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Presse

AFP – Mariage homosexuel: « brouillage des pistes » par Sarkozy (porte-parole Hollande)

2 commentaires 13 janvier 2012

Mariage homosexuel: « brouillage des pistes » par Sarkozy (porte-parole Hollande)

PARIS, 13 janvier 2012 (AFP) – L’une des porte-parole de François Hollande a dénoncé vendredi chez Nicolas Sarkozy « la technique du brouillage des pistes idéologiques à coups de ballons d’essai vite dégonflés » au sujet du mariage homosexuel, rappelant que François Hollande soutenait cette mesure.
« Sur un sujet comme celui-là, cette technique est insupportable: on ne joue pas avec l’égalité des droits des citoyens. C’est ce qu’a fait Nicolas Sarkozy ces dernières années », a déclaré à l’AFP Najat Vallaud-Belkacem.

Le quotidien Libération a avancé vendredi que le chef de l’Etat s’apprêtait à inscrire le mariage homosexuel dans sa campagne. La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a démenti, soulignant que le président de la République y restait « défavorable ». « Il a joué avec ce sujet en se déclarant favorable au contrat d’union civique jamais mis en oeuvre », a ajouté Mme Vallaud-Belkacem. « Il a laissé libre cours ces cinq dernières années à des dérapages infamants et intolérables dans son camp sans jamais les condamner ».

« Nicolas Sarkozy n’a aucune colonne vertébrale idéologique. Il n’a aucune conviction. Il cède à l’archaïsme de son camp », a-t-elle ajouté.

« A côté de ce flou de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, François Hollande et le PS se sont clairement engagés à reconnaître l’ensemble des familles », selon elle. En cas de victoire de François Hollande, « il adoptera dans les mois qui suivent son élection une grande loi sur l’égalité et l’ouverture du mariage au couple homosexuel fera partie de cette loi, ainsi que la possibilité d’adopter ».

FRANCE2012-PRÉSIDENTIELLE-

PARTIS-HOMOSEXUALITÉ – 13/01/2012 12h07 – AFP

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Journée mondiale de lutte contre le Sida

Pas de commentaire 01 décembre 2011


Presse

Communiqué de presse : Réforme du droit d’asile

4 commentaires 26 novembre 2011

Communiqué : Réforme du droit d’asile

Najat Vallaud Belkacem, porte-parole
Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration-intégration, équipe de campagne de François Hollande

Le gouvernement continue sa chasse aux fraudeurs, cette fois-ci au mépris de libertés fondamentales garanties par notre Constitution et par le droit international.

En annonçant vendredi une réforme du droit d’asile, dont l’objet serait de réduire encore le nombre de demandeurs d’asile accueillis en France, Claude Guéant porte à nouveau atteinte à un droit fondamental régulièrement malmené.

Semblant découvrir à quelques mois de l’échéance présidentielle la crise du dispositif d’asile français, feignant d’ignorer que la politique menée par le Président sortant et les baisses constantes du budget sont à l’origine de cette crise, le ministre de l’intérieur propose comme toujours une restriction des droits à seule fin électoraliste.

En évoquant une extension de la liste des pays d’origine classés « sûrs », à destination desquels les reconduites à la frontière sont presque automatiques, le gouvernement nie de nombreuses atteintes aux droits humains pourtant régulièrement dénoncées par les organisations humanitaires. En imaginant que des réfugiés pourraient se voir refuser l’asile parce qu’ils auraient déposé une demande « hors délai », il fait fi des protections que leur apporte notre Constitution.

A l’issue du quinquennat de M. Sarkozy, notre pays accorde l’asile bien moins que l’Allemagne ou l’Angleterre, et les conditions y sont bien plus restrictives. La lutte contre les abus ne peut pas servir de prétexte à une remise en cause du droit d’asile.

Nous réaffirmons le caractère intangible du droit d’asile et du statut de réfugié. Il ne peut pas être une variable de la politique migratoire de la France, encore moins une cible de la démagogie électoraliste de la droite en campagne. Les engagements internationaux de notre pays, le respect que nous devons à des êtres humains en souffrance et en danger, ne peuvent pas être effacés au nom de l’ajustement des dépenses du ministère de l’intérieur.

Une nouvelle fois, Claude Guéant, à des fins électoralistes, simplifie des questions complexes et mélange des sujets différents.

Il est temps de retrouver une politique d’asile digne de ce nom, en France comme au sein de l’Union Européenne.

Presse

Entretien pour Nice Matin: « Le risque FN existe ».

4 commentaires 27 octobre 2011

J’ai accordé un entretien à Nice Matin dont le compte-rendu paraissait ce matin: par définition, ce quotidien régional n’est pas dans tous les kiosques; je vous invite donc à en prendre connaissance ici.

Najat Vallaud-Belkacem : «Il existe aujourd’hui des électeurs de gauche qui sont tentés par le FN.»

La secrétaire nationale du PS estime que Marine Le Pen, déjà très haut dans les sondages, pourrait être présente au second tour. Proche de Ségolène Royal, secrétaire nationale du PS chargée des questions de société, Najat Vallaud-Belkacem cosigne avec Guillaume Bachelay, secrétaire national du PS à l’industrie, un livre intitulé « Réagissez ! Répondre au FN de A à Z » (Ed. J.-C. Gawsewitch) dans lequel ils examinent les principaux arguments du Front national et les démontent un à un. Un ouvrage écrit pour devenir un outil de campagne, face à la tentation Marine Le Pen.

