Tag archive for "fh2012"

En campagne

Ma tribune libre pour DirectMatin.fr #3 > « Que dire aujourd’hui à un électeur du FN ? »

9 commentaires 26 avril 2012

Retour de ma chronique hebdomadaire pour le quotidien en ligne, DirectMatin.fr, à lire en ligne sur leur site web: http://www.directmatin.fr

Ou, ici même:

Chaque jeudi, jusqu’à la fin des campagnes présidentielle et législative, Najat Vallaud-Belkacem (PS), porte-parole de François Hollande, et Guillaume Peltier (UMP), porte-parole adjoint de Nicolas Sarkozy, ont carte blanche pour répondre à la question hebdomadaire de la rédaction de DirectMatin.fr. Le Front national, en recueillant 17,9% des suffrages exprimés, s’est imposé au coeur de l’entre-deux-tours. Pour les deux finalistes, ses électeurs sont un enjeu majeur. Le résultat du second tour dépend largement de leur report de voix. Mais après le 6 mai, quel que soit le vainqueur, il lui faudra tenir compte du poids de cet électorat, d’autant plus que les deux candidats ont promis l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives. Que dire aujourd’hui à un électeur du FN ? C’est le thème de cette troisième tribune croisée.

« DIRE AVEC COURAGE LA VÉRITÉ », par Najat Vallaud-Belkacem

Je n’ai qu’une certitude: il ne faut pas leur mentir, leur promettre l’intenable, ou les maintenir dans l’illusion que l’immigration, l’islam, l’euro ou la mondialisation en tant que telle, seraient la cause des problèmes de la France. Tout le contraire de ce que Nicolas Sarkozy a entrepris de faire, au risque de perdre son honneur, et celui d’une grande part de la droite française, humaniste, sincère et républicaine, dans le vain espoir de conquérir l’électorat du Front National. Il faut parler à visage découvert, assumer ses convictions, avancer ses arguments, et dire qui incarne le changement, et pourquoi. Ne pas changer d’avis au fil des sanctions électorales.

C’est ainsi que l’été dernier, je décidai de mettre à profit quelques jours de repos pour m‘asseoir à ma table de travail, et rédiger un argumentaire de réponses à opposer aux idées développées par le Front National de Marine Le Pen dans la campagne à venir, sujet par sujet, proposition par proposition, de A à Z. Avec Guillaume Bachelay, nous en avons fait un livre : « Réagissez ! », sous la forme d’une lettre à un citoyen tenté par le Front National, qu’il soit de gauche, de droite, du centre ou fervent abstentionniste. Je ne le rappelle pas pour me dédouaner de toute responsabilité dans le désaveu que représente, pour toute la classe politique, un vote Front National à 17,9 % au premier tour d’une élection présidentielle. Je le rappelle parce que défendre l’idée que l’ignorance, le mépris ou les leçons de morale ne servent à rien n’est pas une évidence pour tout le monde.

Je continue de penser, pour ma part, qu’il faut s’adresser aux électeurs de Marine Le Pen avec des arguments raisonnés sur l’inefficacité et la dangerosité de son projet pour la France. Il faut aller convaincre, avec les 60 engagements de François Hollande en main, que la crise, la précarité, l’insécurité, l’injustice sociale et le déclassement ne sont pas des fatalités pour la seule raison que Nicolas Sarkozy a échoué. La situation dans laquelle se trouve notre pays revient à la droite qui est au pouvoir depuis 10 ans sans avoir tenu aucune de ses promesses, et non pas à une gauche qui propose le changement avec le redressement de la France, grâce à un projet crédible de retour à la croissance économique, et de réduction des inégalités. Le vrai respect dû aux électeurs du FN, comme à tous les électeurs, exige que nous leur disions avec courage la vérité de ce qu’on pense juste, efficace et bon pour la France, et non pas ce qu’on imagine qu’ils ont envie d’entendre, pour mieux trahir leurs espérances, et alimenter leur colère, demain.

En campagne, Ma ville, mon canton

Mobilisons-nous pour le changement!

Pas de commentaire 24 avril 2012

ImageMoscovici

Grand rassemblement d’entre-deux tours !

Je serai aux côtés de Pierre MOSCOVICI à Lyon ce mercredi 25 avril pour un grand rassemblement d’entre-deux tours en présence de Gérard COLLOMB, des candidats rhodaniens aux législatives, de nombreux élus & représentants de la société civile et des militants socialistes.

Rendez-vous :

Mercredi 25 avril à 18H30

A la « Bourse du Travail »

205, Place Guichard – Lyon 3ème

Metro B / Tram T1 « Place Guichard / Bourse du Travail »

Mobilisons-nous pour le changement!

Ma ville, mon canton

Reportage de France Soir sur la campagne à Lyon: Montchat, Berges du Rhône, Bellecombe avec François Hollande!

