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Presse

« Portrait » par Olivier Bertrand dans Libération

3 commentaires 26 janvier 2012

A retrouver également sur le site de Libération.

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« Mensonges à la Une » de Gilles Bon-Maury

4 commentaires 14 janvier 2012

Après la Une du journal Libération d’hier concernant la position de l’UMP et de Nicolas Sarkozy sur l’ouverture du mariage à tous les couples (et non « mariage gay »), j’ai tenu à réagir auprès de la presse dans un communiqué que vous pouvez trouver ici : AFP – Mariage homosexuel: « brouillage des pistes » par Sarkozy (porte-parole Hollande)

Gilles Bon-Maury, Président d’HES et en charge des questions LGBT dans l’équipe de François Hollande, a par ailleurs commis un trés bon article sur ce sujet, dont je vous donne lecture.

Mensonges à la Une

Ce matin, Libération a choisi une couverture choc pour vendre ses 120.000 exemplaires quotidiens (ci-dessous, à gauche). Un petit Sarkozy penaud passant la bague à l’énorme index d’un gay barbu, vêtu d’un slip blanc et d’une casquette de cuir. Goguenard, le directeur de la rédaction du journal rappelait hier que le couple s’était déjà rencontré le 25 juin 2011 (ci-dessous, à droite), 150 numéros de Libération plus tôt. Sommet de la subversion dérisoire ou de la dérision subversive, le couple devient donc le running gag du quotidien. Il ne faut pas prendre les passants qui traversent les maisons de la presse pour des abrutis. Ils comprennent très bien le second degré et se mobiliseront tous en faveur de l’ouverture du mariage à tous les couples.

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Cette image pourrait donner aux moins drôles l’envie facile de refermer le journal. Seulement voilà, elle est placardée en couverture. Il leur faudra donc ouvrir Libération pour y échapper. Et c’est à ce moment là qu’ils se sentiront dans le même état que le Sarkozy croqué en couverture : piégés.

 Que dit la couverture ? “Mariage gay, Sarkozy tenté par le oui. Selon nos informations, le Président s’apprêterait à inscrire le mariage homosexuel dans son programme de campagne“. Passons sur le vocabulaire. Parler de “mariage gay” ou de “mariage homosexuel” revient à reconnaître une sexualité à une institution, ce qui n’est pas raisonnable. Ou à distinguer entre mariage gay et mariage triste, ce qui n’est pas charitable. Convenons que le lecteur distrait retiendra de cette couverture que Nicolas Sarkozy envisage de proposer l’ouverture du mariage aux couples homosexuels dans son programme – il est donc candidat – pour l’élection présidentielle de 2012.

Or que découvre-t-on, lorsqu’on tourne la page du quotidien ? “Nicolas Sarkozy, qui est en train de définir son programme de campagne, devrait y inclure «l’union civile» pour les homosexuels : le mariage gay fait son chemin à l’Elysée“. Allons bon.

L’union civile, on connaît. C’est le contraire de l’ouverture du mariage.

Le 3 septembre 2006, sur le plateau du 20 heures de TF1, le candidat Sarkozy a répondu à Claire Chazal : “Je considère que le mariage homosexuel conduirait à l’adoption pour les couples homosexuels et je n’y suis pas favorable. Pour autant, je veux qu’on lutte contre toute forme de discrimination. Et l’amour homosexuel a le droit à la reconnaissance. Donc je propose la création d’un contrat d’union civique qui garantirait l’égalité des droits successoraux, sociaux et fiscaux. Il n’y a aucune raison qu’un couple homosexuel soit désavantagé par rapport à un couple hétérosexuel. Et je suis même prêt à faire un pas de plus dans la reconnaissance de l’amour homosexuel sur l’organisation de cérémonies spécifiques et éventuellement, dans les mairies.

C’est donc pour refuser l’ouverture du mariage à tous les couples qu’en 2006 déjà, le candidat Sarkozy proposait cette «union civile», objet juridique non identifié, pacs amélioré, sous-mariage, d’abord réservé aux seuls homosexuels, puis finalement à tous les couples sans enfant. Il a répété sa promesse en avril 2007 à TÊTU. Chacun peut aujourd’hui dresser le bilan : jamais la mise en œuvre de cet engagement de campagne n’a été à l’ordre du jour.

