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Presse

« Mères porteuses, la France en retrait » dans Les Inrockuptibles

1 commentaire 15 avril 2011

inrocks

Presse

Trop tard, le mal est fait.

1 commentaire 06 avril 2011

Communiqué de presse

Najat Vallaud-Belkacem

Secrétaire nationale aux questions de société (PS)

Trop tard, le mal est fait.

Le déshonneur est donc complet pour l’UMP à l’issue de son « débat » sur la laïcité.

Trois heures de discussion entre soi, dix ministres à la torture, une famille politique divisée comme jamais, une France atterrée par le comportement de ses dirigeants, des Français divisés, stigmatisés pour leur religion, menacés dans leurs libertés, les uns apeurés et les autres inquiets pour leur avenir, les valeurs de la République ébranlées, un gouvernement, un Président et un parti totalement discrédités, les mots, les idées du Front National légitimés, tout ça pour 26 propositions improvisées la veille qui n’apportent qu’une seule chose de plus à ce qu’on savait déjà : l’impuissance totale des hommes du Président à proposer des idées susceptibles d’enrayer l’entreprise de démolition du pays dans laquelle ils se retrouvent piégés, et nous avec.

Le débat a finalement porté sur la laïcité et le vivre ensemble : trop tard, le mal est fait.

Billet edito

Contre un naturalisme d’État

24 commentaires 28 février 2011

En annonçant son intention de lancer un grand débat sur l’Islam en France, le chef de l’État ne se contente pas, selon une méthode usée jusqu’à la corde, d’aller chasser sur les terres d’une extrême droite en quête de respectabilité, il apporte une pièce supplémentaire à un inquiétant naturalisme d’État qui se déploie sans réserve depuis 4 ans déjà. Retour sur les fondements de cette idéologie rampante.

En 2007, Nicolas Sarkozy suscitait, dans Philosophie Magazine, la consternation en déclarant que le suicide des jeunes et l’homosexualité avaient des origines génétiques. Peu importe que ces assertions soient ridicules et fausses sur le plan scientifique, ce qui importe, c’est ce qu’elles révèlent alors du corpus idéologique de la droite sarkozyste en campagne, convaincue par la voix de leur champion que les hommes naissent bons ou mauvais et que, quoi qu’il arrive, quoi qu’on fasse, tout est déjà réglé par la nature.

Rien de tel, en effet, pour cette nouvelle droite, qu’un bon déterminisme génétique pour abandonner les « déviants » à ce qu’elle croit être leur destin de perdant, un destin auquel elle ne peut donc rien…

Rien de tel pour assoir dans le marbre génotypique les pires stéréotypes du racisme scientifique ! Et quelle grande satisfaction pour les obsédés de la sécurité et du contrôle social que d’imaginer pouvoir détecter précocement les comportements déviants et dangereux.

En invoquant la dangerosité inscrite dans les désordres mentaux ou génétiques des individus, la nouvelle droite importe en France la « justice automatique » et les peines planchers, condamne sur la seule foi de la suspicion (rétention de sûreté) et relègue au second plan conscience et intentionnalité. Comment dès lors ne pas être inquiet lorsqu’on entend Christian Estrosi, alors rapporteur UMP de la loi sur la sécurité intérieure, déclarer en 2007 que « les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès leur naissance ». On croit rêver devant ce désir irrépressible de placer la société sous Ritaline !

Ce réductionnisme de la droite est la version biologisée de l’affrontement entre nature et culture. Il irrigue tout le discours politique de Nicolas Sarkozy. En naturalisant les valeurs dominantes d’une culture et d’un ordre social, la droite cherche à marginaliser, voire à dénoncer comme contre-nature, les pratiques minoritaires. Il n’est dès lors pas non plus surprenant qu’une certaine droite française, à rebours de l’héritage de Lucien Neuwirth ou de Simone Veil, se soit montrée si farouchement favorable aux tests génétiques et si violemment hostile à l’homoparentalité ou à l’élargissement de la procréation médicalement assistée dans le cadre des débats bioéthiques qui viennent d’être votée. Nicolas Sarkozy n’écrivait-il pas déjà en 2006 à l’adresse de Luc ferry chargé au nom de l’UMP de plancher sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels qu’il fallait « sauvegarder les équilibres sur lesquels repose en partie notre société, au premier rang desquels se trouvent la cellule hétérosexuelle reconnue et protégée par le mariage et la recherche de l’intérêt de l’enfant » ?

