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Billet hebdo

Après les européennes…

123 commentaires 14 juin 2009

Bonjour à toutes et à tous, j’espère que ce week-end est meilleur que le précédent… Une semaine après la débâcle électorale du parti socialiste, je reviens sur ce coup de tonnerre malheureusement attendu. Je n’accable pas Martine Aubry et je ne participerai pas au « tout sauf Martine » que certains voudraient voir monter, ce sont les mêmes qui ont alimenté le « tout sauf Ségolène » et qui font la ruine de ce parti. Nous serrons les rangs.

De l’air ! De l’air !

Sur le diagnostic que dire ? Sur le remède que proposer ? Relisons ce que Michel Rocard écrivait au lendemain de l’échec historique des européennes de 1994 dont nous ne sommes pas si loin à tout point de vue :

« Dans parti socialiste, il y a parti et socialiste, or chacun de ces termes doit aujourd’hui être reconstruit. Le nom même du socialisme s’est forgé dans une conception du monde tout entière basée sur des rapports de production, sur des rapports de classe qui ont cessé d’être les seuls fondements de l’action politique. Etre fidèle aujourd’hui c’est prendre acte de ce fait.

Michel Rocard, Député européen Mais que dire du parti lui-même? Qui peut croire qu’il pourra demeurer une société close attachée à ses rites, pratiquant les querelles de chapelles ou les luttes de courant et prétendant offrir à l’extérieur un discours monolithique par rapport auquel tout désaccord est un drame, toute déviation un sacrilège, et n’acceptant d’alliés que dans la soumission ?

Ce dont nous avons besoin, c’est un vaste mouvement ouvert et moderne, extraverti, riche de sa diversité et même l’encourageant. Un mouvement qui fédère tous ceux qui partagent les mêmes valeurs de solidarité, le même objectif de transformation.

Ce mouvement s’étendra à tout ce que l’écologie compte de réformateurs, tout ce que le centrisme compte de fidèles à une tradition sociale, tout ce que le communisme compte de véritablement rénovateur, et à tout ce que les droits de l’homme comptent aujourd’hui de militants actifs et généreux. »

Stupéfiant non ? Le PS n’a pas su trouver la synthèse entre son projet social historique et le modèle de société écologique, il n’a pas su parler à la fois aux classes moyennes et aux couches populaires, il s’est isolé dans l’entre soi et les les logiques de courant en refusant de s’ouvrir, il a méprisé ses leaders locaux, il a tourné le dos à 50% de ses militants, il a trop peu parlé d’Europe et n’a pas su l’incarner comme Daniel Cohn Bendit ou Eva Joly, franco-allemand, franco-norvégienne, icônes de l’engagement, authentiques citoyens européens…

De l’air, de l’air !! une ouverture du parti sur la société civile, des adhésions à bas prix, plus de place pour la jeunesse, plus de participation des Français pour construire notre projet, des primaires ouvertes pour la présidentielle, une réforme du militantisme, de la solidarité entre socialistes, un débat sur les alliances loin de tout dogmatisme, des intellectuels et des artistes !

De l’air, de l’air !

Université populaires et participatives

Université populaire et participative De l’air justement, avec la quatrième édition des universités populaires et participatives de Désirs d’Avenir qui connaissent un succès qui ne se dément pas autour de Ségolène Royal avec entre 500 et 800 personnes à chacun de ces rendez vous. Après « la fraternité en débat », « l’avenir des gauches en Europe » et « l’avenir commun de l’Afrique et de l’europe » que j’avais eu le plaisir d’animer, la prochaine rencontre sera consacrée à la crise économique et sociale qui secoue le monde, une crise sans précédent qui pose la question des fondements mêmes de l’économie de marché.

Comment en est-on arrivé là ? Les réponses apportées à la crise, au niveau international, en Europe et en France sont-elles à la hauteur du séisme qu’elle a provoqué ? Quel point d’appui donner aux salariés pour rebondir ? Comment changer nos politiques et nos institutions pour assurer une croissance harmonieuse, juste, et durable ? Quel nouveau modèle économique, social, et politique apparait le plus prometteur a la lumière de la crise ? Voici les questions à laquelle répondront nos prestigieux invités :

Ségolène Royal avec Stéphane Hessel- Philippe Aghion, Professeur d’économie à l’Université Harvard
- Yann Algan, Professeur d’économie à l’Institut d’études politiques de Paris, récent lauréat du Prix du jeune économiste.
- Jacques Attali, conseiller d’Etat honoraire, écrivain, économiste, Président de PlaNet Finance
- Jean-Paul Fitoussi, Président de l’OFCE
- Gontran Lejeune, président du Centre des jeunes dirigeants
- Edouard Martin, syndicaliste CFDT, ancien délégué syndical d’Arcelor Mittal à Gandrange
- Jacques Barbier, président du pôle eco-industries de Poitou-Charentes

