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Ma ville, mon canton

Le nouveau contrat pour Rhône-Alpes

1 commentaire 29 janvier 2010

Capture d’écran 2010-01-28 à 15.54.55Voici le « nouveau contrat pour Rhône-Alpes et les Rhônalpins » que propose Jean-Jack Queyranne pour les élections régionales des 14 et 21 mars.

Nourri par les Rencontres organisées en novembre 2009 et par les contributions laissées sur le site, ce programme a été conçu autour des préoccupations que la crise de l’économie soulève. Par des propositions concrètes et immédiatement applicables, ce « nouveau contrat » privilégie l’intérêt général autour de thèmes majeurs : l’emploi, les formations, les territoires, la protection de l’environnement…

Je vous invite à télécharger le programme de Jean-Jack Queyranne pour la région Rhône-Alpes via le lien ci-dessous.

contrat-rhonealpes

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Rhône-Alpes en tête

Pas de commentaire 21 janvier 2010

 

JFDEBAT

Le hors-série du magazine capital du mois de janvier 2010 intitulé « L’Etat de la France    2010 » publie un classement des 26 régions en fonction de leur dynamisme. La Région Rhône-Alpes termine en tête de ce classement et le magazine la qualifie comme « de loin la région qui se porte la moins mal ». Je retiendrai notamment deux classements plus particuliers qui illustrent parfaitement les atouts de Rhône-Alpes. Dans le domaine du dynamisme économique, notre région se classe deuxième et dans celui de l’environnement, elle termine à la première place. Le magazine capital souligne également que Rhône-Alpes est « la seule région qui rayonne à l’étranger grâce à son économie variée et performante ». Ce classement est très encourageant et surtout il confirme que Rhône-Alpes a bien toutes les cartes en main pour rebondir…

Jean-François Debat

Tête liste départementale de l’Ain

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Inauguration du local de campagne

Pas de commentaire 13 janvier 2010

Jean-Jack Queyranne et les directeurs de campagne Hervé Saulignac et moi même vous convient à l’inuaguration du local de campagne mercredi 13 janvier à 17h30.

274 rue de Créqui,

69007 Lyon (Métro Saxe-Gambetta)

Merci de confirmer votre présence par mail à l’adresse suivante : regiondavance@gmail.com

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Débat élections régionales – Lyon Capitale

Pas de commentaire 09 janvier 2010

Je vous invite à lire ce débat qui nous en apprend beaucoup sur les intentions des différents candidats et nous éclaire sur la région que nous voulons en 2010 !

débatjjqQu’en est-il de la problématique environnementale ? De son traitement par la Région Rhône-Alpes ?

Françoise Grossetête : Je pense que le développement du transport ferroviaire est une bonne chose. Ce n’est toutefois pas la seule solution. Il faut envisager plus globalement le problème des déplacements avec la mise en place d’un grand centre de la mobilité, qui prendrait en compte les modes doux, le transport fluvial, le covoiturage… Je veux aussi dire qu’il est préjudiciable pour la Région que la convention avec la SNCF ne soit pas appliquée. Il y a beaucoup à faire pour le ferroviaire.

Jean-Jack Queyranne : Vous avez tort. La convention avec la SNCF est appliquée et la SNCF, à plusieurs reprises a dû verser une compensation significative à la Région pour le service non rendu. C’était notamment le cas au moment de la mise en place du cadencement. Je veux aussi vous dire que nous avons profondément accéléré le développement du ferroviaire. En 5 ans, ce sont 50% de voyageurs supplémentaires qui empruntent les TER. Nous avons aussi modernisé les infrastructures, comme la ligne Lyon – Bourg qui ne comptait qu’une voie au moment de notre arrivée, et dont les problèmes étaient tels que les usagers en sont arrivés à arraisonner une TGV. Nous avons doublé cette voie. Nous avons modernisé le matériel roulant mais aussi les 260 gares de Rhône-Alpes.

