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Campagne de sensibilisation au risque d’exclusion des jeunes victimes d’homophobie

3 commentaires 05 décembre 2011

Voici le visuel de la campagne nationale de sensibilisation au risque d’exclusion des jeunes victimes d’homophobie de l’Association Rimbaud à qui je souhaite le plus grand succès.

L’Association Rimbaud est une association lyonnaise de lutte contre l’homophobie et qui propose de l’accueil, de l’écoute et de l’accompagnement pour les 15-25 ans en questionnement ou en rupture familiale du fait de cette homophobie. C’est une association qui a bénéficié du soutien de la Ville de Lyon via le dispositif PRODIJ et qui a été invitée ces deux dernières années à participer à notre événement « 18 ans à Lyon ».

Pour plus d’informations sur cette association : Association Rimbaud

Et le Communiqué de presse de cette affiche, repris par le site de Lyon Campus : Campagne de l\’Association Rimbaud

Si vous aimez et soutenez, n’hésitez pas à partager cette affiche !

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Ma ville, mon canton

Lyon… Génération citoyenne!

9 commentaires 21 novembre 2011

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Je reviens en quelques lignes, et avec quelques photographies, sur le très beau succès de « 18 ans à Lyon » ce week-end: merci à tous les jeunes majeurs qui sont venus à notre rencontre à l’Hôtel de Ville, un grand merci aussi aux 40 associations présentes tout au long de l’après-midi pour les informer et les sensibiliser sur les tous les sujets qui les concernent désormais, en tant que citoyens à part entière, dans la ville et dans la République.

Mention spéciale aux jeunes lauréats des Trophées de l’engagement : je vous donne à lire l’article que le Progrès leur a consacré dans son édition de dimanche.

Un grand bravo aussi à la centaine de jeunes majeurs qui ont parfois attendu très longtemps pour donner leur sang, pour la première fois de leur vie, et qui ont ainsi donné la plus belle preuve de leur détermination à devenir des citoyens actifs, conscients, généreux, engagés, responsables et solidaires.

Admiration, fierté, espérance et enthousiasme: voilà ce que j’ai ressenti à échanger samedi avec cette génération citoyenne si diverse, et surtout si éloignée des clichés et préjugés qui pèsent encore trop souvent sur ses épaules.

Nous avons ensuite terminé cette belle journée par une magnifique soirée de spectacles pour fêter les cinq ans du dispositif d’aide aux projets jeunes PRODIJ dans une salle Victor Hugo bondée: le public est en effet venu très nombreux pour découvrir sur scène ces jeunes talents lyonnais que nous avons soutenu dès leurs débuts. J’y reviendrai en images dans un prochain billet.

Merci à Bachir Ghazi pour les photos ! (Tous droits réservés)

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Ma ville, mon canton

La 3e édition de « 18 ans à Lyon », c’est demain samedi!

Pas de commentaire 18 novembre 2011

« 18 ans à Lyon », qu’est-ce que c’est ? C’est le grand rendez-vous annuels des jeunes Lyonnais devenus majeurs, avec toujours plus d’associations, d’animations, de nouveautés et de services à portée de main. C’est toute une ville qui se met au service de ses nouveaux citoyens pour les informer, les accompagner et les aider dans la réalisation d’un projet qui leur tient à cœur, et les encourager à s’engager ensemble dans des actions innovantes.

J’ai voulu que ce soit une véritable cérémonie d’entrée dans la vie citoyenne, dans un format adapté à ce que sont les jeunes d’aujourd’hui, fidèle aux valeurs et à l’esprit de la République, pour que toutes et tous s’y reconnaissent et s’y impliquent !

Des surprises, de très nombreux lots à gagner, des animations aussi informatives que ludiques, voilà ce que tous les jeunes de 16 à 25 qui se posent des questions sur leur citoyenneté à la majorité trouveront l’après-midi de samedi dans les salons de l’Hôtel de Ville, exceptionnellement ouvert à tous pour l’occasion.

Autour de thématiques comme la citoyenneté, le développement durable, la solidarité internationale et bien d’autres, la formule 2011 de cet événement réserve de belles surprises imaginées par une équipe de jeunes Lyonnais issus des bourses PRODIJ (Programme Lyonnais de Développement des Initiatives Jeunes) à laquelle j’ai confié le concept de cette année pour qu’elle ressemble à la nouvelle génération, et réponde à toutes ses attentes.

J’ai fait le choix de l’audace parce que notre jeunesse est active, talentueuse, entreprenante et pleine de créativité.

Toutes les informations et l’actualité de « 18 ans à Lyon » sur la page Facebook, sur Twitter et sur cette page dédiée à l’événement: http://18ansalyon.tumblr.com

Vous en apprendrez plus sur la programmation de la journée, et profiterez également des « bon plans » jeunesse ! Alors n’hésitez plus, visitez régulièrement la « fan page », invitez vos amis et venez nombreux ce 19 novembre de 14h à 17h à l’Hôtel de Ville pour que nous fêtions ensemble votre entrée dans la vie citoyenne.

Priorité à la jeunesse: de la parole aux actes.

Ma ville, mon canton

Priorité à la jeunesse: de la parole aux actes.