Mais chacun peut aussi se souvenir de la réaction de certains médias à cette époque. Le directeur de la rédaction de TÊTU d’alors a conclu ainsi son dernier éditorial avant les élections : “Pour ce qui nous concerne, quel que soit le vainqueur, les homosexuels pourront accéder soit à une union style pacs, soit au mariage. On peut donc dire qu’on a gagné.” Las, nous sommes déjà en 2012 et il ne semble pas qu’on ait gagné. Depuis 2007, en revanche, la Norvège, la Suède, Mexico, le Portugal, l’Islande et l’Argentine ont rejoint le club des pays qui ouvrent le mariage à tous les couples.

En 2007, le candidat Sarkozy a donc parlé «union civile» pour entretenir l’ambiguïté sur son refus d’ouvrir le mariage à tous les couples. C’est une arnaque, comme l’écrit Nicolas Gougain. Certains se sont laissés piéger. Pendant cinq ans, le président Sarkozy n’a pas bougé. Il a nommé Christine Boutin au gouvernement. Il a investi Christian Vanneste aux élections municipales. Ses députés ont rejeté massivement la proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Pendant cinq ans, à la droite qui a refusé systématiquement toute avancée des droits des couples de même sexe, la gauche a répondu rassemblée et volontaire.

Et en 2012, il suffit qu’une députée UMP recycle cette vieille proposition d’«union civile» dans une contribution au projet de l’UMP pour que Libération ose : “Mariage gay, Sarkozy tenté par le oui.” Deux erreurs en une page : il ne s’agit pas du mariage et il ne s’agit pas d’une tentation puisque cette mesure est inscrite à son programme depuis cinq ans. Immédiatement, sur le fondement de cette Une erronée, Europe 1 titre : “Mariage gay : Sarkozy prêt à dire oui ?” et France TV s’interroge : “Sarkozy va-t-il inclure le mariage gay dans son programme ?“.

En 2007, Nicolas Sarkozy a promis. Il n’a pas tenu parole. En 2012, il n’a pas eu besoin de promettre : Libération s’en est chargé.

Gilles Bon-Maury

Ici l’article sur le site de TÊTU : Mensonges à la Une

Presse

AFP – Mariage homosexuel: « brouillage des pistes » par Sarkozy (porte-parole Hollande)

2 commentaires 13 janvier 2012

Mariage homosexuel: « brouillage des pistes » par Sarkozy (porte-parole Hollande)

PARIS, 13 janvier 2012 (AFP) – L’une des porte-parole de François Hollande a dénoncé vendredi chez Nicolas Sarkozy « la technique du brouillage des pistes idéologiques à coups de ballons d’essai vite dégonflés » au sujet du mariage homosexuel, rappelant que François Hollande soutenait cette mesure.
« Sur un sujet comme celui-là, cette technique est insupportable: on ne joue pas avec l’égalité des droits des citoyens. C’est ce qu’a fait Nicolas Sarkozy ces dernières années », a déclaré à l’AFP Najat Vallaud-Belkacem.

Le quotidien Libération a avancé vendredi que le chef de l’Etat s’apprêtait à inscrire le mariage homosexuel dans sa campagne. La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a démenti, soulignant que le président de la République y restait « défavorable ». « Il a joué avec ce sujet en se déclarant favorable au contrat d’union civique jamais mis en oeuvre », a ajouté Mme Vallaud-Belkacem. « Il a laissé libre cours ces cinq dernières années à des dérapages infamants et intolérables dans son camp sans jamais les condamner ».

« Nicolas Sarkozy n’a aucune colonne vertébrale idéologique. Il n’a aucune conviction. Il cède à l’archaïsme de son camp », a-t-elle ajouté.

« A côté de ce flou de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, François Hollande et le PS se sont clairement engagés à reconnaître l’ensemble des familles », selon elle. En cas de victoire de François Hollande, « il adoptera dans les mois qui suivent son élection une grande loi sur l’égalité et l’ouverture du mariage au couple homosexuel fera partie de cette loi, ainsi que la possibilité d’adopter ».