Pas de commentaire 19 avril 2012

logo_france-soir

France Soir consacre  aujourd’hui un reportage à l’opération de porte à porte hier, avec les militants de ma circonscription, le MJS Rhône, Thierry Philip, Maire du 3e arrondissement et beaucoup d’autres sympathisants et volontaires venus se joindre à nous…

A lire en ligne sur le site web du journal: http://www.francesoir.fr/actualite/politique/presidentielle-la-conquete-porte-apres-porte-de-najat-vallaud-belkacem-212793.html

Ou ici même:

Présidentielle : La conquête porte après porte de Najat Belkacem.

À trois jours du premier tour, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, multiplie les actions locales. Une partie de l’élection présidentielle se joue dans cette chasse aux indécis et aux abstentionnistes. Une partie des législatives, également. Reportage.

montchat

« Bonjour ! Je suis Najat Vallaud-Belkacem. Je ne vous apprends rien si je vous dis que l’on vote dimanche ? ». La porte-parole de François Hollande semble inépuisable. Si elle confesse une certaine fatigue alors que la campagne présidentielle touche à son terme, la jeune socialiste ne relâche pas la pression. Mais comment fait-on campagne à trois jours du premier tour, lorsque tous les indicateurs sont au vert et que l’Élysée semble promis à son candidat ? En souriant, déjà. En en multipliant les rencontres locales, surtout. Telle est la ligne dictée en haut et appliquée en bas. « Porte à porte. Porte a porte. Porte a porte », résume Delphine Batho.

Cliquez ici !

Najat Vallaud-Belkacem est détendue, bien plus qu’en 2007, quand elle officiait pour Ségolène Royal. « C’est plus facile lorsqu’il y a une dynamique de victoire », admet-elle dans le TGV la ramenant à Lyon, la ville où elle est élue. « Je prends le train six fois par semaine », souffle-t-elle. Ce pourrait être pire si elle est élue députée en juin. « Oui », admet-elle en plongeant le regard dans un téléphone qui ne la quitte jamais.

 »C’est à nous d’aller chercher les abstentionnistes »

Voici l’élément central de cette fin de campagne. Si l’une s’achève, une autre débute. Officiellement, lorsqu’elle parcourt le terrain et frappe aux portes lyonnaises, l’élue socialiste travaille pour Hollande. Officieusement, elle prépare son terrain et sa candidature aux législatives dans la 4e circonscription de Lyon. « Cette fois, j’y vais pour gagner, assume Najat Vallaud-Belkacem. La dernière fois, il y avait moins de pression. J’étais face à Perben, c’était ma première élection législative : je ne pouvais pas gagner. » Ainsi bat-elle le pavé de sa circonscription lyonnaise.

Mais avant le Palais Bourbon, il y a l’Élysée. Il faut convaincre, un à un, les indécis, les réticents, les réfractaires, de voter dimanche 22 avril. « Il ne faut jamais sous-estimer l’importance de la proximité, explique-t-elle. Il y a des gens qui se détournent à tout jamais de la politique à cause d’une panne d’ascenseur dans l’immeuble qui n’a pas été réglée. C’est à nous d’aller les chercher. Nous, les élus locaux, nous avons un vrai rôle dans l’élection présidentielle. »

 »Si je votais, je voterai Le Pen »

Ce mercredi après-midi, elle – et une vingtaine de sympathisants – frappe donc à quelque 800 portes. Les sourires s’affichent, les riverains appréciant ce visage aperçu tant de fois à la télévision. « Je vous ai reconnu ! », lance un homme, patientant dans un lavomatic. Najat enchaîne rapidement sur le premier tour. « J’irai voter, affirme son interlocuteur. Il faut remplir son devoirde citoyen. Après, on n’a rien à se reprocher ». « Et on n’a rien à regretter aussi », renchérit la socialiste.

Dans les couloirs des immeubles comme dans les rues lyonnaises, elle assaille le passant de ses tracts à l’effigie d’Hollande. Les rencontres sont cordiales la plupart du temps. Parfois moins. Najat Vallaud-Belkacem entre dans un bar où trônent quelques habitués. Dans l’air flotte une anachronique odeur de tabac. « Je n’ai jamais voté de ma vie et je ne voterai jamais, explique un homme posé devant le zinc. Si je votais, je voterai pour Marine Le Pen. Elle est franche, tout simplement. Elle insiste. « Quand c’est les élections, on vous voit partout, avec vos promesses. Et après ? Plus rien. » La socialiste perd un peu pied, expliquant malgré tout son engagement à gauche. Peine perdue. « Vous avez vos arguments, j’ai mes idées », conclut l’homme, imperméable.

 »Mais dis-le que tu votes Sarkozy »

Mais il y a aussi cette habitante qui, enthousiaste, insiste pour être prise en photo avec Najat Vallaud-Belkacem.

Il y a cette gérante de boutique qui avoue ne pas être très concernée par la campagne présidentielle. « Je me marie samedi, avoue-t-elle. Là, franchement, je suis en plein dans les préparatifs. » « Félicitations ! Et pour le second tour ? », questionne la socialiste, imperturbable. « Oui, oui… », répond la gérante. « En tout cas, ça fait plaisir de voir des gens qui ont une vie normale ! »

Il y a ce couple, déchiré entre un homme pro-Hollande et une femme plus à droite. « Mais dis-le que tu vas voter Sarkozy!, s’amuse le premier dans l’encadrement de la porte. Najat rigole. « Mais non, je ne suis pas pro-Sarkozy. Je vais voter Mélenchon, tiens ! ».