3 commentaires 14 novembre 2011

Les 3 jours de Convention Nationale des MJC de France qui viennent de se dérouler à Lyon avec plus de 1 300 jeunes réunis à l’Hôtel de Ville ont été réussite totale: bravo et merci à tous les organisateurs et participants qui ont contribué à ce grand moment de débats, d’échanges et de propositions. Les responsables associatifs de l’éducation populaire ont montré une nouvelle fois à quel point ils sont des femmes et des hommes engagés, passionnés, dans l’action comme dans la réflexion, le tout avec un très grand professionnalisme, et un sens très fort de la convivialité.

Je vous donne à lire ci-dessous le discours que j’ai prononcé pour l’ouverture de la Convention, et je vous donne à voir quelques photos de l’événement.

Ouverture de la Convention Nationale des MJC de France

Hôtel de Ville – Salon Justin Godart

Samedi 12 novembre 2011 à 9h30.

Monsieur le Président de la Confédération des MJC de France, Cher Frédéric,

Monsieur le Président du Comté Local des MJC de Lyon, Cher Luc,

Madame la Vice-Présidente de la Région Rhône-Alpes déléguée à la démocratie participative, à la Vie associative et à l’Education Populaire, Chère Lela,

Madame la Conseillère Régionale déléguée à la Jeunesse, Chère Sarah

Mesdames et Messieurs les Présidents, Directeurs, Animateurs et Adhérents des MJC,

Mesdames et Messieurs les représentants des associations,

Mesdames et Messieurs les Elus,

Chers Amis,

Je suis très heureuse, très enthousiaste, et finalement très fière de vous accueillir ici ce matin dans cet Hôtel de Ville de Lyon pour l’ouverture d’une Convention que nous attendions tous, je crois, avec beaucoup d’impatience.

Enthousiasme et impatience, parce que c’est évidemment un moment très important de la vie de la Confédération, un moment très important pour chacune des associations, chacune des MJC du réseau, et chacun d’entre vous qui consacrez tant d’énergie, de générosité, de temps, de professionnalisme et de compétence à faire vivre et à développer vos maisons partout en France.

Enthousiasme et impatience, de mon côté, comme du côté des MJC Lyonnaises, parce que votre venue ici pour ces trois jours de dialogue, de travail, de réflexion, d’échanges et de propositions est une très belle reconnaissance de ce que nous faisons ensemble sur ce territoire, qui est à la fois le berceau historique des MJC de France avec la République des Jeunes, mais aussi une ville dans laquelle nous avons patiemment construit, un peu contre les vents mauvais de la crise et de l’argent roi, un partenariat solide et durable qui montre la force et la valeur de l’esprit associatif, de l’éducation populaire et de la participation citoyenne pour construire l’avenir.

Enthousiasme et impatience, enfin, parce que nous traversons une crise de société très profonde qui touche prioritairement la jeunesse de France et que nous avons, entre nos mains, des solutions à proposer pour en sortir. En sortir vite, parce que le temps presse.

Nous avons en nous l’optimisme, la confiance en nos valeurs et l’ardeur à la tâche qu’il faut pour y arriver.

Mais nous avons aussi en nous l’inquiétude, et sans doute plus que d’autres, la conscience de la gravité de la situation pour les jeunes générations, pour nos concitoyens des classes moyennes et populaires, pour l’avenir d’une démocratie bien malade qui manque de confiance, de participation, de citoyenneté, de mixité, de solidarité, de cohésion, d’ouverture au monde et qui risque, à tout instant, de renoncer à elle-même. En s’abstenant, en cédant à la crainte et à la peur de l’avenir, en se jetant dans les bras du populisme, du nihilisme, du nationalisme étroit, et des extrémismes de toutes sortes.

Tout, dans ce qui fonde le mouvement des MJC ; TOUT dans ce qui l’anime aujourd’hui s’oppose et résiste à cette pente déclinante, à cette régression, à cet abandon d’un idéal de progrès pour tous. TOUT, dans ce qui nous réunit aujourd’hui, est porteur d’espoir.

Car vous êtes forts d’un héritage puissant, ancré au cœur de la promesse républicaine ; un héritage qui s’appuie sur des valeurs fortes, et qui constitue depuis des décennies l’un des piliers les plus importants de cohésion, d’intégration et d’équilibre pour nos territoires.

Dans le contexte que nous connaissons, il y a au moins trois bonnes raisons de penser que les grandes associations d’éducation populaire seront entendues et seront amenées à jouer, demain, un rôle de la première importance.

Premièrement, la crise économique, sociale et écologique profonde que nous traversons nous oblige à penser et admettre que le monde ne peut rester en l’état, et qu’il est urgent que les hommes reprennent collectivement leur destin en main. C’est ce que vous défendez avec la participation active des citoyens à la vie sociale, dans toutes ses dimensions, et notamment culturelles. C’est ce que vous défendez en rappelant la primauté de l’humain, et la perspective d’un progrès pour tous.

Deuxièmement, nous connaissons depuis quelques années une telle aggravation des inégalités de toutes sortes qu’elles en viennent à menacer très sérieusement l’unité et la cohésion du pays, et que nous allons devoir renouer avec les sources profondes de l’idéal républicain pour recoller les morceaux, retisser les fils qui font le vivre ensemble. C’est ce que vous défendez avec force en imposant la laïcité comme le socle intangible de votre projet associatif, qui est aussi, en ce sens, un projet politique (non partisan, bien entendu), une vision de la société (engagée, pour le coup).