La menace de Cécile Duflot pour qui « sans sortie du nucléaire, il n’y aura pas d’accord avec le PS », c’est sérieux ?

Il paraît normal que les écologistes aient des positions un peu distinctes des nôtres et puissent les faire valoir. Mais il faut avoir à l’esprit que l’essentiel pour la gauche, comme pour le pays d’ailleurs, c’est de remporter cette élection présidentielle et refermer la désastreuse parenthèse Sarkozy. Menacer d’empêcher  la formation qui est en mesure de le faire, le PS,  d’y parvenir, au nom de quelques désaccords me semble tout à fait problématique.

Est-ce que Ségolène Royal a eu raison d’annoncer vouloir présider l’Assemblée ?

Elle a ainsi mis un terme à des rumeurs qui circulaient depuis longtemps. Martine Aubry et François Hollande se sont entendus sur le sujet. Présider l’Assemblée est une position institutionnelle forte et très intéressante pour une femme comme Ségolène qui compte bien continuer à participer activement au cheminement intellectuel et politique de la gauche.

Qui a le plus à craindre le FN au premier tour : Sarkozy ou Hollande ?

C’est la république qui a le plus à craindre du vote FN. Nous avons écrit ce livre pour tous ceux, cassés par la crise, déphasés et n’ayant plus confiance dans les partis traditionnels, qui finissent par adhérer aux idées du FN parce qu’ils croient aux propositions économiques et sociales de Marine Le Pen. Ce n’est plus un simple vote de protestation mais un vote d’adhésion.  Aujourd’hui, la seule façon de contrer le FN, ça ne peut plus être la diabolisation ou la stigmatisation. Au contraire, c’est de le prendre comme un parti à part entière et de discuter  sur le fond de ses propositions. C’est en détricotant ces dernières qu’on met en lumière les impostures (sur la laïcité, sur les questions sociales, sur les questions de société, etc.), la vacuité (des réponses apportées à l’insécurité ou à la dégradation de l’enduction nationale, etc.) et enfin les dégâts que causeraient la plupart de ses idées une fois mises en œuvre (sortie de l’euro, protectionnisme, préférence nationale, immigration zéro, etc.).

Que répliquez-vous au FN qui confond PS et UMP dans l’UMPS ?

Contrairement à l’idée développée par le FN selon laquelle c’est entre la gauche et la droite qu’existerait la plus grande proximité, aujourd’hui la convergence se fait entre l’UMP et le FN autour de la banalisation de la parole d’exclusion. La droite populaire est une sorte de poisson pilote qui prépare une alliance future entre une partie de l’UMP et le FN.

Marine le Pen peut-elle être présente au second tour en 2012 ?

Marine Le Pen est à 20 % au tout début de la campagne présidentielle. C’est le score que son père atteignait au summum de la sienne ! Bien sûr que le risque est là ! C’est pour cela qu’avec Guillaume Bachelay nous avons voulu alerter y compris notre propre famille politique en rappelant que même si c’est désagréable de le reconnaître, il existe aujourd’hui des électeurs de gauche qui sont tentés par le FN, qui l’ont même choisi aux dernières cantonales. On ne veut pas que cela se reproduise en 2012.

Presse

Le Président et les poubelles du Ministère de l’Economie.

5 commentaires 21 septembre 2011

Je vous invite à lire le communiqué que je fais parvenir à la presse:

« La semaine dernière François Baroin jetait le projet du PS à la poubelle, Nicolas Sarkozy raillait le débat télévisé entre les candidats aux Primaires et hier, last but not least , Michel Pébereau le banquier conseil de l’UMP s’en prenait violemment à Ségolène Royal en moquant ses propositions de réforme bancaire.

Aujourd’hui, l’annonce de la création d’une banque publique d’investissement pour les PME vient confirmer que Ségolène Royal est devenue la seule boussole et source d’inspiration d’un Gouvernement en perdition.

Après le kit contraception dans les lycées ou l’encadrement militaire des jeunes délinquants, Nicolas Sarkozy fait désormais dans le copié-collé en reprenant une mesure phare du Contrat avec la Nation proposé par Ségolène Royal, déjà mise en œuvre en région Poitou-Charentes et intégrée au projet socialiste.

Rien ne va plus aux commandes de l’Etat : copier-coller n’est pas gouverner, fouiller les poubelles de ses Ministres encore moins. »

Presse

Réaction aux résultats du premier tour de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts

13 commentaires 29 juin 2011

Communiqué de presse


Najat Vallaud-Belkacem

Porte-parole de Ségolène Royal

Il y a moins de 48 heures, un grand sondage annonçait après tant d’autres la victoire écrasante de Nicolas Hulot au premier tour de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts. Eva Joly ne pouvait que rappeler l’évidence : les sondages ne font pas un vote. Sa réaction fut accueillie par le silence habituel, glacial et méprisant des faiseurs d’opinion. Las ! Les électeurs ont voté : c’est Eva Joly qui arrive aujourd’hui largement en tête du scrutin, dans un renversement de situation que personne n’avait voulu envisager.