« Quels nouveaux modèles de développement pour l’après crise ? »

Lundi 15 juin 2009, de 18h30 à 21h00 à la Mairie du 4ème arrondissement de Paris

Programme de la soirée :  

  • Ouverture par Ségolène Royal
  • Interventions de Philippe Aghion, Jacques Attali, Jean-Paul Fitoussi, Edouard Martin et Yann Algan
  • Animation : Aurélie Filippetti
  • Synthèse : Guillaume Garot
  • Conclusion : François Rebsamen

La Crise Je terminerais par un conseil de lecture qui alimentera utilement notre réflexion. La Crise, paru aux édition Ellipses, un ouvrage coécrit par Mustapha Sadni (Mouss pour nos amis du blog), Hakim Ben Hammouda et Hédi Bachir, qui interroge les origines de la crise financière actuelle, ses particularités et ses ressemblances avec la grande crise de 1929. Il porte une attention particulières, chose rare, aux conséquences de la crise pour les pays du Sud, conséquences sur le développement des pays émergents, sur l’aide au développement, sur les investissements directs étrangers, sur les population en prise avec la crise alimentaire… Les auteurs interrogent enfin les refondations possibles de la politique économique et financière mondiale.

Billet hebdo

Dimanche, je vote le changement, je vote socialiste !

120 commentaires 01 juin 2009

Avec Mustapha Sadni, Mouss Bonsoir à toutes et à tous ! Les débats publics ou privés auxquels j’ai pris part ces derniers jours me laissent penser que beaucoup de citoyens français, mais aussi de résidents communautaires vivant en France, hésitent encore sur la conduite à tenir pour le vote aux élections européennes de dimanche.

J’étais il y quelques jours à Mâcon pour apporter mon soutien à un fidèle de ce blog, Mustapha Sadni, « Mouss », candidat aux élections européennes qui ne ménage pas ses efforts pour convaincre nos concitoyens de voter socialiste. la réunion publique avait pour objet de mobiliser la jeunesse. Hier, c’est à Lyon qu’avait lieu un grand meeting autour de Vincent Peillon et des candidats de la liste socialiste pour le Grand Sud Est.

A toutes celles et à tous ceux qui hésiteraient encore, je voudrais leur adresser un message simple, et leur expliquer pourquoi je suis convaincue que le vote pour les listes du Parti Socialiste s’impose, pour peu que l’on veuille du changement dans la conduite des affaires européennes.

D’abord, cette élection n’est pas une « petite » élection. Le Parlement européen est l’unique institution européenne dont les membres sont élus au suffrage universel direct. C’est donc la seule et unique occasion d’expression démocratique pour les peuples des 27 nations de l’UE de choisir leur destin.

Il faut la saisir ! On ne peut pas, d’un côté regretter que l’Europe soit trop technocratique ou éloignée de nos préoccupations quotidiennes, et de l’autre, utiliser ce scrutin pour autre chose que sa véritable destination : élire les représentants politiques qui vont élaborer et voter les lois qui décideront de notre vie de tous les jours, dans toute l’Europe.

Il n’y aucune fatalité dans ce processus, c’est le peuple qui décide. Rien n’est joué, nous pouvons envoyer une majorité de députés de gauche au Parlement, et changer la donne.

Car c’est de cela qu’il s’agit : voulez-vous, oui ou non, que l’Union Européenne change de politique ?

Si tout vous convient parfaitement, je veux bien vous accorder que vous pouvez voter pour n’importe quelle liste, vous obtiendrez le résultat voulu : tout continuera comme avant, que vous votiez UMP, LCR , Modem ou Verts. Vous avez raison d’hésiter.

Si, en revanche, vous estimez que le temps de l’alternance est venu pour le Parlement Européen, que le temps est venu de construire une autre politique à l’échelle de l’Union, alors il faut changer de majorité.

Car, l’alternance, la démocratie européenne y a droit, elle aussi !

avec Etienne Longueville, secrétaire de la section PS de Sciences PoAvec tous les socialistes européens, nous proposons donc une véritable ambition : un “Pacte européen du Progrès social” avec quelques mesures phares pour réformer :

- L’augmentation du budget de l’Union, avec des ressources propres, pour donner leur pleine efficacité aux politiques de solidarité et de préparation de l’avenir.

- L’harmonisation des fiscalités, à commencer par celles des entreprises pour lutter contre le dumping fiscal et le dumping social, condition nécessaire à l’arrêt des délocalisations abusives à l’intérieur de l’Union Européenne. Mettre fin aux paradis fiscaux, véritable cancer du capitalisme.

