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Presse

« Portrait » par Olivier Bertrand dans Libération

3 commentaires 26 janvier 2012

A retrouver également sur le site de Libération.

NVBLibé

Billet edito, Ma ville, mon canton

Ségolène, Arnaud, Manuel, Jean-Michel… et vous ?

25 commentaires 14 octobre 2011

Gagner tous ensemble en 2012.

C’est au terme d’une réflexion approfondie, et d’un dialogue empreint de franchise et de respect avec les deux candidats que Ségolène Royal, vous le savez, a appelé tous les Français qui souhaitent la victoire de la gauche en mai prochain, à voter pour François Hollande ce dimanche 16 octobre.

Elle l’a fait pour apporter au candidat arrivé en tête au premier tour l’élan nécessaire pour remporter demain l’élection présidentielle, et faire valoir concrètement les idées que nous défendons sur la réforme bancaire, le progrès social, la rénovation de la vie politique et la mutation écologique de l’économie.

C’est une démarche de responsabilité, de courage et de clarté qui témoigne une nouvelle fois de la stature de Ségolène Royal, femme politique de tout premier plan qui n’hésite jamais à placer l’intérêt général, l’esprit de rassemblement et le souci de l’efficacité politique au-dessus de toutes les autres considérations.

Arnaud Montebourg a semble-t-il mené la même réflexion, pour en arriver à la même conclusion.

Bien sûr, chacun est libre de faire son choix sans avoir à obéir à aucune consigne venue d’en haut, et Martine Aubry comme l’ensemble de ses soutiens méritent un respect sans faille, et une sincère bienveillance de la part de tous. C’est l’esprit même de ces Primaires citoyennes : je souhaite qu’elles soient un succès jusqu’au bout pour toute la gauche.

Je mesure que le choix est sans doute très difficile pour beaucoup d’entre vous, et je sais que certains hésitent encore à participer au vote du second tour.

Pour ma part, sachez que je suis résolue à prendre part sans réserve au rassemblement qui, de fait, a déjà commencé autour François Hollande pour lui assurer la majorité la plus franche possible à l’issue du vote, et contribuer ainsi à lui donner tous les atouts pour battre la droite en mai 2012, et mettre le programme socialiste qui changera la France.

L’enjeu n’est pas de perdre ou de gagner dimanche soir: c’est de gagner tous ensemble en 2012.

Billet edito

« Ségolène Royal trace depuis des années l’avenir de la gauche »

4 commentaires 07 octobre 2011


Les 9 et 16 octobre, les citoyens qui adhèrent aux valeurs de gauche voteront, pour des idées bien sûr, mais également pour une personnalité. Or,les idées, comme les personnalités, s’inscrivent dans une durée que le jeu médiatique occulte. Tout se passe aujourd’hui comme si le débat public avançait sans passé ni mémoire. Faute de creuser le passé, même récent, les médias se contentent ainsi trop souvent de constater. Constater que les candidats convergent ou constater que leurs programmes se ressemblent, alors qu’il faudrait étudier de plus près l’évolution de leurs propositions pour ainsi évaluer la permanence de leurs convictions et la réalité de leurs différences.

Au cours de ces dernières années, Ségolène Royal a constamment tracé l’avenir de la gauche: pionnière, elle a proposé des solutions ambitieuses, les a défendues courageusement, avant de les voir reprises des mois ou des années plus tard, et dans l’indifférence des commentateurs, par ses camarades du Parti Socialiste. La croissance verte, qui a été un véritable cheval de bataille pour elle dès les années 90 et particulièrement depuis 2006, figure aujourd’hui en bonne place dans les programmes des candidats. La sortie du nucléaire aussi, de façon plus ou moins claire. Sauf que, Ségolène Royal, elle, n’a pas attendu Fukushima pour la défendre. La fermeté face à l’insécurité qui lui a attiré tant de critiques en 2006. L’ouverture du parti socialiste sur la société, la démocratie participative. Les solutions radicales contre la crise financière qu’elle avançait dès 2008. La priorité fiscale aux entreprises qui investissent, la création d’un gouvernement de la zone euro, la réforme bancaire, le conditionnement des aides aux entreprises… autant de sujet qui feraient « consensus » aujourd’hui si l’on en croit les éditorialistes. Dormez tranquille bonnes gens !

