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Intervention sur les politiques Jeunesse à « Un Havre contre le Racisme » de la LICRA

Questions de société

Intervention sur les politiques Jeunesse à « Un Havre contre le Racisme » de la LICRA

Pas de commentaire 02 juillet 2011

Au Havre ce samedi, à l’invitation de la LICRA, j’interviendrai sur les politiques jeunesse aux côtés de Didier Wampas et Francis Lalane, artistes, Olivier Toche, Directeur de l’Injep, et Nicolas Rouly, Vice-Président du Conseil Général de Seine-Maritime.

Retrouvez l’intégralité du programme de cette première Université d’été  de la LICRA au Havre, les 1er, 2 et 3 juillet 2011 ici : Programme Universités de la LICRA au Havre

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Presse

Politiques réalité: Marie Etchehoyen tire le portrait des politiques

Pas de commentaire 03 février 2011

La talentueuse photographe Marie Etchegoyen, dont vous avez déjà pu admirer le travail à travers les photos en noir et blanc qui apparaissent en haut à droite de mon site, a réalisé une série de photos de 12 personnalités politiques de tous bords. La journaliste Diane Gouffrant (BFM TV) a , quant à elle, accompagné les photos de portraits écrits .

C’est la rencontre du travail de ces deux jeunes femmes qui a donné naissance à l’exposition « Politiques réalité » qu’on peut retrouver jusqu’à demain  4 février à la Maison des Pyrénées Atlantiques à Paris.

Le lien du site de Marie Etchegoyen: http://www.marie-etchegoyen.com/

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« Un immense besoin d’éducation populaire » de Christian Maurel

1 commentaire 02 février 2011

Une analyse du sociologue Christian Maurel, publiée dans Le Monde, et à laquelle j’adhère totalement…

Un immense besoin d’éducation populaire


Où va le monde et que peuvent les hommes ? C’est à ces deux questions que l’éducation populaire tente à sa manière de répondre. En fait ces deux questions se ramènent à une seule : comment faire pour que les hommes qui sont le produit de l’Histoire – selon les cas et les moments, bénéficiaires ou victimes – puissent individuellement et collectivement faire l’Histoire et construire leur devenir commun ? La question est d’une brulante actualité. Il y a trois bonnes raisons de la poser :

1- La crise économique, sociale et écologique profonde que nous traversons nous conduit à penser que le monde ne peut rester en l’état et qu’il est urgent que les hommes reprennent collectivement leur destin en main.

2- Nous vivons un redéploiement des inégalités tant dans notre pays que sur l’ensemble de la planète. Entre les 5 % les plus riches de la Terre et les 5 % les plus pauvres, l’écart des revenus atteint 74 pour 1, contre 3 pour 1 en 1960. Ces inégalités menacent aujourd’hui l’unité du corps social.

3- La démocratie délégataire connaît une grave crise de légitimité. Les milieux populaires et les jeunes ne se sentent plus représentés et les Etats, même les plus démocratiques, sont dominés par les puissances économiques et financières qui les tiennent à leurs bottes.

Les hommes, notamment ceux qui subissent les événements, ont un urgent besoin de s’exprimer, de mettre des mots sur ce qu’ils vivent, d’apprendre à voir, de comprendre, de s’engager en sachant mieux l’Histoire qu’ils font. « Substituer enfin l’ambition d’éclairer les hommes à celle de les dominer », disait déjà Condorcet dans son Projet d’instruction publique de 1792. « Avoir la science de son malheur », dira cent ans plus tard Fernand Pelloutier, l’initiateur des Bourses du travail.

Une simple instruction du peuple dispensant un savoir, aussi pertinent soit-il, ne suffira pas si elle ne s’accompagne pas, comme ce fut le cas au moment de l’élaboration des Cahiers de doléances en 1789, de la construction de nouvelles intelligences et représentations collectives du monde permettant de donner un avenir au futur. L’éducation populaire peut et doit contribuer à ce processus nécessaire et ambitieux en œuvrant dans trois directions complémentaires et convergentes : l’émancipation qui consiste à sortir, aussi modestement que cela soit (une prise de parole, une indignation publiquement exprimée, un premier acte de résistance…) de la place qui vous a été assignée par les conditions sociales, les appartenances culturelles, le genre ou les handicaps de toutes sortes ; l’augmentation de la puissance d’agir permettant aux individus de reprendre leur destin en main ; l’engagement dans les transformations des rapports sociaux et politiques jugées pertinentes et que les situations imposent.