Comment dans la même veine ne pas considérer le caractère éminemment naturaliste et réductionniste du débat sur l’identité nationale ? Une identité qui n’hésite pas à instrumentaliser la mémoire et à détourner l’histoire à son profit. Une identité fier de ses racines et honteuse de ses greffes. Une identité très barressienne, fantasmée comme révélée, intemporelle et univoque, une identité dans laquelle on s’inscrit ou de laquelle on s’exclut.

On ne saurait non plus s’étonner dès lors du déterminisme assumé qui a inspiré le très contesté discours de Dakar du Président Sarkozy : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable ou tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. »

Cette vision du monde et de l’homme encourage les logiques d’exclusion qu’elles soient politiques, sociales, culturelles, répressives ou carcérales.

Le débat sur l’Islam n’est pas en soit illégitime, mais chacun sent confusément dans quelle veine naturaliste et dans quel discours d’exclusion il risque de s’inscrire. La laïcité ne se conjugue pas au pluriel sans escroquerie langagière, le débat souhaité aujourd’hui sur l’Islam est biaisé, la droite républicaine le sent bien qui refuse de s’y engager.

La force idéologique de ce naturalisme d’État est dévastatrice, elle divise quand il faudrait rassembler, elle effraye quand il faudrait rassurer. Parce que les sujets tragiques s’accommodent bien des citations d’Audiard terminons ce billet par ses mots qui tracent un chemin : « A quoi ça sert de faire chambre commune si on fait rêve à part ? »

Presse

« Comité de soutien de Cécile Michaux et Walter Graci » – Le Progrès

Pas de commentaire 27 février 2011

le progres comite de soutien cantonale

J'aime !

« Ces précieux sans-papiers » d’Emmanuelle Auriol

1 commentaire 22 février 2011

Cynisme, instrumentalisation et inefficacité politique… Merci à Emmanuelle Auriol pour ces vérités bien senties.

Ces précieux sans-papiers

Le 10 février, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi sur l’immigration – il doit revenir en deuxième lecture à l’Assemblée nationale le 8 mars. Officiellement, il s’agit de lutter contre l’immigration clandestine en facilitant l’expulsion des sans-papiers. C’est un discours politique porteur quand on sait que 54 % des Français estiment que les pouvoirs publics ne luttent pas efficacement contre ce problème. Mais il est difficile de croire que cette politique vise réellement à son élimination.

Tout d’abord, aucune loi n’a jamais empêché des sans-papiers de franchir nos frontières.

En 2005, on estimait le flot annuel de migrants clandestins à 800 000 vers l’Union européenne et à 350 000 vers les États-Unis.

5 MILLIARDS DE PROFITS

En revanche, plus les lois sont restrictives, plus les migrants prennent des risques et sont vulnérables une fois arrivés à destination. Près de 2 000 d’entre eux meurent chaque année en traversant la Méditerranée. Ces lois favorisent donc les mafias de passeurs, incontournables quand la répression s’intensifie. Par exemple, pour rejoindre les États-Unis, un migrant chinois doit débourser jusqu’à 75 000 dollars (55 500 euros). Intégrée au trafic de drogue et à la prostitution, l’industrie du passage de clandestins est florissante. En 2003, elle aurait généré 5 milliards de dollars de profits au États-Unis et 4 milliards d’euros en Europe.

Un moyen pourtant simple de décourager l’immigration clandestine est d’en limiter les bénéfices. Cela suppose de contrôler les entreprises qui emploient des clandestins, nombreux à travailler dans le BTP, la restauration, l’agriculture ou les services à la personne. Mais en dépit d’un discours politique dur, le gouvernement ne fait rien dans ce domaine.

Les entreprises de moins de dix salariés ne seront jamais contrôlées ; celles de plus de dix salariés, étant donné le nombre d’inspections visant le travail clandestin, le seront en moyenne une fois tous les 70 ans ! Les sommes englouties dans la répression des sans-papiers devraient plutôt être employées au contrôle des sociétés qui les exploitent. La Suède, qui a appliqué une politique de répression de la demande au marché du sexe en sanctionnant lourdement les clients, n’a quasiment plus de prostituées sur son territoire.