Il y a cet homme ravi de voir débarquer les sympathisants chez lui. « On est un peu essoufflé, admet la socialiste. On est monté à pied… » « Le porte-à-porte, c’est bon pour les jambes », rétorque son directeur de campagne, Thierry Philip, également maire du IIIe arrondissement de Lyon.

Il y a ce voisin, peu enclin à partager les idées de la gauche. « Vous allez aller voter dimanche? », demande Najat Vallaud-Belkacem en guise d’introduction. « Oui. On va essayer d’éviter le pire », répond l’homme. « Le pire ? Et… c’est qui ? ». « Hé bien lui par exemple », précise-t-il en pointant l’un des tracts hollandais. « Ha bon ? Vous êtes sûr ? », réplique-t-elle. « Il n’est pas pire que Ségolène Royal mais quand même… » « Et bien vous ne pouviez pas me faire plus plaisir ! », conclut-elle, inronique.

Les rencontres se multiplient. Les échangent se renforcent. À chaque fois, Najat Vallaud-Belkacem glisse sa carte de visite. « Je reviendrai vous voir dans peu de temps pour vous parler des législatives », assure-t-elle à chacun des habitants.

Elle sourit, encore, en retrouvant ses camarades. L’un commente les derniers sondages plaçant, une nouvelle fois, Hollande à l’Élysée. D’autres se félicitent du travail effectué cette après-midi, prenant déjà rendez-vous pour l’entre-deux tours. « La façon de faire de la politique a changé, conclut l’élue. Il n’y a plus de leaders d’opinion qui influencent le vote. Désormais, il faut aller chercher les voix une à une… »

De notre envoyé spécial à Lyon, Sylvain Chazot

Ma ville, mon canton

Retour sur un moment de campagne en Gironde.

1 commentaire 18 avril 2012

Le quotidien Sud Ouest revient sur ma visite de campagne en Gironde ma semaine dernière… A lire en ligne sur le site du journal, ici: http://www.sudouest.fr/2012/04/16/le-soutien-de-belkacem-689226-710.php

Ou bien, ici-même:

689226_19885929_460x306

« De porte-parole à porte-parole, ils s’étaient connus et appréciés lorsqu’ils occupaient cette même fonction pour Ségolène Royal en 2007, déjà pour une présidentielle. Vendredi dernier, Gilles Savary, candidat socialiste sur la 9e circonscription de Gironde, avait invité Najat Vallaud-Belkacem pour venir l’appuyer dans un meeting de soutien à François Hollande à Salles, réunissant une bonne centaine de sympathisants, en présence de Vincent Nuchy, maire de Salles, conseiller général.

Après une longue intervention de Gilles Savary – qui espérait Alain Rousset retenu à Gujan-Mestras… -, Vallaud-Belkacem, mince jeune femme et grande présence, prend la parole. On comprend pourquoi, à 35 ans, elle est maire adjointe à Lyon, conseillère générale du Rhône, secrétaire nationale du PS en charge des questions de société et porte-parole de François Hollande.

« Des trésors d’innovation »

Beau parcours pour cette jeune femme née au Maroc, élevée dans une famille ouvrière, et qui, boursière, a obtenu le prestigieux diplôme de Sciences Po Paris. Son prénom, Najat, signifie « délivrance, salut » ; les Najat sont « volontaires, savent ce qu’elles veulent et ne se laissent pas abattre facilement »… « Raison de plus », son dernier livre, qu’elle présentait à Bordeaux en fin d’après-midi, éclaire ce personnage dont la voix pourrait compter à l’avenir. « Je patrouille depuis trois mois dans cette circonscription. J’y ai trouvé des trésors d’innovation ».

Gilles Savary veut relancer l’industrie, soutenir PME, PMI, artisans, rééquilibrer la fiscalité entre les Français, investir la jeunesse française, peser en Europe, donner une voix à la France pour une autre politique. Najat Belkacem reconnaît en Gilles Savary un « grand européen ».

De sa voix douce, elle adresse quelques piques acérées contre Nicolas Sarkozy, rires de la salle. Et elle entre dans le vif du sujet, s’élevant contre « le fatalisme démocratique » pour « dire aux Français qu’il n’y a pas qu’un seul chemin… » et veut « rendre à la France sa place ». Elle use de phrases choc : « Qu’on pourchasse la misère et non les chômeurs. » Elle aspire à un pays qui « redonnerait ses lettres de noblesse aux mots liberté, égalité, fraternité, mais aussi laïcité, pour une liberté de conscience garantie ».

Concise, efficace, de l’humour, du dynamisme, Najat Vallaud-Belkacem, une femme politique qui sait galvaniser son auditoire. Un destin en marche ? Les militants PS du val de l’Eyre y croient. »

En campagne

En dialogue avec les internautes de Yagg sur l’égalité des droits.

