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Lumières !

Ma ville, mon canton

Lumières !

2 commentaires 08 décembre 2011

Hier soir, j’ouvrais officiellement le village des partenaires de la Fête des Lumières, et présentais en avant-première avec Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon, quelques-unes des illuminations de centre ville qui feront, je l’espère, le bonheur de tous, dès ce soir, et pour 4 jours de Fête à Lyon.

Voici le discours que je leur ai adressé à cette occasion.

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Monsieur le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon, Cher Philippe Grillot,

Monsieur le Président du Club des Partenaires de la Fête des Lumières, Cher Didier Nadal,

Monsieur le Vice-Président du Grand Lyon délégué au développement économique, Cher David,

Mesdames et Messieurs les Partenaires,

Chers Amis,

C’est un vrai bonheur pour moi d’être ici à vos côtés pour cette ouverture du village des partenaires qui marque le tout début de cette édition 2011 de la Fête des Lumières : chaque année depuis maintenant 3 ans, nous partageons ce moment d’émotion teinté d’impatience à découvrir, en avant-première, le résultat d’une année de travail avec les artistes, les services de la ville et vous, les partenaires de la Fête des Lumières.

Vous savez aussi bien que moi ce que cette Fête représente dans le cœur des Lyonnais ; ce qu’elle représente pour l’image, le rayonnement et l’économie de notre métropole : beaucoup de fierté à partager avec le monde entier les beautés de Lyon, beaucoup de joie à être ensemble dans l’émerveillement et la magie des arts de la lumière, beaucoup de visibilité, aussi, pour l’ensemble des partenaires impliqués dans ce très bel événement.

Au premier rang de ces partenaires, bien sûr, les entreprises de notre Club qui est bien plus qu’un partenaire pour nous : un véritable coproducteur de l’événement, et un cofinanceur qui représente désormais la moitié des investissements aux côtés de la Ville de Lyon. Les 57 entreprises partenaires de cette année ont contribué à la fois en numéraire, en compétence et en nature ; plus de 80 entreprises sont impliquées directement dans la réalisation de la Fête, et les projets associés, c’est à dire les projets entièrement conçus et réalisés par les partenaires dans tous les quartiers n’ont jamais été aussi nombreux : je crois que ce bilan est en lui-même une première belle réussite de cette édition puisqu’ensemble, nous avons résisté à la crise et à la tentation de l’austérité comme seul remède aux difficultés.

C’est à l’ensemble de toutes ces entreprises, bien sûr, à vous qui les représentez ce soir que je veux exprimer mes premiers remerciements pour votre engagement, votre fidélité et votre enthousiasme à nos côtés pour faire de cette fête ce qu’elle est aujourd’hui : tout simplement l’événement n°1 à Lyon, et l’événement de référence pour la création-lumière dans le monde. J’adresse bien sûr une pensée particulière aux partenaires fondateurs sans lesquels rien de tout cela n’aurait été possible, ainsi qu’à ceux qui viennent de nous rejoindre dans cette belle aventure.

La Fête des Lumières fascine, la Fête des Lumières intrigue, la Fête des Lumières suscite des convoitises, un partout dans le monde : on me demande souvent quel est la recette de cette manifestation hors du commun qui plonge ses racines dans l’histoire profonde de notre ville, qui rassemble tous les Lyonnais dans les rues de la ville dans un même élan spontané de curiosité et de générosité année après année, et qui en même temps, est devenu une formidable vitrine du dynamisme lyonnais dans presque tous les domaines : le tourisme, la culture et la création, l’économie avec les filières de la lumière, de l’énergie ou de l’environnement, le secteur associatif, le commerce mais aussi l’urbanisme, l’architecture ou les transports (6,8 millions de trajets TCL en 4 jours).

Le tout, sans perdre son âme, et encore moins, l’affection et l’attachement des Lyonnais à « leur » 8 décembre.

Cette réussite tient bien sûr à sa très grande proximité avec les Lyonnais, au mélange de respect pour la tradition et d’audace dans la  créativité, mais je ne manque jamais de rappeler que sa longévité, son équilibre et son développement exceptionnels reposent aussi sur la qualité sur la qualité du partenariat économique qui associe très largement les entreprises et les compétences de tout le territoire.

La Fête des Lumières est le fruit de ce véritable esprit de partenariat, de confiance et de sens de l’intérêt général: c’est une spécificité lyonnaise que nous illustrons, et que nous cultivons à travers cette manifestation phare.