Bruno Gollnisch : Sur le problème des déplacements, je veux dénoncer votre politique anti-automobiles. Ce mode de déplacement vous dérange parce qu’il est individuel et que les gens sont libres de partir quand ils veulent et d’aller où ils veulent. Je veux aussi dénoncer le grand projet de Lyon – Turin ferroviaire. Au début pour le TGV, on s’est aperçu que c’était inutile, maintenant pour le fret. Avec l’argent dépensé pour le projet, on aurait pu imaginer une grande connexion ferroviaire avec l’Europe du nord…

JJQ : Cette connexion est en cours de réalisation avec le projet Rhin – Rhône…

Elisa Martin : Je considère que le bilan sur les TER est bon. Cependant vous prétendez avoir fait de Rhône-Alpes une Eco-Région. Comment cela est-il possible avec des projets comme Center Park, avec le soutien à Alcatel ? Vous êtes dans un dynamique de capitalisme vert…

Philippe Meirieu : Je veux également saluer le bon travail réalisé sur les TER. Il faut aujourd’hui le compléter par un travail sur les modes doux de déplacement, sur le transport fluvial. Mais aussi sur le co-voiturage car nous ne sommes pas contre toutes les automobiles. Les problèmes est moins celui des transports que des déplacements. Je veux aussi réfuter le fait que Rhône-Alpes est une Eco-Région. C’est faux puisqu’elle est la plus nucléarisée de France ! avec notamment des déchets enfouis qui menacent l’avenir de nos enfants…

JJQ : En 2004, j’ai pris l’engagement de faire de Rhône-alpes une Eco-Région. C’est le même travail que j’ai mené en tant que représentant des Régions au Grenelle de l’environnement. J’ai aussi été nommé Président de Effinergie, cela vient saluer le travail que nous faisons en Rhône-Alpes ! Aujourd’hui il faut travailler au développement des filières, filières énergétique, agro-alimentaire… Les entreprises ne sont pas nos ennemies, elles sont les bienvenues en Rhône-Alpes, car sinon les emplois seront ailleurs. Il faut accompagner les mutations de la chimie et ne pas se borner à dire : nous ne voulons plus de la chimie en Rhône-Alpes ! Il faut aussi accompagner les mutations de l’industrie automobile. Renault Trucks est le premier employeur de Rhône-Alpes, nous avons besoin de ses emplois ! Sur le nucléaire, je veux rappeler que ce n’est pas la Région qui décide de l’implantation des centrales. Je veux aussi dire que la Région a donné un avis défavorable à l’implantation de l’EPR. Maintenant, je demande à Philippe Meirieu comment il compte enlever les déchets nucléaires ?

PM : Il faut agir sur le très long terme, c’est un processus long qui durera plusieurs dizaines d’années. Il faut aussi imaginer un plan sérieux de reconversion des personnels du nucléaire.

BG : On voit bien là les divisions entre le PS et le PC d’un côté et les Verts de l’autre côté. Je pense pour ma part que le développement durable prôné par la majorité sortante coûte très cher aux particuliers et aux entreprises. Celles-ci en ont marre du développement durable. Il n’y a qu’a voir le coût des Assises Nationales du Développement Durable.

JJQ : Sur le coût proprement dit, on pourrait en rediscuter. En tous cas, il y a avait beaucoup de chefs d’entreprises présents aux assises et ils étaient très enthousiastes. Je veux seulement citer le cas de Franck RIBOUD, qui en plus est rhônalpin… Dans le domaine de l’énergie, je veux aussi vous rappeler tout le travail que nous faisons sur le photovoltaïque. AU Bourget-du-Lac, nous soutenons INES qui regroupe 200 chercheurs et nous avons lancé en fin d’année le projet INES 2. A terme ce sont 400 chercheurs qui y travailleront, ce sont aussi toutes les applications qui seront lancées.

FG : Je pense que vous ne faites pas assez sur le photovoltaïque. N’avez-vous pas commandé des panneaux chinois pour le siège ? Je sais que vous ne connaissez pas non plus Photowatt à Bourgoin…

JJQ : Sur le siège vous savez que je ne peux pas préjuger des conclusions de la commission d’appel d’offres. Sur Photowatt, en 2005, ils étaient prêts à mettre la clé sous la porte. Nous les avons soutenus. Aujourd’hui ils ont de nombreuses perspectives de développement. Vous ne pouvez pas dire que je ne les connais pas !