Il y a plus étonnant encore : les idées de Ségolène Royal inspirent même au-delà de la gauche. Nicolas Sarkozy, à bout de souffle au terme d’un mandat marqué par l’injustice et l’inefficacité, recours à l’encadrement militaire des délinquants et la banque publique d’investissement pour venir en aide aux PME ; deux solutions majeures de Ségolène Royal datant de 2007 et 2008. Toujours dans le silence et l’indifférence des commentateurs.

Si Ségolène Royal est « en avant », si elle propose des idées et que les autres se les approprient, il y a de quoi se réjouir, bien sûr. C’est la preuve que les idées innovantes font leur chemin. Mais dans le cas des primaires socialistes, ne pas relever ces appropriations, c’est brouiller les lignes du débat. Prisonniers d’une vision statique des programmes, les journalistes passent à coté de l’information essentielle, celle qui pourtant intéresse le plus les électeurs : où est le mouvement et où est l’immobilisme, où sont les belles paroles et où sont les réalisations, où est la conviction et où est l’opportunisme.

Guillaume Garot et Najat Vallaud-Belkacem

Portes parole

Ségolène Royal s’engage sur l’égalité des droits.

Questions de société

Ségolène Royal s’engage sur l’égalité des droits.

5 commentaires 04 octobre 2011

Vous le savez, je participais jeudi soir à Sciences-Po Paris à un débat national organisé par HES (Homosexualités et Socialisme) dans le cadre des Primaires citoyennes. Une salle bondée, un public attentif et exigeant, un débat de très grande qualité, des représentants de chaque candidat conscients de leurs responsabilités ont, je crois, contribué à marquer les esprits des journalistes, associations, organisateurs et participants. Il s’agit de sujets que je connais bien pour avoir énormément travaillé, par exemple, sur les évolutions du modèle familial dans le cadre du secrétariat national aux questions de société pour le Parti Socialiste. J’ai pu constater de vrais changements dans les prises de position de chacun, et c’est avec beaucoup d’énergie que j’ai pu défendre les engagements de Ségolène Royal sur l’ensemble des questions abordées.

Je vous invite à lire ci-dessous le compte-rendu du magazine Têtu.

Je vous invite aussi à prendre connaissance des réponses de Ségolène Royal au questionnaire qui lui avait été adressé pour l’occasion et dans lesquelles vous verrez qu’elle témoigne une nouvelle fois de courage, de clarté, de constance et d’engagement. C’est ici: Ségolène Royal répond aux questions d’HES.

L’article de Têtu:

« Hier, des représentants de chaque concurrent à la primaire de gauche ont exposé leur programme pour les droits LGBT. En accord et fiers de leur union, ils ont tous promis le droit au mariage, à l’adoption, des avancées pour les trans ou dans la lutte contre le VIH.

Les candidats à la primaire socialiste ont planché sur les sujets LGBT et ils en parlent comme d’une seule voix. HES (Homosexualité et socialisme) les a soumis à un questionnaire écrit, sur l’accès au mariage et à l’adoption pour les couples homos, les droits des trans ou encore la lutte contre le VIH et les discriminations (leurs réponses sur le site de HES). Et hier, pour défendre leur programme lors d’un colloque à Sciences Po, tous ont mandaté un émissaire expert en questions sociétales.