Car au-delà de cette parenthèse enchantée que nous offrons aux Lyonnais et à nos visiteurs – si précieuse en cette période de crise économique et sociale sans précédent – l’événement est aussi là pour servir le développement économique, accroître l’attractivité de notre territoire, attirer les emplois, soutenir la croissance.

Quoi de plus important, dans ce moment difficile que nous traversons en France, en Europe et dans le monde, que d’allier ainsi un peu de douceur de vivre, de retour sur nos valeurs les plus profondes de générosité et d’ouverture au monde, et la volonté d’investir pour l’avenir, de construire ensemble un grand projet, un grand événement qui profite à tous.

Je souhaite que nous poursuivions dans cette voie car cette dimension de la Fête, qui reste parfois dans l’ombre des coulisses, est ce qui nous permet de la faire à grandir, de la développer, de la rendre toujours plus belle, plus agréable à fréquenter, tout en restant une Fête pour tous, une fête populaire, une Fête qui brille, une Fête qui surprend mais qui reste aussi une Fête qui rassure en réunissant toutes les générations, toutes les classes sociales et toutes les cultures dans un état d’esprit très familial, très convivial et très pacifique.

Cette Fête que nous rêvons tous, c’est celle nous avons voulu réaliser cette année encore : une fête toujours plus défricheuse de nouveaux talents, toujours plus audacieuse, et découvreuse d’images, comme de sensations nouvelles.

Une Fête qui va maintenant passer, pour nous, du rêve à la réalité, mais pour que les visiteurs, eux, puissent passer le temps de 4 soirées, de la réalité au rêve.

Merci à tous une nouvelle fois pour la constance, la force et la qualité de votre engagement à nos côtés.

Je vous souhaite une très belle Fête des Lumières !

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Presse

Communiqué de presse: « Emploi : les promesses à crédit du candidat Nicolas Sarkozy. »

1 commentaire 18 novembre 2011

Emploi : les promesses à crédit du candidat Nicolas Sarkozy.


La politique industrielle de Nicolas Sarkozy est un désastre comme le montre avec cruauté la destruction de milliers d’emplois dans le secteur automobile : Renault hier, PSA aujourd’hui.

Les aides publiques au secteur ont été investies en pure perte : 6,5 milliards de prêts, 1 milliard de prime à la casse, 1,5 milliards de bonus-malus, 107 millions d’euros de baisse de la taxe professionnelle. En tout, plus de 2,5 milliards d’euros d’aide publique directe à la filière.

On pourrait en dire autant du secteur sidérurgique, de l’hôtellerie et de la restauration, de l’agriculture ou du secteur bancaire : après 5 ans de mandat les résultats sont là avec des déficits publics records, un taux de chômage en hausse constante, une économie française dans l’impasse, et sans aucune perspective d’avenir.

Qui est responsable ? Le Président de la rigueur et de l’austérité, ou le candidat prodigue qui n’a cessé d’être candidat tout au long de son mandat, de Gandrange à Vezoul en passant par Sandouville ?

Réponse : le Président Nicolas Sarkozy qui a financé à crédit les promesses du candidat Nicolas Sarkozy.


Najat Vallaud-Belkacem

Porte-parole de François Hollande.

Presse

Le Président et les poubelles du Ministère de l’Economie.

5 commentaires 21 septembre 2011

Je vous invite à lire le communiqué que je fais parvenir à la presse:

« La semaine dernière François Baroin jetait le projet du PS à la poubelle, Nicolas Sarkozy raillait le débat télévisé entre les candidats aux Primaires et hier, last but not least , Michel Pébereau le banquier conseil de l’UMP s’en prenait violemment à Ségolène Royal en moquant ses propositions de réforme bancaire.

Aujourd’hui, l’annonce de la création d’une banque publique d’investissement pour les PME vient confirmer que Ségolène Royal est devenue la seule boussole et source d’inspiration d’un Gouvernement en perdition.

Après le kit contraception dans les lycées ou l’encadrement militaire des jeunes délinquants, Nicolas Sarkozy fait désormais dans le copié-collé en reprenant une mesure phare du Contrat avec la Nation proposé par Ségolène Royal, déjà mise en œuvre en région Poitou-Charentes et intégrée au projet socialiste.

Rien ne va plus aux commandes de l’Etat : copier-coller n’est pas gouverner, fouiller les poubelles de ses Ministres encore moins. »

J'aime !