Pas de commentaire 18 avril 2012

La semaine dernière, je répondais aux questions de internautes sur le site yagg.com: voici la retranscription de ce dialogue en direct.

Bonne lecture!

Najat-Vallaud-Belkacem

« Il est 9h30 au QG de François Hollande. Nous attendons Najat Vallaud-Belkacem, porte parole du candidat PS à l’élection présidentielle. Adjointe au maire de Lyon, Najat Vallaud-Belkacem est très engagée sur les questions d’égalité des droits. Elle a bien voulu répondre aux questions des internautes. Il est 9h34, elle nous rejoint, le chat peut démarrer.

Najat Vallaud-Belkacem: Bonjour, je suis prête à répondre à vos questions.

Anonyme: Bonjour Najat. Vous vous êtes impliquée dans la lutte contre l’homophobie, notamment dans une vidéo pour le projet Entourage LGBT. D’après vous, qu’est-ce qui fait qu’en France peu de politiques et de stars s’engagent dans la lutte contre l’homophobie alors que cela parait normal pour la lutte contre le racisme, la xénophobie?
Bonjour, le projet Entourage LGBT visait plus encore qu’à lutter contre l’homophobie à banaliser l’homosexualité, bien sûr, mais aussi l’homoparentalité. J’ai été heureuse d’y participer parce que je trouve que l’on manque, en effet, dans ce pays de discours politiques sur ce sujet. On ne lutte pas contre l’homophobie autant qu’on le fait contre le racisme ou d’autres types d’exclusions et c’est pour cela qu’il faudra par exemple revoir les délais de prescription des injures homophobes. Il faudra surtout veiller à ne plus laisser passer le moindre dérapage langagier au sommet de l’État, dans la bouche de responsables politiques qui s’y sont trop souvent prêtés ces dernières années.

Gil:  En tant que porte-parole de Brigitte Goldberg, Présidente d’Avenir-2012 et ancienne candidate à la Présidentielle 2012, qui défend les droits LGBT, quelles sont les mesures que François Hollande prendra pour les personnes transsexuelles?

François Hollande commencera par inclure l’identité de genre parmi les motifs de discrimination sanctionnés. Il veillera à ce que la proposition de loi de Michèle Delaunay visant à permettre la rectification de l’état-civil des personnes concernées sans condition médicale aboutisse. Pour celles et ceux qui auront recours à des transitions, ces dernières seront prises en charge qu’elles aient été réalisées en France ou à l’étranger et avec le libre choix du médecin. Enfin, au niveau international, nous œuvrerons pour le retrait des troubles de l’identité de genre de la liste des maladies mentales de l’OMS.

Anonyme: Je suis Fabrice Ryckebusch de Toulouse et vous connaissez un peu l’histoire de mon fils Nathanaël… toujours en Inde. Je voudrais donc vous poser une question sur le candidat Hollande et la régularisation des enfants nés par GPA… Quelle sera sa position définitive alors qu’il a dit non, puis oui, puis je ne sais pas pour ce qui concerne l’état civil de ces enfants? Pour mémoire, la CDEH concernant les enfants adultérins a dit qu’ils ne pouvaient pas être responsables de fautes qui ne leur étaient pas imputables.

Bonjour Fabrice, je suis heureuse de vous retrouver sur ce chat. J’espère que Nathanaël va bien. Comme vous le savez, le Parti socialiste a pris position contre l’autorisation encadrée de la gestation pour autrui considérant les risques d’exploitation et de marchandisation du corps des femmes trop importants. Pour autant, se pose en effet la question de la transcription des actes de naissance des enfants nés légalement de GPA à l’étranger. Il y va en effet de l’intérêt des enfants en question, petits fantômes de la République qui n’ont pas choisi leur condition. François Hollande s’est prononcé en faveur de cette transcription.

Thierry Schaffauser: Bonjour, je suis travailleur du sexe depuis 10 ans et je suis très inquiet de la possible pénalisation des clients. Ne pensez-vous pas à l’impact sur nous en termes de perte de revenus, de clandestinité, santé, et sécurité si jamais nous devons exercer davantage à l’abri du regard policier pour maintenir notre clientèle?
Bien sûr que je pense à tout cela. La position du Parti socialiste sur ce sujet vise à vous défendre. Plutôt que de pénaliser les travailleurs du sexe comme l’a fait le dernier gouvernement, nous estimons nous que si la prostitution est condamnable, ce sont les clients qu’il faut pénaliser. L’objectif n’est sûrement pas que vous vous retrouviez à travailler à l’abri des regards mais de vous accompagner pour sortir d’une condition que beaucoup d’entre vous n’ont pas choisie. En matière de prostitution, le Parti socialiste est en effet abolitionniste. Cela ne se fera évidemment pas en un claquement de doigts. Mais une action déterminée doit être entreprise pour lutter contre les filières, l’exploitation, la précarité qui peuvent conduire tant d’hommes, de femmes, voire d’étudiant-e-s à se faire enfermer dans ce rôle.