Troisièmement, la démocratie de délégation et de représentation connaît une crise si grave de confiance et de légitimité, et notamment chez les jeunes, que les idées du Front National, pour identifier les choses sans fausse pudeur, ne cessent de progresser et de prospérer très au-delà de ses frontières traditionnelles pour conquérir des esprits jusqu’ici attachés à la modération et aux vraies valeurs de la République. C’est un combat que tous les démocrates et les républicains sincères doivent mener ensemble : vous y contribuez sur le fond en faisant de l’éducation la base de toute émancipation individuelle, la condition sine qua non de tout esprit critique, de toute liberté, et donc de toute citoyenneté.

Une ambition que les élus d’une ville comme Lyon ne peuvent que partager, et donc soutenir de toutes leurs forces.

C’est dans cet esprit que nous avons réfléchi et travaillé ensemble pour maintenir, approfondir et développer le partenariat entre la Ville et chacune des 12 MJC de Lyon, la Fédération Régionale, et le Comité Local des MJC de Lyon, une exception institutionnelle dont nous sommes très fiers.

Ensemble, dans une compréhension mutuelle et un climat de confiance assez rare, je crois, nous avons voulu travailler ensemble à un certain nombre de priorités : la qualité et la densité des liens sociaux entre les habitants, la mixité, la rencontre, le brassage entre les classes d’âges et les catégories de population ; l’accès pour tous aux loisirs, à l’éducation, aux sports, aux pratiques culturelles ; l’éveil et la formation des nouvelles générations à une conscience citoyenne ; l’action menée en faveur des quartiers prioritaires au titre du contrat urbain de cohésion sociale ;  la prévention de la délinquance, et l’insertion socio-économique des jeunes.

Travailler à cela tous les jours, au cas par cas, avec constance et détermination comme vous le faites dans chacune de vos maisons, sur chacun de vos territoires ne fait pas forcément la une des journaux tous les jours, mais nous savons, vous et nous, à quel point c’est essentiel.

Je le dis, parce que c’est crucial de le faire mais c’est aussi très important de le faire savoir. Parce que dans leur humilité, pour ne pas dire leur modestie, les MJC et plus largement les associations, et plus largement encore, les acteurs de l’économie sociale et solidaire prennent un risque : le risque que les pouvoirs publics sous-estiment leur importance, et les sacrifie, à leur tour, au nom de l’austérité et de la rigueur.

Lyon n’a pas fait ce choix, et nous nous en félicitons tous les jours car, ailleurs, on a parfois voulu économiser sur l’essentiel, et c’est tout un pan de l’action publique qui s’est fissuré, sinon écroulé. Que cette tribune serve aussi à tirer la sonnette d’alarme, et à donner de la voix dans le débat public, dans le débat politique.

Pour ma part, forte de l’expérience quotidienne de ces années de travail à vos côtés, je crois plus profondément que jamais aux vertus propres à la vie associative pour faire du développement social local, et c’est pourquoi je me suis engagée dans ce mandat municipal pour élaborer un système conventionnel qui tienne l’équilibre dans la durée, dans le respect de l’intérêt général.

Un équilibre entre l’importance des missions qui sont menées, l’intérêt qu’elles représentent pour les Lyonnais, et les moyens que la collectivité publique peut y consacrer.

Un équilibre qui est un défi loin d’être seulement lyonnais.

Personne, aujourd’hui, ne peut s’exonérer d’une réflexion sur l’avenir et la place de ces associations d’éducation populaire dans la société.

C’est dans cet esprit, d’ailleurs, que nous avions organisé ici même, en mars 2009, une grande Journée d’études, d’ateliers et débats, à l’occasion du 60e anniversaire des MJC en France ; une initiative qui n’est peut-être pas pour rien dans votre choix d’organiser ici cette Convention.

Le retour sur soi, sur sa propre histoire et sur les valeurs qui sont à l’origine de ce que nous sommes est souvent un détour utile pour mieux envisager l’avenir et inventer autre chose lorsque la crise est là, et que nous avons un besoin urgent d’idées nouvelles, de projets nouveaux, à l’échelle d’une société tout entière.

C’est pourquoi je veux terminer mon propos en m’adressant directement à vous les jeunes qui êtes-là, avec ses mots d’André Philip, le fondateur des MJC à Lyon, que son petit-fils Thierry Philip qui est aujourd’hui Maire du 3e arrondissement de Lyon m’a demandé de vous transmettre aujourd’hui :

« La culture est essentiellement un éveil, surtout un art de vivre la vie de tous les jours, dans toutes ses dimensions. Une prise de conscience et des responsabilités afin de se mettre en état de comprendre et d’agir. »

C’est pour faire vivre cette culture, cette société et cette vision de la vie que nous sommes ici : pour vous donner à vous et à toute votre génération tous les moyens de comprendre et d’agir, par vous-mêmes.

Je vous remercie.

Ma ville, mon canton

Toute la jeunesse de France est à Lyon pendant trois jours !

1 commentaire 09 novembre 2011

Le compte à rebours est enclenché pour un grand et bel événement auquel je travaille depuis de nombreux mois avec les associations: ce week-end nous acceuillons à Lyon, pendant trois jours, plus de 1 300 jeunes de tout le pays pour la Convention Nationale des MJC de France.