On comprend ainsi que l’éducation populaire est tout le contraire d’un acte pédagogique autoritaire qui va de ceux qui savent aux apprenants. Elle est un processus d’autorisation à dire et à faire ce qui était ou semblait préalablement interdit. Comment procède-t-elle ? L’histoire de l’éducation populaire spontanée ou agréée par l’Etat témoigne d’un foisonnement d’expériences dans les lieux et les domaines les plus divers : loisirs, quartiers, école, médias, monde du travail, espaces ruraux, hôpitaux psychiatriques, prisons… On peut cependant identifier quelques principes et processus qui éclairent, guident et sous-tendent les procédures et procédés pédagogiques :

- Le « voir, comprendre, agir » qui pendant longtemps servit de guide aux mouvements sociaux, de jeunesse et d’éducation populaires de toutes obédiences (républicaines, chrétiennes, socialistes, communistes, anarcho-syndicalistes…). Le « comprendre » n’est pas premier comme c’est le cas dans l’instruction. Il s’appuie sur l’observation à partir du point de vue où l’on se trouve et est orienté vers l’action, en situation.

- Le processus « paroles, savoirs, œuvre, pouvoir, émancipation » expérimenté et formalisé par Pierre Roche, sociologue au Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq), où l’on voit que, de part en part, la culture est au travail, ouvre à la création (sociale, artistique, intellectuelle…), génère des savoirs « inouïs », chacun pouvant alors devenir « œuvrier » comme le dit si joliment Bernard Lubat. La mise en jeu qui a son origine dans la parole, même la plus modeste, devient « mise en je » comme le montre l’expérience accompagnée par Armand Gatti dans le quartier de la Croix des oiseaux à Avignon au début des années 1990 et qui conduit quinze jeunes en situation d’exclusion à la création de Ces empereurs aux ombrelles trouées jouée dans le cadre du festival.

- Partir de ce qui affecte et indigne les gens (voir les expériences de l’Université populaire – Laboratoire social de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Ris-Orangis) et ainsi privilégier l’approche ascendante et transversale de la construction des savoirs à l’inculcation descendante qui est encore souvent celle de l’instruction et de l’éducation du peuple.

- Redonner un statut pédagogique et politique au conflit dans une société qui le refoule (voir Benasayag et Del Rey, Eloge du conflit) et lui préfère la violence ou les faux consensus. L’éducation populaire doit au contraire s’évertuer à réveiller les contradictions, à les mettre en mots et en travail de transformation visant à les dépasser, à traduire les rapports de violence réelle ou potentielle en rapports de sens.

L’APPROFONDISSEMENT DE LA DÉMOCRATIE

Ainsi conçue, l’éducation populaire devient une « opération culturelle », dit Michel De Certeau dans La culture au pluriel, qui « perturbe les constellations sociales en place ». Il est à remarquer que tous les actes et mouvements sociaux et politiques de transformation qu’ils soient réformistes ou révolutionnaires, les plus modestes comme les plus spectaculaires, sont traversés et travaillés par des processus d’éducation populaire contribuant à accoucher d’une nouvelle conscience collective. « Maintenant, Avignon est enceinte de sa banlieue », dit Paul Blanc, le directeur de la MJC, au moment de l’opération conduite par Armand Gatti. La révolution tunisienne actuelle témoigne, à sa manière, que malgré les contraintes du pouvoir, la population, et tout particulièrement les jeunes, ont su mettre les nouvelles technologies de l’information et de la communication au service d’une compréhension porteuse d’émancipation, de capacité à agir ensemble et de transformation démocratique.

Confrontés aux questions sociales vives que leur posent les citoyens ainsi que ceux qui ne s’autorisent pas encore à le faire – car même les silences sont porteurs de sens –, les élus politiques et les institutions publiques seraient bien inspirés de faire une réelle place à l’éducation populaire et lui donner les moyens qu’elle mérite. « Nous avons un vrai combat à conduire vers l’électorat populaire », dit par exemple Ségolène Royal dans Le Monde daté 9 janvier. A quoi elle ajoute : « J’oppose au simplisme des replis identitaires, source de violence, la volonté de reconstruire une communauté nationale de travail, de dialogue et de création ». Ce projet louable, dont il serait prétentieux de programmer d’en haut le déroulement et l’aboutissement, ne saurait prendre corps sans une reconnaissance et un engagement d’une éducation populaire traversant et travaillant le corps social. Il en va de l’avenir et de l’approfondissement de la démocratie.