Je vois au moins deux motifs, pour tout le monde, de se réjouir de cette nouvelle défaite cinglante des sondeurs, devins et autres arbitres des élégances médiatiques.

La première concerne la critique que nous sommes quelques-uns à porter contre l’hégémonie des sondages dans l’analyse de la vie politique et ses conséquences néfastes pour le débat d’idées et la liberté d’opinion. On peut espérer que cette leçon d’humilité forcée aura quelques conséquences vertueuses dans la présentation et le traitement médiatiques des candidats à la primaire socialiste, de leur crédibilité, de leurs propositions et de leurs capacités respectives de l’emporter.

La seconde est évidemment que le résultat de cette consultation récompense – sans préjuger de la qualité des personnes – la constance et la force de conviction contre la toute puissance supposée des cotes de popularité, états de l’opinion, intentions de vote et autres colifichets sondagiers.

Souhaitons que cette « surprise » créée par Eva Joly bénéficie au débat d’idées entre socialistes, libérant les uns et les autres du diktat du sondage quotidien au profit d’une vraie confrontation des valeurs, des convictions et des projets politiques qu’ils défendent pour la France de demain.


« Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal »

Presse

« Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal »

2 commentaires 26 juin 2011

Le Monde.fr publiait hier une tribune qu’avec les membres du conseil politique de Ségolène Royal, nous avons rédigé pour expliquer en quoi nous la pensons résolument la mieux placée pour remporter la victoire en 2012 :

Ségolène Royal doit exposer dimanche après-midi à Arçais, dans les Deux-Sèvres, les raisons de sa candidature à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012. Dans une tribune sur Le Monde.fr, les vingt élus qui composent son conseil politique disent pourquoi ils soutiennent la présidente de la région Poitou-Charentes.

Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal

Pour tous les Français qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche vient, avec l’ouverture des primaires, l’heure des choix. Chacun se pose la même question : qui sera le mieux placé à gauche pour remporter l’élection présidentielle de 2012 ?

Nous, élus socialistes, avons la conviction que seul(e) sera en position de l’emporter celui ou celle qui portera un projet à la hauteur des attentes des Français, capable de les sortir de la crise qu’ils traversent, d’incarner positivement le gouvernement de tous les Français mais aussi de leur redonner confiance, en eux-mêmes et dans la politique.

Pour nous, c’est Ségolène Royal.

Comme personne, Ségolène Royal a subi depuis 2006 des attaques d’une grande violence. Certains ont jeté le soupçon sur sa compétence malgré toute son expérience de l’action politique — trois fois ministre, députée pendant dix-huit ans, présidente de Région. Elle y est habituée comme elle est habituée à voir ses idées d’abord conspuées avant de s’imposer par l’évidence. De l’ordre juste à la démocratie participative, de la France métissée à la fraternité, du combat pour l’égalité hommes-femmes au pass contraception, il n’est pas une de ses propositions qui ne finisse par être reprise naturellement par ceux-là même qui les avaient d’abord vouées aux gémonies. Depuis 2007, sans jamais changer de cap, Ségolène Royal n’a cessé de travailler pour approfondir sa réflexion, agir et rester à l’écoute des Français. Elle est prête.

Indépendante et à distance des puissants, elle ne fait pas de la politique pour une élite. Par sa proximité avec les citoyens, tous les citoyens, elle est capable de redonner confiance à ceux qui l’ont perdue. Elle rassemble bien au-delà du Parti Socialiste. Par sa solidité et son charisme, elle est en mesure de contrer une montée de l’extrême droite et la brutalité de l’UMP.

La France traverse une crise à la fois économique, écologique, morale et sociale. Les attentes des citoyens sont immenses après le quinquennat désastreux du président sortant. Élu sur un programme d’amélioration du pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy s’est moqué de l’électorat, en particulier populaire, qui lui avait fait confiance. Aucune des questions de fond n’a été résolue : ni l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations, ni la lutte contre la précarité et l’insécurité, ni la protection des plus démunis. Ne laissons pas, en 2012, les déçus du sarkozysme trouver, par désespoir, un refuge à l’extrême droite.

En face, Ségolène Royal propose.

L’interdiction des licenciements boursiers, la mise en place d’un pacte de confiance avec les jeunes, le soutien massif aux TPE/PME, la création d’une Banque publique d’investissement sont autant de mesures qui figurent dans son programme et qu’elle applique, pour certaines, déjà, avec succès dans sa région. La crédibilité a changé de camp.

L’heure n’est plus aux diagnostics tièdes, aux appréciations timorées mais à la lucidité radicale. Oui, il y a besoin de radicalité, car ce ne sont plus simplement les effets du système qu’il faut dénoncer, mais ses fondements et ses présupposés. C’est pourquoi il n’y a pas de tabou dans le discours de Ségolène Royal : elle n’a pas peur de débattre, par exemple de l’idée d’un protectionnisme européen intelligent. Pour elle, le socialisme du XXIe siècle, c’est mettre l’économie au service de l’homme sans détruire le patrimoine des générations futures.

Elle a apporté par son action la preuve de son engagement pour l’avenir : elle a fait de la région qu’elle préside, Poitou-Charentes, celle de l’excellence environnementale. C’est pourquoi lorsqu’elle s’engage à exploiter au niveau national tous les gisements d’emplois de la croissance verte pour en faire une force économique et un ferment de justice sociale, on la croit.

