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Presse

L’égalité en marche

Pas de commentaire 28 juin 2010

« PARIS (Reuters) – Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont pris part samedi à la 9e Marche des fiertés parisienne, ancienne Gay Pride, placée cette année sous le signe de l’égalité.

L’Interassociative lesbienne, gay, bi et transgenre (Inter-LGBT), qui coordonne le défilé, estime que leurs droits ont plutôt régressé depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir en 2007.

Déplorant un bilan législatif nul malgré les promesses du candidat de l’UMP pendant la dernière campagne présidentielle, l’Inter-LGBT adopté un mot d’ordre très revendicatif: « Violences, discriminations, assez! Liberté et égalité partout et pour tous ».

Les associations réclament le droit au mariage, que l’Espagne et le Portugal ont instauré, et à l’adoption pour les couples gays.

Elles espèrent également améliorer le Pacte civil de solidarité (Pacs), instauré en 1999 par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin: pouvoir le signer en mairie et non au tribunal de grande instance ou assurer le versement d’une pension de reversion en cas de décès.

« Sans la Gay Pride, le Pacs n’aurait jamais existé », a déclaré un participant dans le cortège chamarré.

Au son de la musique techno, une soixantaine de chars devait relier la gare Montparnasse à la place de la Bastille, où un podium a été installé pour une gigantesque fête en plein air.

De nombreux dirigeants de gauche étaient présents au départ de la marche, comme l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, le président du conseil régional d’Ile-de-France Jean-Paul Huchon, le nouveau secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, et des parlementaires du Parti de gauche.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, l’un des premiers hommes politiques français à avoir révélé son homosexualité, a annoncé vendredi qu’il ne participerait pas au défilé comme il en a l’habitude, invoquant un autre engagement pris de longue date.

Selon Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire national du PS chargée des questions de société, depuis 2007, « plus d’une dizaine de propositions de loi ont été déposées par les parlementaires socialistes pour promouvoir les droits des personnes LGBT, mais la droite les a toujours rejetées ».

Pour le Parti de gauche, « la situation est accablante » puisque les témoignages d’agressions continuent de progresser.

« Le monde du travail, surtout en temps de crise, est l’un des principaux lieux de manifestations homophobes ou lesbophobes. Et depuis l’an dernier, c’est internet qui devient le premier lieu de défouloir des haines homophobes et transphobes », déplore le parti de Jean-Luc Mélenchon. »

Laure Bretton

Article extrait de Capital.fr

Billet edito

Dieu a dit, Fillon a fait…

26 commentaires 15 mai 2010

Dieu a dit : « je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit ». Quand le gouvernement Fillon annonce qu’il met en œuvre le programme de Coluche, on a plus du tout envie de rire, c’est pourtant ce qu’il vient d’annoncer sans nez rouge ni salopette !

Une politique de rigueur et d’injustice sociale sur fond de crise économique européenne pour renflouer les caisses d’un État impécunieux. Depuis des mois, le parti socialiste s’est inquiété de la dérive des comptes publics, creusés par le gouvernement Fillon à coup de mesures inconsidérées et de cadeaux fiscaux extravagants !

Il n’y a plus d’argent nous dit-on, mais c’est un peu court ! Il y en a pour le paquet fiscal à 12 milliards d’euros, pour la suppression des droits de succession ou pour le bouclier fiscal, il y en a encore pour les entreprises du CAC 40 qui siphonnent la méga niche fiscale de Copé, dénoncée par Didier Migaud (http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2751), qui a coûté 22 milliards de pertes de recettes fiscales en trois ans ! Il y en a évidemment pour sauver les banques qui veulent aujourd’hui la peau des États. Ah, il faut se réjouir  bien sûr des 750 milliards d’euros débloqués par les États Européens, pour sauver la zone euro, car la crise aura ainsi au moins permis, dos au mur et en une nuit, plus d’intégration européenne, que vingt ans de négociations. Mais il faudra aller au delà dans le gouvernement économique de la zone euro et surtout beaucoup plus loin dans la régulation des marchés, sauf à prendre le risque de transformer les États, qui n’en finissent pas de jouer leur rôle « d’assureur en dernier ressort » comme disent les économistes, en marionnettes de la finance mondiale.

Pas d’argent alors ? Il serait plus juste de dire pas d’argent pour les millions de Français qui ne bouclent pas leur fin de mois et auxquels ont va supprimer plusieurs aides.