Edgar Morin plaidant pour « une nouvelle inventivité politique » dans Le Monde daté 9 novembre se réfère à un proverbe turc : « Les nuits sont enceintes et nul ne connaît le jour qui naîtra ». Nous parions que si l’on veut faire advenir le jour, les nuits devront être éclairées par un travail culturel d’éducation populaire car « les têtes » ne pourront magiquement « surgir dans les désastres planétaires pour le salut de l’humanité ». En effet, la situation, du local au global, est telle que, pour faire naître d’autres intelligences au service d’un nouveau projet de société, l’organisation d’états généraux de la transformation sociale et politique peut et doit être mise à l’ordre du jour. L’éducation populaire devra y prendre toute sa place. Qui prendra l’initiative de les convoquer ?

Christian Maurel a publié Education populaire et puissance d’agir. Les processus culturels de l’émancipation. (L’Harmattan, 2010).

Christian Maurel, sociologue, cofondateur du collectif national Education populaire et transformation sociale

Voici le lien vers le site de Le Monde: http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/02/un-immense-besoin-d-education-populaire_1473891_3232.html

Questions de société

Egalité réelle: quel pacte pour la jeunesse?

4 commentaires 24 octobre 2010

La Conférence-débat

« Egalité réelle: quel pacte pour la jeunesse? »

autour de Ségolène Royal

aura lieu ce mercredi 27 octobre 2010, à partir de 19h

au Toboggan de Décines


14, avenue Jean Macé – Décines

Tramway Léa / Arrêt Décines centre

Vous êtes les bienvenus!

Convention-egalité-verso

Questions de société

Un projet de loi sur la bioéthique très attendu, peu ambitieux

26 commentaires 20 octobre 2010

Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem

Secrétaire nationale aux questions de société

Et Bertrand Monthubert

Secrétaire national à la Recherche

Repoussée à plusieurs reprises, la révision de la loi de bioéthique est enfin engagée. Longtemps attendu, ce projet de loi a été présenté ce matin en Conseil des ministres : conservateur, incohérent, injuste, ce projet n’est pas à la hauteur des attentes.

En charge des questions de société ainsi que de la recherche au Parti socialiste, auteurs d’un rapport consacré à la révision de la loi bioéthique et aux opportunités qu’elle offre, nous ne pouvons que déplorer le manque de souffle et d’ambition du texte présenté ce matin par le Gouvernement .

Les citoyens, les associations, la communauté scientifique mais aussi le monde judiciaire espéraient davantage ; la France méritait davantage qu’un service minimum sur des sujets aussi importants que la recherche, l’égalité des droits et la famille.

Le texte est d’abord incohérent s’agissant de la recherche sur les cellules souches et les embryons puisqu’il continue à en interdire le principe, tout en multipliant  les dérogations. Faut-il rappeler qu’en raison de ses incertitudes législatives, la France accuse un grave  retard dans ce domaine pourtant source de potentialités thérapeutiques cruciales pour tous?

Il est étonnant de légèreté dans ses conclusions en faveur d’une levée de l’anonymat du don de gamètes à multiple vitesse car certains enfants issus d’un don pourront désormais accéder à l’identité du donneur et d’autres non, créant une injustice supplémentaire sans régler aucun des problèmes psychologiques posés à celles et ceux qui sont à la recherche de leurs origines.

Le texte proposé est surtout dramatiquement conservateur pour ce qui est de la prise en compte des évolutions de la société : rien ou presque n’est prévu pour élargir les conditions d’accès à l’Assistance Médicale à la Procréation. En restent exclus, sans raison valable, tous ceux qui ne répondent pas aux canons traditionnels de la famille : un papa, une maman, mariés ou pacsés. Rien sur les mères célibataires, rien sur les couples homosexuels, rien non plus sur la Gestation pour autrui.

Il y avait pourtant là une opportunité sans égale de permettre aux couples infertiles quelles que soient leurs situations d’échapper à la fatalité. Une opportunité sans pareille de repenser de manière ambitieuse les liens de parentalité, les évolutions des modèles familiaux, qui se nouent au sein de notre société.

