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Billet edito

Dieu a dit, Fillon a fait…

26 commentaires 15 mai 2010

Dieu a dit : « je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit ». Quand le gouvernement Fillon annonce qu’il met en œuvre le programme de Coluche, on a plus du tout envie de rire, c’est pourtant ce qu’il vient d’annoncer sans nez rouge ni salopette !

Une politique de rigueur et d’injustice sociale sur fond de crise économique européenne pour renflouer les caisses d’un État impécunieux. Depuis des mois, le parti socialiste s’est inquiété de la dérive des comptes publics, creusés par le gouvernement Fillon à coup de mesures inconsidérées et de cadeaux fiscaux extravagants !

Il n’y a plus d’argent nous dit-on, mais c’est un peu court ! Il y en a pour le paquet fiscal à 12 milliards d’euros, pour la suppression des droits de succession ou pour le bouclier fiscal, il y en a encore pour les entreprises du CAC 40 qui siphonnent la méga niche fiscale de Copé, dénoncée par Didier Migaud (http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2751), qui a coûté 22 milliards de pertes de recettes fiscales en trois ans ! Il y en a évidemment pour sauver les banques qui veulent aujourd’hui la peau des États. Ah, il faut se réjouir  bien sûr des 750 milliards d’euros débloqués par les États Européens, pour sauver la zone euro, car la crise aura ainsi au moins permis, dos au mur et en une nuit, plus d’intégration européenne, que vingt ans de négociations. Mais il faudra aller au delà dans le gouvernement économique de la zone euro et surtout beaucoup plus loin dans la régulation des marchés, sauf à prendre le risque de transformer les États, qui n’en finissent pas de jouer leur rôle « d’assureur en dernier ressort » comme disent les économistes, en marionnettes de la finance mondiale.

Pas d’argent alors ? Il serait plus juste de dire pas d’argent pour les millions de Français qui ne bouclent pas leur fin de mois et auxquels ont va supprimer plusieurs aides.

Le coup de semonce avait été tiré, il y a trois semaines déjà, par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur général du budget, qui avait déclaré que l’État n’avait plus les moyens des lois sociales qu’il avait voté suggérant qu’il fallait diminuer le montant des allocations universelles, c’est à dire le RSA pour les personnes en difficulté d’insertion, l’APA pour les personnes âgées dépendantes et la prestation de compensation du handicap (PCH). Plus les moyens des lois sociales votées, mais des moyens quand même pour le bouclier fiscal !

L’annonce du Premier ministre est, aujourd’hui, sans ambiguïté : une baisse de 10 % sur trois ans des dépenses d’intervention et dans le collimateur du gouvernement les emplois aidées, l’allocation personnalisée logement, l’Allocation adulte handicapé et le RSA…

Dans le budget 2010, les dépenses d’intervention de l’État s’élèvent à 67 milliards d’euros, il faut donc trouver 6,7 milliards… un demi paquet fiscal… Bouclier fiscal contre bouclier social, voilà le choix fait par le gouvernement.

Conclusion provisoire : Là où la meilleure andouillette recueille  un quintuple A (AAAAA), la France ne s’en sort qu’avec un triste triple A (AAA) : encore un effort monsieur le Premier ministre !