FRANCE2012-PRÉSIDENTIELLE-

PARTIS-HOMOSEXUALITÉ – 13/01/2012 12h07 – AFP

En campagne

« Il se trouve que le président sortant refuse d’assumer son bilan… » sur Public Sénat/Radio Classique

10 commentaires 05 janvier 2012

« Il se trouve que le président sortant refuse d’assumer son bilan… » Mon interview sur Public Sénat / Radio Classique :


Najat Belkacem invitée de « En route vers la… par Najat-Belkacem

Presse

Communiqué de presse : Réforme du droit d’asile

4 commentaires 26 novembre 2011

Communiqué : Réforme du droit d’asile

Najat Vallaud Belkacem, porte-parole
Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration-intégration, équipe de campagne de François Hollande

Le gouvernement continue sa chasse aux fraudeurs, cette fois-ci au mépris de libertés fondamentales garanties par notre Constitution et par le droit international.

En annonçant vendredi une réforme du droit d’asile, dont l’objet serait de réduire encore le nombre de demandeurs d’asile accueillis en France, Claude Guéant porte à nouveau atteinte à un droit fondamental régulièrement malmené.

Semblant découvrir à quelques mois de l’échéance présidentielle la crise du dispositif d’asile français, feignant d’ignorer que la politique menée par le Président sortant et les baisses constantes du budget sont à l’origine de cette crise, le ministre de l’intérieur propose comme toujours une restriction des droits à seule fin électoraliste.

En évoquant une extension de la liste des pays d’origine classés « sûrs », à destination desquels les reconduites à la frontière sont presque automatiques, le gouvernement nie de nombreuses atteintes aux droits humains pourtant régulièrement dénoncées par les organisations humanitaires. En imaginant que des réfugiés pourraient se voir refuser l’asile parce qu’ils auraient déposé une demande « hors délai », il fait fi des protections que leur apporte notre Constitution.

A l’issue du quinquennat de M. Sarkozy, notre pays accorde l’asile bien moins que l’Allemagne ou l’Angleterre, et les conditions y sont bien plus restrictives. La lutte contre les abus ne peut pas servir de prétexte à une remise en cause du droit d’asile.

Nous réaffirmons le caractère intangible du droit d’asile et du statut de réfugié. Il ne peut pas être une variable de la politique migratoire de la France, encore moins une cible de la démagogie électoraliste de la droite en campagne. Les engagements internationaux de notre pays, le respect que nous devons à des êtres humains en souffrance et en danger, ne peuvent pas être effacés au nom de l’ajustement des dépenses du ministère de l’intérieur.

Une nouvelle fois, Claude Guéant, à des fins électoralistes, simplifie des questions complexes et mélange des sujets différents.

Il est temps de retrouver une politique d’asile digne de ce nom, en France comme au sein de l’Union Européenne.

Presse

Communiqué de presse: « Emploi : les promesses à crédit du candidat Nicolas Sarkozy. »

1 commentaire 18 novembre 2011

Emploi : les promesses à crédit du candidat Nicolas Sarkozy.


La politique industrielle de Nicolas Sarkozy est un désastre comme le montre avec cruauté la destruction de milliers d’emplois dans le secteur automobile : Renault hier, PSA aujourd’hui.

Les aides publiques au secteur ont été investies en pure perte : 6,5 milliards de prêts, 1 milliard de prime à la casse, 1,5 milliards de bonus-malus, 107 millions d’euros de baisse de la taxe professionnelle. En tout, plus de 2,5 milliards d’euros d’aide publique directe à la filière.

On pourrait en dire autant du secteur sidérurgique, de l’hôtellerie et de la restauration, de l’agriculture ou du secteur bancaire : après 5 ans de mandat les résultats sont là avec des déficits publics records, un taux de chômage en hausse constante, une économie française dans l’impasse, et sans aucune perspective d’avenir.

Qui est responsable ? Le Président de la rigueur et de l’austérité, ou le candidat prodigue qui n’a cessé d’être candidat tout au long de son mandat, de Gandrange à Vezoul en passant par Sandouville ?

Réponse : le Président Nicolas Sarkozy qui a financé à crédit les promesses du candidat Nicolas Sarkozy.


Najat Vallaud-Belkacem

Porte-parole de François Hollande.