BG : Vous savez très bien, Madame Grossetête, que la législation, que vous avez contribué à mettre en vigueur, empêche de préférer les produits français. Ce que vous dites est passible du pénal…

PM : Sur ce problème, nous avons besoin d’un vrai plan énergétique. Nous avons aussi besoin de reconsidérer en profondeur ce que nous faisons avec le nucléaire…

Le développement économique est une des compétences de la Région. Comment celle-ci doit-elle aujourd’hui agir pour permettre la sortie de crise ?

BG : Dans le contexte national et international que nous connaissons, la Région ne peut pas à elle toute seule sortir de la crise. Tant que nous encouragerons un système de division internationale du travail et de libre circulation, nous aurons des difficultés. La Région peut cependant éviter que les choses s’aggravent. Je pense notamment à la fiscalité que nous ne devons pas augmenter contrairement à ce que vous avez fait. Je pense à vos frais gigantesques de communication. Je pense encore que nous devrions imaginer par exemple, d’octroyer des subventions aux entreprises contre une promesse de ne pas délocaliser.

EM : Je suis contre l’idée selon laquelle la crise est derrière nous. C’est une crise du capitalisme débridé. Nous ne sommes pas contre l’économie privée mais pour planifier les relations avec l’économie privée.Nous sommes pour la socialisation de l’économie afin que le salarié soit reconnu comme étant à l’origine de la création de richesses…

FG : La politique de développement économique de la Région n’est pas adaptée. Les dispositifs sont trop lourds et trop contraignants pour les entreprises. Celles-ci ne veulent plus frapper à la porte de la Région car tout est trop compliqué.

JJQ : Le fondement même de notre action en matière de développement économique est de ne pas tenir compte des appartenances politiques. Ce que nous avons fait dans la Vallée de l’Arve, pour que les personnes au chômage partiel puissent se former, ce que nous avons fait à Oyonnax ou à Bourg-en-Bresse en témoigne. C’est dans le même esprit que nous avons réuni à plusieurs reprise des conférences sociales et des conférences des exécutifs. C’est encore dans ce même esprit que nous avons travaillé pour les Etats Généraux de l’Industrie. Soit dit en passant, j’attends maintenant ses applications concrètes. Je veux aussi vous dire, Madame Grossetête, que je suis très satisfait que les entreprises ne viennent plus « frapper à la porte de la Région ». C’est notre objectif. La Région n’est pas là pour distribuer des subventions. C’est une vision archaïque. La Région est là pour jouer un effet de levier. La meilleure illustration est sans aucun doute le travail que nous faisions avec OSEO dont 25% des crédits sont en Rhône-Alpes.

PM : Pour reprendre la pensée de Claude Levi-Strauss, je pense que nous sommes aujourd’hui lancés à pleine vapeur et que nous allons dans le mur. Il faut changer notre modèle. Il faut développer l’éco conditionnalité des aides aux entreprises. Il faut que les entreprises redistribuent du capital aux salariés et non aux actionnaires. Il ne faut pas se contenter de déplacer le curseur entre l’intervention et le marché. Il faut repenser la notion de travail, mieux le répartir.

Quid de la fusion des listes de gauche au deuxième tour ?

JJQ : Il y a un bilan que nous partageons aujourd’hui avec ceux qui ont composé la majorité régionale depuis 2004. Je le répète, sur les bases de ce bilan, j’aurais aimé que nous partions rassemblés au premier tour. Cela aurait permis d’infliger une sévère défaite à la droite sarkozyste dont Madame Grossetête est la représentante. 22 Régions, 22 fois SARKOZY candidat. Je le dis aussi, ma porte est restée ouverte et le reste encore.

PM : le problème est que si l’on part avec le PS, on doit partir derrière. C’est toujours la même chose. Après, je ne cache pas que nous sommes de gauche et que nous ferons ce qu’il faut au deuxième tour pour que la gauche dirige encore Rhône-Alpes jusqu’en 2014.