Cat: Je suis prof et je constate que les insultes homophobes sont de plus en plus fréquentes dans les classes ou dans les cours. Alors que c’est une mission de l’école, beaucoup de collègues laissent passer ce type d’insulte (moins grave que d’autres ?). Le prochain ministre de l’EN donnera-t-il des missions et des directives plus claires quant à ce sujet?
Bonjour Cat. C’est une vraie question. Comme souvent, l’essentiel s’apprend dès le plus jeune âge et c’est à l’école en effet qu’il faut commencer à lutter contre toutes les discriminations et à éduquer à la diversité des sexualités et identités de genre. Cela vaut d’ailleurs pour les élèves comme pour les personnels de l’éducation. Pour lutter contre l’homophobie, il faut lutter contre les préjugés et les stéréotypes. D’où la nécessité d’aborder ces questions dès les plus jeune âge. Un film comme Le Baiser de la Lune est, à cet égard, un bon outil de communication pour banaliser ce qui l’est aujourd’hui dans la société.

Rémi: Croyez-vous à un vote gay ou LGBT? Si oui, les gays sont-ils, selon vous, plutôt de gauche ou sont-ils passés à droite, comme l’a écrit Didier Lestrade?
Je ne crois pas à l’hypothèse d’un vote LGBT. Il y a même quelque chose d’irrespectueux et d’infantilisant à considérer qu’une «communauté» vote au canon. Et constitue une clientèle pour tel ou tel parti. Il y a parmi les personnes LGBT des individus aux parcours divers, aux expériences et aux situations socio-professionnelles variées. Tout cela influence sans doute davantage leurs votes que leur sexualité. Cela étant dit,

«Si j’étais gay, je ne serais pas indifférente aux engagements des partis en faveur de l’égalité des droits, d’une part, et surtout à leur pratique quotidienne en matière de lutte contre l’homophobie et contre les préjugés et les stéréotypes.»

Bruno Wiel: Bonjour, M. Hollande prévoit-il de mettre plus de personnel dans les tribunaux? En effet, victime d’une tentative de meurtre en juillet 2006 reconnu et jugé à caractère homophobe en janvier 2011, faute de moyens, je suis toujours en attente du procès civil déterminant mon préjudice et donc dans l’attente dans l’impossibilité de travailler? Les experts sont débordés!
Bonjour Bruno. J’ai suivi avec émotion la terrible agression que vous avez subie et nous mettrons tout en oeuvre pour que cela ne se reproduise plus. Par l’éducation des esprits, bien sûr — je parlais tout à l’heure des écoles –, mais aussi par une fermeté absolue à l’égard des violences homophobes. Pour ce faire, il faut plus de police, plus de justice. François Hollande s’est engagé à remettre des personnels dans ces deux secteurs. Un millier par an dont les fameux experts qui manquent aujourd’hui. Au-delà, il faut donner au Défenseur des droits les moyens d’être présent sur le territoire et d’accompagner les victimes dans leurs démarches. Il faudra enfin soutenir les associations qui, au quotidien, luttent contre les discriminations et les violences et forment un rempart si précieux.

Pegs: Hier, sur France Inter, François Bayrou a expliqué qu’il fallait reconnaître la place du e parent dans un couple homo, au nom du réalisme, de la générosité et de l’intérêt de l’enfant. Quelle est la position de M. Hollande sur cette question? Est-elle fondée aussi sur la «générosité»?
Je ne veux pas préjuger de ce que M. Bayrou a voulu dire mais c’est vrai que la formulation semble étrange. La raison pour laquelle il faut permettre aux couples qui le souhaitent de fonder une famille et de vivre dans la sécurité juridique et affective, c’est tout simplement l’égalité des droits. C’est le refus des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle.

Thomas: Bonjour, une controverse a vu le jour après la mort de Richard Descoings, l’ancien directeur de Sciences-Po. Certains lui reprochent de ne pas avoir révélé publiquement qu’il était homosexuel. Estimez-vous que l’orientation sexuelle d’une personne relève de sa vie privée?
J’ai été très affectée par le décès de Richard Descoings qui était un grand homme et qui a fait beaucoup pour des générations entières d’étudiants, beaucoup aussi pour faire évoluer les esprits sur la diversité de la société française. Toutes les polémiques qui ont suivi sa disparition m’ont parues exécrables. Je pense à sa famille et veux lui dire tout mon soutien. Pour répondre à votre question, je suis pour la liberté. Y compris celle de garder pour soi ce que l’on a envie de garder pour soi.

Marion Gil: Si François Hollande est élu, continuerez-vous à vous occuper des problèmes de sociétés dont les droits LGBT au sein du futur gouvernement ou envisagez-vous juste un titre de députée?
Que ce soit en tant que députée ou à d’autres titres, je me battrai sans relâche pour l’égalité des droits. C’est vrai qu’il y a quelque chose de très enthousiasmant à voir aboutir enfin dans les mois qui viennent, si les Français choisissent François Hollande, l’ouverture du mariage, de l’adoption et de procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels. Sans parler des mesures que j’évoquais plus haut (identité de genre, lutte contre l’homophobie, etc.). Participer à cette aventure collective serait un plaisir. Et un honneur.