Le choix schizophrène qui combine les actions médiatisées de reconduite à la frontière à l’absence de sanction contre les entreprises n’est pas propre à la France.

Aux États-Unis, le nombre d’employeurs ayant payé plus de 5 000 dollars d’amende pour avoir fait travailler des clandestins – ils sont estimés à 12 millions sur leur territoire – est passé de quinze en 1990 à zéro en 2004 ! Sur la même période, le temps consacré par des inspecteurs du travail à vérifier le statut des salariés dans les entreprises a été divisé par 2,6 alors que celui consacré à surveiller la frontière avec le Mexique était multiplié par 2,9.

La proposition de réforme dite « No-Match », qui visait à obliger les employeurs américains à se séparer de salariés dont le numéro de sécurité sociale était erroné, a, elle, été abandonnée face à l’action des lobbies agricoles. Il est vrai que les clandestins constituent une main-d’œuvre bon marché, et d’autant moins exigeante qu’ils sont l’unique cible de la répression. Ils génèrent des rentes pour tous ceux qui les exploitent, et ils ne votent pas. Pourquoi s’en séparer ?

Emmanuelle Auriol, École d’économie de Toulouse

Voici le lien vers le site Le Monde: http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/21/ces-precieux-sans-papiers_1482990_3232.html

Questions de société

Débat « Poings de vue » avec Najat Vallaud-Belkacem et Martin Hirsch – « Quel avenir pour les jeunes ? »

2 commentaires 21 février 2011

Le Nouvel observateur et Terra Nova vous convient 

ce  Mercredi 23 février à 19h30

à La Bellevilloise

à la SOIRÉE-DÉBAT

POINGS DE VUE

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« Quel avenir pour les jeunes ? »

 

avec Martin Hirsch

Ancien haut-commissaire à la jeunesse, président de l’Agence du service civique

et

Najat Vallaud-Belkacem

Secrétaire nationale du Parti Socialiste en charge des questions de société

Adjointe au Maire de Lyon, déléguée aux grands événements,

à la vie associative et à la jeunesse

 
Depuis plusieurs années, un profond malaise s’est emparé de la jeunesse française. Méfiants quant à l’avenir de leur pays et leur situation personnelle, ils sont de plus en plus nombreux à exprimer leur inquiétude. Avec un taux de chômage de 20% pour les 15-24 ans, quelles solutions apporter à cette crise générationnelle ? Comment garantir aux jeunes l’égalité face à l’enseignement ? Comment endiguer la précarisation des conditions d’accès à l’emploi?

En publiant son rapport « L’autonomie des jeunes au service de l’égalité« , Terra Nova entend contribuer au débat public en se prononçant en faveur d’un « capital formation » garantissant un revenu universel de soutien à la vie étudiante et une allocation d’insertion pour les jeunes primo-demandeurs d’emploi, aujourd’hui sans ressources. En proposant d’investir dans sa jeunesse, Terra Nova appelle à repenser la solidarité intergénérationelle afin d’offrir aux jeunes générations de réelles perspectives d’avenir.

Inscrivez-vous sur la page Facebook de l’évènement en cliquant ici.

PARTICIPATION : 2€

Comment s’y rendre ?

La Bellevilloise
19-21 rue Boyer, 75020 Paris
Metro Gambetta (ligne 3) sortie Martin Nadaud
et Ménilmontant (ligne 2)
Bus 26, 61, 69, 96 

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter par email à contact@tnova.fr, par téléphone au 01 58 36 15 20 et consulter le site internet www.tnova.fr.

Cécile et Walter : un lancement de campagne joyeux !

Ma ville, mon canton

Cécile et Walter : un lancement de campagne joyeux !

Pas de commentaire 17 février 2011

Je vous disais il y a quelques jours que j’avais le plaisir d’accompagner activement la campagne de nos deux candidats aux cantonales du 6e. Hier soir, le comité de soutien était lancé en bonne et due forme dans une soirée joyeuse et pleine d’enthousiasme, à l’image de ces deux candidats. Pour le plaisir, je vous fais partager mon propos de Présidente de ce comité ainsi que quelques photos (Tous droits réservés Florent Pessaud).