Le coup de semonce avait été tiré, il y a trois semaines déjà, par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur général du budget, qui avait déclaré que l’État n’avait plus les moyens des lois sociales qu’il avait voté suggérant qu’il fallait diminuer le montant des allocations universelles, c’est à dire le RSA pour les personnes en difficulté d’insertion, l’APA pour les personnes âgées dépendantes et la prestation de compensation du handicap (PCH). Plus les moyens des lois sociales votées, mais des moyens quand même pour le bouclier fiscal !

L’annonce du Premier ministre est, aujourd’hui, sans ambiguïté : une baisse de 10 % sur trois ans des dépenses d’intervention et dans le collimateur du gouvernement les emplois aidées, l’allocation personnalisée logement, l’Allocation adulte handicapé et le RSA…

Dans le budget 2010, les dépenses d’intervention de l’État s’élèvent à 67 milliards d’euros, il faut donc trouver 6,7 milliards… un demi paquet fiscal… Bouclier fiscal contre bouclier social, voilà le choix fait par le gouvernement.

Conclusion provisoire : Là où la meilleure andouillette recueille  un quintuple A (AAAAA), la France ne s’en sort qu’avec un triste triple A (AAA) : encore un effort monsieur le Premier ministre !

Presse

En réaction au rejet de la proposition de loi de Jean-Pierre Michel « Pour le droit d’adopter à deux ».

3 commentaires 30 mars 2010

Najat Vallaud-Belkacem

Adjointe au Maire de Lyon
Conseillère Générale du Rhône
Secrétaire Nationale en charge des questions de société au Parti Socialiste

« Aujourd’hui en France, vous pouvez adopter un enfant quelle que soit votre orientation sexuelle… pour peu que vous soyez célibataire.

La législation actuelle permet en effet l’adoption aux seuls couples mariés ainsi qu’aux personnes célibataires à l’exclusion de toutes les autres situations familiales et conjugales : l’union libre, mais aussi le PACS,  c’est à dire la majorité des couples en France.

Le sénateur socialiste Jean-Pierre Michel a donc proposé la semaine dernière une loi visant à autoriser l’adoption par des partenaires ayant conclu un PACS depuis plus de deux ans, condition identique à celle qui est imposée aux couples mariés.

Une idée insupportable à la droite française qui l’a rejetée avant même que le débat ait lieu, comme elle s’oppose systématiquement depuis plus de dix ans à toutes les propositions de la gauche parlementaire qui pourraient ouvrir des droits nouveaux aux couples du même sexe.

Les représentants de l’UMP se sont une nouvelle fois livrés à véritable festival de déclarations réactionnaires dont l’hypocrisie n’a pu masquer, malgré leurs vains efforts, le caractère foncièrement homophobe.

Car le problème ne porte évidemment pas sur la capacité des couples pacsés à élever un enfant au même titre qu’un couple marié ou qu’une personne seule, mais bien sur les quelques 20% d’entre eux qui sont homosexuels.

L’UMP continue donc de tenir un double discours sur l’homoparentalité : ostensiblement ouvert et tolérant dans les médias, mais assurément idéologique et rétrograde au Sénat et à l’Assemblée Nationale.

Le débat est ouvert : l’UMP, la majorité parlementaire comme le Gouvernement doivent sortir de l’ambiguïté. »

Billet edito

Ni une, ni deux: je signe!

1 commentaire 15 février 2010

Affiche_Ni1ni2Je vous invite à participer à la manifestation virtuelle et citoyenne pour exiger une véritable protection des femmes étrangères victimes de violences.

Les femmes étrangères subissent en effet une double discrimination: en tant que femmes, elles sont confrontées à des discriminations spécifiques dans leur pays et en France; en tant qu’étrangères elles sont soumises à un ensemble de textes qui se révèlent, dans la pratique, plus restrictif à leur égard. Le fait qu’elles soient étrangères fait trop souvent obstacle à la reconnaissance et à l’application de leurs droits fondamentaux. Cette violence institutionnelle vient prolonger les violences vécues en tant que femmes.

Il s’avère dès lors urgent de mettre en place une véritable défense des femmes étrangères victimes de violences.

C’est pour moi un engagement de tous les jours dans mes fonctions d’élue: c’est tout naturellement que j’ai signé la charte de la campagne « Ni une Ni deux ».

Soutenez la campagne « Ni une Ni deux » sur le site de la Cimade.

Presse

Eduquer contre l’homophobie.