John: Bonjour. L’égalité des droits sera-t-elle pour 2012 ou 2013? Il me semble avoir lu les deux…
Le projet de loi est prêt. Nous lancerons la procédure d’adoption parlementaire dès les tous premiers mois. François Hollande s’est en effet fixé comme deadline maximale le printemps 2013. Mais je n’exclus pas, moi, que les choses aillent plus vite car la société est bien plus prête que ce que l’on veut bien en dire et que les députés et sénateurs auront à coeur de se faire les porte-voix de cette société en demande absolue d’égalité. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que de la même façon que les combats pour l’égalité hommes-femmes dans les années 970 ont servi la société toute entière, les réalisations pour l’égalité sans distinction d’orientation sexuelle seront un progrès pour l’ensemble des Français. Un progrès en terme d’émancipation, de «dé-corsetage», de liberté tout simplement.

Yagg: Le chat est maintenant terminé. Le mot de la fin à notre invitée…

Il reste dix jours avant le premier tour. Prenez votre destin en main. Et si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me rejoindre sur blogwww.najat-vallaud-belkacem.com et pour ceux que cela intéresse, retrouvons-nous dimanche 15 avril à Vincennes à partir de 12 heures pour l’un des derniers grands rassemblements de François Hollande.

En campagne

Mon communiqué à la presse > Une accumulation de mensonges ne fait pas une vérité !

1 commentaire 08 avril 2012


« Dans une interview accordée au Journal Du Dimanche, le candidat-sortant a une nouvelle fois convoqué le cynisme et le mensonge au sujet des classes moyennes.

Nicolas Sarkozy a annoncé que François Hollande voulait supprimer le quotient familial, ce qui est absolument faux. Ce que le candidat socialiste propose, c’est d’abaisser le plafond du quotient familial de 2300 à 2000 euros, une réforme qui affectera seulement 5% des foyers fiscaux les plus aisés. Rien ne sera modifié en conséquence pour les classes moyennes pour ce qui s’agit du quotient familial. Cette réforme permettra en revanche de financer une augmentation de 25% de l’Allocation de Rentrée Scolaire au bénéfice des classes populaires, lesquelles ne peuvent bénéficier de la politique du quotient familial puisqu’elles ne contribuent pas à l’impôt sur le revenu. Les classes moyennes seront préservées tandis que les classes populaires seront soutenues, tel sera l’effet de la réforme du quotient familial prévue par François Hollande.

S’agissant de la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, il s’agit là encore d’un mensonge puisque le candidat socialiste a rappelé que cette réforme ne concernerait pas les salariés des très petites entreprises. Quant au retour aux droits de successions, François Hollande n’a jamais prévu de taxer les petites successions mais seulement de mettre un terme au système absurde confortant les inégalités de naissance, élaboré par Nicolas Sarkozy qui conduit à exonérer d’impôt 96% des successions pour un coût évalué sur la mandature pour l’État à 11,9 milliards d’euros, ce qui fut là le premier des privilèges accordés aux très grosses fortunes.

La réalité, c’est que Nicolas Sarkozy a passé l’ensemble de son quinquennat à asphyxier les classes moyennes et populaires pour financer les largesses fiscales octroyées aux plus favorisés. 45 taxes créées et augmentées portant notamment sur la consommation et pour finir une hausse successive du taux réduit de TVA de 5,5% à 7% et une augmentation programmée du taux général de 19,6% à 21,2% qui signifiera une perte de 13 milliards d’euros de pouvoir d’achat pour l’ensemble des Français. Aucun exercice de dénaturation du programme de son adversaire ne viendra effacer ce triste bilan. A presque 15 jours du scrutin, Nicolas Sarkozy pourrait changer de disque rayé. »

En campagne, Questions de société

« Tous les Français n’habitent pas à l’adresse indiquée. »

7 commentaires 06 avril 2012

En réaction à la lettre de Nicolas Sarkozy au peuple français, mais aussi à l’occasion de la série de déplacements de François Hollande dans des quartiers populaires de toute la France, ce matin à la rencontre des habitants de Vaulx-en-Velin dans le Rhône, mais aussi à Creil, Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois, Aubervilliers et Les Ulis, je publie une tribune pour libération.fr sur le sujet, en voici le texte:

« Les habitants des quartiers délaissés en périphérie des grandes agglomérations urbaines, plus communément appelés «banlieues» ou «zones sensibles», qui sont aussi pour une immense majorité d’entre eux des citoyens français ne font visiblement pas partie des destinataires de la lettre de Nicolas Sarkozy.

Il se trouve pourtant que dans ces quartiers, encore desservis par la Poste malgré l’état des boîtes aux lettres, le taux de chômage est plus de deux fois supérieur à la moyenne, que le chômage des jeunes dépasse 40%, et que le pourcentage des ménages pauvres est deux fois plus élevé qu’ailleurs, ainsi que le taux d’illettrisme.