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Intervention de Najat V. Belkacem

Lancement de la campagne de Cécile Michaux & Walter Graci

Chère Cécile, cher Walter,

Je suis très heureuse d’être à vos côtés ce soir pour ce lancement d’une campagne qui, en réalité, a déjà bien démarré pour vous depuis quelques semaines : il faut bien dire que vous faites un peu l’événement de ce début de bataille électorale dans le Rhône.

Que vous jouiez ainsi les premiers rôles dans les deux cantons sans doute les plus difficiles pour la gauche n’est pas pour me déplaire : on ne peut pas espérer mieux pour vous, le pire étant de se débattre dans l’indifférence générale… donc bravo.

Je disais heureuse d’être-là, d’abord parce que j’ai plus souvent été à votre place qu’à celle que j’occupe aujourd’hui en tant que Présidente de votre comité de soutien: à votre place, c’est-à-dire celle de la jeune candidate inexpérimentée jetée dans la mêlée d’une élection difficile qui fait appel à toutes les bonnes volontés pour venir la soutenir…

Là, vous me donnez l’impression d’avoir franchi une étape, et c’est plutôt agréable !

Heureuse aussi parce qu’évidemment ce local de campagne, devenu entretemps le local de la section des militants du 6e me rappelle immensément de bons souvenirs.

Beaucoup d’entre vous s’en souviennent, nous avons fait campagne depuis ces murs en 2006 contre Dominique Perben pour une législative, disons… pré-municipale, qui n’avait pas si mal tourné pour nous avec un score –perdant certes – mais historiquement haut, et qui avait peut-être posé quelques jalons pour la suite des événements…

On ne sait jamais à l’avance à quoi va vous mener une campagne, je l’ai compris à Montchat,  et je me dis que cette terre de conquête pour la gauche en plein cœur de Lyon est plutôt une terre d’espoir pour celles et ceux qui ont le courage de s’y coller.

Je me demande même, quand je regarde l’âge moyen des candidats de gauche qui se présentent ici à une élection ou une autre,  si nous ne serions pas tout simplement en train d’en faire une sorte de « politique academy » à la Lyonnaise pour former et aguerrir une nouvelle génération d’élus socialistes.

Une génération qui serait d’ailleurs plutôt bien féminisée lorsque je pense à Sandrine (Frih), à Heidi et aujourd’hui à Cécile.

Evidemment lorsque je parle d’inexpérience à votre égard, tout est relatif : c’est un peu pour tromper l’adversaire car vous êtes tous les deux des militants chevronnés, avec de nombreuses campagnes derrière vous.

Je ne suis pas certaine, de ce point de vue, de pouvoir vous apporter beaucoup de conseils : je ferai de mon mieux, ça vous pouvez en être certains.

Heureuse enfin, parce que la confiance que vous m’accordez m’incite à penser qu’on ne fait jamais campagne pour rien, et que toute l’énergie que nous avons pu déployer ici avec les militants du 6, avec l’inépuisable Geneviève Brichet, avec Vincent, Georges, Anna, Pierre, et tous les autres,… Toute cette énergie va aujourd’hui vous servir, servir la gauche, servir le projet socialiste pour le Conseil Général.

Ce que vous êtes en train de faire et que vous allez donner de vous-même jusqu’au 27 mars prépare à son tour le terrain pour d’autres batailles électorales, et nous savons tous qu’elles ne sont pas très loin, et que nous allons avoir besoin de tout le monde pour que la gauche en sorte victorieuse.

Mais parlons un peu du conseil général puisque c’est lui que vous briguez : vous m’avez demandé de vous en raconter le fonctionnement actuel, et quand je l’ai fait ca vous a autant desepéré qu’amusé. Mais je n’y reviendrais pas ce soir car tout cela, c’est de la vieille histoire. Celle qui s’ouvre devant nous reste à écrire.

Elle pourrait prendre les traits d’un rêve que j’ai fait : Nous siégions ensemble dans une assemblée complètement transformée. Dans ce rêve, j’avais pris un sacré coup de vieux, à coté de vous deux et de tous les nouveaux venus, comme Thierry, se retrousser les manches pour redynamiser la vieille dame du Rhône.

Les séances plénières étaient devenus de vrais beaux moments de démocratie et de prise de décision politique. Le département jouait vraiment le rôle de bouclier social qui aurait toujours du être le sien. Les besoins réels des habitants étaient pris en compte, priorisés. L’accueil des jeunes enfants comme celui des personnes âgées était passé d’incantatoire à réaliste.