« Ces précieux sans-papiers » d’Emmanuelle Auriol

Pas de commentaire 22 février 2011

Cynisme, instrumentalisation et inefficacité politique… Merci à Emmanuelle Auriol pour ces vérités bien senties.

Ces précieux sans-papiers

Le 10 février, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi sur l’immigration – il doit revenir en deuxième lecture à l’Assemblée nationale le 8 mars. Officiellement, il s’agit de lutter contre l’immigration clandestine en facilitant l’expulsion des sans-papiers. C’est un discours politique porteur quand on sait que 54 % des Français estiment que les pouvoirs publics ne luttent pas efficacement contre ce problème. Mais il est difficile de croire que cette politique vise réellement à son élimination.

Tout d’abord, aucune loi n’a jamais empêché des sans-papiers de franchir nos frontières.

En 2005, on estimait le flot annuel de migrants clandestins à 800 000 vers l’Union européenne et à 350 000 vers les États-Unis.

5 MILLIARDS DE PROFITS

En revanche, plus les lois sont restrictives, plus les migrants prennent des risques et sont vulnérables une fois arrivés à destination. Près de 2 000 d’entre eux meurent chaque année en traversant la Méditerranée. Ces lois favorisent donc les mafias de passeurs, incontournables quand la répression s’intensifie. Par exemple, pour rejoindre les États-Unis, un migrant chinois doit débourser jusqu’à 75 000 dollars (55 500 euros). Intégrée au trafic de drogue et à la prostitution, l’industrie du passage de clandestins est florissante. En 2003, elle aurait généré 5 milliards de dollars de profits au États-Unis et 4 milliards d’euros en Europe.

Un moyen pourtant simple de décourager l’immigration clandestine est d’en limiter les bénéfices. Cela suppose de contrôler les entreprises qui emploient des clandestins, nombreux à travailler dans le BTP, la restauration, l’agriculture ou les services à la personne. Mais en dépit d’un discours politique dur, le gouvernement ne fait rien dans ce domaine.

Les entreprises de moins de dix salariés ne seront jamais contrôlées ; celles de plus de dix salariés, étant donné le nombre d’inspections visant le travail clandestin, le seront en moyenne une fois tous les 70 ans ! Les sommes englouties dans la répression des sans-papiers devraient plutôt être employées au contrôle des sociétés qui les exploitent. La Suède, qui a appliqué une politique de répression de la demande au marché du sexe en sanctionnant lourdement les clients, n’a quasiment plus de prostituées sur son territoire.

Le choix schizophrène qui combine les actions médiatisées de reconduite à la frontière à l’absence de sanction contre les entreprises n’est pas propre à la France.

Aux États-Unis, le nombre d’employeurs ayant payé plus de 5 000 dollars d’amende pour avoir fait travailler des clandestins – ils sont estimés à 12 millions sur leur territoire – est passé de quinze en 1990 à zéro en 2004 ! Sur la même période, le temps consacré par des inspecteurs du travail à vérifier le statut des salariés dans les entreprises a été divisé par 2,6 alors que celui consacré à surveiller la frontière avec le Mexique était multiplié par 2,9.

La proposition de réforme dite « No-Match », qui visait à obliger les employeurs américains à se séparer de salariés dont le numéro de sécurité sociale était erroné, a, elle, été abandonnée face à l’action des lobbies agricoles. Il est vrai que les clandestins constituent une main-d’œuvre bon marché, et d’autant moins exigeante qu’ils sont l’unique cible de la répression. Ils génèrent des rentes pour tous ceux qui les exploitent, et ils ne votent pas. Pourquoi s’en séparer ?

Emmanuelle Auriol, École d’économie de Toulouse

Voici le lien vers le site Le Monde: http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/21/ces-precieux-sans-papiers_1482990_3232.html

Billet edito

Dieu a dit, Fillon a fait…

26 commentaires 15 mai 2010

Dieu a dit : « je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit ». Quand le gouvernement Fillon annonce qu’il met en œuvre le programme de Coluche, on a plus du tout envie de rire, c’est pourtant ce qu’il vient d’annoncer sans nez rouge ni salopette !

Une politique de rigueur et d’injustice sociale sur fond de crise économique européenne pour renflouer les caisses d’un État impécunieux. Depuis des mois, le parti socialiste s’est inquiété de la dérive des comptes publics, creusés par le gouvernement Fillon à coup de mesures inconsidérées et de cadeaux fiscaux extravagants !