BG : Je veux dire à Philippe Meirieu cette phrase de Marcel Pagnol : « la virginité, c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois ». A chaque fois, c’est pareil, vous menez une action commune durant cinq ans, et trois mois avant les élections, vous essayez de vous différencier. On l’a vu avec Center Park ou avec les JO. Mais finalement, comme toujours, vous fusionnerez…

PM : Je veux aussi rappeler que je suis profondément opposé à la réforme territoriale qui devrait être appliquée. Je suis notamment opposé à une élection à un seul tour qui conduirait inévitablement à la bipolarisation du paysage politique. C’est une chance que nous puissions nous présenter au premier tour pour défendre nos idées et que nous puissions ensuite fusionner sur la base d’un compromis.

BG : Je veux également me prononcer contre des pratiques malhonnêtes de l’exécutif en place depuis 2004. Il y a eu un important problème de répartition des élus dans les conseils d’administration des lycées. Les élus FN ont été sous-représentés, ce qui est une honte lorsque l’on sait, au dire de tous, le travail qu’ils ont fourni…

JJQ : Je veux, Madame Grossetête, vous demander des explications sur certains propos que vous avez tenus dans la presse et qui nous accuseraient de clientélisme…

FG : Il est vrai que j’ai rencontré certains maires qui m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien attendre de la Région.

JJQ : Quels maires ? Donnez nous des noms ! Vous avez été adjoint à la Mairie de Saint-Étienne, pouvez-vous me citer un seul grand projet qui n’ait pas été soutenu par la Région ?

FG : Je vous lais plutôt parler de Maires de communes rurales…

JJQ : Lesquels ?

FG : …

FG : Je veux également dire devant vous que je m’engage à ne pas augmenter les impôts si je suis élue Président de Région. C’est une de vos promesses de 2004, Monsieur Queyranne, que vous n’avez pas tenue… Aujourd’hui la Région est en très mauvaise santé financière, avec une dette décuplée…

JJQ : C’est un engagement facile puisque la Région n’aura quasiment plus de marge de manœuvre fiscale… Je veux aussi vous demander si en tant que conseillère régionale, vous avez bien voté les hausses de la fiscalité de Charles MILLION ? 66% en 1998 ! Je veux aussi vous demander des explications sur la situation financière de Saint-Étienne, qui est aujourd’hui surendettée avec plus de 70% de prêts toxiques…

Conclusion

JJQ : J’espère que cette élection sera l’occasion d’expliquer aux français le rôle et l’importance des Régions. J’espère que le taux d’abstention sera plus faible que ce que les médias nationaux veulent nous faire croire… Je crois en la Région. Je crois en Rhône-Alpes. Je crois que nous avons les cartes en main pour faire face aux difficultés et nous projeter dans l’avenir…

Crédit photo : LyonTV

Ma ville, mon canton

France 3: intervention sur les élections régionales.

Pas de commentaire 15 décembre 2009

Billet edito

Motivé(e)(s) !

60 commentaires 19 novembre 2009

Bonsoir à toutes et à tous, alors que l’actualité médiatique s’est quelque peu emballée ces derniers jours, et que vous êtes nombreux à me faire part de votre soutien et de votre compréhension, je prends quelques minutes pour vous tenir informés de la « vraie vie », si j’ose dire.

Le début de semaine a été marqué par le travail de bilan et de prospective que nous menons en ce moment sur le volet culturel du Contrat Urbain de Cohésion Sociale avec l’ensemble des acteurs de notre territoire : l’Etat, les collectivités locales et les associations. Un sujet qui peut paraître technique, mais qui est essentiel et très concret pour réduire les inégalités dans les villes et les quartiers les plus pauvres. Lyon défend un modèle très ambitieux : nous faisons tout pour convaincre nos partenaires de nous suivre.

Jean-Jack Queyranne Lundi matin, j’ai donc accueilli une délégation de responsables européens du programme « Cités Interculturelles » au théâtre des Célestins avant tenir une conférence de presse sur la journée de la citoyenneté, de siéger au Conseil Municipal, puis de rejoindre Jean-Jack Queyranne pour la réunion publique à Saint-Etienne jusque tard dans la soirée.