Billet edito

Ma tribune d’opinion dans Le Monde: « Faire payer la crise aux pauvres n’est pas une fatalité. »

10 commentaires 27 octobre 2011

Hier, les Députés socialistes condamnaient vigoureusement la véritable guerre que le gouvernement et l’UMP ont décidé de mener contre les pauvres en France, rappelant la réduction des indemnités journalières des salariés malades, la restriction de l’accès au RSA et aux prestations sociales pour les parents isolés en caviardant un rapport de l’Assemblée sur la fraude sociale, la menace que le Ministre de l’Intérieur fait peser sur les familles dont un enfant serait trouvé dans la rue la nuit, ou encore la proposition de réserver les logements sociaux à ceux qui ont un travail ». Toutes ces mesures et annonces pour le seul début de cette semaine !

C’est dans ce contexte que Le Monde, dans son édition datée du 28 octobre, publie ma tribune d’opinion initulée « Faire payer la crise aux pauvres n’est pas une fatalité ». A retrouver dans les kiosques bien sûr, mais je vous la donne à lire ici, aussi:

« Encore un cri d’alarme : celui du Secours populaire, des Restos du coeur, de la Croix-Rouge française et de tout le réseau des banques alimentaires face au risque de réduction drastique du programme européen d’aide aux plus démunis, envisagée par les gouvernements (conservateurs) de l’Union européenne.

Faire payer la crise aux pauvres : tel semble être désormais le mot d’ordre, et notamment en France. La pauvreté n’est pourtant plus une affaire de marge, elle s’installe au coeur de notre société : selon l’Insee, 8,2 millions de personnes, 13 % de la population, vivent avec moins de 954 euros par mois. Si l’on comptabilise les emplois précaires, les travailleurs pauvres, les chômeurs, les exclus qui ont même renoncé à chercher un travail, ce sont 12 millions d’actifs qui vivent en situation de fragilité économique : 40 % de la population active ! C’est là le plus implacable des réquisitoires contre la politique de Nicolas Sarkozy, qui continue pourtant à enfoncer le clou avec la taxation des mutuelles santé, ou l’augmentation de la CSG.

Les pauvres ont le visage des ouvriers au chômage depuis que leur usine a été délocalisée. Des jeunes qui galèrent de stages en petits boulots avec la promesse de vivre moins bien que leurs parents. Des mères célibataires qui travaillent dans les services à temps partiel fragmenté, des femmes de Ouistreham et d’ailleurs, appelées loin de chez elles, avec des horaires décalés. Des Français issus des quartiers populaires victimes de la ségrégation territoriale et de la discrimination.

Le sarkozysme violente ces Français fragilisés qui ne demandent qu’à travailler, qui ne craignent pas de faire des efforts (ils en font tous les jours pour survivre), qui souffrent de se voir désignés comme des assistés et des profiteurs, eux qui savent trop bien la valeur du travail tant ils en manquent.

Contrairement à une légende entretenue par la droite, les minima sociaux en France ne sont pas généreux. Autant les assurances sociales françaises sont parmi les plus protectrices du monde – mais il faut y avoir cotisé, et donc avoir un parcours d’emploi stable, être « dans » le système -, autant les prestations de solidarité sont parmi les plus faibles d’Europe. Les minima sociaux atteignent 60 % du salaire médian en moyenne en Europe. Ils montent jusqu’à 75 % dans les pays les plus solidaires comme en Allemagne, mais sur ce sujet le gouvernement ne parle plus de convergence entre nos deux pays… En France, ils sont tombés de 50 % à 30 % du revenu médian entre 2000 et 2010. Le sarkozysme paupérise les plus pauvres.

La chasse aux « assistés »

Deuxième idée reçue : celle selon laquelle des Français ne seraient que bénéficiaires de la solidarité nationale sans être jamais contributeurs, c’est en son nom que la chasse aux « assistés » fait fortune. Faut-il le rappeler ? Tout le monde paie des impôts à travers la TVA, qui touche davantage les plus pauvres, en proportion : les vrais assistés sont en réalité les plus riches, bénéficiaires ces dernières années de plus de 20 milliards d’euros de cadeaux fiscaux, pendant qu’on démantelait l’école publique, l’hôpital ou les retraites. La lutte contre les inégalités est au coeur de l’ADN de la gauche. Hier, cela passait par le soutien au pouvoir d’achat des salariés modestes. Aujourd’hui, cela ne suffit plus, car une masse croissante de citoyens n’est plus en emploi stable. Combattre la société précaire : telle doit être la priorité de la gauche.