«Bataille idéologique»
Pendant deux heures, plutôt studieuses, les six représentants ont débattu en bons camarades, sans éclats ni passes d’armes, et ont tenté de convaincre que leur candidat respectif était le meilleur allié des LGBT. Surtout, ils ont tous martelé que les homos pouvaient compter sur la gauche, plus mobilisée qu’au moment du pacs. «Les sujets de société sont cruciaux et obligent le PS, estime Zohra Bitan, représentante de Manuel Valls. La gauche a un rôle fondamental à jouer pour faire basculer notre société vers la liberté et l’égalité.» «Les questions sociétales sont au cœur de notre identité, explique Aurélie Filippetti, proche de François Hollande. Les nombreux dérapages de la droite montrent que nous avons une bataille idéologique à mener pour créer une société ouverte.» Et tous dénoncent le débat «ahurissant» sur le genre dans les manuels scolaires, le retard de la France en matière de droits LGBT, les dérapages «les plus sombres» de Christian Vanneste, David Douillet et autres, ou la promesse oubliée du Contrat d’union civil. «La société évolue dans l’indifférence de la droite », regrette Najat Vallaud-Belkacem, VRP de Ségolène Royal.

Tous le revendiquent, ils sont d’accord sur plein de choses, et font à peu près les mêmes propositions. Peu de temps après l’élection, le droit au mariage et à l’adoption sera ouvert aux homos, le pacs amélioré et célébré en mairie et l’interdiction de donner son sang sera supprimée. La Procréation médicalement assistée sera ouverte à toutes les femmes, un statut du beau parent créé, et la prise en charge des séropos mieux assurée. Pour les trans, la nécessité d’être opéré pour changer d’état civil sera levée et le protocole de soins revu. Au-delà de l’arsenal législatif, tous insistent sur l’importance de mener un travail en profondeur pour lutter contre les discriminations, notamment en évoquant l’orientation sexuelle en milieu scolaire. Seul point de discorde: la Gestation pour autrui. Si certains y sont favorables, d’autres, dont Martine Aubry et François Hollande, s’y opposent, pour lutter contre «la marchandisation des corps». Et le PS reste globalement réservé sur le sujet.

Gage de crédibilité
Au-delà de ce corpus commun, quelques-uns dénotent à coups de propositions personnelles. François Hollande mettrait en place un délégué interministériel à l’égalité tandis que Ségolène Royal ferait voter dès son arrivée à l’Elysée une «grande loi contre toutes les discriminations».

A défaut de se démarquer sur les idées, chacun déroule le cursus friendly de son champion, comme gage de crédibilité pour l’avenir. Reprenant avec un petit sourire une formule de Ségolène Royal, Marie-Pierre de la Gontrie veut faire de la politique par la preuve: «dès 2006, Martine Aubry était favorable au mariage homo, elle se rend à la marche des fiertés chaque année, et c’est la seule qui ait évoqué les droits LGBT dans sa lettre aux français. Les autres n’ont pas dû avoir la place…» Arnaud Montebourg aurait lui demandé à son conseil général de ne faire aucune discrimination dans les procédures d’adoption, François Hollande serait pour le mariage homo depuis 2004, tandis que Ségolène Royal faisait dès 1997 de l’Association des Parents gay et lesbiens un interlocuteur officiel du ministère de l’éducation. Au final, c’est comme si peu importait celui qui incarnera l’évolution des droits et Najat Vallaud-Belkacem en est sûre : «quel que soit le vainqueur de la primaire, tous iront dans le même sens.»

Ma ville, mon canton

Les primaires, c’est aussi à Lyon.

1 commentaire 04 octobre 2011

J’ai participé lundi au grand débat des Primaires organisé par le quotidien régional Le Progrès, pour défendre la candidature de Ségolène Royal auprès de ses lecteurs. Le journal en faisait sa « Une » ce matin mardi avec une pleine page d’analyses des propositions des six candidats, représentés chacun par des camarades élus locaux.

Vous pouvez en lire ici ou ci-dessous le compte-rendu paru en ligne.

