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Réindustrialiser la France !

En campagne

Réindustrialiser la France !

6 commentaires 09 décembre 2011

François Hollande était en Saône-et-Loire le 7 décembre pour développer ses  propositions en matière de réindustrialisation. Le candidat à l’élection présidentielle a visité les usines d’Eolane et Alstom, expliquant ses engagements : « le pacte de production, c’est la France qui s’améliore, qui produit mieux, qui invente, qui innove, qui respecte le travail. C’est la France qui est capable de montrer le meilleur d’elle même, qui ne doute pas de son destin. C’est ça le patriotisme industriel ! »


Visite de François Hollande dans les usines… par PartiSocialiste

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de son intervention :


Intervention de François Hollande dans les… par PartiSocialiste

Billet edito

« Ségolène Royal trace depuis des années l’avenir de la gauche »

4 commentaires 07 octobre 2011


Les 9 et 16 octobre, les citoyens qui adhèrent aux valeurs de gauche voteront, pour des idées bien sûr, mais également pour une personnalité. Or,les idées, comme les personnalités, s’inscrivent dans une durée que le jeu médiatique occulte. Tout se passe aujourd’hui comme si le débat public avançait sans passé ni mémoire. Faute de creuser le passé, même récent, les médias se contentent ainsi trop souvent de constater. Constater que les candidats convergent ou constater que leurs programmes se ressemblent, alors qu’il faudrait étudier de plus près l’évolution de leurs propositions pour ainsi évaluer la permanence de leurs convictions et la réalité de leurs différences.

Au cours de ces dernières années, Ségolène Royal a constamment tracé l’avenir de la gauche: pionnière, elle a proposé des solutions ambitieuses, les a défendues courageusement, avant de les voir reprises des mois ou des années plus tard, et dans l’indifférence des commentateurs, par ses camarades du Parti Socialiste. La croissance verte, qui a été un véritable cheval de bataille pour elle dès les années 90 et particulièrement depuis 2006, figure aujourd’hui en bonne place dans les programmes des candidats. La sortie du nucléaire aussi, de façon plus ou moins claire. Sauf que, Ségolène Royal, elle, n’a pas attendu Fukushima pour la défendre. La fermeté face à l’insécurité qui lui a attiré tant de critiques en 2006. L’ouverture du parti socialiste sur la société, la démocratie participative. Les solutions radicales contre la crise financière qu’elle avançait dès 2008. La priorité fiscale aux entreprises qui investissent, la création d’un gouvernement de la zone euro, la réforme bancaire, le conditionnement des aides aux entreprises… autant de sujet qui feraient « consensus » aujourd’hui si l’on en croit les éditorialistes. Dormez tranquille bonnes gens !

Il y a plus étonnant encore : les idées de Ségolène Royal inspirent même au-delà de la gauche. Nicolas Sarkozy, à bout de souffle au terme d’un mandat marqué par l’injustice et l’inefficacité, recours à l’encadrement militaire des délinquants et la banque publique d’investissement pour venir en aide aux PME ; deux solutions majeures de Ségolène Royal datant de 2007 et 2008. Toujours dans le silence et l’indifférence des commentateurs.

Si Ségolène Royal est « en avant », si elle propose des idées et que les autres se les approprient, il y a de quoi se réjouir, bien sûr. C’est la preuve que les idées innovantes font leur chemin. Mais dans le cas des primaires socialistes, ne pas relever ces appropriations, c’est brouiller les lignes du débat. Prisonniers d’une vision statique des programmes, les journalistes passent à coté de l’information essentielle, celle qui pourtant intéresse le plus les électeurs : où est le mouvement et où est l’immobilisme, où sont les belles paroles et où sont les réalisations, où est la conviction et où est l’opportunisme.

Guillaume Garot et Najat Vallaud-Belkacem

Portes parole

Presse

De la nécessité de transformer le système

5 commentaires 16 septembre 2011

Je vous donne à lire mon communiqué de presse, en réaction au débat télévisé d’hier soir.

« De haute tenue, le débat d’hier soir a permis de dévoiler des différences entre les candidats qui ne sont pas minimes. C’est le cas par exemple de la relation que les uns et les autres comptent entretenir  avec le système financier, source des maux économiques que les Français subissent si durement: Ségolène Royal a montré qu’elle allait bien plus loin dans le rapport de force que le politique devra instaurer avec la finance: obligation faite aux banques de participer à l’absorption de la dette, séparation des activités de dépôt et des activités d’affaires,  interdiction de la spéculation par les banques sur la dette des États. Il ne s’agit pas d’améliorer le système à la marge mais de le transformer en profondeur pour rendre aux peuples la souveraineté que des marchés incontrôlés leur ont usurpé.  Avec elle enfin,  le politique reprend le pouvoir.

Forte de son expérience et du travail inlassable de ces dernières années pour construire ces solutions concrètes, Ségolène Royal s’est montrée hier soir déterminée, sécurisante et ambitieuse à la fois, claire sur les enjeux et convaincante sur les réponses. Surtout, les Français qui l’ont vu œuvrer ces dernières années, savent qu’animée par la morale de l’action et la politique par la preuve qui lui tiennent tant a cœur, elle respectera un a un  chacun de ses engagements. »

Ainsi que la matinale à laquelle j’étais invitée avec Stephane le Foll ce vendredi pour commenter le débat :

Ce matin, conférence de presse de présentation du Comité de soutien de Ségolène Royal en Rhône-Alpes

Presse

Ce matin, conférence de presse de présentation du Comité de soutien de Ségolène Royal en Rhône-Alpes

Pas de commentaire 07 septembre 2011

Les Ségolénistes du Rhône veulent revivre « la campagne magnifique de 2007″

La fédération PS du Rhône a reçu mercredi matin les soutiens de Ségolène Royal dans le département. Emmenés par Jean-Jack Queyranne et Najat Vallaud-Belkacem, ils n’ont cure des mauvais sondages qui laisse la dame du Poitou loin derrière Hollande et Aubry pour la Primaire socialiste, et croient fermement à la victoire de leur championne.