Cela passera d’abord par une nouvelle répartition des efforts fiscaux : l’équité et la progressivité plutôt que les niches et les cadeaux fiscaux inutiles et injustes, le travail plutôt que la rente. Mais cela passera aussi par des politiques de lutte contre la pauvreté ambitieuses et assumées : accès aux biens publics essentiels (eau, gaz, électricité), à des logements dignes construits en nombre suffisant, sécurisation des parcours professionnels, autonomie des jeunes… c’est à forger ces outils bien plus complexes que la simple stigmatisation de quelques-uns que la gauche s’attellera. »

« C’est Mme (Valérie) Pécresse qui réduit les indemnités journalières des salariés malades. C’est M. (Xavier) Bertrand qui restreint l’accès au RSA et aux prestations sociales pour les +parents isolés+ en caviardant un rapport de l’Assemblée sur la fraude sociale. C’est M. (Claude) Guéant qui propose de mettre à l’amende les familles dont en enfant est dans la rue la nuit ».
« Mais le summum de l’indignité est atteint par M. (Laurent) Wauquiez qui propose de réserver les logements sociaux à ceux qui

Billet edito

« Ségolène Royal trace depuis des années l’avenir de la gauche »

4 commentaires 07 octobre 2011


Les 9 et 16 octobre, les citoyens qui adhèrent aux valeurs de gauche voteront, pour des idées bien sûr, mais également pour une personnalité. Or,les idées, comme les personnalités, s’inscrivent dans une durée que le jeu médiatique occulte. Tout se passe aujourd’hui comme si le débat public avançait sans passé ni mémoire. Faute de creuser le passé, même récent, les médias se contentent ainsi trop souvent de constater. Constater que les candidats convergent ou constater que leurs programmes se ressemblent, alors qu’il faudrait étudier de plus près l’évolution de leurs propositions pour ainsi évaluer la permanence de leurs convictions et la réalité de leurs différences.

Au cours de ces dernières années, Ségolène Royal a constamment tracé l’avenir de la gauche: pionnière, elle a proposé des solutions ambitieuses, les a défendues courageusement, avant de les voir reprises des mois ou des années plus tard, et dans l’indifférence des commentateurs, par ses camarades du Parti Socialiste. La croissance verte, qui a été un véritable cheval de bataille pour elle dès les années 90 et particulièrement depuis 2006, figure aujourd’hui en bonne place dans les programmes des candidats. La sortie du nucléaire aussi, de façon plus ou moins claire. Sauf que, Ségolène Royal, elle, n’a pas attendu Fukushima pour la défendre. La fermeté face à l’insécurité qui lui a attiré tant de critiques en 2006. L’ouverture du parti socialiste sur la société, la démocratie participative. Les solutions radicales contre la crise financière qu’elle avançait dès 2008. La priorité fiscale aux entreprises qui investissent, la création d’un gouvernement de la zone euro, la réforme bancaire, le conditionnement des aides aux entreprises… autant de sujet qui feraient « consensus » aujourd’hui si l’on en croit les éditorialistes. Dormez tranquille bonnes gens !

Il y a plus étonnant encore : les idées de Ségolène Royal inspirent même au-delà de la gauche. Nicolas Sarkozy, à bout de souffle au terme d’un mandat marqué par l’injustice et l’inefficacité, recours à l’encadrement militaire des délinquants et la banque publique d’investissement pour venir en aide aux PME ; deux solutions majeures de Ségolène Royal datant de 2007 et 2008. Toujours dans le silence et l’indifférence des commentateurs.

Si Ségolène Royal est « en avant », si elle propose des idées et que les autres se les approprient, il y a de quoi se réjouir, bien sûr. C’est la preuve que les idées innovantes font leur chemin. Mais dans le cas des primaires socialistes, ne pas relever ces appropriations, c’est brouiller les lignes du débat. Prisonniers d’une vision statique des programmes, les journalistes passent à coté de l’information essentielle, celle qui pourtant intéresse le plus les électeurs : où est le mouvement et où est l’immobilisme, où sont les belles paroles et où sont les réalisations, où est la conviction et où est l’opportunisme.

Guillaume Garot et Najat Vallaud-Belkacem

Portes parole

Presse

Le Président et les poubelles du Ministère de l’Economie.