Face une droite déconnectée de la réalité, elle sera la présidente de la force citoyenne et saura répondre à l’exigence démocratique. Toutes les universités populaires participatives qu’elle a organisées autour de sujets majeurs, tous ses déplacements sur le terrain, tous les citoyens qui répondent à ses appels, en témoignent : elle porte la voix des Français et en nourrit son projet.

À l’occasion du trentenaire de l’élection de François Mitterrand, on a pu mesurer l’intensité du rêve d’un nouveau 10-Mai. Dans son discours d’hommage à l’ancien président socialiste, Ségolène Royal rappelait son propos : « Il n’y a qu’un vainqueur le 10 mai : c’est l’espoir. » Ségolène Royal prend exemple sur lui, qui a su tirer les leçons quand il a été battu et remporter l’élection suivante.

Parce que 2012 n’est pas 2007 et que Ségolène Royal est du côté du changement et non de l’immobilisme, parce que les attentes sont immenses et les esprits prêts pour une radicale mutation écologique, économique, sociale et démocratique, parce qu’elle est combative, mieux armée et plus expérimentée, nous voyons en Ségolène Royal celle qui saura transformer l’espoir de la victoire en victoire de l’espoir.


Jean-Louis Bianco, député
Jean-Jack Queyranne, président de région
Louis Mermaz, sénateur et ancien president de l’Assemblée nationale
Najat Vallaud-Belkacem, conseillère générale et secrétaire nationale du PS
Delphine Batho, députée
Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris et membre du Bureau national du PS
Guillaume Garot, député
Bernard Lesterlin, député
Maxime Bono, député
Catherine Quéré, députée
Jean-Michel Clément, député
Kamel Chibli, membre du Conseil national du PS
Sébastien Denaja, membre du Conseil national du PS
Claire Donzel, première secrétaire fédérale
Rodolphe Challet, premier secrétaire fédéral
Jean-François Macaire, premier secrétaire fédéral
Béatrice Patrie, ancienne députée européenne
Emmanuel Espanol, conseiller régional
Christine Lagrange, membre du conseil national du PS
Didier Turba, vice-président de conseil général
Nicolas Cadène, secrétaire fédéral

Voici le lien vers l’article sur le site Le Monde : Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal

De la Fiabilité des Sondages

Billet edito

De la Fiabilité des Sondages

3 commentaires 04 juin 2011

Nous sommes quelques uns, comme vous le savez, à émettre de sérieux doutes quant à la fiabilité des sondages d’intention de vote dont on nous abreuve depuis des mois, et à déplorer en tout cas la fréquence et l’usage qui en sont faits dans une presse qui oublie trop souvent les limites de ces outils et les conditions imparfaites de leur fabrication. Notre avis pourrait n’avoir que peu de poids et être taxé de partisan dans une période où ces derniers ne donnent pas, loin s’en faut, notre candidate favorite.

Au hasard de mes lectures, je suis retombée sur cette enquête post-21 avril 2002 d’un sociologue soucieux de mieux décrypter les comportements (et les errements) des médias et des instituts de sondage dans la campagne présidentielle de l’époque. Cette contribution publiée par Arnaud Mercier dans l’ouvrage collectif « Le vote de tous les refus » (Presses de Sc.Po, 2003), sous la direction de Pascal Perrineau, est extrêmement instructive et impressionnante d’actualité.

Je vous laisse en prendre connaissance en vous rappelant une chose simple: le seul sondage qui compte,  c’est celui des urnes. Continuons à nous mobiliser!

Najat Vallaud-Belkacem


« [...] Revenons sur le rôle décisif de l’argument chiffré des sondages et des usages qu’on en fit. Pour commencer, il est fécond de partir de ce que les médias n’ont pas voulu entendre et de ce que le public n’a donc pas pu connaître. Le 16 avril 2002, la Commission des sondages publia le communiqué suivant :

« La Commission rappelle qu’elle contrôle systématiquement tous les sondages ayant un rapport direct ou indirect avec une élection. Après avoir constaté qu’un certain nombre des règles qu’elle est chargée de faire respecter avait été méconnues, la Commission a été amenée à intervenir de plus en plus fréquemment depuis quelques semaines auprès des instituts de sondage ou des organes de presse qui ont assuré la diffusion des résultats. Elle estime nécessaire, à quelques jours du scrutin, d’insister sur la prudence avec laquelle les sondages d’intentions de vote doivent être interprétés et ceci pour deux séries de raisons. La première tient aux modalités de constitution des échantillons des personnes interrogées, à la proportion élevée des personnes sondées n’exprimant aucun choix et à celle, parmi les intentions exprimées, des personnes qui ne sont pas sûres de leur choix. La seconde tient à certains des procédés de redressement auxquels ont actuellement recours les instituts de sondage. Dans ces conditions, la Commission des sondages tient à souligner les limites de fiabilité des sondages. La Commission rappelle enfin que les sondages ne sont qu’un instrument d’analyse de l’opinion publique et non pas un outil de prévision des résultats électoraux. »