Cette manifestation qui se tient tous les trois ans mais qui est une première à Lyon est le grand rendez-vous de toutes les fédérations régionales pour partager ensemble leurs actions de terrain, et faire de la prospective sur la place des MJC dans la société.

Le thème retenu pour cette édition 2011 est l’engagement des jeunes, une valeur fondamentale de l’éducation populaire, comme de mon engagement en politique.

Dès vendredi les jeunes seront dans les MJC de Lyon et de l’agglomération pour une soirée de concerts de rock, spectacles de slam et hip hop, cirque, représentations théâtrales…

Samedi matin, nous nous retrouvons à l’Hôtel de Ville pour une journée de travail consacrée aux ateliers et débats, et dimanche au nouveau siège de la région Rhône-Alpes à Confluence pour une séance de clôture où les jeunes présenteront une série de propositions.

C’est évidemment un moment très important pour moi car la jeunesse, comme l’avenir du secteur associatif sont deux sujets essentiels dans le moment de crise que traverse la société française : il est décisif que les jeunes comme les responsables associatifs prennent la parole, travaillent et proposent des solutions, eux-mêmes, dans un dialogue avec les élus et les responsables politiques. C’est pour cela que nous organisons aussi, le samedi suivant, le 19 novembre, « 18 ans à Lyon », mais j’y reviendrai plus longuement dans les prochains jours.

C’est d’autant plus important à mes yeux que Lyon est la capitale historique et le berceau des MJC en France avec la création de la « République des Jeunes » dont nous avions fêté le 60e anniversaire en 2009 : c’est ici que le réseau a vu le jour après la seconde guerre mondiale sous l’impulsion d’André Philip. Leur choix de venir ici à Lyon à la veille d’une élection présidentielle montre que c’est aussi la ville où s’invente leur futur, où s’invente aussi un modèle de vivre-ensemble fait de mixité et de cohésion sociale.

C’est une très belle reconnaissance de ce que nous faisons à Lyon en matière de politique associative dans les domaines cruciaux de la jeunesse: son éducation, son épanouissement, sa citoyenneté et son engagement dans la société . C’est le signe aussi que notre engagement auprès des acteurs de l’éducation populaire a désormais valeur de référence à l’échelle du territoire national.

L’éducation populaire, je le rappelle, est un secteur qui concerne au total 500 000 associations, 20 millions de personnes, 6 millions de bénévoles et près de 680 000 salariés.

C’est dire l’importance des enjeux que nous évoquerons ce week-end avec les bénévoles, les professionnels, les élus et le jeunes qui feront les MJC, mais aussi la société de demain.

Pour aller plus loin, je vous invite à consulter le site dédié à la convention : http://www.convention2011-cmjcf.fr

Billet edito

« Ségolène Royal trace depuis des années l’avenir de la gauche »

4 commentaires 07 octobre 2011


Les 9 et 16 octobre, les citoyens qui adhèrent aux valeurs de gauche voteront, pour des idées bien sûr, mais également pour une personnalité. Or,les idées, comme les personnalités, s’inscrivent dans une durée que le jeu médiatique occulte. Tout se passe aujourd’hui comme si le débat public avançait sans passé ni mémoire. Faute de creuser le passé, même récent, les médias se contentent ainsi trop souvent de constater. Constater que les candidats convergent ou constater que leurs programmes se ressemblent, alors qu’il faudrait étudier de plus près l’évolution de leurs propositions pour ainsi évaluer la permanence de leurs convictions et la réalité de leurs différences.

Au cours de ces dernières années, Ségolène Royal a constamment tracé l’avenir de la gauche: pionnière, elle a proposé des solutions ambitieuses, les a défendues courageusement, avant de les voir reprises des mois ou des années plus tard, et dans l’indifférence des commentateurs, par ses camarades du Parti Socialiste. La croissance verte, qui a été un véritable cheval de bataille pour elle dès les années 90 et particulièrement depuis 2006, figure aujourd’hui en bonne place dans les programmes des candidats. La sortie du nucléaire aussi, de façon plus ou moins claire. Sauf que, Ségolène Royal, elle, n’a pas attendu Fukushima pour la défendre. La fermeté face à l’insécurité qui lui a attiré tant de critiques en 2006. L’ouverture du parti socialiste sur la société, la démocratie participative. Les solutions radicales contre la crise financière qu’elle avançait dès 2008. La priorité fiscale aux entreprises qui investissent, la création d’un gouvernement de la zone euro, la réforme bancaire, le conditionnement des aides aux entreprises… autant de sujet qui feraient « consensus » aujourd’hui si l’on en croit les éditorialistes. Dormez tranquille bonnes gens !

Il y a plus étonnant encore : les idées de Ségolène Royal inspirent même au-delà de la gauche. Nicolas Sarkozy, à bout de souffle au terme d’un mandat marqué par l’injustice et l’inefficacité, recours à l’encadrement militaire des délinquants et la banque publique d’investissement pour venir en aide aux PME ; deux solutions majeures de Ségolène Royal datant de 2007 et 2008. Toujours dans le silence et l’indifférence des commentateurs.

Si Ségolène Royal est « en avant », si elle propose des idées et que les autres se les approprient, il y a de quoi se réjouir, bien sûr. C’est la preuve que les idées innovantes font leur chemin. Mais dans le cas des primaires socialistes, ne pas relever ces appropriations, c’est brouiller les lignes du débat. Prisonniers d’une vision statique des programmes, les journalistes passent à coté de l’information essentielle, celle qui pourtant intéresse le plus les électeurs : où est le mouvement et où est l’immobilisme, où sont les belles paroles et où sont les réalisations, où est la conviction et où est l’opportunisme.