Le lendemain mardi, j’ai enregistré l’émission d’actualités « Amphis d’info » à Sciences Po Paris avec des étudiants, pour France Info. Retour à Lyon le soir, pour ouvrir mercredi matin la 6e édition des journées « Nos cultures de la ville » à la MJC du 3e arrondissement devant une centaine de responsables associatifs de l’agglomération.

les 30 ans d'Action contre la faim au Parc ChambovetJe suis ensuite allée à la rencontre des collégiens du département élus dans la nouvelle assemblée du Conseil Général du Rhône pour faire la connaissance du jeune élu de mon canton à Montchat. L’après-midi, nous avions d’ailleurs organisé au parc Champbovet une belle opération pour célébrer les 30 ans de l’association Action Contre la Faim. Nous avons planté un arbre de la solidarité en présence des militants de l’association, et des habitants pour que personne n’oublie la terrible actualité du combat contre la famine. Après quelques réunions dans mon bureau à l’Hôtel de Ville, je suis allée rejoindre en soirée les militants socialistes du Rhône qui se prononçaient sur la liste des candidats aux prochaines élections régionales : très bon état d’esprit, je le précise, entre toutes les motions et tous les courants qui composent le parti… Aujourd’hui, je participais à une table-ronde sur la politique de la ville, avant de retourner à Montchat pour rencontrer les parents d’élèves du collège Molière que j’ai emmené visiter le chantier de la future cantine (enfin !), puis de tenir ma permanence au Foyer.

Mais ce qui m’importe le plus, c’est demain et après-demain.

Demain soir à 19h30 : rendez-vous à l’Espace Citoyen dans le 8e arrondissement de Lyon (12, avenue Jean Mermoz) pour la réunion publique avec Jean-Jack Queyranne sur le thème « Santé culture, sport, vie associative, pour bien vivre ensemble ». Venez nombreux !

18 ans à Lyon Samedi après-midi à partir de 14h à l’Hôtel de Ville de Lyon : la journée « Avoir 18 ans à Lyon » avec Gérard Collomb. Nous avons invité tous les jeunes majeurs à venir s’informer et s’exprimer sur leur citoyenneté, leur vision de la ville, leurs aspirations et, tout simplement, célébrer leur majorité. Avoir 18 ans, c’est avoir l’avenir devant soi, mais c’est aussi appartenir à une génération qui va devoir relever d’immenses défis collectifs dans la société et le monde de demain. On dit souvent les jeunes peu sensibles à l’engagement citoyen, associatif ou militant, mais ont-ils vraiment toutes les cartes en main ? Savent-ils ce qu’ils peuvent attendre de la République ? Savent-ils ce que nous attendons d’eux ? Nous allons essayer de les convaincre qu’ils peuvent espérer beaucoup de l’avenir, que leurs élus sont là pour les aider, leur donner confiance et les encourager à prendre des responsabilités.

Billet edito

Des idées d’avance

369 commentaires 26 octobre 2009

Bonjour à toutes et à tous,

Encore une semaine riche en actualités qui m’a tenue éloignée du blog : essayons de résumer tout cela.

Des idées d’avance : les vôtres.

Une Région  d'avance Lundi, c’est avec le lancement de la pré-campagne de Jean Jack Queyranne en Rhône Alpes que la semaine a commencé. Près de 400 personnes ont participé à l’ouverture du site de campagne www.uneregion-davance.com à la Librairie « Raconte moi la Terre ».

Je compte sur vous tous pour alimenter le dialogue engagé avec les rhônalpins sur le net ; je vous invite aussi à vous rendre aux rencontres publiques prévues dans tous les départements du 5 au 23 novembre. Tous nos échanges, toutes les propositions seront publiés en Janvier sous forme de « mémos », comme des cahiers de doléances du 21e siècle qui alimenteront notre programme pour construire ensemble “une région d’avance”.

Quelques mots d’explication peut-être sur mon implication personnelle et ma motivation à m’engager dans cette aventure car la question m’a souvent été posée ces derniers jours.

D’abord le lien profond qui m’attache à Jean-Jack Queyranne et à son équipe d’élus régionaux dont j’ai fait partie depuis le début, jusqu’au printemps de l’année dernière au moment des élections municipales et cantonales à Lyon. Ce sont les élections régionales de 2004 qui ont marqué mon entrée dans la vie politique : c’était ma première campagne en tant que candidate, c’est une chose qu’on n’oublie pas.