En écho, voici deux photos (merci Bachir!) du débat organisé sur le même principe vendredi dernier par la section du 3e arrondissement au café « comptoir du 3″ que je remercie encore pour leur accueil. Ce fut une très belle soirée d’échanges avec de nombreux militants, sympathisants ou citoyen intéréssés par les Primaires citoyennes des 9 et 16 octobre prochain. (Photos ©Bachir Ghazi)

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« Le Progrès a réuni les représentants dans la région des six candidats aux primaires du PS pour débattre des enjeux de cette élection et des thèmes de campagne. Chacun a tenté de convaincre

La crise, ses enjeux, les mesures à prendre — augmentation d’impôts — pas d’augmentation, maintien ou non de la tva, avenir avec ou sans Euro etc- ont été au cœur des débats des représentants locaux des six candidats à la primaire socialiste hier matin dans les locaux de notre journal.

Globalement, l’analyse sur la crise elle même et sa gestion en France font l’unanimité : Régis Juanico, Thierry Braillard, Jean-Paul Bret, Christophe Greffe, Najat Vallaud-Belkacem et Thomas Chadeuf prennent tous acte d’une situation difficile et, surtout, insistent sur «la responsabilité de Nicolas Sarkozy, d’avoir accru comme jamais le déficit de la France durant son quinquennat ».

Sur les solutions proposées pas non plus de très grandes divergences même, si, quand même, certains ou certaines peuvent se démarquer sur tel ou tel point. Principalement sur l’avenir de la TVA. Najat Valaud-Belkacem souhaite une TVA modulée. Jean-Paul Bret n’y croit pas et tout comme Régis Juanico, il plaide pour le rétablissement de la TVA restauration à « un taux intermédiaire de 7 ou 9 % ». Christophe Greffet constate aussi que l’abaissement de la tva restauration « n’a rien apporté ». Quant à Thierry Braillard, il est « opposé à une TVA sociale ». Sur l’Euro et l’avenir de l’Europe, le radical de gauche est le plus clivant « Nous sommes pour des Etats-Unis d’Europe, la crise prouve que l’Europe doit s’organiser ». Régis Juanico est d’accord « pour changer d’Europe » sans aller aussi loin que son voisin radical. ChristopheGreffet, pragmatique, propose « une taxe sur les transactions financières qui permettrait de financer un organisme européen de soutien aux pays en difficultés ». Najat Valaud-Belkacem plaide pour un élargissement des missions de la Banque centrale européenne : « Elle devrait s’occuper aussi de relance économique». Jean-Paul Bret insiste pour « un soutien à la Grèce sans atermoiement ».

Au cœur du questionnement de cette matinée : Rigueur ou pas rigueur ? Jean-Paul Bret évacue la question : « Ne rentrons pas dans un débat sémantique, que l’on dise rigueur ou un autre mot importe peu au fond ». I l y a une réalité qui s’impose à tous : la réduction du déficit. Thierry Braillard est le plus précis sur ce point « Jean-Michel Baylet veut ramener le déficit à 3 % du PIB ». Il récuse au passage l’usage du mot rigueur « trop souvent accolé à l’idée d’efforts à faire porter par les classes moyennes ». Régis Juanico refuse également « l’idée d’un tour de vis supplémentaire. Les Français attendent de nous une autre politique, un changement. Les quelques marges de manœuvre financières que nous aurons seront consacrées pour moitié au comblement du déficit et pour moitié à la relance ». Najat Valaud-Belkacem est sur la même ligne « Une cure d’austérité toucherait les plus modestes et ne ferait qu’aggraver la crise ». Pour sa candidate, « l’urgence est double : résorber la dette publique tout en relançant la croissance. Celle-ci passe par le soutien aux PME-TPE. Il faut donc leur faciliter l’accès au crédit ».

Thomas Chadeuf, constatant que « c’est toujours à la société de payer la crise » considère qu’il « faut mieux réguler l’économie ». Il insiste sur la défense du pouvoir d’achat : « Quand on paye plus d’impôts, on attaque le pouvoir d’achat ». Il en appelle donc à « une équité fiscale avec une première mesure qui ne fait pas l’unanimité chez ses concurrents : « Nous proposons de fusionner CSG et impôt sur le revenu «.