« J’ai rejoint Ségolène Royal par conviction et par passion, et pour tout ce qu’elle représente comme personne digne et respectueuse. » « Le peuple, c’est elle. » Qu’il s’agisse de la conseillère régionale Florence Perrin, ou du maire de Belley Jean-Marc Fognini, les marques de ralliement à Ségolène Royal tiennent parfois de l’extatique. Comme en 2007.

La défaite face à Sarkozy balayée, une seule qualité prévaut chez les thuriféraires de Royal : avoir remis la gauche à l’endroit après sa défaite au 1er tour de Présidentielle de 2002.  « Avec 17 millions d’électeurs au second tour en 2007, elle a fait renaître l’espoir », souligne Jean-Jack Queyranne, fidèle parmi les fidèles.

Ceux qui la soutiennent voudraient naturellement que les votants des Primaires socialistes la choisissent. Pour finir le travail commencé en 2007. Car pour tous, Ségolène Royal est plus forte, plus en mesure d’emporter la mise.

« Ségolène Royal a été passé à la lessiveuse pendant la campagne de 2007, le PS n’avait pas fait bloc derrière elle, insiste Najat Valaud-Belkacem, sa porte-parole. Elle a pourtant fait le preuve de sa force. » L’adjointe de Gérard Collomb en fait même l’opposante n°1 à Nicolas Sarkozy depuis 5 ans, aux heures où le PS se reconstruisait après le Congrès de Reims de 2008. « C’est elle qui est monté au créneau face à Sarkozy sur la taxe carbone, rappelle l’élue lyonnaise. C’est également elle qui s’est levée pour dénoncer le discours de Dakar du Président de la République, qui assurait que l’homme africain n’était jamais rentré dans l’histoire. »

Des états de services irréprochables pour ses soutiens, là où certains verraient plutôt une traversée du désert. Et pour Jean-Jack Queyranne de rappeler l’action « innovante et solidaire » de sa consoeur à la tête du Conseil régional de Poitou-Charente. « La reconquête industrielle de son territoire, avec Heuliez et la production de voitures électriques, en est la preuve », martèle-t-il. Pour être désigné candidate, le pédigrée ne suffit pourtant pas.

Primaires : 1 millions de votants espérés en France, 120 000 en Rhône-Alpes, 35 000 dans le Rhône

Il faudra alors passer sous les fourches caudines de la Primaire socialiste pour devenir légitime. Jean-Jack Queyranne table d’ailleurs sur au moins un millions de votants en France les 9 et 16 octobre prochains. « J’espère au moins 120 000 électeurs en Rhône-Alpes et 35 000 dans le Rhône », s’avance-t-il. Et tous croient aux chances de la candidate via ce mode désignation. « Les soutiens de Ségolène Royal, ce sont les Français, recadre Valaud-Belkacem. Nous ne sommes pas dans un congrès du Parti Socialiste, nous sommes dans un processus de Primaires », rappelle-t-elle. Il faut dire qu’au regard du nombre des soutiens de François Hollande dans le département, Ségolène Royal est à la traine. « Peu importe le nombre d’élu qui vous suit, continue-t-elle, ce qui compte, c’est la dynamique populaire. »

Et pourtant les sondages ne font pas de Ségolène Royal la favorite pour la course à l’investiture. « Nous remettons en cause la fiabilité des sondages », tranche Valaud-Belkacem, jugeant « préoccupant qu’ils passent pour être la vérité révélée. » Ségolène Royal a d’ailleurs adressé un courrier à la haute autorité des Primaires socialistes  pour qu’aucun sondage ne paraissent au minimum 48h avant le premier tour de la Primaire.

Charles Fiterman, PCF, ancien ministre d’Etat du gouvernement Mauroy et symbole de l’union de la gauche en 1981, évoque alors ces mêmes sondages. « Je ne veux pas faire de mauvais procès aux instituts, commence-t-il. Mais les Primaires, c’est un objet politique non identifié. Les sondages ne peuvent être qu’aléatoire car on ne connait pas avec précision le corps électoral. » L’exemple des Primaires écologistes, qu’il cite, est un appel à la prudence à tous ceux qui estiment le scrutin joué. Et la campagne de terrain de Ségolène Royal, « dynamique et joyeuse » selon l’ancien ministre, pourrait faire la différence. Campagne qui passera, les 12 et 13 septembre prochains, par Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, selon les précisions apportées par sa porte-parole Najat Valaud-Belkacem. Lyon et Collomb ne sont pas encore au programme de la dame du Poitou.

L’article sur le site de Lyon Mag : Les Ségolénistes du Rhône

« Oui, des électeurs de gauche sont tentés par le vote FN »

Billet edito

« Oui, des électeurs de gauche sont tentés par le vote FN »

3 commentaires 29 août 2011

PS – Najat Vallaut-Belkacem : « Oui, des électeurs de gauche sont tentés par le vote FN »

A bientôt 34 ans, Najat Vallaut-Belkacem est restée fidèle à Ségolène Royal, dont elle est toujours l’une des porte-parole après la riche expérience de la présidentielle 2007. Mais la conseillère générale du Rhône vient également de sortir un ouvrage avec Guillaume Bachelay (qui, lui, soutient Martine Aubry), intitulé « Réagissez », censé démonter une par une les idées du Front national. L’occasion d’aborder avec elle les enseignements du traumatisme du 21 avril 2002. Et surtout, de ne pas négliger des questions de fond, ce qui n’est pas si fréquent lors de cette université d’été où la primaire alimente la plupart des conversations.

 

Bruno Masseboeuf

Lien vers le site de l’article en ligne : La Voix du Nord

« Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal »

Presse

« Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal »

2 commentaires 26 juin 2011

Le Monde.fr publiait hier une tribune qu’avec les membres du conseil politique de Ségolène Royal, nous avons rédigé pour expliquer en quoi nous la pensons résolument la mieux placée pour remporter la victoire en 2012 :

Ségolène Royal doit exposer dimanche après-midi à Arçais, dans les Deux-Sèvres, les raisons de sa candidature à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012. Dans une tribune sur Le Monde.fr, les vingt élus qui composent son conseil politique disent pourquoi ils soutiennent la présidente de la région Poitou-Charentes.

Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal

Pour tous les Français qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche vient, avec l’ouverture des primaires, l’heure des choix. Chacun se pose la même question : qui sera le mieux placé à gauche pour remporter l’élection présidentielle de 2012 ?

Nous, élus socialistes, avons la conviction que seul(e) sera en position de l’emporter celui ou celle qui portera un projet à la hauteur des attentes des Français, capable de les sortir de la crise qu’ils traversent, d’incarner positivement le gouvernement de tous les Français mais aussi de leur redonner confiance, en eux-mêmes et dans la politique.

Pour nous, c’est Ségolène Royal.

Comme personne, Ségolène Royal a subi depuis 2006 des attaques d’une grande violence. Certains ont jeté le soupçon sur sa compétence malgré toute son expérience de l’action politique — trois fois ministre, députée pendant dix-huit ans, présidente de Région. Elle y est habituée comme elle est habituée à voir ses idées d’abord conspuées avant de s’imposer par l’évidence. De l’ordre juste à la démocratie participative, de la France métissée à la fraternité, du combat pour l’égalité hommes-femmes au pass contraception, il n’est pas une de ses propositions qui ne finisse par être reprise naturellement par ceux-là même qui les avaient d’abord vouées aux gémonies. Depuis 2007, sans jamais changer de cap, Ségolène Royal n’a cessé de travailler pour approfondir sa réflexion, agir et rester à l’écoute des Français. Elle est prête.

Indépendante et à distance des puissants, elle ne fait pas de la politique pour une élite. Par sa proximité avec les citoyens, tous les citoyens, elle est capable de redonner confiance à ceux qui l’ont perdue. Elle rassemble bien au-delà du Parti Socialiste. Par sa solidité et son charisme, elle est en mesure de contrer une montée de l’extrême droite et la brutalité de l’UMP.

La France traverse une crise à la fois économique, écologique, morale et sociale. Les attentes des citoyens sont immenses après le quinquennat désastreux du président sortant. Élu sur un programme d’amélioration du pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy s’est moqué de l’électorat, en particulier populaire, qui lui avait fait confiance. Aucune des questions de fond n’a été résolue : ni l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations, ni la lutte contre la précarité et l’insécurité, ni la protection des plus démunis. Ne laissons pas, en 2012, les déçus du sarkozysme trouver, par désespoir, un refuge à l’extrême droite.

En face, Ségolène Royal propose.

L’interdiction des licenciements boursiers, la mise en place d’un pacte de confiance avec les jeunes, le soutien massif aux TPE/PME, la création d’une Banque publique d’investissement sont autant de mesures qui figurent dans son programme et qu’elle applique, pour certaines, déjà, avec succès dans sa région. La crédibilité a changé de camp.

L’heure n’est plus aux diagnostics tièdes, aux appréciations timorées mais à la lucidité radicale. Oui, il y a besoin de radicalité, car ce ne sont plus simplement les effets du système qu’il faut dénoncer, mais ses fondements et ses présupposés. C’est pourquoi il n’y a pas de tabou dans le discours de Ségolène Royal : elle n’a pas peur de débattre, par exemple de l’idée d’un protectionnisme européen intelligent. Pour elle, le socialisme du XXIe siècle, c’est mettre l’économie au service de l’homme sans détruire le patrimoine des générations futures.

Elle a apporté par son action la preuve de son engagement pour l’avenir : elle a fait de la région qu’elle préside, Poitou-Charentes, celle de l’excellence environnementale. C’est pourquoi lorsqu’elle s’engage à exploiter au niveau national tous les gisements d’emplois de la croissance verte pour en faire une force économique et un ferment de justice sociale, on la croit.

Face une droite déconnectée de la réalité, elle sera la présidente de la force citoyenne et saura répondre à l’exigence démocratique. Toutes les universités populaires participatives qu’elle a organisées autour de sujets majeurs, tous ses déplacements sur le terrain, tous les citoyens qui répondent à ses appels, en témoignent : elle porte la voix des Français et en nourrit son projet.

À l’occasion du trentenaire de l’élection de François Mitterrand, on a pu mesurer l’intensité du rêve d’un nouveau 10-Mai. Dans son discours d’hommage à l’ancien président socialiste, Ségolène Royal rappelait son propos : « Il n’y a qu’un vainqueur le 10 mai : c’est l’espoir. » Ségolène Royal prend exemple sur lui, qui a su tirer les leçons quand il a été battu et remporter l’élection suivante.

Parce que 2012 n’est pas 2007 et que Ségolène Royal est du côté du changement et non de l’immobilisme, parce que les attentes sont immenses et les esprits prêts pour une radicale mutation écologique, économique, sociale et démocratique, parce qu’elle est combative, mieux armée et plus expérimentée, nous voyons en Ségolène Royal celle qui saura transformer l’espoir de la victoire en victoire de l’espoir.


Jean-Louis Bianco, député
Jean-Jack Queyranne, président de région
Louis Mermaz, sénateur et ancien president de l’Assemblée nationale
Najat Vallaud-Belkacem, conseillère générale et secrétaire nationale du PS
Delphine Batho, députée
Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris et membre du Bureau national du PS
Guillaume Garot, député
Bernard Lesterlin, député
Maxime Bono, député
Catherine Quéré, députée
Jean-Michel Clément, député
Kamel Chibli, membre du Conseil national du PS
Sébastien Denaja, membre du Conseil national du PS
Claire Donzel, première secrétaire fédérale
Rodolphe Challet, premier secrétaire fédéral
Jean-François Macaire, premier secrétaire fédéral
Béatrice Patrie, ancienne députée européenne
Emmanuel Espanol, conseiller régional
Christine Lagrange, membre du conseil national du PS
Didier Turba, vice-président de conseil général
Nicolas Cadène, secrétaire fédéral

Voici le lien vers l’article sur le site Le Monde : Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal

De la Fiabilité des Sondages

Billet edito

De la Fiabilité des Sondages

3 commentaires 04 juin 2011

Nous sommes quelques uns, comme vous le savez, à émettre de sérieux doutes quant à la fiabilité des sondages d’intention de vote dont on nous abreuve depuis des mois, et à déplorer en tout cas la fréquence et l’usage qui en sont faits dans une presse qui oublie trop souvent les limites de ces outils et les conditions imparfaites de leur fabrication. Notre avis pourrait n’avoir que peu de poids et être taxé de partisan dans une période où ces derniers ne donnent pas, loin s’en faut, notre candidate favorite.