5 commentaires 21 septembre 2011

Je vous invite à lire le communiqué que je fais parvenir à la presse:

« La semaine dernière François Baroin jetait le projet du PS à la poubelle, Nicolas Sarkozy raillait le débat télévisé entre les candidats aux Primaires et hier, last but not least , Michel Pébereau le banquier conseil de l’UMP s’en prenait violemment à Ségolène Royal en moquant ses propositions de réforme bancaire.

Aujourd’hui, l’annonce de la création d’une banque publique d’investissement pour les PME vient confirmer que Ségolène Royal est devenue la seule boussole et source d’inspiration d’un Gouvernement en perdition.

Après le kit contraception dans les lycées ou l’encadrement militaire des jeunes délinquants, Nicolas Sarkozy fait désormais dans le copié-collé en reprenant une mesure phare du Contrat avec la Nation proposé par Ségolène Royal, déjà mise en œuvre en région Poitou-Charentes et intégrée au projet socialiste.

Rien ne va plus aux commandes de l’Etat : copier-coller n’est pas gouverner, fouiller les poubelles de ses Ministres encore moins. »

Cet après-midi j’étais l’invitée du tchat du journal Métro

Presse

Cet après-midi j’étais l’invitée du tchat du journal Métro

3 commentaires 07 septembre 2011

« Ségolène Royal a toujours un temps d’avance »

Primaires, stratégie de Ségolène Royal, retour de DSK… La secrétaire nationale du PS aux questions de société et porte-parole de Ségolène Royal a répondu à toutes les questions des metronautes.

Bonjour à tous et bienvenue!

Elisa : Bonjour. Comment êtes-vous arrivé au PS ? Et quelles sont vos tâches ?

Bonjour Elisa, je suis arrivée au Parti socialiste après l’élection présidentielle de 2002. Militante socialiste, j’ai été élue locale, conseillère régionale en Rhône-Alpes, puis quelques années plus tard, adjointe au maire de Lyon et conseillère générale à partir de 2008. En qualité d’adjointe au Maire de Lyon, je m’occupe des grands évènements, de la jeunesse et de la vie associative. Au sein du Parti Socialiste, je suis Secrétaire Nationale en charge des questions de société. A ce titre j’ai beaucoup été amenée à travailler sur la question de l’égalité des droits.

Olga : Pourquoi cet engagement en faveur de Ségolène Royal ? Ne pensez-vous pas que son tour est passé ?

Voila déjà quelques années que je soutiens la démarche de Ségolène Royal. J’ai vécu à ses cotés la campagne présidentielle de 2007. J’ai vu sa détermination, sa force, son courage et j’ai adhéré à ses valeurs et à sa façon de faire de la politique, dans l’écoute, le respect et surtout par la preuve: ce qu’elle dit elle le fait. Elle me semble aujourd’hui la mieux placée pour faire échec à la fois à Marine Le Pen, par sa capacité sans égale à gauche à se faire entendre des classes populaires, et à Nicolas Sarkozy dont elle connait les forces et les faiblesses pour l’avoir déjà affronté, et pour avoir été son opposante n°1 ces cinq dernières années. Souvenez-vous de son combat contre la taxe carbone ou encore de son discours en réponse au discours de Dakar. Ségolène Royal a toujours un temps d’avance, une capacité à analyser les situations et à proposer des solutions concrètes qui me semblent indispensables en ces temps de doute sur la capacité des politiques à agir.

Yaol : Comment appréhendez-vous le retour de DSK ? Que rôle dans ces primaires selon vous ?

A lui d’en décider.

Mag : Ségolène Royal serait même battue au premier tour par Marine Le Pen dit un sondage. Qu’est-ce qui vous fait croire à une éventuelle victoire ?

Rien de plus incertain que ces sondages dont la fiabilité est aujourd’hui remise en question par tous et qui d’ailleurs se contredisent. Moi j’ai toujours préféré juger sur pièces, et il suffit d’accompagner Ségolène Royal quelques heures sur le terrain, pour comprendre l’impact qui est le sien, l’audience qu’elle a auprès de populations extrêmement diverses, et l’intérêt que suscitent ses réponses à la fois lucides et volontaristes aux crises que traversent les français: blocage des prix des produits de première nécessité, fermeté sur la sécurité, priorité à l’éducation, soutien aux PME etc… De toute façon s’il fallait ne se fier qu’aux sondages, Edouard Balladur aurait été président et François Mitterrand sans doute jamais…

Elisa : On dit DSK embarrassant pour le PS ? Vous approuvez ? Comptez-vous utiliser ses compétences économiques ?