Les six représentants locaux des candidats sont unanimes sur la nécessité absolue d’une totale réforme fiscale « avec une plus grande équité » ainsi que sur le maintien des 35 heures accompagné simplement «de négociations branche par branche pour certains ajustements ».

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Ce lundi soir dans l’Ariège avec Charles Fiterman

1 commentaire 03 octobre 2011

A l’invitation du Comité local de soutien à Ségolène Royal, je serai ce soir lundi 2 octobre à 20h30 à Pamiers (salle du jeu du mail) dans l’Ariège, avec Charles Fiterman, ancien Ministre de François Mitterrand pour une soirée-débat organisée dans le cadre des Primaires citoyennes (j-6 !). Je ne sais si je compte beaucoup de lecteurs dans ce beau département qui vient de donner à la gauche son premier Président du Sénat, mais je compte sur eux pour être présents ce soir à nos côtés!

Ma ville, mon canton

Réunion publique sur les candidats des primaires à Lyon 3ème, vendredi 30 septembre

Pas de commentaire 30 septembre 2011

Voici l’invitation à la réunion publique de présentation des candidat-e-s aux primaires qui aura lieu dans le 3ème ce vendredi 30 septembre. Elle aura lieu à 20h au Bistrot « le comptoir du 3ème », 55 Avenue Félix Faure Lyon 3ème.

Avec la participation (sous réserve) des représentants Najat Vallaud Belkacem, Thierry Philip, Pierre-Alain Muet, Laura Gandolfi, Thomas Chadoeuf et Thierry Braillard.

Venez nombreux !

reunion primaires

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Ségolène Royal répond à vos questions.

2 commentaires 29 septembre 2011

Après le débat, les primaires continuent: rendez-vous tout à l’heure à 13h15 pour le t’chat vidéo en direct avec Ségolène Royal, en partenariat avec Le Monde et Dailymotion.

Posez-lui toutes vos questions ici.

Presse

« Ségolène Royal aura sa revanche contre Nicolas Sarkozy »

Pas de commentaire 28 septembre 2011

Avant le débat de ce soir à 18h00 (que je twiterrai en direct sur @najatvb), je vous invite à lire l’entretien que j’ai accordé à France Soir, paru aujourd’hui.

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/primaires-ps-segolene-royal-aura-sa-revanche-contre-nicolas-sarkozy-141606.html

« Mercredi a lieu le second débat organisé entre les six candidats à l’investiture socialiste. Celui de la dernière chance pour Ségolène Royal ? Dans son entourage proche, on joue la carte de l’optimisme.

Ainsi, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de la candidate et fidèle entre les fidèles, assure que Royal jouera bien son match retour contre Nicolas Sarkozy en 2012. Peu importe les sondages et autres commentaires politiques. Seule compte la « réalité du terrain ». Pour elle, la victoire de la gauche au Sénat, dimanche, a bien prouvé que tout était possible en politique.

FranceSoir.fr. Que représente pour vous le basculement du Sénat à gauche ?

Najat Vallaud-Belkacem. Exceptionnel ! Pas inattendu mais inédit. Cette victoire de la gauche au Sénat préfigure de grands changements pour 2012.

FS.fr Est-ce que cette victoire tient du symbole ?

N. V.-B. Oui. Les élections sénatoriales sont très difficiles pour le Parti socialiste. On a une sur-représentation des petites communes rurales où la gauche fait, traditionnellement, de moins bons scores que la droite. Les résultats de dimanche traduisent donc un profond rejet de la politique sarkozyste, chez les élus, quelque soit leur bord, en particulier chez les centristes.

FS.fr La gauche vient de remporter une élection difficile… Cela vous donne des idées pour les primaires ?