Au hasard de mes lectures, je suis retombée sur cette enquête post-21 avril 2002 d’un sociologue soucieux de mieux décrypter les comportements (et les errements) des médias et des instituts de sondage dans la campagne présidentielle de l’époque. Cette contribution publiée par Arnaud Mercier dans l’ouvrage collectif « Le vote de tous les refus » (Presses de Sc.Po, 2003), sous la direction de Pascal Perrineau, est extrêmement instructive et impressionnante d’actualité.

Je vous laisse en prendre connaissance en vous rappelant une chose simple: le seul sondage qui compte,  c’est celui des urnes. Continuons à nous mobiliser!

Najat Vallaud-Belkacem


« [...] Revenons sur le rôle décisif de l’argument chiffré des sondages et des usages qu’on en fit. Pour commencer, il est fécond de partir de ce que les médias n’ont pas voulu entendre et de ce que le public n’a donc pas pu connaître. Le 16 avril 2002, la Commission des sondages publia le communiqué suivant :

« La Commission rappelle qu’elle contrôle systématiquement tous les sondages ayant un rapport direct ou indirect avec une élection. Après avoir constaté qu’un certain nombre des règles qu’elle est chargée de faire respecter avait été méconnues, la Commission a été amenée à intervenir de plus en plus fréquemment depuis quelques semaines auprès des instituts de sondage ou des organes de presse qui ont assuré la diffusion des résultats. Elle estime nécessaire, à quelques jours du scrutin, d’insister sur la prudence avec laquelle les sondages d’intentions de vote doivent être interprétés et ceci pour deux séries de raisons. La première tient aux modalités de constitution des échantillons des personnes interrogées, à la proportion élevée des personnes sondées n’exprimant aucun choix et à celle, parmi les intentions exprimées, des personnes qui ne sont pas sûres de leur choix. La seconde tient à certains des procédés de redressement auxquels ont actuellement recours les instituts de sondage. Dans ces conditions, la Commission des sondages tient à souligner les limites de fiabilité des sondages. La Commission rappelle enfin que les sondages ne sont qu’un instrument d’analyse de l’opinion publique et non pas un outil de prévision des résultats électoraux. »

Ce communiqué et son devenir sont tout à fait révélateurs des problèmes de l’information en campagne électorale. En effet, ce dernier n’a pas été repris par les rédactions, à l’exception de l’afp, de La Tribune, du Télégramme de Brest, de l’Humanité et du Parisien, sous forme de brèves, synthétisant un communiqué lui-même déjà très court. Autrement dit, cette mise en garde (émise par une instance légitime à en adresser) a été cachée au public. Elle représentait un inconvénient majeur aux yeux des rédactions, celui de signifier explicitement que tout le travail interprétatif proposé par les journalistes, leurs commentaires fondés sur les nombreux sondages parus, la commande d’enquêtes plus ou moins coûteuses, ayant vocation à être reprises par les autres médias en citations (accroissant ainsi la notoriété du support cité) reposaient sur du sable. La Commission dit explicitement que les sondages ne sont pas des instruments de prévision du vote comme les journalistes tendent à les utiliser, et qu’en plus, en 2002, les conditions d’indécision de l’électorat et de redressement des données brutes doivent conduire à la plus extrême prudence sur la véracité des chiffres publiés. Dans une telle situation, la rigueur professionnelle obligerait les journalistes à se défaire de cet outil d’analyse impuissant, mais les soucis cumulés de conserver un support pour produire de l’analyse quotidienne, pour faire démonstration de leur finesse d’analyse dans le commentaire et pour assurer une reprise dans les autres médias, ont eu raison de leur éthique de responsabilité. Jérôme Sainte-Marie, directeur des études d’opinion à bva, le reconnaît sans ambages, lui qui affirme que  »certains sondeurs ont beau dire n’importe quoi, ça n’a finalement aucune importance. On leur demande juste de créer l’événement. Et ça marche : les gains de notoriété sont plus rentables que la fiabilité… » ( Télérama, 2729, 30 avril 2002) …[...]

Extrait de « Les médias en campagne » in « Le vote de tous les refus », Presses de Sciences-Po, 2003

Billet edito

Le contre gouvernement des villes, des départements et des régions

29 commentaires 23 mars 2008

Première séance au Conseil général Bonjour à toutes et à tous, les exécutifs se mettent en place. Cette semaine, Michel Mercier a été réélu à la présidence du Conseil général du Rhône refusant la main tendue du groupe socialiste avec lequel il aurait pu constituer une majorité. Peu de surprise au final et plutôt le choix de la continuité que celui de l’avenir ouvert à Lyon par Gérard Collomb et qui aurait pu irriguer notre département.

D. Perben et M. Mercier Les élus de gauche auront donc la responsabilité d’incarner une opposition constructive. A titre personnel, je défendrai mon projet pour Montchat et pour les Montchatois. La gauche est par ailleurs à deux sièges seulement de la majorité, notre travail sera donc ces prochaines années de préparer l’alternance que je crois possible, peut-être dès 2011.