L’insertion des jeunes devenait un véritable enjeu, la politique du logement social était enfin prise à bras le corps. Dans les collèges, plutôt que de se contenter de refaire les murs, on offrait un accompagnement pédagogique, culturel, sportif aux élèves en difficulté qui jouent tant de leur réussite future à cet âge charnière de leur vie. Bref, on faisait de la politique au sens le plus noble du terme, en faisant gagner nos convictions au service de l’intérêt général.

C’est précisément pour cela que je suis heureuse de présider votre comité de soutien : moi je peux rêver. Maintenant à vous de faire. Les deux cent membres de ce comité, l’ensemble des militants et sympathisants qui vous entourent, et tous ceux qui espèrent le changement, comptent sur vous !

Billet edito

Mon enfant, mon amour… Retour sur la protection de l’enfance en France

Pas de commentaire 16 février 2011

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A l’invitation de Désirs d’avenir, j’intervenais ce samedi à Marseille dans une Université Populaire Participative  consacrée à la protection de l’enfance, sujet essentiel s’il en est, et sur lequel Ségolène Royal avait eu l’occasion de mener à bien un nombre remarquable de réformes en sa qualité de ministre de l’enfance et de la famille dans les années 2000… le soufflé est tristement retombé ces dernières années.

Sujet passionnant donc et compliqué qui mobilise chaque jour, partout en France, des professionnels de l’action sociale, des magistrats, des médecins, des psychologues en faveur de l’enfance.

Je partageais, dans ce débat, la parole avec Jean Pierre Rosenczeig, Président du tribunal pour enfant de Bobigny et Président des « États généreux » de l’enfance, Olivier Maurel, président de l’observatoire de la violence éducative ordinaire et Jacques Salomé, Psycho-sociologue.

Je vous livre ici un résumé de mon propos, tenu d’abord en ma qualité d’élue d’un Conseil général dont la protection de l’enfance est aujourd’hui la compétence.

4 ans après l’entrée en vigueur de la loi du 22 mars 2007 relative à la protection de l’enfance, j’ai essayé de cerner les principaux enjeux du débat du point de vue principalement des responsabilités qui incombent aux Départements. Des responsabilités qui, au-delà de la lettre du code de l’action sociale et des familles, recouvrent de multiples réalités et font intervenir de très nombreux acteurs en plus des deux services départementaux que sont la Protection maternelle et infantile (PMI) et l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Des professionnels impliqués et compétents, parfois inquiets (ainsi qu’ils l’avaient exprimés à Marseille lors des récentes assises consacrées au sujet), mais jamais découragés et jamais à court d’initiative pour imaginer des modes toujours plus adaptés de prévention et de prise en charge.

Quatre enjeux principaux me paraissent devoir faire l’objet d’une attention toute particulière.

affichedbat12fevrier2011c4aLe premier consiste à réaffirmer avec force que la protection de l’enfance ne se confond pas avec la prévention de la délinquance. La frontière entre les deux mérite d’être rappelée car il existe une tendance de plus en plus marquée à entretenir la confusion des genres, qui trouve sa traduction aussi bien dans le débat sur le dépistage précoce des enfants délinquants que dans l’affirmation par Nicolas Sarkozy qu’il faudrait « améliorer la transmission de l’information préoccupante, prévue par la loi du 5 mars 2007, pour éviter que le nomadisme de certaines familles ne leur permette d’échapper au contrôle et à la surveillance des services sociaux ». En substance, il me parait important de dire que les services de protection de l’enfance ne sont pas une police des familles. Ce sont des services de prévention et de protection, pas de contrôle et de sanction.
J’ai cru bon également d’attirer l’attention sur deux points d’une redoutable complexité pour nos travailleurs sociaux : aider les familles et protéger les enfants sans tomber dans la définition un peu rigide et contingente de la « bonne parentalité » d’une part,  et en distinguant les situations de soutien économique aux familles des situations de protection de l’enfance stricto sensu.