Guillaume Garot et Najat Vallaud-Belkacem

Portes parole

La politique associative: la presse lyonnaise en parle.

Presse

La politique associative: la presse lyonnaise en parle.

Pas de commentaire 22 juillet 2011

Je vous avais annoncé que j’accueillais les MJC et les Centres Sociaux de Lyon dans les salons de l’Hôtel de Ville de Lyon pour signer une nouvelle convention. Je vous laisse en trouver le compte-rendu rédigé par le site Lyon-Info que vous pouvez trouver ici : Article sur le site Lyon Info

Respect, reconnaissance et ronds pour les MJC


Plus d’argent, de la reconnaissance et plus de dialogue. Voici le résumé de la convention pluriannuelle signée, le 6 juillet, entre la Ville de Lyon et les MJC et centres sociaux. Une convention jugée « exemplaire » et « respectueuse » des missions et des projets associatifs.

« Cette convention scelle un nouveau partenariat », déclare Najat Vallaud-Belkacem, l’adjointe en charge de la vie associative. Les représentants des différentes MJC et centres sociaux de Lyon sont venus en nombre, le 6 juillet, à l’Hôtel de Ville, pour officialiser une convention rédigée collectivement et qui court jusqu’en 2014.

Plus de moyens financiers

Les 16 centres sociaux et 12 MJC de Lyon se partagent un budget annuel de 17 millions d’euros. 8 millions proviennent de la Ville, dont 5 millions d’euros payés au titre des frais de fonctionnement des associations. Nouveauté : 80% des subventions municipales seront désormais versés dès le mois de janvier, le solde en juin. « Le but est de simplifier les procédures administratives entre la Ville et ces associations et de garantir la pérennité de leurs interventions », explique la Mairie. La convention prévoit également une revalorisation des subventions de 2% tous les ans.

« Elle marque un vrai respect du projet associatif des MJC », se félicite Sylviane André, directrice de la MJC de Monplaisir. « On note une réelle prise en compte financière de la part de la mairie tout en responsabilisant les associations », renchérit Frédéric Prell, président de la Fédération régionale des MJC.

Reconnaissance de leur rôle social

Les 28 structures sont fréquentées par 40 000 Lyonnais, soit 10% de la population. « Ces centres remplissent des missions essentielles », souligne Najat Belkacem. « Ils permettent aux individus aux ressources faibles d’accéder à la culture ou de créer des liens sociaux. »

Outre l’aspect financier, la convention vise aussi à raffermir le lien entre la Ville et ces associations. « Depuis l’année dernière, un vrai dialogue s’est installé. On a échangé autour de nombreuses thématiques. Il y a eu un vrai respect du projet associatif des MJC », se félicite Sylviane André. Ces rencontres se poursuivent au rythme de deux par an : avant le lancement de la saison d’activités et à mi-saison pour faire un point sur la gestion de la comptabilité et des activités.

Une convention qui représente une marque de confiance envers ces structures. Des institutions qui participent à l’éducation populaire en permettant à tous d’accéder aux loisirs, à la culture, de faire des rencontres et des projets. « Les belles aventures humaines naissent dans les MJC », affirme Najat Vallaud-Belkacem.

Photo : Tous droits réservés © Natacha Verpillot

Publié le : mardi 12 juillet 2011, par Natacha Verpillot

Intervention sur les politiques Jeunesse à « Un Havre contre le Racisme » de la LICRA

Questions de société

Intervention sur les politiques Jeunesse à « Un Havre contre le Racisme » de la LICRA

Pas de commentaire 02 juillet 2011

Au Havre ce samedi, à l’invitation de la LICRA, j’interviendrai sur les politiques jeunesse aux côtés de Didier Wampas et Francis Lalane, artistes, Olivier Toche, Directeur de l’Injep, et Nicolas Rouly, Vice-Président du Conseil Général de Seine-Maritime.

Retrouvez l’intégralité du programme de cette première Université d’été  de la LICRA au Havre, les 1er, 2 et 3 juillet 2011 ici : Programme Universités de la LICRA au Havre

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Ils ont quitté la Puerta del sol…

Billet edito

Ils ont quitté la Puerta del sol…

3 commentaires 14 juin 2011

Les Indignados sont à la politique ce que les ovni sont à l’aviation… On peut les ignorer mais pourtant ils volent !

Depuis plusieurs années maintenant, nous sommes quelques uns à dénoncer notre préférence systématique pour le présent et le caractère demiurgique de nos politiques publiques, qui sacrifient une jeunesse désormais convaincue qu’elle vivra moins bien que ses parents.

Printemps arabe, Indignados espagnols, jeunesse grecque et French Revolution : malgré les évidentes différences d’aspirations premières et de contexte, la parenté est patente.

C’est un mouvement fascinant, et en même temps étrange, qui a vu une jeunesse arabe se soulever, reprendre son destin en main en exigeant la démocratie qu’elle voit depuis des années de l’autre côté de la Méditerranée. Une sorte d’aspiration « à être comme vous ».  Un élan et un souffle qui a servi paradoxalement d’exemple et donné aux jeunesses européennes le courage de se dire : il n’y a pas de fatalité à ce que la société ne nous entende pas.