Il n’y a plus d’argent nous dit-on, mais c’est un peu court ! Il y en a pour le paquet fiscal à 12 milliards d’euros, pour la suppression des droits de succession ou pour le bouclier fiscal, il y en a encore pour les entreprises du CAC 40 qui siphonnent la méga niche fiscale de Copé, dénoncée par Didier Migaud (http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2751), qui a coûté 22 milliards de pertes de recettes fiscales en trois ans ! Il y en a évidemment pour sauver les banques qui veulent aujourd’hui la peau des États. Ah, il faut se réjouir  bien sûr des 750 milliards d’euros débloqués par les États Européens, pour sauver la zone euro, car la crise aura ainsi au moins permis, dos au mur et en une nuit, plus d’intégration européenne, que vingt ans de négociations. Mais il faudra aller au delà dans le gouvernement économique de la zone euro et surtout beaucoup plus loin dans la régulation des marchés, sauf à prendre le risque de transformer les États, qui n’en finissent pas de jouer leur rôle « d’assureur en dernier ressort » comme disent les économistes, en marionnettes de la finance mondiale.

Pas d’argent alors ? Il serait plus juste de dire pas d’argent pour les millions de Français qui ne bouclent pas leur fin de mois et auxquels ont va supprimer plusieurs aides.

Le coup de semonce avait été tiré, il y a trois semaines déjà, par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur général du budget, qui avait déclaré que l’État n’avait plus les moyens des lois sociales qu’il avait voté suggérant qu’il fallait diminuer le montant des allocations universelles, c’est à dire le RSA pour les personnes en difficulté d’insertion, l’APA pour les personnes âgées dépendantes et la prestation de compensation du handicap (PCH). Plus les moyens des lois sociales votées, mais des moyens quand même pour le bouclier fiscal !

L’annonce du Premier ministre est, aujourd’hui, sans ambiguïté : une baisse de 10 % sur trois ans des dépenses d’intervention et dans le collimateur du gouvernement les emplois aidées, l’allocation personnalisée logement, l’Allocation adulte handicapé et le RSA…

Dans le budget 2010, les dépenses d’intervention de l’État s’élèvent à 67 milliards d’euros, il faut donc trouver 6,7 milliards… un demi paquet fiscal… Bouclier fiscal contre bouclier social, voilà le choix fait par le gouvernement.

Conclusion provisoire : Là où la meilleure andouillette recueille  un quintuple A (AAAAA), la France ne s’en sort qu’avec un triste triple A (AAA) : encore un effort monsieur le Premier ministre !

Solidarité avec la Grèce

Billet edito

Solidarité avec la Grèce

9 commentaires 03 mai 2010

« Solidarité avec la Grèce », le slogan était dans toutes les manifestations du 1er mai, en France comme en Europe. Les risques de contagions existent car telle est la volonté des agences de notation qui ont également dégradé les notes du Portugal, de l’Espagne et de l’Irlande qui ont des dettes remboursables… Hallucinant et insupportable de constater que ce sont les banques et les agences de notation, notoirement impliquées dans la crise économique et financière qui jouent aujourd’hui les parangons de vertu en distribuant bons et mauvais points aux différents États qui leur sont venus en aide. Elles prennent la responsabilité d’une surréaction et d’un approfondissement de la crise économique. Que les fonctionnaires grecs, irlandais, portugais ou espagnols soient obligés de consentir des baisses de salaire pendant que des primes mirobolantes continuent d’être distribuées à d’irresponsables traders jonglant avec des fonds spéculatifs est un comble. J’en viens à me dire qu’il y aurait eu quelques vertus à laisser tomber certaines banques et à en nationaliser d’autres ! Il faut remettre de l’ordre, les marchés financiers ne peuvent rester une zone de non droit qui commandent aux Etats et in fine à la démocratie. La régulation des marchés ne peut pas rester un slogan de pub mensongère et le G20 rester le G vain qu’il est aujourd’hui ! Nous ne pouvons pas accepter la défaite de la décision politique face aux marchés et aux banques qui font monter les taux d’intérêt de façon inconsidérée.