Solidarité avec la Grèce

Billet edito

Solidarité avec la Grèce

9 commentaires 03 mai 2010

« Solidarité avec la Grèce », le slogan était dans toutes les manifestations du 1er mai, en France comme en Europe. Les risques de contagions existent car telle est la volonté des agences de notation qui ont également dégradé les notes du Portugal, de l’Espagne et de l’Irlande qui ont des dettes remboursables… Hallucinant et insupportable de constater que ce sont les banques et les agences de notation, notoirement impliquées dans la crise économique et financière qui jouent aujourd’hui les parangons de vertu en distribuant bons et mauvais points aux différents États qui leur sont venus en aide. Elles prennent la responsabilité d’une surréaction et d’un approfondissement de la crise économique. Que les fonctionnaires grecs, irlandais, portugais ou espagnols soient obligés de consentir des baisses de salaire pendant que des primes mirobolantes continuent d’être distribuées à d’irresponsables traders jonglant avec des fonds spéculatifs est un comble. J’en viens à me dire qu’il y aurait eu quelques vertus à laisser tomber certaines banques et à en nationaliser d’autres ! Il faut remettre de l’ordre, les marchés financiers ne peuvent rester une zone de non droit qui commandent aux Etats et in fine à la démocratie. La régulation des marchés ne peut pas rester un slogan de pub mensongère et le G20 rester le G vain qu’il est aujourd’hui ! Nous ne pouvons pas accepter la défaite de la décision politique face aux marchés et aux banques qui font monter les taux d’intérêt de façon inconsidérée.

« Solidarité avec la Grèce »… Athènes a finalement activé ce week-end le plan d’aide de l’Union européenne et du FMI après 3 mois d’âpres négociations en particulier avec une Allemagne intransigeante, trop peu solidaire et qui a cherché à s’imposer, en dehors de toute institution, comme le gouvernement de fait de la zone euro ; une Allemagne qui ne nous avait pas habitués à un tel euroscepticisme. Des voix s’élèvent en Allemagne pour critiquer la Chancelière. Cette crise met l’Europe à l’épreuve en même temps qu’elle montre sans fard qu’il n’y a pas d’avenir pour les pays de l’Union sans Europe, sans plus et mieux d’Europe. Cette crise traduit aussi la nécessité d’un gouvernement économique européen, d’un fonds monétaire européen et d’un marché obligataire commun pour gérer ce genre de crise.

60 ans après la déclaration Schuman, la crédibilité de l’Europe est aujourd’hui engagée. Sa solidarité est mise à l’épreuve, elle doit être sans faille vis-à-vis de nos concitoyens européens, mais l’Europe est aussi attendue sur sa capacité à proposer un modèle de croissance durable, or rien dans les propositions de la commission européenne n’en prend le chemin. Ironie de l’histoire, 2010 est déclarée « année européenne de lutte contre la pauvreté »…

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Débat: « D’une rive à lautre », ce soir au thêatre Dejazet à Paris.

Pas de commentaire 02 décembre 2009

Parlant de la Méditerranée, l’historien Fernand Braudel disait qu’elle était « (…) mille choses à la fois. Non pas un paysage, mais d’innombrables paysages. Non pas une mer, mais une succession de mers. Non pas une civilisation, mais plusieurs civilisations superposées… La Méditerranée est un carrefour antique. Depuis des millénaires, tout conflue vers cette mer, bouleversant et enrichissant son histoire (…) »
La Méditerranée, est un carrefour de civilisations, un espace riche de son infini diversité, riche aussi de ses contradictions. Espace de paix, de tolérance, d’amitiés, qui a vu vivre sur les mêmes terres musulmans, juifs, chrétiens ; mais aussi espace de tensions, de rivalités et trop souvent de guerres. Entre fraternité et incompréhensions, la Méditerranée est la ligne de crête sur laquelle Orient et Occident ne cessent, depuis des siècles de s’enrichir mutuellement et de s’affronter.