5 commentaires 09 février 2010

Vous avez sans doute entendu parler, depuis quelques jours, de la polémique autour d’un court métrage « le baiser de la lune »,  destiné à sensibiliser les élèves de CM1 et CM2 à l’homosexualité.

Avec mes camarades Secrétaires Nationaux à la culture et à l’éducation, j’ai fait paraître le communiqué de presse ci-dessous, pour défendre la présence d’outils pédagogiques à l’école permettant de lutter contre les discriminations sexuelles.

L’idée de ce film, selon moi, est très importante car il s’agit, non pas d’évoquer une quelconque forme de sexualité, mais bien de les sensibiliser à l’existence d’autres modèles de couple et de famille, et de combattre les stéréotypes. Il n’est jamais trop tôt pour éduquer à la différence.

Communiqué de Sylvie Robert, secrétaire national à la culture , de Bruno Julliard, secrétaire national à l’éducation et de Najat Vallaud-Belkacem, Secrétaire nationale aux questions de société

L’opposition du ministre de l’Education nationale et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, à la production et à la diffusion du court-métrage d’animation « Le Baiser de la lune », aux élèves de CM1-CM2 est choquante.

Qui peut nier que le droit au respect des choix individuels, y compris sexuels, doit encore progresser dans notre société ? La prévention et l’éducation sont essentielles, dès l’école primaire, là où déjà se construisent les stéréotypes et les amalgames. Il s’agit d’ailleurs d’une obligation légale.

En faisant marche arrière et en retirant le soutien de son ministère, Luc Chatel bafoue ainsi son engagement à « lutter contre toutes les violences et toutes les discriminations, notamment l’homophobie », figurant pourtant parmi ses dix grandes priorités. Le ministre cède ainsi aux sirènes des lobbys conservateurs qui considèrent que l’Éducation à la tolérance et à la différence n’ont pas leur place à l’école.

La liberté d’expression et de création artistique est une condition indispensable à l’exercice de la démocratie. Le Parti socialiste réaffirme son soutien au réalisateur et à son projet de film d’animation qui s’insère parfaitement dans les missions de l’école républicaine, contribuant à la lutte contre les discriminations et au respect entre tous. »

Ma ville, mon canton

Ouverture de l’Espace Public Numérique de la MJC de Montchat

Pas de commentaire 02 février 2010

Je tiens à saluer l’action de la MJC Montchat qui prend désormais en charge l’ accompagnement de personnes débutantes ou initiés dans l’utilisation de l’outil informatique.

L’Espace Public Numérique s’adresse aussi bien à ceux qui souhaitent utiliser l’ informatique comme un loisir qu’ à ceux qui souhaitent approfondir leur maîtrise de l’outil dans le cadre d’une recherche d’emploi.

Ainsi je ne peux que soutenir une action qui a pour objectif de réduire les inégalité d’accès au numérique tout en promouvant la mixité sociale.

L’Espace Public Numérique est ouvert à tout les habitants du quartier et aux adhèrents de la MJC, gratuit et sans inscription préalable, tous les lundi de 15 h à 18 h dans les locaux de la MJC .

Douce France ?

Billet edito

Douce France ?

2 commentaires 16 décembre 2009

Bonne nouvelle cette semaine, Brice Hortefeux a reçu le prix de la lutte contre le racisme. Blague ? Pas du tout, il faut dire que le ministre de l’Intérieur et ex ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale n’a pas ménagé ses efforts depuis l’élection de Nicolas Sarkozy pour promouvoir l’amitié entre les peuples. C’est d’ailleurs par un témoignage de grande satisfaction que les historiens ont salué la création de ce ministère honteux en démissionnant collectivement du conseil scientifique de la Cité de l’histoire de l’immigration.

Depuis lors, que des motifs de louer l’action de Brice Hortefeux, impliqué à fond dans la mise en œuvre d’une politique migratoire qualifiée de « racialiste » par Patrick Weil, mais aussi de productiviste avec toujours plus de reconduites à la frontières, toujours moins de reconnaissance du droit d’asile et toujours plus de difficulté à obtenir un visa ou un regroupement familial. Poursuivre la lecture

L’avenir de la décentralisation.

Billet edito

L’avenir de la décentralisation.