C’est l’exemple qui prend sur l’exemple, créant une solidarité et une fièvre qui balayent d’un revers de main des frontières que les dirigeants politiques veulent à tout prix renforcer chaque jour. C’est dans ces instants, ces mouvements citoyens inattendus et indomptables, que l’on sent et l’on vibre à l’idée que l’on arrive à un tournant de l’histoire, de l’histoire avec un grand H.

Et pourtant qu’y a-t-il de commun entre les Révolutions Arabes, la Spanish Revolucion et la French Revolution ?

A première vue, si le printemps arabe se rassemble derrière de grandes idées fédératrices, la liberté et la démocratie, les interviews des indignés ont pu donner l’impression d’une dispersion des objectifs, vouant a priori le mouvement à l’échec.

Il n’en est rien. Si par essence même, un mouvement spontané et citoyen n’a pas les éléments de langage policés qu’affectionnent politiques et journalistes, il en reste pas moins que ce qui les unit tous est le diagnostic d’une crise grave et profonde de la société actuelle et de son fonctionnement : pour les premiers, l’objectif est de marcher vers la démocratie, pour les autres, le but est d’achever une démocratie dans laquelle ils ne trouvent pas leur place.

Ceux qui seraient tenté de hiérarchiser la difficulté des deux revendications auraient tort : Bien sûr la violence de la répression insupportable et les conditions sociales tragiques ont marqué le printemps arabe comme nous espérons qu’elles ne marqueront plus jamais nos mouvements européens, c’est évident ! Mais changer et faire bouger un système a priori souple, mou et policé où chaque fois que l’on ne rentre pas dans la norme prévue et que l’on hausse le ton, on est sommé d’arrêter et d’attendre de pouvoir voter tous les 5 ans pour des candidats qu’on n’a pas choisi, n’est pas une mince affaire. Des barreaux invisibles d’une cage dorée (dorée pour qui d’ailleurs ?) où il est interdit de sortir : cela reste une prison.

Or la démocratie ce n’est pas seulement le droit de vote. La démocratie c’est aussi des contre-pouvoirs, une justice dans laquelle personne ne doute, la possibilité effective de pouvoir passer d’un corps social à un autre et d’accéder à l’ensemble des sphères économiques, politiques et sociales sans avoir besoin d’avoir l’âge qu’il faut, le sexe qu’il faut, la couleur qu’il faut ou l’orientation sexuelle qu’il faut.

Ceux qui n’avaient pas compris les enjeux de la démocratie participative et la soif d’expression des citoyens et s’en étaient moqué sont les mêmes qui aujourd’hui ne savent plus trop comment expliquer, analyser et accompagner les mouvements citoyens, notamment ceux des jeunesses.

Non, ni Internet, ni Facebook, ni Twitter n’ont poussé les Tunisiens, les Syriens, les Égyptiens, ni les Algériens, les Marocains, les Italiens, les Grecs ou les Espagnols à descendre dans la rue, ce ne sont pas des créateurs de révolutions. Ce sont les déficits démocratiques, l’oubli d’une génération, les injustices sociales, l’abandon de nos souverainetés aux marchés et l’austérité économique qui ont poussé les uns à mettre leur vie en danger en protestant et les autres à se réunir en masse. Sauf que les réseaux sociaux ont bousculé les vieilles recettes auxquelles la classe politique était habituée. Ils ont été à la fois la clef de la mobilisation et le témoignage de revendications démocratiques en passant outre les vecteurs officiels et consensuels de l’information : chacun peut désormais décider d’être producteur, récepteur et vecteur d’informations. Une instantanéité et une horizontalité qui rééquilibrent la rareté des occasions de concertation démocratique des citoyens entre une élection présidentielle et une autre sur l’avenir et les choix d’une société. C’est cela aussi la démocratie participative.

Une chose reste cependant à pointer : la désespérance de la jeunesse française qui n’a pas (encore) su trouver un écho de mobilisation semblable à l’Espagne. Mais qu’on ne nous explique pas cela par une soi-disant « meilleure gestion française » de la crise, ce serait jeter de l’huile sur le feu. Le désespoir français se mesure par l’abstention de plus en plus  massive et structurelle des jeunes aux élections qui se transforme au fur et à mesure en scission silencieuse mais durable entre la société et la politique. Rien de très encourageant pour la classe politique.

Il est encore temps de changer notre façon de faire de la politique, d’approfondir notre démocratie, d’organiser la participation citoyenne, de renouveler et diversifier la classe politique, de comprendre les enjeux d’un monde numérique libre et de ne plus considérer la jeunesse comme la variable d’ajustement de nos politiques économique et social mais comme un atout majeur sur lequel investir économiquement, socialement et culturellement. La jeunesse a des affinités électives avec l’utopie, c’est à elle qu’il nous faut confier notre avenir…

Georges Bernanos disait : « C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »

Aujourd’hui, la surchauffe nous guette !