La nouvelle équipe autour de Gérard Collomb Photo Houcine Haddouche

Vendredi, Gérard Collomb a été réélu Maire de Lyon. Beaucoup d’émotion durant cette première séance du conseil municipal. Un conseil municipal renouvelé, rajeuni, féminisé. Et un exécutif « Aimer Lyon » auquel j’aurai désormais le plaisir d’appartenir puisqu’il m’a été demandé de conduire pour la ville de Lyon la politique des grands événements, de la jeunesse et de la vie associative.

Je quitterai prochainement mes fonctions au Conseil régional avec un peu de tristesse et une immense reconnaissance envers Jean Jack Queyranne qui m’a fait confiance et l’ensemble de mes collaborateurs qui m’ont accompagné dans la mise en œuvre de la politique culturelle de la Région Rhône Alpes, une politique ambitieuse et exemplaire que l’on doit d’abord aux acteurs culturels qui font la richesse et la grandeur de notre Région. J’aurai dans mes nouvelles fonctions l’occasion de travailler avec beaucoup d’entre eux et je veillerai avec Georges Kepenekian, adjoint en charge de la Culture à ce que la candidature de Lyon capitale européenne de la culture soit une chance pour l’ensemble du tissu culturel rhônalpin, de Privas à Bourg-en-Bresse.

Une belle victoire pour Gérard Collombavec A. Pesson, C. Démotes, JJ. Queyranne, A. Guillemot et D. Bollietavec T. Philip, G. Kepenekian, Caroline et Gérard CollombN. Gelas, JL. Touraine, N. Perrin, G. Collomb, T. Philip

La configuration politique de la France est une chance immense pour notre pays. La gauche que l’on dit volontiers muette a donné de la voix et a été plébiscitée dans les villes et dans les départements. Plébiscitée pour son bilan, plébiscitée pour son projet. Les collectivités doivent peser dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques. On ne peut plus admettre que les politiques publiques du gouvernement soient décidées sans concertation avec l’argent des autres, comme le plan banlieue qui annonce 1 milliards d’euros pour le désenclavement et oublie de dire que les collectivités en financeront 50%. Cette situation est d’autant plus difficile à vivre que le désengagement de l’Etat est chaque jour plus grand, j’ai eu l’occasion de le déplorer en matière culturelle, et que chaque pas en avant des collectivités est l’occasion d’un pas en arrière de l’Etat. Etrange valse…

Pour paraphraser Anthony Giddens à propos de l’Europe. La France idéale, c’est la politique sociale du Conseil général des Landes, la politique urbaine et du logement de la ville de Lyon, la politique économique de l’Ile de France, la démocratie participative et la politique de l’emploi des jeunes de la Région Poitou Charente, et à tout seigneur tout honneur, la politique culturelle de Rhône-Alpes…

Bref un contre gouvernement des villes, des départements et des régions que nous devons cultiver et dont nous pouvons être fiers!

La campagne en photos :

Ma campagne vue par la talentueuse Elisabeth Rull (troisième volet de « Najat en campagnes »)

Dans le sillage d’Houcine Hadouche et Matias Antoniassi du collectif Filtrages

Ma ville, mon canton

Lyon gagne, vous avez décidé de faire gagner Montchat.

48 commentaires 17 mars 2008

avec Gérard Collomb Lyon gagne, vous avez décidé de faire gagner Montchat. Ce matin ma reconnaissance va à tous les Montchatois et toutes les Montchatoises qui m’ont apporté leurs suffrages. J’ai le visage de tant d’eux à l’esprit… Je leur adresse du fond du cœur mes remerciements émus et je leur dis simplement que ce vote n’est qu’un commencement. Je serais une Conseillère générale utile et disponible, l’ambassadrice efficace et enthousiaste de Montchat au cœur des compétences municipales et départementales.

Je remercie aussi tous les militants et sympathisants qui, une fois encore, se sont donnés sans compter dans ces campagnes municipales et cantonales. J’ai également une pensée pour mes adversaires. Ceux du premier tour, Damien TRIJASSON, Sébastien PERROS et Sylvie PIERRON, qui ont défendu leur sensibilité et m’ont apporté leur soutien au second tour. Je pense aussi à Jean FLACHER, Conseiller général sortant, engagé depuis des années au service de Montchat et qui durant toute la campagne a été un adversaire loyal et cordial.


M. Jean FLACHER (UMP) 2 701 voix 41,48 %

Mme NAJAT VALLAUD BELKACEM (SOC) 3 811 voix 58,52 %


A Lyon, la liste de Gérard Collomb remporte le 4ème arrondissement. Quant à Nadine Gelas et Heidi Giovaccini, au terme d’une très belle et très énergique campagne, elles font d’excellents scores dans le 2ème et le 6ème, sans parvenir à faire basculer les arrondissements.

Vote sanction peut être, vote satisfaction sans aucun doute, Gérard Collomb reste donc maire de Lyon et pour reprendre ses mots hier soir : « Lyon est en train de redevenir, comme dans ses meilleures périodes, un lieu de refondation et un lieu d’action, un lieu où se forge une partie de l’avenir de la France ».

Enfin, je ne peux terminer ce billet sans me réjouir des victoires de nos listes à Lille, Strasbourg, Paris, Saint Etienne, Reims, Blois, Amiens, Grenoble,Villeurbanne…

Billet edito

Plus que 3 jours… mais pas seule !

34 commentaires 13 mars 2008

Plus que quelques jours avant le second tour de l’élection cantonale à Montchat, la campagne s’intensifie encore…

Je crains un peu l’abstention de ceux qui pourraient croire que tout est gagné depuis dimanche dernier. Non, à Montchat reste encore le second tour des élections cantonales que j’espère de tout coeur remporter dimanche. J’ai en tout cas le plaisir d’avoir été rejointe pour ce second tour par la grande majorité des candidats du premier : Damien Trijasson pour les Verts, Sébastien Perros pour le Modem, Sylvie Pierron pour le Parti Communiste et également le Parti Radical de Gauche qui n’avait pas présenté de candidat et me renouvelle son soutien !