Comme tant de fois dans son histoire, la Méditerranée est aujourd’hui à un croisement. Et du visage qu’elle prendra, dépend d’une certaine façon l’équilibre du monde. Car ce qui s’y joue est ni plus ni moins que l’avenir des relations entre le Nord et le Sud, entre l’Orient et l’Occident. Ce qui s’y joue, c’est l’issue du combat contre l’intolérance, la peur de l’Autre et toutes les formes de fondamentalismes.
Au moment où certains érigent des murs et des barrières humaines, culturelles ou économiques, au moment où des Cassandre insinuent le doute sur la possibilité d’une harmonie entre les différentes rives de la Méditerranée, il est plus important que jamais d’en rappeler la vocation historique. Berceau des trois monothéismes, point d’émergence d’un humanisme puisant sa source à Athènes, Jérusalem et dans la civilisation islamique des Lumières, la Méditerranée doit renouer avec ce qu’elle est au plus profond d’elle-même : un lieu d’échanges, de circulation et d’hybridation. Un lieu de métissage exceptionnellement riche.
Porte de l’Europe vers le Sud et l’Orient, point de rencontre naturel de l’Afrique avec l’Europe, la Méditerranée est notre avenir commun.
Cette université populaire sera l’occasion d’éclairer l’histoire singulière des relations entre l’Europe et l’ensemble du monde méditerranéen, l’occasion aussi de mettre en lumière les défis stratégiques, économiques, sociaux, culturels ou environnementaux que toutes ses rives ont en partage. Un an et demi après le lancement au forceps de l’Union pour la Méditerranée, quel bilan peut-on d’ores et déjà dresser ? Quels projets devons-nous faire naître ? Autant de questions auxquelles répondront les intervenants exceptionnels qui nous font l’honneur de leur présence.

Programme
Ouverture par Ségolène Royal
Intervenants
Antoine Sfeir, Directeur des Cahiers de l’Orient, Président du Centre d’études et de réflexions sur le Proche-Orient, professeur en relations internationales au CELSA.
Pascal Boniface, geopolitologue, fondateur et dirigeant de l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS)
Hakim El Karroui, essayiste, fondateur du Club XXIème siècle
Jean-François de Coustières, Amiral
Sihem Belkhodja, directrice des rencontres chorégraphiques de Carthage et Initiatrice du Printemps de la danse

Billet edito

L’euro indifférence

298 commentaires 13 mai 2009

Bonsoir à toutes et tous, j’ai beaucoup hesité avant de vous livrer ce billet : par quoi commencer ? me féliciter du choix de Kouchner de voter pour l’UMP, ce qui a le mérite de clarifier les choses ? M’indigner de la grossièreté, pour ne pas dire plus et ne pas risquer un procès en diffamation (cf la Cimade) avec laquelle Eric Besson a signé les décrets pendants devant le Conseil d’Etat mettant fin au monopole de la Cimade dans son rôle apprécié et reconnu de conseil aux étrangers placés en centre de rétention administrative ? ou encore me désoler de l’offre très claire de services de Claude Alègre à Nicolas Sarkozy ? Mais enfin, ce serait faire trop d’honneur à ces ministres ou putatifs ministres (de) gauche… J’aurais aussi pu dénoncer avec vigueur cette nouvelle atteinte à la laïcité avec l’accord signé entre la République française et le Saint Siège sur « la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur » ? ou encore dénoncer la loi Hadopi, ce génial dispositif perdant-perdant ou encore revenir sur la réforme de l’hôpital…

je préfère parler de cette inquiétude que je nourris à l’approche des élections européennes.

L’Europe, l’Europe, l’Europe

L'opinion européenne 2009 A moins d’un mois des élections européennes, les prévisions de participation électorale, restent résolument pessimistes ; dans ce contexte, la dixième livraison de l’ouvrage dirigé par Dominique Reynié, L’Opinion européenne, arrive à point pour apporter le témoignage, inquiétant à mon sens, d’une inexorable montée de « l’euro-indifférence ».

Pas une singularité française, mais un symptôme partagé par l’ensemble des pays européens. Partout les enquêtes d’opinion révèlent la même chose : peu d’intérêt pour le scrutin du 6 juin prochain (près de 50% des personnes interrogées ignorent même la tenue de ce scrutin !), et un sentiment assez largement partagé par les électeurs que leur bulletin de changera rien. Triste constat, alors même que le sentiment européen est ancré dans les cœurs, les Européens semblent ne rien attendre de l’Europe et en particulier du Parlement européen, institution démocratique transnationale pourtant sans équivalent au monde et dont le rôle est d’ores et déjà majeur dans notre vie quotidienne.

