sur le PACS destinée à tenir durablement éloignés du mariage, et donc du droit à l’adoption, les homosexuels, pose à nouveau avec force la question de l’homoparentalité. Jusqu’à une date récente, ma conviction n’était pas faite et j’ai cherché à fonder mon opinion en examinant les arguments des uns et des autres.

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