Alors, surtout, mobilisez vous et mobilisez autour de vous, c’est dimanche que tout se joue. Je compte sur vous et vous pourrez compter sur moi pour être votre conseillère générale!!!

Billet edito

Merci, Merci, Merci

44 commentaires 10 mars 2008

La nuit a été courte, mais alors, quelle soirée ! Quel bonheur ! Quel magnifique témoignage de confiance les Lyonnaises et les Lyonnais viennent d’adresser à Gérard Collomb et aux candidats de la liste Aimer Lyon en le réélisant dès le premier tour. Cette victoire, c’est celle de tous les Lyonnais qui ont plébiscité le bilan et le projet que nous portons pour notre ville et auxquels j’adresse mes remerciements émus.

Ce sont donc 6 des 9 arrondissements de Lyon qui ont été remportés hier par la liste conduite par Gérard Collomb, visiblement très ému par cette victoire éclatante et qui obtient dans le 9ème arrondissement un score excemptionnel. Le bonheur, je l’ai vu sur beaucoup de visages hier soir, de Nathalie Perrin à Jean-Louis Tourraine et en particulier sur celui de Thierry Philip qui remporte superbement le 3ème arrondissement face à Dominique Perben après des mois d’une campagne de terrain, à l’écoute des attentes et des préoccupation des habitants. Le 3ème aura un grand Maire, un maire proche de ses administrés, engagé sans réserve dans l’action locale, bref un maire utile comme Thierry aime à le rappeler !


Cantonales Lyon XIII – Mobilisons nous pour Montchat Dimanche prochain

Pour ma part, je suis donc élue avec de nombreux colistiers sur la liste du 3ème arrondissement ; aux élections cantonales, je recueille 42,97% des suffrages face au sortant Jean Flacher (34,83%). Un très bon score pour ce canton où je m’efforce depuis des semaines de conduire une campagne de terrain avec des propositions claires et pragmatiques, travaillant à faire converger les projets municipaux et départementaux au bénéfice de Montchat et des Montchatois qui m’ont témoigné un large soutien hier et auxquels j’adresse du fond du cœur mes remerciements.

L’affaire n’est pas jouée pour autant ; pour moi, c’est la mi-temps et il faut rester très mobilisé pour le second tour dimanche prochain, Lyon a gagné, faisons gagner Montchat !

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Lyon (Rhône) PS (PS) 53.07% UMP (UMP) 30.13% MoDem (MoDem) 6.02% Extrême gauche (EXG) 5.85% FN (FN) 4.15%, Divers (SE) 0.52%, Divers droite (DVD) 0.18%, DVG (DVG) 0.09%

Lyon 1er arrondissement (Rhône) Perrin-Gilbert (PS) 58.69% Lévy (UMP) 18.52% Divry (EXG) 13.13% Cédat (MoDem) 6.24%, Sigrist (FN) 2.19%, Couzon (LO) 1.23%

Lyon 2ème arrondissement (Rhône) Broliquier (UMP) 45.82% Gelas (PS) 38.62% Pellet (MoDem) 7.91%, Marion (FN) 4.29%, Chambat (EXG) 3.36%

Lyon 3ème arrondissement (Rhône) Philip (PS) 52.82% Perben (UMP) 30.02% Lafond (MoDem) 7.33% Dumas (EXG) 5.75% Nivière (FN) 4.07%

Lyon 4ème arrondissement (Rhône) Bolliet (PS) 49.55% Hamelin (UMP) 30.82% Teste (EXG) 8.23%, Attias (MoDem) 6.96%, Rosset (FN) 2.64%, Faurite (LO) 1.78%

Lyon 5ème arrondissement (Rhône) Pesson (PS) 53.09% Havard (UMP) 33.45% Houot (MoDem) 7.25% Pourchet (FN) 3.71%, Joslin (LO) 2.49%

Lyon 6ème arrondissement (Rhône) Balas (UMP) 45.38% Giovacchini (PS) 43.32% de Pesquidoux (MoDem) 7.7%, Gracien (FN) 3.6%

Lyon 7ème arrondissement (Rhône) Flaconnèche (PS) 57.99% Delacroix (UMP) 23.01% Guillaume (MoDem) 6.16% Lavialle (EXG) 5.42%, Laurent (FN) 4.21%, Monteil (DVD) 1.41%, Pernin (LO) 1.14%, Crouzet (DVG) 0.66%

Lyon 8ème arrondissement (Rhône) Touraine (PS) 58.35% Berra (UMP) 24.08% Morin (FN) 6.65% Koller (EXG) 4.98%, Fitoussi (SE) 3.98%, Mestres (LO) 1.96%

Lyon 9ème arrondissement (Rhône) Collomb (PS) 63.13% Reynaud (UMP) 19.81% Jabar (EXG) 5.32%, Maisonneuve (MoDem) 5.22%, Daquin (FN) 4.91%, Chambon (LO) 1.61%

Billet edito

DIMANCHE, VOTEZ !!!

17 commentaires 06 mars 2008

Video de F. Ribiere

La campagne des Municipales et des cantonales s’achève. Elle a été l’occasion de débattre au plus près des problèmes que rencontrent les Lyonnais au quotidien. Pas de grandes envolées, des faits, du terrain, du concret. Difficultés de la vie telles qu’elles sont rencontrées réellement, avec la demande de réponses et de solutions palpables et rapides mais aussi ambitions de haut niveau pour l’une des plus grandes métropoles européennes. De vrais défis pour celles et pour ceux qui veulent mériter les suffrages du plus grand nombre. Adossés à un bilan que chacun peut apprécier, les candidats d’Aimer Lyon, se sont engagés non seulement à poursuivre, aux côtés de Gérard Colomb, l’œuvre entreprise, mais encore à innover dans un monde en perpétuel changement. C’est également l’ambition des candidats aux cantonales qui veulent pour Lyon le meilleur des politiques municipales et départementales ; Elections locales s’il en est, les Municipales et les cantonales ne sont pas pour autant neutres, car, contrairement à ce que l’on dit habituellement, beaucoup de solutions présentées comme purement techniques sont aussi des choix politiques qui affectent immédiatement la vie de chacune et de chacun. Des choix donc qui supposent une connaissance intime des problèmes qui se posent à chacun et en particulier aux plus démunis ainsi qu’une implication de chaque instant. Ce qui exclut les ambitions ponctuelles de ceux pour lesquels Lyon n’est pas une fin mais un moyen. Les femmes et les hommes que vous allez élire auront une lourde charge, ils doivent obtenir dès le premier tour un soutien massif qui leur permettra de mettre en œuvre un programme indifférent aux démagogies du moment et répondant à vos réels besoins. Soutenez-les, faites voter pour eux…

Billet edito

Un air de campagne

25 commentaires 02 mars 2008

Donner du rythme à la campagne Bonjour à toutes et à tous et bonne fin de week end. La semaine de campagne a été intense et passionnante.