2 commentaires 01 décembre 2009

Bonsoir à toutes et à tous,

Ce n’est pas à la Une des médias, mais cela préoccupe tous les élus locaux : la réforme de la taxe professionnelle actuellement en débat au Sénat est une attaque de plus contre la décentralisation. Le projet gouvernemental de réforme de la fiscalité locale privera les conseils généraux des deux tiers de leur levier fiscal, les Régions de la quasi-intégralité de leurs impôts locaux et reportera la charge de l’impôt local sur les seuls ménages. Encore un peu plus d’injustice fiscale… En définitive, les collectivités perdront leur faculté à décider souverainement et démocratiquement de leurs choix politiques, reléguant les élus au rang d’agents de l’Etat exécutant de politiques décidées par d’autres et ailleurs.

Cette réforme va finir de mettre à mal bien des Départements écrasés sous le poids des dépenses sociales, étranglés financièrement par les transferts de compétences mal compensés de l’Etat (insuffisante compensation dénoncée en son temps par Michel Mercier, Président du Conseil général du Rhône, aujourd’hui censé défendre les territoires ruraux…) et déstabilisés par la crise économique qui leur a fait perdre une bonne partie de leurs recettes ! Désormais les Conseils généraux sont contraints de faire valoir leurs droits devant les tribunaux, comme sur le sujet du Fonds de protection de l’enfance.

Les communes et les intercommunalités s’inquiètent également de la suppression de la taxe professionnelle, beau cadeau fait au MEDEF. Leurs ressources sont menacées et elles risquent de perdre le lien qui les attache au développement économique de leur territoire. Incompréhensible réforme qui semble oublier que les collectivités locales réalisent 73% de l’investissement public en France et sont le fer de lance de la relance autant qu’un amortisseur économique et social reconnu dans le monde entier qui regarde avec intérêt le modèle français…

La réforme institutionnelle prend le visage d’un transfert des difficultés de l’Etat impécunieux sur les collectivités locales en même temps qu’une basse oeuvre de recentralisation. La « Sarkozie » ne souffre aucun contre pouvoir, après les médias, la Justice et le Parlement, c’est au tour des collectivités locales, actifs contre-gouvernement aux mains des socialistes, de passer sous le boisseau. On attendait le « big-bang des collectivités locales », on a droit, selon les termes très justes de Gérard Collomb à un obscur « fric-frac électoral »…

La révolte gronde dans les rangs mêmes de la majorité présidentielle, de tous les bancs viennent les sifflets qui accueillent le Premier ministre au Congrès des maires de France, la résistance vient autant des maires des grandes villes que des présidents de Région. Elle a la voix de Jean-Pierre Raffarin ou d’Alain Juppé d’un côté, de Laurent Fabius, d’Elisabeth Guigou ou de Ségolène Royal de l’autre.

C’est la démocratie locale qui est menacée dans l’indifférence du gouvernement pourtant régulièrement interpellé par les associations de collectivités, par le Sénat, ainsi que par nombre d’élus locaux et nationaux. Dans le viseur plus que toute autre collectivité, les Départements confrontés à des difficultés inédites et immédiates au point qu’un certain nombre d’entre eux ne parviennent pas à boucler leur budget 2010 et en appellent, en vain, à la solidarité nationale…

C’est aussi la parité qui est atteinte avec la mise en place des conseillers territoriaux en lieu et place des conseillers régionaux/généraux. Le projet de loi prévoit, en effet, d’élire 80 % des futurs conseillers territoriaux sans contrainte de parité, ce qui ferait chuter à 19 % la part des femmes élues au conseil territorial, contre 47% actuellement au conseil régional, en moyenne en France. Encore un « grand progrès » à mettre à l’actif du gouvernement que les « Lyonnes », association fondée en 2001 pour promouvoir la parité, a décidé de dénoncer avec force. C’est ainsi qu’avec plusieurs de mes collègues, les conseillères régionales Sabiha Ahmine (PCF), Hélène Blanchard (Verts), Fabienne Lévy (Parti radical) et Anne-sophie Condemine (MoDem), la député Pascale Crozon (PS), la sénatrice du Rhône Christiane Demontès (PS), nous avons décidé de lancer le 20 novembre dernier une grande mobilisation contre le projet de réforme des collectivités territoriales.

Partout la résistance s’organise pour qu’on ne tue pas la décentralisation en silence !


wiki-montchat.fr Allez, finissons sur une note positive: C’est aujourd’hui qu’ouvre le site wiki-montchat.fr, le réseau social des habitants du canton de Montchat dont je suis élue, que j’ai conçu comme un lieu d’information et d’échange de bons procédés, une plate-forme participative pour découvrir et faire découvrir ce quartier attachant, son histoire, ses services, ses rues et ses places, ses commerces, ses associations. Avis à tous les montchatois : A vos claviers !