Pourtant, s’abstenir aujourd’hui, c’est abandonner l’idée européenne, une idée d’avenir, résolument moderne, à ceux qui n’y croient pas.

S’abstenir, c’est abandonner l’Europe aux eurosceptiques, aux dérégulateurs, aux souverainistes étriqués, aux libéraux, aux populistes, aux fossoyeurs du couple franco-allemand, aux Bolkenstein, Sarkozy et autre Baroso. Aux députés européens de l’UMP qui ont tour à tour voté ces dernières années la “clause dérogatoire” portant la durée du travail jusqu’à 65 heures hebdomadaire, la dérèglementation des services publics et de La Poste en particulier ou encore soutenu la « directive de la honte » permettant de maintenir les immigrés pendant 18 mois dans les centres de rétention…

S’abstenir, c’est laisser se construire dans l’indifférence des peuples une Europe du dumping fiscal, social, monétaire, environnemental. C’est laisser se construire une Europe contre les peuples. C’est préférer le désenchantement à l’espérance au moment où nous en avons le plus besoin.

Voter socialiste, c’est être résolument euro-exigeant en réclamant toujours plus de l’Europe.

Oui, l’Europe utile ça existe et ça se construit car il n’est pas de réponse à la crise économique et sociale aujourd’hui qui ne soit européenne, il n’est pas d’horizon plus sûr et plus solidaire sans une Europe qui prépare l’avenir, qui protège et défend un idéal de civilisation.

C’est le sens de l’engagement conjoint des socialistes européens dans la campagne, c’est le sens du Manifesto “Les citoyens d’abord, un nouveau sens pour l’Europe” adopté par le PSE le 1er décembre 2008 à Madrid.

Un projet porteur d’un ambitieux plan de relance fondé sur la mise en œuvre de grands travaux d’équipement collectif et d’infrastructures transeuropéens -fret ferroviaire, TGV, transport fluvial et maritime, réseaux Internet à haut débit-, sur un investissement massif dans la croissance verte, mais aussi sur la recherche, l’innovation, et la formation sans lesquelles l’Europe, et singulièrement la France, ne pourra pas passer d’une économie d’imitation à une économie d’innovation porteuse de croissance et d’emplois. Le projet socialiste propose un autre modèle de développement fondé sur la coopération économique et sociale plutôt que sur le dumping, sur la protection de notre tissu industriel, sur la lutte contre les délocalisations.

Un projet porteur qui croit à une Europe qui protège, qui assure, qui partage. C’est le sens du « Pacte européen du Progrès social » qui garantit à chacun (retraités, demandeurs d’emplois, salariés peu qualifiés) un revenu décent et une protection sociale. Un pacte qui défend l’idée qu’aucun salaire minimal ne soit dans un Etat membre inférieur à 60% du salaire médian de chacun des pays, étape vers un salaire minimum européen ; un projet qui défend les droits sociaux des salariés (conventions collectives, durée du travail, détachement des travailleurs, statut des jeunes stagiaires,…) comme l’égalité hommes-femmes, dénonce et combat la financiarisation de l’économie, la concurrence fiscale et sociale…

Bref, l’Europe socialiste est une Europe des citoyens, contre l’Europe des marchés, que dis-je, contre l’Europe des marchands.

Le très grand Planchon

Roger Planchon Je ne voudrais pas terminer ce billet sans saluer la mémoire, le talent et l’œuvre magistrale (autant politique, au sens noble du terme, que culturelle) de Roger Planchon, dont le nom restera pour longtemps au frontispice de nos théâtres, de ceux qui avaient su s’ouvrir aux gens de la rue et dans lesquels les « créateurs avaient pris le pouvoir » selon le mot d’ordre des Etats généraux de la culture de Villeurbanne en 1968.