« Solidarité avec la Grèce »… Athènes a finalement activé ce week-end le plan d’aide de l’Union européenne et du FMI après 3 mois d’âpres négociations en particulier avec une Allemagne intransigeante, trop peu solidaire et qui a cherché à s’imposer, en dehors de toute institution, comme le gouvernement de fait de la zone euro ; une Allemagne qui ne nous avait pas habitués à un tel euroscepticisme. Des voix s’élèvent en Allemagne pour critiquer la Chancelière. Cette crise met l’Europe à l’épreuve en même temps qu’elle montre sans fard qu’il n’y a pas d’avenir pour les pays de l’Union sans Europe, sans plus et mieux d’Europe. Cette crise traduit aussi la nécessité d’un gouvernement économique européen, d’un fonds monétaire européen et d’un marché obligataire commun pour gérer ce genre de crise.

60 ans après la déclaration Schuman, la crédibilité de l’Europe est aujourd’hui engagée. Sa solidarité est mise à l’épreuve, elle doit être sans faille vis-à-vis de nos concitoyens européens, mais l’Europe est aussi attendue sur sa capacité à proposer un modèle de croissance durable, or rien dans les propositions de la commission européenne n’en prend le chemin. Ironie de l’histoire, 2010 est déclarée « année européenne de lutte contre la pauvreté »…

Les comptes de l’Etat en berne.

Billet edito

Les comptes de l’Etat en berne.

4 commentaires 15 février 2010

Bonjour à toutes et à tous,

Au moment où le successeur de Philippe Seguin tarde à être nommé à la tête de la Cour des comptes, la noble institution, publie son rapport annuel et souligne la mauvaise gestion de l’Etat. La Cour des comptes souligne en particulier que le déficit abyssal des finances publiques de l’Etat, qui atteint désormais 140 milliards d’euros, avec un déficit public de près de 8% du PIB (les critères de Maastricht prévoient un plafond à 3%), n’est pas principalement dû à la crise économique, mais bien à un déficit structurel avec une croissance non maîtrisée des dépenses et des allègements fiscaux coûteux et assez inefficaces sur le plan économique et social, comme la baisse de la TVA sur la restauration, par exemple. Voilà de quoi ramener le gouvernement à plus de modestie lui qui se décerne des médailles de vertu et convoque les collectivités locales à une conférence sur les déficits publics alors que celles-ci n’en sont pas responsables puisqu’elles ont l’obligation de votre leur budget en équilibre…

La Cour des comptes indique en particulier que « l’ampleur des déficits est telle, surtout dans le domaine social, que la maîtrise des dépenses ne sera pas suffisante pour  rééquilibrer suffisamment vite les comptes publics. Il faudra donc aussi augmenter le rendement des prélèvements obligatoires, notamment en réduisant fortement les dépenses fiscales et le coût des niches sociales. » Poursuivre la lecture

Retraites: quelques principes.

Billet edito

Retraites: quelques principes.

13 commentaires 31 janvier 2010

J’ai eu la tentation de vous parler de l’affaire Clearstream, en vous disant que la Justice sortait d’avantage grandie que l’accusé lui-même de ce procès peu ragoutant, mais l’appel interjeté par le procureur de la République jette à nouveau un trouble sur son indépendance et porte si nettement la marque de l’Élysée que je préfère attendre une décision définitive pour me prononcer. Tout au plus, puis-je souhaiter à Dominique de Villepin de ne pas céder au découragement : son combat est aussi celui d’une autre droite aujourd’hui bien silencieuse face au sarkozysme…. Les crocs de bouchers ne sont donc pas encore raccrochés à l’UMP, mais à défaut d’y voir pendu l’ancien Premier ministre, le gouvernement y verrait bien balancer notre système de retraite. C’est tout le sens des discussions qui s’engagent en cette fin du mois de janvier sur l’avenir de notre système de retraite et qui méritent la plus grande vigilance. Le gouvernement voudrait simplifier le débat en prétendant qu’il n’y a qu’une issue pour sauver nos retraites, repousser inexorablement l’âge du départ à la retraite. Discours non seulement simplificateur, mais assez largement faux.

photoretraites Poursuivre la lecture

Presse

Réaction aux propos d’Eric Besson sur les travailleurs sans papiers.

Pas de commentaire 10 janvier 2010

 Najat VALLAUD BELKACEM

Adjointe au Maire de Lyon

Conseillère générale du Rhône

Secrétaire nationale du Parti socialiste en charge des questions de societé.

 

Eric Besson a tort de qualifier les socialistes d’irresponsables lorsqu’ils demandent un assouplissement des critères de régularisation des travailleurs sans-papiers, comme vient de le faire Martine Aubry.