- Une Europe forte avec une vraie défense européenne et non cette subordination au commandement intégré de l’OTAN que Nicolas Sarkozy impose à la France.

Dimanche, les peuples d’Europe doivent sanctionner les majorités sortantes de droite, considérées à juste titre comme responsables de la crise.

Avec ses 220 députés, actifs dans chacun des 27 États de l’Union, armé d’une manifeste-programme, le PSE est la seule grande force d’alternance qui peut changer le cours des choses en France et en Europe.

Car, je vous le dis aussi, il faut critiquer, il faut s’opposer, mais nous ne construirons rien sur les échecs de la droite – pas d’illusion là-dessus –, c’est à nous de nous mettre au travail, et de proposer.

A nous de rendre possible ce dessein que l’on caresse : le mariage de l’Europe et du social. J’en profite pour adresser un clin d’oeil à la dynamique et très mobilisée section socialiste de Sciences Po qui a eu la gentillesse de m’inviter il y a quelques jours.

Dimanche, votez le changement, votez socialiste !

Billet hebdo

L’euro indifférence

298 commentaires 13 mai 2009

Bonsoir à toutes et tous, j’ai beaucoup hesité avant de vous livrer ce billet : par quoi commencer ? me féliciter du choix de Kouchner de voter pour l’UMP, ce qui a le mérite de clarifier les choses ? M’indigner de la grossièreté, pour ne pas dire plus et ne pas risquer un procès en diffamation (cf la Cimade) avec laquelle Eric Besson a signé les décrets pendants devant le Conseil d’Etat mettant fin au monopole de la Cimade dans son rôle apprécié et reconnu de conseil aux étrangers placés en centre de rétention administrative ? ou encore me désoler de l’offre très claire de services de Claude Alègre à Nicolas Sarkozy ? Mais enfin, ce serait faire trop d’honneur à ces ministres ou putatifs ministres (de) gauche… J’aurais aussi pu dénoncer avec vigueur cette nouvelle atteinte à la laïcité avec l’accord signé entre la République française et le Saint Siège sur « la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur » ? ou encore dénoncer la loi Hadopi, ce génial dispositif perdant-perdant ou encore revenir sur la réforme de l’hôpital…

je préfère parler de cette inquiétude que je nourris à l’approche des élections européennes.

L’Europe, l’Europe, l’Europe

L'opinion européenne 2009 A moins d’un mois des élections européennes, les prévisions de participation électorale, restent résolument pessimistes ; dans ce contexte, la dixième livraison de l’ouvrage dirigé par Dominique Reynié, L’Opinion européenne, arrive à point pour apporter le témoignage, inquiétant à mon sens, d’une inexorable montée de « l’euro-indifférence ».

Pas une singularité française, mais un symptôme partagé par l’ensemble des pays européens. Partout les enquêtes d’opinion révèlent la même chose : peu d’intérêt pour le scrutin du 6 juin prochain (près de 50% des personnes interrogées ignorent même la tenue de ce scrutin !), et un sentiment assez largement partagé par les électeurs que leur bulletin de changera rien. Triste constat, alors même que le sentiment européen est ancré dans les cœurs, les Européens semblent ne rien attendre de l’Europe et en particulier du Parlement européen, institution démocratique transnationale pourtant sans équivalent au monde et dont le rôle est d’ores et déjà majeur dans notre vie quotidienne.

Pourtant, s’abstenir aujourd’hui, c’est abandonner l’idée européenne, une idée d’avenir, résolument moderne, à ceux qui n’y croient pas.

S’abstenir, c’est abandonner l’Europe aux eurosceptiques, aux dérégulateurs, aux souverainistes étriqués, aux libéraux, aux populistes, aux fossoyeurs du couple franco-allemand, aux Bolkenstein, Sarkozy et autre Baroso. Aux députés européens de l’UMP qui ont tour à tour voté ces dernières années la “clause dérogatoire” portant la durée du travail jusqu’à 65 heures hebdomadaire, la dérèglementation des services publics et de La Poste en particulier ou encore soutenu la « directive de la honte » permettant de maintenir les immigrés pendant 18 mois dans les centres de rétention…

S’abstenir, c’est laisser se construire dans l’indifférence des peuples une Europe du dumping fiscal, social, monétaire, environnemental. C’est laisser se construire une Europe contre les peuples. C’est préférer le désenchantement à l’espérance au moment où nous en avons le plus besoin.

Voter socialiste, c’est être résolument euro-exigeant en réclamant toujours plus de l’Europe.

Oui, l’Europe utile ça existe et ça se construit car il n’est pas de réponse à la crise économique et sociale aujourd’hui qui ne soit européenne, il n’est pas d’horizon plus sûr et plus solidaire sans une Europe qui prépare l’avenir, qui protège et défend un idéal de civilisation.