Sur tous les fronts avec nos échappes fushia autour du cou pour donner, dans la bonne humeur, du rythme à notre campagne.

Lundi 25 février : l’équipe de la MJC Montchat me fait visiter ses locaux et me parle avec passion de ses activités. Le projet du prochain mandat est de relocaliser cette MJC dans l’ancien foyer Montchat, ce qui devrait permettre l’accueil dans des conditions de confort et de sécurité maximales des enfants. Ce déménagement devrait être l’occasion pour l’équipe de procéder à une évaluation des activités de la MJC. De façon évidente le centre de loisirs est extrêmement apprécié des parents et des enfants. Sans doute faudrait-il s’interroger sur l’éventail des prix proposés, voila qui relève des collectivités locales.

Porte-à-porte Nous poursuivons notre désormais traditionnel porte à porte en fin de journée ; l’accueil est bon, les gens relativement disponibles pour nous écouter présenter notre projet pour la ville, pour l’arrondissement et pour Montchat.

Visiblement Thierry Philip à la côte. Son projet pour le 3ème séduit, personne n’est oublié, chacun y a sa place. Les préoccupations quotidiennes des habitants sont bien prises en compte. Il faut dire que ça fait des mois qu’inlassablement Thierry et toute l’équipe d’Aimer Lyon 3ème rencontrent, écoutent, consultent, vont à la rencontre des habitants. Au final notre programme s’adresse à tous ceux, société civile, associations, commerçants et artisans, entreprises, salariés, qui veulent bien-vivre ensemble dans le 3ème arrondissement, à tous ceux qui partagent notre volonté de poursuivre le travail entamé pour faire du 3ème un lieu de vie dynamique, généreux et où il fait bon vivre.

Thierry Philip

Mardi 26 février : je passe une partie de la matinée sur le marché Ambroise Courtois puis au cœur du quartier Montchat. Beaucoup de commerçants et de clients (en particulier des personnes âgées) s’interrogent sur le devenir du commerce alimentaire et artisanal de proximité. Le président de l’association des commerçant du Cours Richard Vitton me l’indique clairement. Ils attendent beaucoup des collectivités. Je défends la mise en place du développeur de commerce que mettra en place la prochaine municipalité si Gérard Collomb est élu et les mesures en faveur de la reprise, transmission d’entreprise que je souhaite promouvoir au sein du Conseil général en partenariat avec la chambre de métier.

Gilles Buna présente le volet environnement du programme, dimension incontournable de la politique municipale, au cœur de tous les projets des grandes métropoles européennes. Des réalisations importantes sont envisagées pour le prochain mandat : l’aménagement des rives de Saône à l’image de ce qui a été fait pour les berges du Rhône, celui de la caserne Sergent Blandan ou encore la « boucle verte » avec la végétalisation de la rue Garibaldi. La végétalisation des toitures et des murs, ces pièges à carbone déjà utilisés en Allemagne ou en Suisse, sera également développé. Lyon a déjà fait un bout du chemin en végétalisant les toitures de plusieurs bâtiments et d’autres « toits verts » sont en cours à la Duchère, à la Confluence ou encore sur le toit de la tour Oxygène. Nous irons plus loin pour améliorer la qualité environnementale et embellir la ville.

A Montchat, aussi on veut plus d’oxygène ; l’aménagement de pistes cyclables liées à LEA à d’ores et déjà été réalisé. Pour le prochain mandat, nous proposons de créer des pistes cyclables supplémentaires afin de relier le Nord et le Sud de Montchat. Et pour encore plus d’oxygène, la ville de Lyon achètera la partie du parc Chambovet actuellement propriétés des HCL. Il est également prévu d’agrandir et de sécuriser le parc Bazin et de le réaménager en espace multisports ouvert à tous. Le quartier de Montchat sera naturellement intégré à l’Agenda 21 pour le 3ème arrondissement.

Mercredi 27 février : Je retrouve le marché de Montchat avec toujours autant de plaisir ; l’équipe de campagne est là, toujours aussi motivée (heureusement qu’ils sont là !) ; les Montchatois aussi qui font preuve d’une grande disponibilité, nous apostrophant avec gentillesse tout au long de cette campagne pour nous faire partager leurs réalisations, leurs doutes, leurs projets et leurs interrogations. Pourtant, nous sommes nombreux, tout bord confondu, à les solliciter avec assiduité depuis des semaines. En rentrant plusieurs messages d’encouragement de Montchatois sur mon mail. Ca fait du bien…

Déjeuner au restaurant foyer Constant avec les personnes âgées et les équipes. Une bonne occasion de préciser mon projet pour les personnes âgées et d’échanger sur ce thème central de la campagne cantonale. Je m’engage pour un vrai droit à l’autonomie, un vrai droit à bien vieillir dans son quartier et proche des siens.