En l’occurrence, c’est le gouvernement qui se défausse de toutes ses responsabilités en désignant les entrepreneurs, les chefs d’entreprises et les employeurs du pays comme des coupables, des exploiteurs et des négriers en puissance. Lorsque c’est le cas, il faut les envoyer en prison et il n’y a nul besoin d’un nouvel arsenal de mesures législatives pour cela: le gouvernement a suffisamment moqué les vertus protectrices du droit du travail pour le savoir. Que le gouvernement applique les lois en vigueur au lieu de faire de grands discours et des effets de manche. On sait expulser des familles en situation irrégulière, on doit bien pouvoir faire condamner des patrons véreux.

Encore une fois, en France, tout le monde a tort sauf l’UMP: les immigrés qui travaillent, les patrons qui embauchent, et la gauche qui demande justice . Alors on expulse les uns, on punit les autres et on essaie de discréditer les derniers.

Il faut quand même être singulièrement coupé de toute réalité économique, sociale et humaine pour imaginer les entreprises concernées comme des complices actifs de réseaux mafieux de l’immigration clandestine et leurs employés comme des personnes nuisibles à l’intérêt général. Bien loin d’être coupables, tous ne sont victimes que d’une seule chose: la politique idéologique et démagogique mise en oeuvre par le Gouvernement dans le domaine de l’immigration comme de l’économie. Accorder des cadeaux fiscaux exorbitants d’un côté, et inventer des punitions délirantes de l’autre ne font pas une politique équilibrée.

La dure vérité, c’est que le gouvernement est le seul responsable de la situation ubuesque dans laquelle nous nous trouvons, avec des gens qui de part et d’autre ne demandent qu’à travailler en toute légalité pour le plus grand bénéfice de l’intérêt général en payant des impôts et en assumant leurs devoirs, et qui en sont empêchés par des lois absurdes qui les confinent dans une zone stérile de non-droit.

A force d’avoir raison tout seul contre tout le monde, c’est à se demander ce qu’il va rester de la France après Nicolas Sarkozy, à part une identité nationale bien affirmée, bien sûr, mais visiblement sans avenir.

Billet edito

Délit d’initié ? 2 ans de prison (article L 465-1 du Code monétaire et financier)

45 commentaires 03 octobre 2007

Bonsoir à tous, un petit mot à chaud à la lecture des journaux de ce matin. Je ne peux pas m’empêcher de réagir au rapport de l’Autorité des marchés financiers (AMF) rendu public par le Figaro et qui met en cause les principaux actionnaires d’EADS soupçonnés de très lourds délits d’initié, c’est-à-dire la vente massive de leurs actions avant que ne soient rendues publiques les difficultés d’Airbus avec le retard de l’A380. Ainsi que le rapporte le journal, l’AMS souligne dans sa note « le caractère concomitant et massif » des ventes effectuées par les cadres. Tout aussi grave, une note adressée au Ministre de l’économie l’incitant à vendre très rapidement les 15% que détient l’Etat actionnaire a également été rendue publique. Ce rapport de l’AMS a été transmis à la Justice.

EADS

Outre le délit d’initiés en lui même, il faudra que les magistrats déterminent le rôle de l’Etat dans cette affaire et de ceux qui étaient en responsabilité à ce moment là. Il semble acquis que le ministère des finances était informé, mais a-t-il autorisé ou laissé faire ces délits d’initiés ? chacun se rappelle, sans doute, les serments faits durant la campagne présidentielle par le ministre de l’Economie qui jurait, grand dieu, n’avoir jamais rien su de la situation de l’entreprise ce que vient aujourd’hui démentir la note rendue publique. Il faudra également expliquer pourquoi et comment l’Etat s’est volé lui-même en faisant racheter les parts de M. Lagardère par la Caisse des dépôts et consignation.

Enfin, compte tenu de la proximité d’un certain nombre des mis en cause avec le pouvoir politique, je m’interroge plus encore sur cette proposition anachronique du chef de l’Etat de dépénaliser le droit des affaires.

Si ces faits sont avérés, ils sont très graves. Je ne doute pas que la justice sera exemplaire et je crois que le sujet mérite une commission d’enquête parlementaire.

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Le Cercle

31 commentaires 12 juin 2007

J’ai eu l’occasion il y a quelques jours de m’exprimer, avec d’autres candidats, devant de très nombreux chefs d’entreprise réunis au sein de l’association Le Cercle. Je vous livre ici mon intervention introductive, sachant que les débats ont ensuite porté sur la fiscalité, les relations sociales, la mondialisation et la place des entrepreneurs dans la société.

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