N. V.-B. C’est l’une des leçons de ces sénatoriales : la capacité des électeurs à se dégager des pronostics et des carcans. Ça a quelque chose de rassurant, ça prouve que les électeurs sont libres. C’est le message qu’on martèle avec Ségolène Royal : il faut qu’on laisse les électeurs voter : on ne vit pas en sondocratie mais en démocratie.

FS.fr Une poussée de la gauche aux sénatoriales était tout de même attendue. Pour les primaires, en revanche, la grande majorité des sondages donnent Mme Royal largement perdante…

N. V.-B. On ne peut raisonnablement accorder aucun crédit à ces sondages, surtout lorsque l’on sait dans quelles conditions ils sont réalisés. Le nombre dérisoire de sondés. Les corrections dont ils font l’objet…. Logiquement pour effectuer ces corrections – qui sont très importantes – les instituts se basent sur l’expérience acquise des élections précédentes. Or, il s’agit pour les primaires d’une élection inédite, sur quoi se basent-ils ?  Personne ne sait qui va aller voter, comment voulez-vous qu’on sache pour qui ils vont voter ?

« Cette fois, battez-le »

FS.fr Il y a un paradoxe, cependant. D’un côté, vous affirmez ne pas accorder de crédit aux sondages. De l’autre, Ségolène Royal a envoyé la semaine dernière un mail aux militants ; elle y fait référence à plusieurs enquêtes réalisées sur Internet et qui lui confèrent entre 31 et 36% des intentions de vote aux primaires.

N. V.-B.  Mais pourquoi les sondages défavorables à Ségolène Royal bénéficient d’une si grande publicité et les autres, ceux qui lui sont favorables, sont oubliés ? Avec ce mail, elle a voulu rétablir un certain équilibre. On sait très bien que les enquêtes d’opinion ont une grande influence, en particulier sur les électeurs indécis qui pourraient préférer voter utile. Mais vous avez raison : il ne faut accorder de crédit à aucun de ces sondages.

FS.fr Les deux derniers débats peuvent être déterminants. Est-ce que Ségolène Royal les abordera différemment que le premier ? On l’a senti effacée à l’occasion du premier, en retrait presque…

N. V.-B. C’est une analyse de journaliste mais ce n’est pas la vision qu’ont les gens. Les commentateurs politiques espéraient un clash. Le grand public, lui, attendait des propositions. Et il les a eues. Lors du premier débat, Ségolène Royal a montré qu’elle avait les épaules, une solidité, une sérénité, une stature, pour porter un projet présidentiel. Par exemple, tout le monde s’est amusé des « piques » échangées entre François Hollande et Martine Aubry à propos du nucléaire. Mais, Ségolène Royal a été la seule à prendre de la hauteur sur le sujet, à parler de façon claire et compréhensible par tous des enjeux d’une sortie du nucléaire. C’était un débat gagnant pour elle.

FS.fr Mais cela ne s’est pas traduit dans les sondages…

N. V.-B. Vous savez à quoi me font penser tous ces sondages ? A ceux du référendum sur la constitution européenne en 2005. Le système a choisi son candidat et s’obstine à ignorer ce qui se passe sur le terrain.

FS.fr Quelle est cette réalité du terrain ?

N. V.-B. Ségolène Royal ne se contente pas de grand discours. Elle s’intéresse vraiment aux gens. Quand elle propose de bloquer les prix de 50 produits de première nécessité ou encore de mettre fin aux tarifications bancaires abusives, elle sait de quoi est fait le quotidien de la plupart des français, systématiquement à découvert avant même que le mois ne se termine…. Le grand public le sent. On fait énormément campagne dans les quartiers populaires, par exemple. Vous seriez surpris de voir combien , dans ces quartiers, Ségolène Royal apparaît comme  la candidate légitime du PS. Ils veulent qu’elle affronte à nouveau Sarkozy. Ils lui disent : « Il nous a bien eus la dernière fois, cette fois, battez-le ».

« On ne l’appelle plus ‘Ségolène’ »

FS.fr A-t-elle changé depuis 2007 ?