Presse

Invitée de Pascale Clark sur France Inter

Pas de commentaire 27 mai 2011

Pour celles et ceux qui veulent écouter ou réécouter mon passage ce matin à France Inter avec Pascale Clark


Najat Vallaud-Belkacem était l’invitée de Fr… par eric3362

Presse

Entretien avec le journal de quartier « Signé Montchat »

Pas de commentaire 19 mai 2011

L’occasion de passer en revue les sujets qui font l’actualité de Montchat et mes priorités de conseillère générale du canton…

itw Signé montchat

Ma ville, mon canton

Pendant ce temps là, dans les MJC…

Pas de commentaire 26 avril 2011

Coup de coeur cette semaine pour les MJC de Lyon, je vous en parle souvent et je les soutiens avec raison en ma qualité d’adjointe.  Pendant ce long week-end de Pâques, elles n’ont pas chômé…La MJC Jean-Macé a lancé un Flash Mob sous le signe de la solidarité avec le Japon, l’Espace 6 MJC a multiplié les excellentes performances sportives des jeunes, et à La Sauvegarde et La Duchère c’est le ludique, le divertissement et la découverte qui ont été au centre des activités avec des ateliers de cirque, de photos, d’art ethnique, du Tennis et du football… Bravo aux initiateurs de ces belles opportunités pour les jeunes lyonnais.

Menival Judo

FlashmobJapon

Espace 6 MJC

MJC Duchère

Presse

Entretien pour l’Observatoire Jeunesse de l’AFEV 2011

Pas de commentaire 20 avril 2011

afev

« Conscience politique et modes d’action chez les jeunes »: retour sur le débat

Billet edito

« Conscience politique et modes d’action chez les jeunes »: retour sur le débat

1 commentaire 18 avril 2011

Je ne suis pas sûre, pour répondre aux questions de certains d’entre vous, que le débat auquel nous participions vendredi au Forum Libé de Rennes, Rama Yade et moi même, aie fait l’objet d’un podcast.

A défaut, je résume ci dessous, pour ceux que le sujet intéresse, le propos que j’y ai tenu.

Mon sentiment, c’est que les jeunes ne sont ni plus ni moins politisés que ne l’étaient les générations précédentes. Mais ils le sont sans aucun doute différemment et d’abord parce que le contexte dans lequel ils inaugurent leur rapport à la politique est radicalement différent de celui de la jeunesse de leurs aînés. Nous avons aujourd’hui une génération, née après les Trente Glorieuses qui n’a connu ni la croissance durable, ni le plein emploi, dont le taux de chômage atteint des niveaux considérables et qui aujourd’hui, avec la politique telle qu’elle est conduite par le gouvernement, a toute les raisons de penser que malgré son travail ou ses études, elle vivra moins bien que ses parents. Cela peut, vous le concevrez aisément, nourrir la perte de confiance dans ceux qui, de gauche comme de droite, président aux destinées de notre pays. L’objet  du débat n’était pas de parler des politiques en faveur de la jeunesse, mais admettez que le contexte puisse influencer les modes d’actions, d’expression, d’engagement des jeunes.

En réalité, comme pour chaque génération, l’engagement politique des jeunes et la construction de leur conscience politique, se construit et prend forme à partir d’un double mouvement, d’une double dynamique: l’héritage et  l’innovation.

Pour ce qui est de l’héritage, les jeunes se trouvent aujourd’hui à la confluence d’un triple désenchantement, ce qui me semble assez inédit : la fin des grandes idéologies, la crise du capitalisme mondialisé, c’est-à-dire de la foi dans le marché et la crise climatique, c’est-à-dire la crise d’un modèle de croissance dominant. Vous conviendrez là aussi que ce carambolage puisse venir perturber le processus de construction d’une conscience politique en même temps qu’il rend irrémédiable l’invention d’autre chose.

Pour ce qui est de l’innovation, j’ai la conviction que les modes d’action, d’engagement, d’expression des jeunes (qui sont extrêmement divers) dessinent les contours de la démocratie de demain, qui sera une démocratie que je qualifierais de démocratie « oxygénée », c’est-à-dire à la fois libérée et apaisée.

Il y a des symptômes qu’il faut en effet se garder d’expliquer de façon trop univoque : je ne crois pas, par exemple, qu’il faille interpréter l’abstention ou la faiblesse de l’engagement partisan ou syndical des jeunes comme un signe de dépolitisation.

Pour ce qui est de l’abstention, premier parti de France aux dernières cantonales, il me semble que la participation électorale n’est plus chez les jeunes la norme unique d’expression civique précisément parce qu’il y en a d’autres. Le vote fait en réalité partie aujourd’hui dans les modes d’action, d’une série d’instruments démocratiques qui gagnent dans l’expression politique de la jeunesse une légitimité démocratique presque identique au bulletin de vote. La légitimité démocratique accordée par la jeunesse à la contestation, en particulier aux manifestations, est très grande et cette jeunesse est hautement consciente de son potentiel protestataire, de sa capacité de mobilisation collective et de sa capacité à faire plier les gouvernements de façon parfois plus efficace, plus immédiate et plus certaine qu’à l’occasion d’une élection dans laquelle elle est démographiquement minoritaire. On peut le regretter et déclarer que ce n’est pas la rue qui gouverne, c’est néanmoins un état de fait porteur d’un sens politique:  ces manifestations, qu’elle soient contre les réformes de l’éducation, contre la réforme des retraites, ou encore contre les bavures policières, sont, d’évidence, porteuses de revendications politiques sur le terrain de l’égalité des chances ou de l’équité intergénérationnelle.