Encore un nouveau rendez-vous manqué avec l’histoire, et la capacité de la France à renouer avec le progrès social et scientifique.

Billet edito

Dieu a dit, Fillon a fait…

26 commentaires 15 mai 2010

Dieu a dit : « je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit ». Quand le gouvernement Fillon annonce qu’il met en œuvre le programme de Coluche, on a plus du tout envie de rire, c’est pourtant ce qu’il vient d’annoncer sans nez rouge ni salopette !

Une politique de rigueur et d’injustice sociale sur fond de crise économique européenne pour renflouer les caisses d’un État impécunieux. Depuis des mois, le parti socialiste s’est inquiété de la dérive des comptes publics, creusés par le gouvernement Fillon à coup de mesures inconsidérées et de cadeaux fiscaux extravagants !

Il n’y a plus d’argent nous dit-on, mais c’est un peu court ! Il y en a pour le paquet fiscal à 12 milliards d’euros, pour la suppression des droits de succession ou pour le bouclier fiscal, il y en a encore pour les entreprises du CAC 40 qui siphonnent la méga niche fiscale de Copé, dénoncée par Didier Migaud (http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2751), qui a coûté 22 milliards de pertes de recettes fiscales en trois ans ! Il y en a évidemment pour sauver les banques qui veulent aujourd’hui la peau des États. Ah, il faut se réjouir  bien sûr des 750 milliards d’euros débloqués par les États Européens, pour sauver la zone euro, car la crise aura ainsi au moins permis, dos au mur et en une nuit, plus d’intégration européenne, que vingt ans de négociations. Mais il faudra aller au delà dans le gouvernement économique de la zone euro et surtout beaucoup plus loin dans la régulation des marchés, sauf à prendre le risque de transformer les États, qui n’en finissent pas de jouer leur rôle « d’assureur en dernier ressort » comme disent les économistes, en marionnettes de la finance mondiale.

Pas d’argent alors ? Il serait plus juste de dire pas d’argent pour les millions de Français qui ne bouclent pas leur fin de mois et auxquels ont va supprimer plusieurs aides.

Le coup de semonce avait été tiré, il y a trois semaines déjà, par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur général du budget, qui avait déclaré que l’État n’avait plus les moyens des lois sociales qu’il avait voté suggérant qu’il fallait diminuer le montant des allocations universelles, c’est à dire le RSA pour les personnes en difficulté d’insertion, l’APA pour les personnes âgées dépendantes et la prestation de compensation du handicap (PCH). Plus les moyens des lois sociales votées, mais des moyens quand même pour le bouclier fiscal !

L’annonce du Premier ministre est, aujourd’hui, sans ambiguïté : une baisse de 10 % sur trois ans des dépenses d’intervention et dans le collimateur du gouvernement les emplois aidées, l’allocation personnalisée logement, l’Allocation adulte handicapé et le RSA…

Dans le budget 2010, les dépenses d’intervention de l’État s’élèvent à 67 milliards d’euros, il faut donc trouver 6,7 milliards… un demi paquet fiscal… Bouclier fiscal contre bouclier social, voilà le choix fait par le gouvernement.

Conclusion provisoire : Là où la meilleure andouillette recueille  un quintuple A (AAAAA), la France ne s’en sort qu’avec un triste triple A (AAA) : encore un effort monsieur le Premier ministre !

Retraites: quelques principes.

Billet edito

Retraites: quelques principes.

13 commentaires 31 janvier 2010

J’ai eu la tentation de vous parler de l’affaire Clearstream, en vous disant que la Justice sortait d’avantage grandie que l’accusé lui-même de ce procès peu ragoutant, mais l’appel interjeté par le procureur de la République jette à nouveau un trouble sur son indépendance et porte si nettement la marque de l’Élysée que je préfère attendre une décision définitive pour me prononcer. Tout au plus, puis-je souhaiter à Dominique de Villepin de ne pas céder au découragement : son combat est aussi celui d’une autre droite aujourd’hui bien silencieuse face au sarkozysme…. Les crocs de bouchers ne sont donc pas encore raccrochés à l’UMP, mais à défaut d’y voir pendu l’ancien Premier ministre, le gouvernement y verrait bien balancer notre système de retraite. C’est tout le sens des discussions qui s’engagent en cette fin du mois de janvier sur l’avenir de notre système de retraite et qui méritent la plus grande vigilance. Le gouvernement voudrait simplifier le débat en prétendant qu’il n’y a qu’une issue pour sauver nos retraites, repousser inexorablement l’âge du départ à la retraite. Discours non seulement simplificateur, mais assez largement faux.