Ce communiqué et son devenir sont tout à fait révélateurs des problèmes de l’information en campagne électorale. En effet, ce dernier n’a pas été repris par les rédactions, à l’exception de l’afp, de La Tribune, du Télégramme de Brest, de l’Humanité et du Parisien, sous forme de brèves, synthétisant un communiqué lui-même déjà très court. Autrement dit, cette mise en garde (émise par une instance légitime à en adresser) a été cachée au public. Elle représentait un inconvénient majeur aux yeux des rédactions, celui de signifier explicitement que tout le travail interprétatif proposé par les journalistes, leurs commentaires fondés sur les nombreux sondages parus, la commande d’enquêtes plus ou moins coûteuses, ayant vocation à être reprises par les autres médias en citations (accroissant ainsi la notoriété du support cité) reposaient sur du sable. La Commission dit explicitement que les sondages ne sont pas des instruments de prévision du vote comme les journalistes tendent à les utiliser, et qu’en plus, en 2002, les conditions d’indécision de l’électorat et de redressement des données brutes doivent conduire à la plus extrême prudence sur la véracité des chiffres publiés. Dans une telle situation, la rigueur professionnelle obligerait les journalistes à se défaire de cet outil d’analyse impuissant, mais les soucis cumulés de conserver un support pour produire de l’analyse quotidienne, pour faire démonstration de leur finesse d’analyse dans le commentaire et pour assurer une reprise dans les autres médias, ont eu raison de leur éthique de responsabilité. Jérôme Sainte-Marie, directeur des études d’opinion à bva, le reconnaît sans ambages, lui qui affirme que  »certains sondeurs ont beau dire n’importe quoi, ça n’a finalement aucune importance. On leur demande juste de créer l’événement. Et ça marche : les gains de notoriété sont plus rentables que la fiabilité… » ( Télérama, 2729, 30 avril 2002) …[...]

Extrait de « Les médias en campagne » in « Le vote de tous les refus », Presses de Sciences-Po, 2003

La mixité sociale en questions…

Billet edito

La mixité sociale en questions…

3 commentaires 21 mai 2011

J’ai eu l’occasion, il y a quelques jours, d’être auditionnée par un groupe d’étudiants de Sciences Po Paris pour les besoins d’un livre blanc consacré à la mixité sociale. Leurs questions étant suffisamment précises pour me permettre de rentrer dans le détail des choses, je vous donne à lire cet entretien qui mêle regard sur la politique de la Ville, la rénovation urbaine ou encore la loi SRU et propositions pour l’avenir dans un domaine crucial pour notre pays.

 

1ère question (constat) : Comment définissez-vous la mixité sociale ? Est-ce une notion différente de la diversité ? Est-ce un véritable enjeu de société ? Quel constat faites-vous de la mixité sociale aujourd’hui en France? Au sein de l’agglomération lyonnaise ? L’absence de mixité sociale pose-t-elle problème ? Si oui, lequel/lesquels ?

NVB : Bien entendu, ces deux termes renvoient à des réalités très différentes, et il me paraît important que les deux concepts restent démarqués pour ne confondre les choses. Dans le langage courant, la question de la diversité est bien souvent cantonnée à la seule question ethnique, à savoir l’éternelle obsession de l’origine visible des individus. La mixité sociale, elle,  recouvre avant tout une dimension socioprofessionnelle qui renvoie à plusieurs facteurs, les professions, le capital social de naissance, le niveau de vie, les habitudes de consommation, la culture, la langue, les loisirs… Si l’on est un peu plus exigeant on peut commencer à introduire des variables relatives à l’âge ou à l’ethnie. Là, le concept devient beaucoup plus global.

L’indicateur de mesure de la mixité sociale tourne souvent autour de la question du logement. On mesure sur un territoire donné le pourcentage de chaque catégorie de population. Si cela est révélateur, seul, cet indicateur est insuffisant. En effet, les différentes catégories de populations peuvent vivre sur un même territoire sans rien partager. Pour avoir donc une véritable mesure de la mixité sociale, il faut nécessairement croiser la question du logement à celle de la vie sociale (culture, association) et à celle de l’éducation.

La mixité sociale est ainsi nécessairement une démarche plus profonde que celle de la diversité qui souvent se cantonne à une politique de l’affichage. On montre du visible et on peut faire de la diversité assez facilement : des candidats issus de l’immigration présentés à des élections, une politique de recrutement limitée – mais publicisée – au sein des entreprises et des administrations, etc.

Si ces initiatives ont pu être utiles pour sensibiliser les gens à la question du manque de représentation (politique, sociale, associative, économique) de certaines populations, elles sont restées décevantes et insuffisantes tant elles ne répondent pas aux exigences de cohésion sociale et d’intégration.

La mixité sociale, a contrario,  a, avant tout, une dimension qualitative. Elle se mesure aux échanges nombreux entre les différents individus ainsi qu’à la dynamique sociale et associative (qu’elle soit culturelle, sportive, de solidarité) du territoire concerné. La mixité est un processus dynamique, elle est vivante. Elle suppose des échanges nombreux et une fluidité entre les catégories sociales (notamment possibilité d’ascension sociale).