N. V.-B. Oui. Elle a énormément travaillé et a subi beaucoup d’épreuves. Elle fait preuve d’une immense force physique, morale, surhumaine. Je ne connais aucun autre politique qui parvienne, comme elle, à se relever sans cesse, à se réinventer. Elle a gagné une véritable stature de femme d’État désormais. Autour d’elle, on ne l’appelle plus « Ségolène », comme en 2007, mais « Royal ».

FS.fr Pourquoi croyez-vous autant en elle ?

N. V.-B. Je regarde ce qu’elle dit, je regarde ce qu’elle fait. Je n’ai jamais été déçue. Elle est beaucoup plus radicale que les autres candidats. Par exemple, quand elle propose de taxer les revenus du capital au même niveau que ceux du travail, elle le fera vraiment.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un choix : ou nous accompagnons le système en tentant de l’améliorer à la marge ou nous le transformons. Ségolène est dans la transformation suivant des règles claires comme la morale publique, la justice sociale. Surtout, elle s’applique en privé les préceptes qu’elle défend en public. Ce n’est pas donné à tout le monde, y compris à gauche.

FS.fr En quoi est-elle la meilleure pour battre Sarkozy en 2012 ?

N. V.-B. Elle le connaît bien, puisqu’elle a déjà eu à l’affronter. Elle est la mieux placée pour le confronter à ses contradictions, pour lui opposer ses promesses non-tenues. Vous savez, je crois beaucoup au match retour. C’est une légitimité de plus.

« Sarkozy usera de tous les moyens pour être réélu »

FS.fr Si elle n’est pas désignée par les socialistes, jouera-t-elle malgré tout un rôle dans la campagne présidentielle ?

N. V.-B. Bien évidemment. Ségolène -comme moi, comme nous tous,- ira jusqu’au bout car il y a une nécessité absolue de refermer la parenthèse Sarkozy. On a vu ce qui s’est passé en 2007. La campagne a été très dure et 2012 devrait être pire. On sait ce que Sarkozy vaut en campagne ; lui et ceux qui l’entourent useront de tous les moyens, avouables ou non, pour ne pas renoncer au pouvoir.

FS.fr Qu’entendez-vous par « moyens non-avouables » ?

N. V.-B. On sait qu’il y a eu des irrégularités dans les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, comme l’a démontré l’affaire Woerth-Bettencourt. (Selon l’ancienne juge d’instruction Isabelle Prévost-Desprez, citée dans le livre Sarko m’a tuer, l’infirmière de Liliane Bettencourt aurait assisté à des remises d’espèces à Nicolas Sarkozy, alors secrétaire général de l’UMP. L’Élysée a démenti ces informations, NDLR). La campagne de 2007 n’a pas été équitable et pour cause : nous, nous étions dans la légalité.

Par Sylvain Chazot »

Une rentrée… active!

Ma ville, mon canton

Une rentrée… active!

5 commentaires 27 septembre 2011

Cette période très intense de campagne des Primaires, de sortie de mon livre sur le Front National, de rentrée pour les associations et de reprise d’une nouvelle saison pour les événements à Lyon ne me laisse pas beaucoup de temps pour tenir à jour ce blog comme je le voudrais : vous savez, ce « miroir qu’on promène au bord du chemin », comme disait Stendhal. Voici donc un petit point non exhaustif sur quelques-unes de mes activités au cours de ces derniers temps, et quelques rendez-vous auxquels je tiens beaucoup pour les jours à venir… En attendant les 9 et 16 octobre prochains, bien sûr !


A Lyon, le mois de septembre a débuté par une rentrée associative en ébullition avec les neuf forums d’arrondissement sur deux week-ends: un rendez-vous très important pour les familles, et tous ceux qui veulent s’engager dans une activité collective. Une édition 2011 très réussie, malgré quelques caprices météorologiques : quelques souvenirs en photo que je publie plus bas, en témoignent. Mais, au final, peu d’annulations, quelques reports, et nous avons pu maintenir l’essentiel de ce que nous avions prévu, dans la bonne humeur et la convivialité.