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Mes voeux à Montchat.

Billet edito

Mes voeux à Montchat.

1 commentaire 21 janvier 2010

Hier soir, mercredi 20 janvier, j’organisais à Montchat une soirée festive de voeux de nouvelle année. Les responsables d’associations, les commerçants et les habitants du canton sont nombreux être venus partager ce moment finalement très chaleureux, très amical et très simple. 300 personnes au théâtre des Asphodèles, c’était un grand maximum: j’invite donc toutes celles et tous ceux qui n’ont pas pu venir, à prendre connaissance du discours que j’ai prononcé. J’en profite une nouvelle fois pour remercier tous les bénévoles qui m’ont aidée à organiser cette belle soirée. (photo de une ©Bachir Ghazi / photo d’illustration ©Mickaël Augustin).

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Presse

Réaction aux propos d’Eric Besson sur les travailleurs sans papiers.

Pas de commentaire 10 janvier 2010

 Najat VALLAUD BELKACEM

Adjointe au Maire de Lyon

Conseillère générale du Rhône

Secrétaire nationale du Parti socialiste en charge des questions de societé.

 

Eric Besson a tort de qualifier les socialistes d’irresponsables lorsqu’ils demandent un assouplissement des critères de régularisation des travailleurs sans-papiers, comme vient de le faire Martine Aubry.

En l’occurrence, c’est le gouvernement qui se défausse de toutes ses responsabilités en désignant les entrepreneurs, les chefs d’entreprises et les employeurs du pays comme des coupables, des exploiteurs et des négriers en puissance. Lorsque c’est le cas, il faut les envoyer en prison et il n’y a nul besoin d’un nouvel arsenal de mesures législatives pour cela: le gouvernement a suffisamment moqué les vertus protectrices du droit du travail pour le savoir. Que le gouvernement applique les lois en vigueur au lieu de faire de grands discours et des effets de manche. On sait expulser des familles en situation irrégulière, on doit bien pouvoir faire condamner des patrons véreux.

Encore une fois, en France, tout le monde a tort sauf l’UMP: les immigrés qui travaillent, les patrons qui embauchent, et la gauche qui demande justice . Alors on expulse les uns, on punit les autres et on essaie de discréditer les derniers.

Il faut quand même être singulièrement coupé de toute réalité économique, sociale et humaine pour imaginer les entreprises concernées comme des complices actifs de réseaux mafieux de l’immigration clandestine et leurs employés comme des personnes nuisibles à l’intérêt général. Bien loin d’être coupables, tous ne sont victimes que d’une seule chose: la politique idéologique et démagogique mise en oeuvre par le Gouvernement dans le domaine de l’immigration comme de l’économie. Accorder des cadeaux fiscaux exorbitants d’un côté, et inventer des punitions délirantes de l’autre ne font pas une politique équilibrée.

La dure vérité, c’est que le gouvernement est le seul responsable de la situation ubuesque dans laquelle nous nous trouvons, avec des gens qui de part et d’autre ne demandent qu’à travailler en toute légalité pour le plus grand bénéfice de l’intérêt général en payant des impôts et en assumant leurs devoirs, et qui en sont empêchés par des lois absurdes qui les confinent dans une zone stérile de non-droit.

A force d’avoir raison tout seul contre tout le monde, c’est à se demander ce qu’il va rester de la France après Nicolas Sarkozy, à part une identité nationale bien affirmée, bien sûr, mais visiblement sans avenir.

Presse

« Rendre le courant aux militants, tout simplement. »

Pas de commentaire 18 novembre 2009

Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem,

Adjointe au Maire de Lyon, conseillère générale du Rhône, Porte parole de Ségolène Royal.

« Rendre le courant aux militants, tout simplement. »

L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.

Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux.

On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée.

A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes.

La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce,  de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une « reprise en main » et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique.

Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.

Les  militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça  pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir.

Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.

Ma ville, mon canton

Public Sénat: le jounal de 22h.

Pas de commentaire 09 janvier 2009

Ma ville, mon canton

Teva: reportage sur les femmes en politique.

Pas de commentaire 09 janvier 2009


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