Autant dire qu’au regard de ces éléments, la mixité sociale est largement insuffisante en France et le constat est sévère :

- les catégories socioprofessionnelles sont figées

- le gouvernement a démissionné devant l’exigence d’égalité des chances rendant toujours plus criantes les inégalités de naissance

- des « ghettos de riches » à l’américaine, ultra-sécurisés, apparaissent

- la rénovation des banlieues ne semble pas une priorité du gouvernement après l’abandon du « Plan banlieue. »

- une situation bloquée dans la périphérie des grandes villes, à quelques notables exceptions près.

L’absence de mixité sociale met en branle la cohésion sociale, encourage la méconnaissance et la peur de l’autre. Ce sont donc les fondamentaux de la République qui sont menacés. L’absence d’une possible ascension sociale pour l’immense majorité des plus démunis fait des ravages et assombrit l’avenir de tout un pan de la société.

1ère question bis (mixité sociale et politique de la ville) : Quelle analyse faites-vous de la prise en compte par les pouvoirs publics de la problématique de mixité sociale ? Diriez-vous que la politique de rénovation urbaine au travers de l’ANRU est de nature à apporter une réponse satisfaisante à cet enjeu ? Quelle analyse faites-vous de la loi SRU ? Qu’est-ce qui explique qu’elle soit aussi peu respectée par les élus ? Pensez-vous que l’échelon de la ville est le bon échelon pour mener à bien de telles politiques ?

NVB : Le Plan banlieues proposé par le gouvernement Sarkozy a été très décevant. Les attentes étaient pourtant nombreuses et la nécessité d’agir n’a jamais été aussi forte.

Au-delà des visites médiatisées et des effets d’annonces, quelles mesures concrètes ont été mises en œuvre ? Même avec toute la bonne foi du monde, je ne saurais dire. Les retours faits par les acteurs de terrain sont très mauvais, très inquiétants.

La politique de la ville, désertée par l’Etat, est désormais avant tout portée par les acteurs locaux : collectivités, bailleurs, associations … qui font un travail remarquable.

A l’échelle de l’agglomération lyonnaise, beaucoup d’efforts ont été entrepris et sont portés par une équipe très volontariste. Le quartier de la Duchère, par exemple, a été complètement redessiné. On pourrait évoquer aussi Vaulx-en-Velin ou Mermoz. Au sein de ma délégation, tous les grands événements sont organisés avec un souci constant de mixité sociale. Il me tient à cœur de permettre la rencontre et donc la meilleure connaissance et compréhension de populations trés différentes. Le souci est toujours aussi présent lorsque nous travaillons avec les associations locales, et que nous essayons de donner aux jeunes les moyens d’être des acteurs autonomes de leur vie et leur ville.

L’échelle la plus pertinente est bien entendu celle de la communauté urbaine ; les enjeux de mixité sociale ne s’arrêtent pas aux frontières de la commune. Sur un territoire donné, les territoires qui concentrent les richesses doivent faire preuve de solidarité et contribuer à l’effort commun. De plus, à l’échelle d’une agglomération, les synergies et les leviers d’action sont beaucoup plus puissants. Cela nécessite toutefois un changement de mentalité.

Quant à la loi SRU, il faut bien sûr faire en sorte qu’elle soit respectée par toutes les communes. Les communes les plus riches préfèrent payer la sanction financière prévue par la loi que d’appliquer les 20% de logements sociaux. Cela n’est pas acceptable. Il faut donc que l’Etat, en plus d’infliger des sanctions plus lourdes, se substitue aux collectivités récalcitrantes pour qu’aucun territoire de la République n’échappe au nécessaire effort national. Il faut enfin sortir d’une logique purement statistique et s’intéresser aussi à l’aspect qualitatif de l’action des collectivités en la matière. En effet, construire les 20% de logement social sur une même portion de territoire répondra peut-être au besoin de logement mais en aucun à la problématique de mixité sociale. Il faut donc encourager les collectivités à construire ou à réhabiliter du logement social sur l’intégralité de leur territoire, y compris et même avant tout, dans les centres villes.

Toujours sur la question du logement et de la rénovation urbaine, je tiens à rappeler une proposition du parti socialiste : que toutes les opérations dépassant 12 logements comprennent au moins 1/3 de logements sociaux.

1ère question bis (mixité sociale et éducation) : Au sein de l’enseignement scolaire, quel constat faites-vous de la mixité sociale ? Diriez-vous que le système actuel est de nature à favoriser une meilleure mixité ? Ou au contraire encourage-t-il des phénomènes de ségrégation ? S’agit-il d’une problématique suffisamment prise en compte au sein de l’Education nationale ? Quid de la formation ou la sensibilisation des enseignants à cet enjeu ? Diriez-vous que les enseignants sont suffisamment formés ou disposent de suffisamment moyens pour répondre à cet enjeu ?

NVB : La suppression de la carte scolaire a eu des effets négatifs sur la mixité sociale au sein des écoles. On a vu des écoles se transformer en véritables ghettos enfermant leurs élèves dans une spirale de l’échec.  En face, nous avons des professeurs de moins en moins formés, de plus en plus abandonnés face à ces défis qui pourtant interpellent la République toute entière. Animer une classe socialement mixte, construire une dynamique et une cohésion de groupe, demande un savoir faire. Il est important de mieux armer les professeurs.