Son nom restera attaché à cette belle ambition, jamais achevée, de démocratisation de la culture, une démocratisation exigeante. Il aura longtemps prêté son enthousiasme et son talent au Théâtre de la comédie à Lyon et surtout au Théâtre national populaire de Villeurbanne qu’il a fait rayonner bien au-delà de la région Rhône Alpes. On lui doit aussi la réussite de cette exception culturelle rhônalpine, témoignage d’une certaine idée de la décentralisation de la culture, Rhône-Alpes cinéma.

Billet edito

Chroniques aoutiennes

40 commentaires 12 août 2008

Bonjour à toutes et à tous,

Heureuse de vous retrouver ! Pas si désagréable de couper quelques jours et de faire la somme de ce à quoi on a eu le bonheur de ne pas penser pendant les vacances : le disque de Carla Bruni offert à tous les ministres, la vilénie de Jack Lang lors du votre du Congrès sur la réforme des institutions, la controverse (je crois que nous en sommes là à en croire le débat qu’il suscite) autour d’un article de Siné, assez mal venu il faut dire, mais qui ne méritait pas tout le tapage qu’il suscite, le non lieu généralisé, faute de déclassification des archives militaires, dans l’affaire des frégates de Taïwan, le jackpot consternant, enfin, de Bernard Tapie…

Bien triste en revanche de voir s’éteindre de grands noms de la culture, des humanistes et des combattants de la liberté, comme Youssef Chahine, Alexandre Soljenitsyne ou l’immense poète palestinien, Mahmoud Darwich.

Alors quoi de neuf ?

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Billet edito

L’Europe, une responsabilité à transmettre

55 commentaires 22 juin 2008

Les 2ème états généraux de l’Europe se tenaient samedi 21 juin à la Cité internationale de Lyon, en présence de 130 personnalités politiques, syndicales, du monde associatif, mais aussi de chefs d’entreprises, et d’intellectuels. Les échanges ont été riches dans le contexte post référendum irlandais, l’occasion de faire les premières analyses et de dessiner un avenir nouveau à la construction européenne. Conférences débats, café littéraire, concert européen à l’occasion de la fête de la musique, autant de bonnes raisons de mieux connaître l’Europe.

états généraux de l'Europe

J’étais pour ma part invitée à particier à une conférence intitulée « L’Europe, une responsabilité à transmettre », consacrée au rôle des générations nouvelles dans la construction de l’Union européenne. J’étais aux côtés d’Olivier Ferrand, de Pascal Perzo, de Christophe Tézenas du Montcel, de Philippe Herzog et Marie-Josée Fleury. Je vous livre ici la trame de mon intervention.

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Billet edito

Soutien au député européen Bronislaw Geremek

19 commentaires 02 mai 2007

Bronislaw GeremekL’approche du second tour de l’élection présidentielle qui verra, nous l’espérons tous, la victoire de notre candidate Ségolène Royal, ne saurait éluder les tristes évènements qui se déroulent dans un pays si proche du notre, un pays ami, la Pologne.

Citoyenne européenne, je tiens aujourd’hui à rendre hommage au Professeur Geremek, à l’ancien ministre des Affaires étrangères de son pays et à l’Eurodéputé, pour sa foi inébranlable en l’intégration européenne, à l’historien, pour la sagesse de sa prise de position, et à l’homme de conviction, pour le courage dont il fait preuve dans sa lutte contre le populisme en Pologne.

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NOTRE EUROPE A 50 ANS

17 commentaires 24 mars 2007

Par Jérôme Maleski, suppléant

Jérôme et NajatNous fêtons le 25 mars, les 50 ans des traités de Rome ; des traités, car on l’oublie souvent, ils étaient au nombre de deux puisque à côté du texte instituant la communauté économique européenne, la France a ratifié également le traité sur la communauté européenne de l’énergie atomique. L’Europe moderne dès lors voyait le jour avec la République fédérale d’Allemagne, la France, l’Italie, les Pays Bas, la Belgique et le Luxembourg.

Cet anniversaire doit-il être célébré ? Assurément oui, et sans doute de façon plus grandiose qu’il ne le sera.

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