D’une certaine manière, je me reconnais donc une dette à l’égard de Jean-Jack Queyranne et de tous les élus de sa majorité ; je me reconnais aussi un devoir de fidélité à l’égard des électeurs au nom desquels j’ai exercé un mandat.

M’engager dans cette campagne, c’est à la fois un juste retour des choses, une fidélité aux engagements pris, et une reconnaissance envers celles et ceux qui m’ont fait confiance. C’est ainsi que le rôle de co-direction de la campagne s’est dessiné : un rôle de coordination, d’animation et de stratégie, plutôt dans l’ombre, qui évite toute ambigüité dans mon rapport au scrutin lui-même. En clair je ne suis pas candidate, et ne le serai pas, bien entendu.

C’est dans la conception même que je me fais de la politique que de m’engager à chaque fois que je peux être utile ; à chaque que je peux aider la gauche dans ses combats. On reproche assez souvent aux élus de ne faire campagne ou de ne défendre leurs idées qu’au moment de se faire élire : je crois qu’il est important pour les socialistes, tous les socialistes, de montrer le contraire, et d’aller sur le terrain des campagnes électorales à chaque fois que c’est possible.

Il se trouve que la Région Rhône-Alpes est exemplaire dans sa gestion d’un territoire, il se trouve que c’est ici que je vis, que je travaille et que je milite : les élections régionales sont une étape décisive pour le Parti Socialiste et toute la gauche dans la longue route qui nous mène jusqu’en 2012, et la préparation de l’alternance.

Il va de soi que cette campagne des régionales s’inscrit aussi dans cette perspective politique plus large d’une gauche qui gagne, d’une gauche qui convainc sur son bilan, ses idées et ses projets, une gauche à l’aise dans ses responsabilités, une gauche forte et rassemblée autour de ses valeurs.

C’est mon rôle, ma responsabilité et mon désir le plus profond que d’y contribuer de toutes mes forces. Ce n’est pas le moment d’hésiter : allons-y, de toutes nos forces !

Eduquer à Internet : Lyon, un temps d’avance.

Fréquence Ecole Mardi, je recevais à l’Hôtel de Ville la présidente de la Fondation Pour l’Enfance, Anne-Aymone Giscard d’Estaing, venue remettre son prix annuel à l’association lyonnaise Fréquence Ecoles, association du 3e arrondissement (bravo !!). Cette association lyonnaise d’éducation aux médias a été primée pour mener une enquête sociologique sur l’usage d’internet par les jeunes. « Comprendre le comportement des enfants et des adolescents sur Internet pour les protéger des dangers », c’est le nom de l’étude.

Ce fut pour moi l’occasion d’exprimer ma profonde satisfaction de voir les talents associatifs lyonnais ainsi reconnus, dans un domaine aussi important pour notre société que celui de la révolution numérique et de ses conséquences dans les vies notamment des générations à venir.

« Quand le vide idéologique rencontre la peur de l’avenir : hadopi »

La bataille d'Hadopi Internet : la transition est toute trouvée pour évoquer ma participation à un ouvrage collectif intitulé « La Bataille HADOPI », qui sortira à la fin du mois en librairie, mais aussi en téléchargement gratuit sur Internet. J’en recommande la lecture à tous ceux qui doutent encore de l’inefficacité totale de la loi Hadopi, tant en termes de mise en œuvre que de réponses aux questions de rémunérations des artistes.