Un regret évidemment pour l’annulation de la clôture de « Tout l‘Monde Dehors » qui devait rassembler tous les acteurs du jeu : par deux fois, la météo nous a pris de court. L’invitation aux bénévoles associatifs à un grand pique-nique au parc de la Tête d’Or, animé magnifiquement par la chorale Viva la Vida, avec la participation de l’Union National des Sauveteurs Secouristes qui offrait une formation  gratuite aux jeunes (photo), a elle tenu tant bien que mal. On négociera mieux avec le temps la prochaine fois . Dimanche dernier, c’était aussi  la très belle fête de rentrée du parc Chambovet à Montchat à laquelle je me suis rendue comme chaque année, quelques jours après un diner de quartier avec les habitants de la rue des Acacias. Une série de moments partagés en plein air, et bien souvent en musique comme « Jazz sur les places » à Saint-Georges, qui s’est poursuivie le week-end dernier avec « Cité Stand’ Up » à la Croix-Rousse qui a réuni les associations autour d’une scène ouverte aux jeunes talents.

Un peu en vrac, je signale aussi parce que cela fait partie des moments que j’apprécie le plus dans ma vie d’élue à Lyon : la présentation en avant-première de la prochaine Fête des Lumières aux partenaires, une rencontre enthousiasmante avec les jeunes collégiens de Montchat pour les inciter à siéger au Conseil Général des Jeunes, un débat à l’Hôtel de Ville sur les questions de société avec des anciens élèves de grandes écoles en Rhône-Alpes, ou encore l’accueil des nouveaux habitants en Mairie du 3e arrondissement…

Ces rencontres, ces discussions, ces échanges font écho à tous ces moments de campagne avec Ségolène Royal, où nous multiplions les expériences humaines qui enrichissent de la vie vécue par chacun une vision de l’action politique qui risque toujours, si on ne fait pas attention, de devenir trop « théorique » ou « déconnectée ». Ce fut en particulier le cas lors de sa venue à Lyon et Villeurbanne, pour un très beau meeting, suivi d’une longue rencontre avec des femmes chefs d’entreprises. Rien de tel pour ne pas se laisser enfermer dans le tourbillon médiatique des petites phrases, des anecdotes ridicules, et regarder en face la vérité de la France d’aujourd’hui.

C’est bien pour cela que je suis décidée à continuer: demain matin, j’accueillerai le Salon du Logement pour les Jeunes dont j’ai souhaité qu’il se tienne pour la première fois à l’Hôtel de Ville  tant le sujet est d’importance : rendez-vous avec la Comité Local pour le logement autonome des jeunes et ses partenaires, de 10h00 à 20h00 dans l’Atrium, entrée place des Terreaux.
D’ici vendredi avec une séance publique du Conseil Général du Rhône, et dimanche le traditionnel vide-greniers de Montchat, les primaires continuent avec quelques moments importants : le débat télévisé entre candidats mercredi soir à 18h00 sur I-Télé, un tchat’ avec le Monde et Dailymotion le lendemain jeudi, un débat à Sciences-po avec Homosexualités et Socialisme le soir même, puis vendredi un débat à Lyon entre représentants rhônalpins des candidats (« Comptoir du 3e » 55, avenue Félix Faure, Lyon 3). Je n’oublie pas, pour celles d’entre vous qui ne sont pas Lyonnais, le meeting à Toulouse jeudi soir, le grand débat organisé par Terra Nova, le Nouvel Obs et la presse quotidienne régionale autour de Ségolène Royal à Nantes le 1er octobre, ainsi que ma propre présence ce soir là à Sète pour un meeting…Bref, plus que quelques jours avant un premier tour décisif. J’espère vous retrouver les uns les autres ici ou là et avoir le temps de vous redonner quelques nouvelles.

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© 2012 Najat Vallaud-Belkacem.