Le second enjeu est d’importance puisqu’il s’agit d’investir dans la prévention pour éviter la « judiciarisation » des situations, c’est-à-dire leur dégradation. Pour prévenir cette aggravation, l’une des réponses consiste à intervenir le plus en amont possible, en mettant les enfants et les familles au cœur des dispositifs d’accompagnement. Il ne faut pas délégitimer l’autorité parentale, mais aider à sa reconstruction. L’action sociale d’une manière générale doit consister à construire ou reconstruire les conditions de l’autonomie des individus. C’est pour cela que dans bien des situations, les services sociaux polyvalents doivent intervenir avant ou en parallèle des équipes spécialisées que sont la Protection maternelle et infantile (PMI) d’une part, l’Aide sociale à l’enfance (ASE) d’autre part. Cela veut en particulier dire diversifier les modes d’accueil, raccourcir les délais de prise en charge, professionnaliser les cellules de recueil des informations préoccupantes, muscler les équipes en charge des actions éducatives à domicile… La justice avec laquelle des liens de confiance et efficaces doivent être établis ne doit, dans la mesure du possible, intervenir que de façon subsidiaire, même si je n’ignore pas la réalité de la situation et la demande souvent des familles elles-mêmes.

Troisième enjeu, il est d’importance, c’est le financement de cette « ambition politique ». Si les Départements y consacrent des sommes très importantes, le fonds national de protection de l’enfance prévu par la loi de 2007 n’a été créé que sur l’injonction du juge après que deux départements aient fait condamner le Premier ministre qui refusait d’appliquer la loi en la matière et il n’est aujourd’hui que très peu doté en crédits. Alors que Philippe Bas, alors Secrétaire d’Etat, évaluait à 150 millions d’euros par an les besoins des Départements, le gouvernement n’a doté ce fonds en 2010 que de 30 millions d’euros pour solde de tout compte et 30% de ceux-ci sont destinés à l’aide à la parentalité, compétence de l’Etat…

Enfin, d’une manière plus générale, j’ai souhaité mettre l’accent sur ce qui m’apparait devoir être une priorité : la mise en œuvre d’une politique en faveur de l’enfance et de la jeunesse. Ma conviction est que ce n’est que dans la solidarité intergénérationnelle que l’on assurera la préparation de l’avenir, c’est-à-dire notamment la pérennité de nos systèmes sociaux. Pour accompagner dans les meilleures conditions la transition démographique à l’œuvre, pour surmonter des défis aussi colossaux que le changement climatique, il nous faut investir massivement dans la jeunesse. Des jeunes mieux pris en charge, mieux formés, plus polyvalents, plus productifs pour surmonter le déséquilibre démographique et relever les défis qui nous font face.

Presse

Bioéthique : la régression du statu quo

1 commentaire 15 février 2011

Communiqué


Najat Vallaud Belkacem, Secrétaire nationale aux Questions de société
Bertrand Monthubert, Secrétaire national à l’Education et à la recherche

Bioéthique : la régression du statu quo

Le vote sur la loi bioéthique à l’Assemblée nationale aujourd’hui, deux ans après les délais prévus pour sa révision, est profondément décevant. Les enjeux de cette révision étaient pourtant essentiels : recherche, dons et greffes d’organes, assistance médicale à la procréation, progrès de la médecine préventive, réparatrice ou procréatrice. Autant de sujets qui méritaient sérieux, attention et réflexion, tant ils peuvent transformer la vie des Françaises et des Français.

Plutôt que de saisir les progrès dont sont porteurs la recherche, la science, la médecine, et la société dans son ensemble, la majorité a préféré hisser la peur et l’iniquité au rang de principes éthiques pour mieux imposer ses positions conservatrices et son penchant pour l’immobilisme.

Sur des questions cruciales comme la recherche sur l’embryon, la majorité parlementaire a choisi de maintenir une situation hypocrite d’interdiction avec dérogations, refusant ainsi de reconnaître et de soutenir la légitimité et l’intérêt de ces recherches, et portant une atteinte durable à la recherche française dont le carcan juridique fait figure d’exception parmi les démocraties d’Europe.

Sourde aux espoirs des Français et Françaises, elle a manqué l’occasion de faire cesser les discriminations dont les couples homosexuels font l’objet, en reconnaissant enfin à tous et toutes le droit de fonder une famille, notamment en ouvrant l’accès des femmes lesbiennes à l’AMP.