Dans la vision républicaine, l’Ecole se doit de corriger les inégalités de naissance et d’être le creuset de la nation. Au sein de l’Ecole, on découvre l’autre et on apprend à le considérer comme son alter ego. La tâche n’est pas mince et surtout quand le gouvernement diminue les moyens alloués à l’Education nationale, torpille les effectifs et applique une politique de saupoudrage des moyens. La mission de l’École devient encore plus difficile lorsque le gouvernement se lance dans une politique qui vise à encourager la peur et la haine de l’autre – forcément dangereux.

A ce stade, il faut repenser la politique des zones d’éducation prioritaire. Cette politique vise à soutenir financièrement les établissements qui concentrent les publics ayant des difficultés. A partir de là, deux problèmes : les moyens mis sur la table ne sont pas à la hauteur du défi et cela crée un effet stigmatisation. Au final, on se donne bonne conscience en donnant un peu plus d’argent, mais on ne résout en rien le problème.

Et le résultat est là et doit nous interroger : seuls 18% des élèves issus d’un milieu social défavorisé obtiennent leur baccalauréat.

Plutôt que de poursuivre cette politique, il faut mettre en œuvre une véritable politique de mixité sociale au sein des écoles sur l’ensemble du territoire de la République. On sait que celle-ci a un effet positif sur la réussite collective des élèves.

Rétablir et maintenir la mixité sociale doivent être les priorités en termes de politique éducative. Le projet éducatif du Parti Socialiste a la volonté de rebâtir une carte scolaire. J’insiste : la mixité sociale et scolaire est non seulement juste, elle est efficace. Elle fait mieux réussir les élèves en difficulté, sans pénaliser les « bons » élèves. Nous proposons donc une nouvelle sectorisation prenant en compte un indice de mixité sociale. Mais il est temps d’avoir une vision globale : le privé restera toujours une voie de contournement si nous ne lui appliquons pas également des contraintes de mixité sociale.

2ème question (pratique) : Comment fabrique-t-on de la mixité sociale ? Avez-vous des exemples d’initiatives mises en œuvre au sein de l’agglomération lyonnaise pour favoriser la mixité sociale au niveau de la ville (logement, éducation, emploi)?

NVB : Le logement reste à mon sens la première pierre de l’édifice, sans quoi rien ou presque n’est vraiment possible. Mais il y a aussi toute une série d’actions moins visibles à entreprendre pour le vivre ensemble qui jouent un rôle très important, comme la culture ou l’animation au quotidien des territoires. Le Grand Lyon a une démarche très volontariste, notamment concernant la politique de logements sociaux. Par le Plan Local de l’Habitat, le Grand Lyon  inscrit dans les options stratégiques de l’agglomération en matière de croissance démographique, d’attractivité et de solidarité, l’idée qu’on ne peut pas rester durablement attractifs si l’agglomération ne réussit pas à accueillir l’éventail le plus large possible de profils sociaux et économiques et à favoriser le vivre ensemble.

En élevant notre objectif de production annuelle de logements sociaux à 4 000 unités, nous affichons une ambition globale de 24% de logements sociaux en 2013 contre 23% aujourd’hui selon les critères de l’article 55 de la loi SRU, avec une priorisation géographique qui met l’accent sur le centre avec 50 % de la production, 25% à l’Est et le dernier quart à l’Ouest. Par ailleurs, nous avons pris un certain nombre d’initiatives sur la base d’un vrai consensus entre les acteurs: accession sociale à la propriété avec la mise en place d’un système d’aide direct à l’accédant (le pass-foncier) ; intervention dans le parc privé existant avec une mobilisation d’une offre de logements à loyers maîtrisés, intervention dans les copropriétés dégradées ou fragiles, lutte contre l’habitat dégradé et indécent et l’intervention dans les meublés.

C’est dire si les objectifs quantitatifs – très importants en eux-mêmes – rejoignent ici un objectif politique qui a du sens pour la mixité : construire un territoire équilibré qui refuse obstinément de voir s’installer durablement en son sein des zones de relégation qui concentreraient toutes les difficultés, pendant que d’autres s’enfermeraient dans leur toute relative prospérité.

Des lois, c’est bien : des résultats concrets avec des logements dignes et accessibles pour le plus grand nombre, c’est mieux. Si la modestie doit rester de mise dans un domaine où la France a accumulé tant de retards, on peut dire que l’un des succès importants est d’avoir su entraîner avec nous des élus, des administrations ainsi que des partenaires publics et privés qui n’ont pas toujours travaillé ensemble dans l’histoire, et qui ne partageaient pas forcément une même vision des choses au départ.

Ceci étant dit, le logement reste cette première pierre d’une action publique bien plus large, qui ne saurait répondre à elle seule à tous les problèmes de la société : hausse du chômage, baisse du pouvoir d’achat, accroissement des inégalités de tous ordres parmi la population, perte de confiance en l’avenir, montée de l’intolérance, recul du désir de vivre ensemble.

C’est ainsi que nous avons négocié à Lyon depuis quelques années un volet culturel ambitieux dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, et nous avons mis en place une Charte de Coopération Culturelle qui incite les grandes institutions culturelles à mener des actions en direction des publics les plus éloignés. Cela implique qu’aujourd’hui tous les grands événements prennent en compte cette dimension de levier pour favoriser la mixité sociale.