C’est le sens de l’engagement conjoint des socialistes européens dans la campagne, c’est le sens du Manifesto “Les citoyens d’abord, un nouveau sens pour l’Europe” adopté par le PSE le 1er décembre 2008 à Madrid.

Un projet porteur d’un ambitieux plan de relance fondé sur la mise en œuvre de grands travaux d’équipement collectif et d’infrastructures transeuropéens -fret ferroviaire, TGV, transport fluvial et maritime, réseaux Internet à haut débit-, sur un investissement massif dans la croissance verte, mais aussi sur la recherche, l’innovation, et la formation sans lesquelles l’Europe, et singulièrement la France, ne pourra pas passer d’une économie d’imitation à une économie d’innovation porteuse de croissance et d’emplois. Le projet socialiste propose un autre modèle de développement fondé sur la coopération économique et sociale plutôt que sur le dumping, sur la protection de notre tissu industriel, sur la lutte contre les délocalisations.

Un projet porteur qui croit à une Europe qui protège, qui assure, qui partage. C’est le sens du « Pacte européen du Progrès social » qui garantit à chacun (retraités, demandeurs d’emplois, salariés peu qualifiés) un revenu décent et une protection sociale. Un pacte qui défend l’idée qu’aucun salaire minimal ne soit dans un Etat membre inférieur à 60% du salaire médian de chacun des pays, étape vers un salaire minimum européen ; un projet qui défend les droits sociaux des salariés (conventions collectives, durée du travail, détachement des travailleurs, statut des jeunes stagiaires,…) comme l’égalité hommes-femmes, dénonce et combat la financiarisation de l’économie, la concurrence fiscale et sociale…

Bref, l’Europe socialiste est une Europe des citoyens, contre l’Europe des marchés, que dis-je, contre l’Europe des marchands.

Le très grand Planchon

Roger Planchon Je ne voudrais pas terminer ce billet sans saluer la mémoire, le talent et l’œuvre magistrale (autant politique, au sens noble du terme, que culturelle) de Roger Planchon, dont le nom restera pour longtemps au frontispice de nos théâtres, de ceux qui avaient su s’ouvrir aux gens de la rue et dans lesquels les « créateurs avaient pris le pouvoir » selon le mot d’ordre des Etats généraux de la culture de Villeurbanne en 1968.

Son nom restera attaché à cette belle ambition, jamais achevée, de démocratisation de la culture, une démocratisation exigeante. Il aura longtemps prêté son enthousiasme et son talent au Théâtre de la comédie à Lyon et surtout au Théâtre national populaire de Villeurbanne qu’il a fait rayonner bien au-delà de la région Rhône Alpes. On lui doit aussi la réussite de cette exception culturelle rhônalpine, témoignage d’une certaine idée de la décentralisation de la culture, Rhône-Alpes cinéma.

Billet hebdo

La campagne démarre

98 commentaires 15 mars 2009

Les militants qui sont allés voter auront donc finalement approuvé les listes proposées à l’exception de la Région Centre ; nombre d’entre eux ont cependant fait le choix de l’abstention, pas toujours très à l’aise, il faudra plus tard en analyser les raisons. Quoi qu’en disent certains, le débat avait sa légitimité avant le vote des militants, il n’a plus d’objet désormais. Le parti socialiste est un parti démocratique, c’est sa force et son honneur, c’est ce qui nous distingue du monolithisme de l’UMP et du culte du chef. L’heure est désormais à la mobilisation générale en faveur d’une Europe forte, d’une Europe qui protège et qui prépare l’avenir. La campagne démarre pour tous les socialistes. L’enjeu principal de celle-ci, dans cette période de crise sans précédent depuis 1929, où la tentation du repli sur soi (terreau des nationalismes) et du protectionnisme est grande, sera de construire un horizon européen commun qui place les populations au cœur de ses préoccupations et de ses politiques. Le parti socialiste, avec ses homologues européens avec lesquels il a travaillé à un manifeste commun, doit en être le fer de lance.

Agir pour les libertés publiques Enfin, je profite de l’occasion, pour vous inviter vivement à la lecture édifiante de l’ouvrage préparé sous la houlette de Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale aux libertés publiques, consacré à la politique liberticide de Nicolas Sarkozy (sujets dont nous avons souvent débatu sur ce site), La France en libertés surveillées. il s’agit de la première phase d’une campagne d’alerte et de mobilisation de l’opinion publique qui décrypte les effets conjugués du traitement répressif de la précarité, de l’étouffement des contre-pouvoirs et de l’installation pas si insidieuse que ça d’une société de surveillance.

Cette mobilisation se poursuivra par un rassemblement, le Printemps des libertés, le dimanche 22 mars de 10h00 à 19h00 au Zénith de Paris.


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