Enfin, et comme pour mieux graver cet immobilisme dans le marbre, la majorité parlementaire a choisi de verrouiller toute évolution dans les années à venir, en supprimant la clause de révision jusque-là inscrite dans les lois de bioéthique qui rendait obligatoire une révision tous les cinq ans.

Les progressistes de tout bord espéraient que ce débat soit le rendez-vous de l’égalité des droits des familles, et ouvre des voies nouvelles en matière de recherche médicale, il a le visage de la régression du statu quo. Il leur reviendra de remettre l’ouvrage sur le métier.

Ma ville, mon canton

Walter Graci et Cécile Michaux: Et si vous en faisiez vos conseillers généraux?

Pas de commentaire 13 février 2011

Comme vous le savez, les élections cantonales des 20 et 27 mars prochains, ne concernent pas directement mon canton de Montchat qui n’est pas renouvelable. L’enjeu est néanmoins essentiel pour nous tous car pour la première fois, une victoire de la gauche dans le Rhône semble accessible et possible.

Pour prêter main forte à nos deux jeunes candidats socialistes du 6e arrondissement, Cécile Michaux et Walter Graci, j’ai décidé de présider leur comité de soutien. Je relaierai ainsi durant tout le temps de la campagne, la bataille active et enthousiasmante qui est la leur au service du 6e arrondissement. Faites vous une idée par vous-mêmes en feuilletant leur lettre d’info, et soyez les bienvenus à la soirée de lancement de leur comité de soutien, mercredi 16 février prochain au 21 rue du professeur Weill, dans le 6e, à partir de 19h!

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Le mot de Najat Vallaud-Belkacem, présidente du comité de soutien:

« J’ai accepté avec grand plaisir la proposition de présider le comité de soutien de Cécile Michaux et Walter Graci pour les élections cantonales de mars prochain. Le 6ème arrondissement est un territoire plein de contrastes, peuplé de familles aux préoccupations diverses, auxquelles les compétences du Conseil Général pourraient rendre de nombreux services, si elles étaient effectivement mises en œuvre: accueil de la petite enfance, accompagnement des collégiens, insertion des jeunes, accès au logement, prise en charge des personnes âgées… Voila quelques années déjà que je vois Cécile et Walter à l’œuvre, nous sommes de la même génération. Ils sont compétents, volontaires, emplis d’enthousiasme et de convictions. Ils sauront, j’en suis sûre, porter bien haut les couleurs de la gauche, dans cet arrondissement en pleine mutation. Soyons nombreux à les soutenir! »

Les propositions de la semaine

Agriculture : faisons court !

A lire sur le blog de Cécile Michaux

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Pas facile, en ville, de parler d’agriculture ? Et pourtant, même si l’on a trop souvent tendance à l’oublier, l’agriculture nous touche tous de prêt. L’agriculture, c’est finalement tout simplement l’alimentation, et là, nous sommes effectivement tous concernés.Lire la suite

1500 places pour accueillir les enfants de zéro à trois ans

A lire sur Le blog de Walter Graci

1500-places-pour-accueillir-les-enfants-de-0-a-3-ans-300x199Derrière la question de la garde des enfants dès leur plus jeune âge, se cache une vraie question politique. Une question qui parle aussi bien de la place des femmes et des hommes dans la société et dans le travail que de la conception que nous nous faisons de la socialisation de nos plus jeunes. En tant que socialistes nous pensons que la collectivité doit apporter un service commun à tous les parents qui le demandent. Lire la suite

Actualités

Mythes et réalités d’une campagne électorale

A lire sur le blog de Cécile Michaux et dans son carnet de campagne sur Politip

Un mois depuis mon dernier billet, je n’ai vraiment pas vu passer le mois de janvier… Aujourd’hui, les choses s’accélèrent sérieusement. Au fur et à mesure de cette campagne, je confronte un peu les grands clichés qu’on balance toujours sur la politique, et je réalise que certains sont complètement faux, et que d’autres, que je négligeais, sont bien réels. Revue de détail. Lire la suite

Informations :

Le canton : Carte du Canton du 6e arrondissement

Écrivez nous!   Cécile Michaux Walter Graci c/o PS
21 rue du Professeur Weil, 69006 Lyon

Le site internet de la campagne: http://www.redonnonsdescouleurs.fr/

 Raison de plus!
 Réagissez!
 A lire!

© 2011 Najat Vallaud-Belkacem.