Il se trouve aussi que le niveau d’insécurité dans ces quartiers est plus important que sur le reste du territoire avec, par exemple, un taux d’atteintes aux personnes supérieur de près de 6% par rapport à l’ensemble des zones urbaines en France, et qu’il y a deux fois moins de médecins, à titre de comparaison, en Seine-Saint-Denis que dans l’Hérault.

Il n’y a pas de fatalité à cela: depuis 5 ans, la politique de la ville a été le parent pauvre de la politique du gouvernement avec un budget divisé par deux depuis 2008, strictement aucune réforme des politiques publiques prioritaires par la redéfinition des périmètres territoriaux, et le désengagement massif de l’Etat auprès des associations d’éducation populaire de proximité.

Il n’y a pas de fatalité non plus, à ce qu’au terme d’un mandat présidentiel, on semble avoir renoncé à une part du peuple français, à une part du territoire national et aux valeurs de cohésion sociale, d’unité nationale et de solidarité territoriale : cette part de la France d’aujourd’hui a bien compris qu’elle n’avait rien à attendre du Président sortant depuis le «Kärcher», depuis Villiers-Le-Bel en 2007 et Grenoble à l’été 2010, depuis le débat sur l’identité nationale et la stigmatisation des populations d’origines étrangères, des jeunes de banlieues, et des assistés…  Chacun a pris la mesure de ce qui a été abandonné, gâché, dilapidé comme part de notre capacité collective à affronter l’avenir.

Et Nicolas Sarkozy qui ose écrire aux Français, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, que «c’est en donnant uniquement des droits aux uns et exclusivement des devoirs aux autres, que l’on dresse les Français les uns contre les autres. C’est en justifiant la délinquance par la pauvreté et les difficultés de l’intégration que l’on crée des amalgames entre pauvreté, immigration et délinquance» ? Le tout, avant d’écrire quelques lignes plus bas, qu’«un enfant qui vient d’arriver sur le territoire a besoin de beaucoup plus d’attention de la part de ses maîtres qu’un enfant d’une famille installée depuis longtemps en France». et que pour y faire face… «Il faut réduire de moitié les flux actuels d’immigration dans notre pays.»

C’est une honte !

Crise économique, crise sociale, crise sociétale : notre pays doit en effet se redresser après avoir été ébranlé par les dérèglements mondiaux et par une politique qui s’est révélée aussi injuste qu’inefficace. Et pourtant, un défi semble s’imposer parmi tous les autres pour retrouver un élan national à la hauteur du défi qui est devant nous, c’est la lutte contre les inégalités: inégalités sociales, inégalité dans la recherche d’emploi, inégalité dans l’accès au logement, inégalité face aux soins… des inégalités toujours plus intenses qui se sont incroyablement creusées durant le dernier quinquennat.

Quand comprendra-t-il, lui et sa famille politique, qu’il ne s’agit pas de commisération, de compassion, de charité ou d’assistanat mais d’un investissement nécessaire en direction de la population la plus jeune, la plus dynamique, la plus capable de travailler à la construction de l’avenir de la France ? Il y a dans les banlieues un formidable capital humain inexploité, inexploré, rejeté et stigmatisé par un gouvernement qui n’a pas compris, qui n’a pas aimé pas ces territoires, et qui, sans aucun doute, n’a pas pris la mesure de ce qu’est la France du 21e siècle.

C’est la raison pour laquelle après dix années d’une politique de mépris à l’égard des banlieues et de ses habitants, il est grand temps d’entrer dans une nouvelle ère fondée sur le dialogue, le respect, la considération, autrement dit, les principes élémentaires de l’unité républicaine. La République doit être partout, et pour tous, équilibrée, juste et équitable. Il faut y rétablir le premier des droits, la sécurité avec le retour de la police de proximité dont la suppression fut une faute grave de Nicolas Sarkozy.

Aucune politique ne peut être envisagée si elle ne s’inscrit pas dans un projet ambitieux pour notre jeunesse des quartiers. Et c’est pourquoi il sera déterminant d’engager en priorité la réforme de l’éducation nationale. Nous savons que là où l’école publique s’est dégradée, la république s’est retirée. Nous connaissons le quotidien de ces professeurs insuffisamment formés, confrontés à ces missions qu’ils ne sont pas en mesure d’assumer et qui sont in fine contraints d’abdiquer. Nous devons prendre la mesure de ces parents menacés de sécession sociale et qui font tout leur possible pour éduquer dignement leurs enfants. François Hollande a fait le choix courageux de concentrer en priorité les 60 000 postes dans l’éducation nationale sur les écoles des quartiers populaires. C’est là que les besoins sont les plus sensibles, c’est là que l’aspiration à l’égalité est la plus forte. Le renforcement de l’Ecole de la République est la condition de l’égalité. Mais il s’agit également de soutenir ces parents avec toute notre détermination, et c’est pourquoi un réseau d’entraide aux parents isolés devra être introduit et qu’une école à cet effet leur sera consacrée.