J’en profite pour adresser un grand bravo à l’équipe d’Artischaud, qui organisait cette semaine, avec le soutien de ma délégation, le premier festival des arts numériques (libres), avec ce très beau titre : “…de la culture par tous ! ». Merci à eux d’avoir ainsi illustré la véritable révolution qu’ouvre Internet dans nos vies et nos pratiques culturelles. Nous nous sommes d’ailleurs tous retrouvés samedi après-midi à la MJC Monplaisir pour une table-ronde de réflexion sur les enjeux de l’après Hadopi 2. Je vous renvoie vers leur site internet pour en savoir plus : www.artischaud.org

« La xénophobie n’a pas sa place dans la République »

Ce même mardi, une triste histoire nous rappelait la réalité du racisme ordinaire : le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) condamnait à 18 mois d’emprisonnement avec sursis le maire de Pont-de-Chéruy dans l’Isère, Alain Tuduri, pour discrimination par pression sur les vendeurs et préemptions abusives à caractère raciste. L’élu était poursuivi pour avoir usé abusivement de son droit de préemption et empêché des acquéreurs potentiels de biens immobiliers portant un nom à consonance maghrébine de s’installer sur la commune… une enquête de gendarmerie avait ainsi établi qu’entre 1998 et 2003, sur la commune de Pont-de-Chéruy, « les acquéreurs d’origine européenne étaient victimes d’une préemption du maire dans seulement 1,5% des cas, tandis que 53% des acquéreurs d’origine maghrébine ou turque subissaient une préemption ».

Il faut se féliciter de la sévérité de cette condamnation car les faits relèvent d’un véritable système organisé d’exclusion et de discrimination raciste mis en œuvre par les moyens de la République.

Dans notre pays, nul ne peut pas se servir de ses pouvoirs d’élu pour mettre en œuvre une politique xénophobe à quelque échelle que ce soit. Non seulement personne n’est au-dessus des lois, mais personne ne peut s’appuyer sur elles pour trahir le serment républicain de liberté, d’égalité et de fraternité.

Identité, ou indignité nationale ?

C’est à propos de cette même trahison de l’idée que je me fais de mon pays que je veux revenir sur l’expulsion de trois Afghans vers Kaboul cette semaine: selon moi, une décision criminelle contraire aux valeurs de la France.

Eric Besson aura donc menti à tout le monde pour mener à bien sa basse besogne, honteusement, à l’abri des regards et de tout contrôle démocratique.

Agir par dissimulation, ruse et tromperie n’est pas digne d’un Ministre de la République Française, et témoigne du mépris dans lequel le Gouvernement tient les associations, les médias et les élus, y compris ceux de sa majorité parlementaire. On ne peut pas faire taire les contre-pouvoirs ? Bernons-les !

Le deuxième scandale, plus grave encore, est d’instrumentaliser ainsi la vie d’êtres humains à des fins politiciennes. Comment Eric Besson ose-t-il évoquer « le détournement du droit d’asile à des fins économiques » à propos de citoyens Afghans dont le pays est en guerre, et dans lequel se battent chaque jour des soldats français afin d’en protéger les civils menacés ?

Rappelons que les Afghans représentent la première communauté de réfugiés dans le monde avec plus de 2,7 millions de personnes. Avec le renvoi forcé de ces trois hommes, le comble de l’absurde et de l’indignité est atteint par un Ministre en perdition.

La protection des réfugiés et le respect du droit d’asile ne sont pas négociables : ces principes du droit international promus et défendus par notre pays depuis tant d’années n’ont rien à voir avec une politique migratoire. En réalité, Eric Besson dégrade ce qu’il est censé protéger : l’identité et les valeurs de la France.

Les dégâts causés sont d’ores et déjà irréparables : il est temps d’en prendre conscience. C’est peut-être le constat fait par Eric Besson qui a annoncé ce week-end un grand débat national sur les valeurs de l’identité nationale. Le siphonage idéologique du Front National aurait-il épuisé toutes ses ressources pour alimenter son Ministère ? Allez, je ne suis jamais contre un débat, mais celui-ci me paraît fort mal engagé.

Qu'est-ce-qu'être français ? Pour terminer, hasard du calendrier, c’est cette semaine aussi que sort un deuxième ouvrage collectif auquel j’ai participé, intitulé « Qu’est-ce qu’être français » aux éditions Hermann. J’y partage quelques réflexions avec entre autres, Max Gallo, Alfred Grosser, Mamadou M’Baye, Jannette Bougrab… des contributions au débat bien plus dignes que la pantomime du ministre.

Ma ville, mon canton

Lancement d’Une Région d’Avance à « Raconte moi la terre ».

Pas de commentaire 25 octobre 2009

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