Hubert et Gérard : la victoire en chantant ? En fin de journée Gérard Collomb présente son projet devant près de 350 étudiants de l’IEP. D. Perben a pour sa part décliné l’invitation. Exposé précis, argumenté. Il met son projet en perspective, plaisante, répond aux questions parfois précises avec talent. L’auditoire apprécie. En soirée, je passe au local de campagne d’Aimer Lyon qui ouvre ses portes aux étudiants pour une soirée festive, musicale et amicale. L’ambiance est excellente, mais il est temps d’aller dormir…

Jeudi 28 février : la journée commence bien tristement avec cette tragique explosion de gaz qui coûte la vie à un jeune sapeur-pompier. Quel courage et quelle abnégation dans l’action quotidienne de ces hommes et de ces femmes. Une leçon pour nous tous.

Je poursuis mes rencontres avec les associations de Montchat qui débordent de projets et qui portent une vraie et belle ambition pour ce quartier. Je la partage très largement, ça facilite le dialogue.

Dialogue encore à l’occasion du Café Aimer Lyon auquel la liste du 3ème invite les habitants pour venir discuter et débattre de l’avenir de l’arrondissement. Le café Le Génie est plein. Encore une occasion pour ceux qui ne l’avait pas rencontré de découvrir celui dont j’espère qu’il sera bientôt maire du 3ème. Thierry est à l’image de Lyon, un homme droit, à l’écoute, proche des gens, un homme de principe, un républicain, un humaniste qui se projette dans l’avenir.

Vendredi 29 février : Le local accueille de plus en plus de monde venu jeter un œil à mon programme pour les cantonales. Je constate que l’on connaît mal le travail pourtant fondamental du Conseil général. « A bon les personnes âgées c’est le Conseil général ? mais c’est qui notre conseiller général ? m’interroge une dame qui cherche une place en maison de retraite pour sa mère ». Il faut faire de la pédagogie, expliquer ce qu’on souhaiterait faire et montrer les synergies possibles entre le Département et la ville.

Gérard Collomb sur TLM La chaîne parlementaire me donne l’occasion de préciser le projet de Gérard Collomb pour la ville, mais la journée est surtout marquée par le débat entre Gérard Collomb, Dominique Perben et les candidats du MODEM et du FN sur TLM. Je suis sur le plateau avec beaucoup de colistiers à la fois stressée et confiante. Débat intéressant, vivant, on parle d’environnement, de petite enfance, de fiscalité. Bref de la vie quotidienne des Lyonnaises et des Lyonnais. Gérard est détendu, il maîtrise ses dossiers, Perben beaucoup moins. A la question de Gérard à D. Perben « combien coûte votre programme ? »… une réponse confuse et maladroite, pas très rassurante en somme. Pas de quoi « défoncer » Gérard Colomb et sa liste Aimer Lyon…

Samedi 1er mars : Retour au marché de Montchat. Il y a un monde fou ce matin, Thierry et quelques militants sont là. Super ambiance, nous déjeunons sur le pouce avec Gérard Collomb aux halles de lyon (mention speciale pour la pastilla au pigeon de chez Bahadourian…) avant de nous lancer dans un tour du 3ème à velo’v depuis la place ronde à Montchat. Mais la bonne nouvelle de l’après midi, c’est la victoire de l’OL à l’extérieur. 1 à 0 face à Lille, c’est de bon augure pour le déplacement à Manchester dans quelques jours. Pour nous la campagne continue, chacun son match en somme…

Dimanche 2 mars : Je reviens juste de la présentation du Comité de soutien de Gérard Collomb sur le plateau de la Croix Rousse. Beaucoup de monde des intellectuels, des artistes, des personnalités de la société civile, des responsable d’associations et beaucoup, beaucoup de Lyonnais ordinaires heureux du travail accompli depuis 2001.

Billet edito, Montchat

Lyon capitale des gones

42 commentaires 21 février 2008

Bonsoir à toutes et à tous, je continue de dérouler quelques éléments de notre programme pour Lyon et de mon programme pour les élections cantonales.

bébé Il y a quelques jours, j’ai rencontré le président de l’Association Rhodanienne de Gardiennes d’Enfants et de Parents d’Enfants Gardés (ARGEPEG) ainsi que la présidente des Montchatons, Association regroupant deux crèches et une halte-garderie parentale à Montchat, pour parler avec eux de petite enfance, de modes de garde ou encore de la situation des assistantes maternelles. Les échanges ont été très intéressants et nourrissent mes projets pour ce quartier. La question de la petite enfance est d’ailleurs un des thèmes auquel je porte depuis longtemps une attention particulière tant au plan de la situation nationale que locale. Ce sera l’un des objets centraux de mon programme pour les élections cantonales.

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Billet edito, Montchat

Garantir à chacun le droit de bien vieillir

71 commentaires 14 février 2008

Le défi du vieillissement Le défi du vieillissement est considérable tant en terme d’équilibre des comptes sociaux, avec la question prégnante et urgente de la pérennisation de nos retraites, qu’en terme économique, démographique, sanitaire et social. Aujourd’hui, chacun peut se sentir personnellement concerné par cette question, du fait de son âge ou parce qu’il s’occupe d’un parent âgé. Bien vieillir est notre aspiration commune, c’est aussi l’objectif que les politiques publiques doivent s’attacher à satisfaire dans toutes ses dimensions : santé, logement, autonomie, pouvoir d’achat…

Le pouvoir d’achat des personnes âgées justement a fortement baissé ces dernières années du fait de la stagnation du montant des retraites ou du minimum vieillesse ; il devrait encore se trouver affecté par la mise en place des franchises médicales, par la multiplication des déremboursements ou par la fin de l’exonération de redevance audiovisuelle (116 euros) accordée in extremis cette année encore sous la pression de la gauche, sans oublier l’augmentation probable de la TVA (sociale nous dira-t-on comme pour s’excuser) après les élections municipales/cantonales pour combler les dettes publiques creusées par le désormais fameux « paquet fiscal ».

Face à des situations parfois critiques, il nous appartient de réfléchir aux mesures concrètes à prendre dans le cadre de nos responsabilités d’élus locaux. Les personnes âgées relevant en particulier des compétences du niveau du Conseil Général, je souhaite formuler quelques propositions dans le cadre de ma candidature aux élections cantonales à Montchat.

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