La seconde priorité est l’emploi. Il n’y a pas de reconnaissance sociale, pas davantage d’épanouissement individuel, ni d’élévation collective s’il n’y a pas d’emploi. Nicolas Sarkozy voit dans le chômage massif de ces quartiers une concentration d’assistés: nous y voyons un réservoir de talents qui ne demandent qu’à s’exprimer. L’urgence est de les raccompagner vers l’emploi sous toutes ses formes, et les 150 000 emplois d’avenir sont prévus pour ça. Il faudra que les tempéraments les plus ambitieux puissent être suffisamment appuyés c’est ainsi qu’une filiale de la banque publique d’investissement sera mobilisée au soutien de leurs initiatives. Il s’agira enfin, et c’est la moindre des choses, de permettre aux femmes et aux hommes de ces territoires, en quête de travail, de participer à la modernisation de leurs quartiers. Ils devront être pleinement associés et même embauchés dans les projets que l’Etat et les collectivités territoriales viendront entreprendre. François Hollande exigera que soit ajoutée au sein des contrats publics destinés à une activité dans les quartiers populaires, une clause d’insertion qui permette à leurs habitants d’en être les premiers bénéficiaires.

L’ultime défi, c’est la lutte contre les discriminations. Il n’est plus tolérable, qu’en fonction des origines, de la religion, du lieu de vie, des millions de Françaises et de Français soient toujours victimes de cette forme d’injustice particulièrement odieuse. Tout doit être mis en œuvre pour que la société des préjugés recule au profit de celle de l’égalité.

La mixité sociale reste la meilleure réponse pour faire face à ce processus de ghettoïsation en cours d’accélération. François Hollande a pris un engagement clair en faveur de la mixité dans le logement en proposant une réforme de la loi Solidarité et Renouvellement Urbains qui prévoit de rehausser de 20 à 25% l’objectif de logements sociaux, avec des sanctions multipliées par cinq lorsque la loi de la République ne sera pas respectée par les communes.

François Hollande souhaite poser un nouvel acte en faveur des banlieues. Elles ne peuvent plus être le lieu du ban, le lieu de la désespérance, le lieu où toutes les inégalités sont autorisées. Cela exigera des moyens ; nous avons pris la décision d’y consacrer nos efforts, guidés que nous sommes, par nos convictions les plus profondes. Donner plus à ceux qui ont moins, tel sera toujours la mission et la fierté des socialistes, mais aussi des Républicains sincères, comme de tous les progressistes honnêtes. »

François Hollande à Vaulx-en-Velin: soyons nombreux!

En campagne

François Hollande à Vaulx-en-Velin: soyons nombreux!

2 commentaires 05 avril 2012

François HOLLANDE sera à Vaulx-en-Velin vendredi 6 avril au matin pour débuter 48h sur la thématique des quartiers populaires.
Un grand rassemblement en plein air se tiendra à 12h30 au Jardin de la Paix et des Libertés, rue Condorcet, en centre Ville de Vaulx en Velin.

François Hollande sera à Vaulx-en-Velin ce vendredi 6 avril: un grand rassemblement en plein air est prévu à 12h30 au Jardin de la Paix et des Libertés, rue Condorcet, en centre Ville de Vaulx en Velin.

Pour venir en transports en commun :  Bus C3 / C8 Arrêt “Hôtel de ville-Campus”.

Venez nombreux!

En campagne, Presse

Les commentaires, ça suffit ! Des engagements, Monsieur Copé !

12 commentaires 04 avril 2012

fh

COMMUNIQUE DE PRESSE

Najat VALLAUD-BELKACEM, Porte-parole de François Hollande

Depuis le mois de janvier dernier, François Hollande propose, s’engage, chiffre ses mesures et annonce ses priorités en allant au devant du jugement des électeurs. Après le projet, nous présentons une feuille de route des premières réformes à mener. Les Français savent ce que nous allons faire, comment, et quand.

Le président sortant, lui, fait mine d’ignorer la campagne en se réfugiant dans le commentaire permanent et la réaction perpétuelle au gré de l’actualité et des fluctuations de l’opinion.

Jean-François Copé vient de le confirmer : avec François Hollande, la vérité est sur la table, il n’y pas de dissimulation. Merci à lui de le reconnaître enfin.

Ce qui est irresponsable, c’est de solliciter le suffrage des Français dans moins de 20 jours, sans avoir pris le moindre engagement programmatique.

Au lieu de meubler la campagne de vos commentaires stériles pour faire oublier le silence assourdissant de votre candidat, proposez, Monsieur Copé ! Les Français ont le droit de savoir ce que vous comptez faire pour leur redonner confiance en l’action publique dans les domaines de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la croissance, de réduction des inégalités sociales.

L’arrogance, la condescendance et le dédain de celui qui a échoué envers ceux qui, eux, osent proposer le changement et l’espoir d’une autre politique, n’y suffiront pas.

En campagne, Presse

Le Monde Magazine: cinq paragraphes dans « M ».

3 commentaires 03 avril 2012

Ce week-end, le Monde Magazine « M » me consacrait une page de présentation en quelques mots… à découvrir ici en téléchargement (PDF)…

mondemagazine

 Raison de plus!
 Réagissez!
 A lire!

© 2012 Najat Vallaud-Belkacem.