Pour ce qui est de la désaffection envers les partis politiques, cela me parait correspondre à une demande, de la part des jeunes, de changement dans les pratiques militantes auxquelles ces plus ou moins « vieilles maisons » ne parviennent pas à répondre et il est vrai qu’il n’y a rien de tel qu’une bonne réunion politique à une heure improbable pour décourager les bonnes volontés.

Les partis politiques ne correspondent plus aux modes d’action de la jeunesse. Le militantisme des jeunes est un militantisme de cause, plus qu’un militantisme idéologique, ce qui induit un relâchement des identifications partisanes comme des allégeances politiques. Si le discours est désidéologisé, il n’en est pas moins politisé et les questions sociales ou de justice sont au cœur de la conscience politique de la jeunesse.

Les jeunes se mobilisent fréquemment pour des causes humanitaires, pour dénoncer le racisme, pour défendre des valeurs de solidarité notamment ou la cause des sans abris. L’action politique de la jeunesse correspond souvent à un engagement sur le temps court, sur des enjeux précisément déterminés, avec un objectif de résultat immédiat. Le tissu associatif répond aujourd’hui mieux à cette forme d’engagement spontanée. Pensez aux actions conduites par « génération précaire »,  « les enfants de Don Quichotte » ou « Jeudi noir » avec parfois le sel de la désobéissance civile. Vous noterez, dans l’inventivité, l’imagination et le caractère subversif de certaines mobilisations que je viens d’évoquer les lointains échos créatif et contestataire des bouillonnantes années 60…

Ce qu’il y a de commun entre le désamour pour les partis traditionnels et l’abstention, ce sont les questions que cela nous pose à nous, femmes et hommes politiques, relatives à nos pratiques politiques, au fonctionnement de nos partis, à l’organisation institutionnelle de notre démocratie, bref à la crise de la représentation politique que notre pays traverse et devra surmonter.

Ce que révèlent ces mobilisations « non conventionnelles » ce n’est pas un déficit de conscience politique ou civique, c’est au contraire une demande de participation aujourd’hui insatisfaite. Et s’il est un mode d’expression politique revendiqué par les jeunes c’est la démocratie participative mais une participation de demande qui met les élus dans une posture d’écoute et non d’offre qui met le citoyen en situation d’écouter, comme toujours. Les jeunes sont demandeurs de budgets et de débats participatifs, de jurys citoyens pour suivre la mise en œuvre de politiques publiques. Ils sont en première ligne des nouvelles formes d’expression politique et des nouveaux modes d’action. Ceux-ci peuvent d’ailleurs prendre bien des formes très individualisées. Les jeunes ont, par exemple, une conscience politique forte dans leur pratiques personnelles beaucoup plus éco et socio-responsables avec des initiatives plutôt amusantes comme les « carrotmob ».

Dernier mode d’action que je ne peux évidemment pas ignorer, et c’est d’ailleurs de lui que dépend la réussite d’une « carrotmob », Internet. La jeunesse a totalement investi le cybermonde pour en faire un territoire d’action politique à part entière, un espace d’implication, de participation qui rend les mobilisations collectives plus simples et plus rapides, enrichit le débat public, un espace qui transforme les pratiques démocratiques, oblige à la transparence, qui rend possible les résistances citoyennes et mêmes les révolutions. Julian Assange, né en 1971, wikileaks nobélisable… tout cela fait réfléchir.

A quoi va ressembler donc ressemblée cette « démocratie oxygénée » ? Elle sera participative, interactive, élective et transparente. Elle prendra la forme de pratiques militantes rénovées et dématérialisées, les partis politiques auront des allures de « social club », les militants pourront aller et venir en fonction des causes, se mobiliser hors ou dans les partis, participer à des primaires sans être adhérents. Elle inventera des modes nouveaux d’expression, qu’on appellera votation citoyenne ou pétition, elle écoutera la rue, elle créera avec les citoyens eux-mêmes de nouveaux indicateurs de richesse, elle libérera les données publiques, elle limitera le nombre des mandats, confira par tirage au sort certaines responsabilités, elle donnera le droit de vote aux étrangers, elle élargira la représentativité des syndicats, bref elle sera le cœur battant de notre pacte républicain.  Merci les jeunes !

Débat face à Rama Yade : « Conscience politique et modes d’actions chez les jeunes »

Questions de société

Débat face à Rama Yade : « Conscience politique et modes d’actions chez les jeunes »

Pas de commentaire 14 avril 2011

Je participerai demain au Forum organisé par Libération : « Rencontres de Rennes: Respect ! Un nouveau contrat social » dont l’entrée est libre et gratuite sur réservation. J’ai été invitée à débattre autour du thème de la jeunesse face à Rama Yade et j’espère vous y voir nombreux demain !

VENDREDI 15 AVRIL 2011

11h30 – 13h00

Conscience politique et modes d’actions chez les jeunes


avec Rama Yade, ambassadrice de la France auprès de l’UNESCO et Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale PS chargée des questions de société, adjointe au maire de Lyon

Lieu : Au TNB (salles Jean Vilar, Louis Jouvet, Jean-Marie Serreau, Michel Piccoli, Guy Parigot) dont la répartition des salles sera indiquée pour chacune des conférences.

Retrouvez l’intégralité du très bon programme des trois jours du Forum ici : RESPECT! Un nouveau contrat social – Programme du Forum

Invitée par Libération à appréhender le sujet en quelques lignes, voilà ce que j’écrivais:

Libé rennes

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