Ma ville, mon canton

Débat sur la chaîne parlementaire avec Caroline Fourest.

Pas de commentaire 20 juin 2009

Billet edito

Des fiches et des êtres

104 commentaires 13 septembre 2008

Les jours écoulés depuis mon dernier billet n’ont pas manqué d’intérêt et de curiosité. Il y a d’abord eu cette rocambolesque enquête corse et le limogeage d’un haut fonctionnaire de la police, loyal et compétent, flic débarqué manu militari pour cause de lèse ami du Président, alors même que l’ordre public a été préservé. Il a eu ensuite Bigard, autre ami du président, qui s’est pris pour Thierry Meyssan en contestant la réalité des attentats du 11 septembre. Enfin, ce show pathétique de Bernard Tapie devant les Parlementaires (Tapie, encore un ami du président, dont le sort personnel est moins en cause que la responsabilité du gouvernement qui a choisi de recourir à l’arbitrage plutôt que de faire confiance à la Justice) et celui non moins grotesque de la réconciliation entre Berlusconi et Kadhafi sur fond de repentance italienne.

Mais il y a aussi eu des sujets plus sérieux.

Des fiches et des êtres

Bigsarko La polémique suscitée par la mise en place du fichier Edvige est un bel exemple de mobilisation citoyenne et de vigilance républicaine. Elle est aussi symptomatique d’une dérive qui n’est sans doute pas propre à la France mais que le gouvernement français entretient et promeut, consistant à accroître les contrôles sur le corps social et à réduire l’espace des droits et des libertés. Les cartes d’identités biométriques, comme les fichiers ADN des délinquants de toute nature et pas seulement des plus dangereux ne m’apparaissent pas moins liberticides qu’un fichier informatique qui pour une bonne part prend acte d’une pratique ancienne, celle des renseignements généraux.

Qui peut aujourd’hui sérieusement prétendre que des personnalités ne sont pas fichées, que ces fiches ne contiennent pas de données à caractère personnel portant sur les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou encore mentionnant les orientations sexuelles. Qui peut prétendre que des mineurs ne sont pas d’ores et déjà fichés ? Car au fond le problème est moins celui de l’informatisation que celle de la pratique effective des services de renseignement français sans doute insuffisamment encadrés malgré la loi de 1991. Il n’y a pas de CNIL pour ces fichiers là !

Et que dire du fichier de l’Education nationale comportant une mention sur les origines ethniques des élèves ? Oui, il faut dans ces conditions demeurer vigilant et intransigeant ; ne tenons surtout pas le Président de la République, malgré ses déclarations en faveur de la protection des libertés publiques et ses remontrances de circonstance à l’endroit de Michelle Alliot-Marie, pour le garant de nos droits et libertés. Il n’en a pour le moment jamais fait la démonstration.

Y a pas écrit la Poste !

L’annonce de la privatisation de La Poste n’est pas une bonne nouvelle, comme la privatisation de France Télécom n’en a pas été, rétrospectivement, une. La gauche porte de ce point de vue une responsabilité que je ne peux éluder et dont je mesure le prix en termes de manque de couverture en téléphonie mobile et haut débit en milieu rural. Aux collectivités et à l’Etat (de moins en moins à dire vrai) donc de combler les carences de l’initiative privée puisqu’il n’y a plus de service public.

La poste privatisée, c’est le démantèlement d’un service de proximité performant, c’est l’accélération des fermetures de bureaux de poste dont le maillage a été affaibli avec la banalisation du Livret A. Mais après tout pourquoi maintenir ce service public de proximité puisque les trésoreries publiques ferment, puisque les tribunaux d’instance sont abandonnés, puisque les sous-préfectures sont sur le point de l’être dans certains territoires ruraux ? qu’est ce que le gouvernement souhaite faire de nos territoires ? des déserts ?

Les services publics font la compétitivité de nos territoires ; non à la privatisation de la Poste – Non au dogme de la libre concurrence et de la dérèglementation. Oui au référendum !

Une laïcité de plus en plus positive…

Jean Luc Mélanchon Enfin pour terminer, parce que le débat sur la laïcité vous a intéressé, que le pape est en visite en France et qu’une fois encore le Président de la République est sorti de sa réserve en plaidant à nouveau pour une « laïcité positive », je me permets de vous recommander la remarquable réplique au discours de Latran de Jean-Luc Mélenchon.

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