3ème question (prospective) : En définitive, quelles initiatives serait-il souhaitable de développer pour aller plus loin en la matière ? Quelles mesures pourraient être mises en place de manière concrète et efficace afin de réellement promouvoir une meilleure mixité sociale ? Doivent-elles être incitatives ? Pédagogiques ? Coercitives ? Y a-t-il une ou des propositions qui vous paraissent immédiatement généralisables et qui permettraient de promouvoir une meilleure mixité au sein du territoire français ?

NVB : Le projet socialiste propose un certain nombre de mesures qui vont dans cette direction :

- un plafonnement des loyers

- une refonte de la fiscalité locale afin de la rendre plus juste et moins pénalisante pour les habitations situées en banlieue

- une refonte de la SRU pour rendre plus dissuasif encore le non respect des 20%, pour prévoir une procédure de substitution aux collectivités défaillantes, et pour inclure une dimension qualitative

- réformer l’école pour assurer aux citoyens une véritable égalité des chances (afin de permettre une véritable ascension sociale et donc une fluidité entre les différentes catégories socioprofessionnelles) et pour faire de l’école un véritable lieu de creuset social

- mieux former les professeurs au défi de la mixité sociale

- mettre en œuvre une politique de grands événements, une politique associative et de la jeunesse axé sur une problématique de la mixité sociale

4ème question (message) : Y a-t-il un message qui vous tient à cœur et que vous souhaiteriez voir mis en avant tout particulièrement dans le cadre de notre livre blanc ?

NVB : La mixité sociale, c’est faire vivre la République et ses valeurs auxquelles nous sommes tant attachés. C’est la dynamique d’échange entre les différentes composantes culturelles, sociales et générationnelle qui font la richesse et la force de la République.

La mixité sociale, ce n’est rien d’autre que la République qui tient ses promesses.

Presse

Mobilisés pour la Journée Mondiale de lutte contre l’Homophobie et la Transphobie

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Communiqué de presse

Najat Vallaud-Belkacem

Secrétaire nationale aux questions de société (PS)

En cette Journée Mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, le Parti Socialiste prend la mesure, avec gravité, de l’état actuel de l’homophobie en France dont atteste le récent rapport de SOS Homophobie : Forte augmentation des témoignages reçus, hausse sans précédent des agressions physiques, Internet comme dernier bastion d’une homophobie décomplexée où se multiplient des appels au meurtre de personnes LGBT… Le constat est sans appel, la situation alarmante.

Il n’est pas non plus inutile de rappeler que si les accidents de la route représentent la première cause de mortalité chez les 15-25 ans, c’est le suicide qui le devient chez les 15-25 ans victimes d’homophobie. Quant aux tentatives de suicide, souvent l’aboutissement d’une longue série de comportements à risque, elles sont, selon les études, de 7 à 13 fois supérieures chez les jeunes victimes d’homophobie.

Au-delà de l’extrême nécessité d’une politique ambitieuse et courageuse d’éducation à la sexualité et aux sexualités à l’école, qui déconstruise les préjugés, la lutte contre l’homophobie passe également et fondamentalement par deux exigences politiques.

La première consiste à être cohérent dans la volonté politique. Les condamnations de l’homophobie par le gouvernement n’ont aucune cohérence politique si elles ne s’accompagnent pas de l’exclusion, du parti majoritaire, de ses membres coupables de propos homophobes tels que Messieurs Vanneste ou Longuet. A l’heure où Barack Obama abrogeait la loi du Don’t Ask Don’t Tell dans l’armée américaine, Nicolas Sarkozy nommait un homme assimilant homosexualité et pédophilie au Ministère de la Défense. La lutte contre l’homophobie s’en trouve alors brouillée, incompréhensible et pour finir sans effet.

La deuxième exigence porte sur l’indispensable exemplarité de la loi : Comment les personnes homophobes pourraient-elles comprendre qu’elles ne doivent pas stigmatiser et discriminer les personnes LGBT si l’Etat le fait ?  Ouverture du mariage, de l’adoption, de la parentalité, don du sang et d’organes : la liste est longue des droits que l’Etat-UMP n’accorde que sous condition d’orientation sexuelle ou d’identité de genre. Il est là le vrai communautarisme. C’est l’égalité des droits pour tous qui fonde l’universalisme.

Le Parti Socialiste a repris ses engagements de 2007 concernant l’égalité des droits et la lutte contre l’homophobie et la transphobie, en allant plus loin sur la parentalité, dans son projet pour 2012.

Le dernier « ArgusFlash » de l’UMP sur ce sujet, en dit long sur le conservatisme et le communautarisme du parti au pouvoir depuis bientôt 10 ans, complètement à rebours des attentes et des évolutions de la société.

Le Parti Socialiste n’attend pas 2012 pour l’égalité : il sera présent et mobilisé dans toutes les Marches des Fiertés en juin, partout en France, et a déposé une proposition de loi pour l’ouverture du mariage à tous les couples qui sera discutée bientôt à l’Assemblée Nationale.

Espérons que cette Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie et la Transphobie convaincra la droite de voter pour cette égalité et donc, contre l’homophobie.

Voici ma vidéo sur le 17 mai et mon soutien au Projet Entourage LGBT (voici leur site www.projet-entourage.org)

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© 2012 Najat Vallaud-Belkacem.