A lui de décider de ce qu’il souhaite faire de ses compétences économiques.

Dani : Ségolène Royal a largement utilisé les sondages pour s’imposer comme la candidate du PS en 2007. Est-ce que ce n’est pas mauvais joueur, aujourd’hui qu’ils ne sont pas bons, de saisir la Haute autorité des primaires pour les contester ?

La différence avec 2006-2007, c’est qu’à l’époque les sondages portaient sur un corps électoral connu (sympathisants socialistes pour la primaire et Français pour la présidentielle). Cette fois-ci, par définition pour une élection inédite en France comme le sont les primaires, personne ne sait qui viendra voter et on se demande comment sont réalisés ces sondages qui nous sont présentés comme une vérité absolue sans aucun recul malgré la faiblesse des échantillons (- de 200 personnes en règle générale…) . Par ailleurs, les sondages effectués en 2006 avaient été réalisés après les débats qui avaient opposés les candidats à la primaire, et portaient donc sur des projets de société distincts et connus. Les choses sont loin d’être aussi claires aujourd’hui et on le sentiment que les sondages remplacent la réflexion et les débats et qu’ils voudraient finalement départager les candidats en lieu et place des électeurs. Nous disons nous que l’essentiel est de garantir le libre choix des français et pour ce faire arrêter le matraquage sondagier et le remplacer par l’expression des propositions de chacun.

Trop : Pourquoi refusez-vous obstinément le débat sur l’identité nationale ?

J’ai déjà dit à titre personnel qu’un débat sur l’identité nationale conduit par le ministre de la culture ne m’aurait pas gênée. Ce qui est plus préoccupant ce sont les motivations qui ont présidé à ce débat mené par le ministre de l’immigration et de l’identité nationale: on comprend vite que ce dont il s’agissait c’est, non pas de savoir qui compose l’identité nationale mais qui en exclure. Ca n’est pas ma conception de la politique et de l’intérêt général.

SiAlice : Je ne comprends pas bien en fait, si tous les candidats à la primaire ont le même programme – celui du PS – comment les distinguer ?

Le projet du PS est un socle commun. Il a été adopté à l’unanimité, ce qui est une bonne chose et prouve que les socialistes ont plus de valeurs en commun que de divergences. Cela étant, il est clair pour tout le monde que les candidats à la primaire doivent pouvoir indiquer leurs priorités et incarner ce projet car l’élection présidentielle reste la rencontre d’un homme ou d’une femme avec le peuple français. C’est ce que fait Ségolène Royal dans sa « lettre à tous les indignés et résignés qui veulent des solutions ».

Jules : Comment faire reculer le machisme volontaire ou inconscient cette fois-ci par rapport à 2007 ?

Je crois que l’expérience de Ségolène Royal justement aura fait avancer les esprits de ce point de vue. Elles sont d’ailleurs aujourd’hui bien plus nombreuses que par le passé à prétendre aux plus hautes responsabilités, tant mieux. La société française y est-elle prête? Je le crois. Ce dont je suis sure c’est que personne ne se permettrait plus aujourd’hui les mêmes propos machistes qu’en 2007.

Sinja : Comment comptez-vous contrer Marine Le Pen ?

Par des réponses claires et fermes aux désordres économiques et aux insécurités dont souffrent les gens. Les solutions préconisées par le Front National sont de fausses solutions qui aggraveraient la situation économique et sociale de la France bien plus qu’elles ne la résoudraient. Sortir de l’euro par exemple entrainerait très vite une baisse des salaires et une hausse des prix. Plutôt que par la diabolisation, le combat contre le front national passe aujourd’hui par les idées et les propositions. A cet égard, Ségolène Royal qui a fait du pouvoir d’achat et de la sécurité des combats essentiels, tout en ne lâchant jamais rien sur les valeurs d’une France ouverte, forte de son métissage et fière de son drapeau, est la mieux armée pour contrer Marine Le Pen.

Marcel : Pourquoi Ségolène Royal ne se démarque-t-elle pas en créant un nouveau groupe politique, proche du peuple ?

Parce qu’elle est socialiste et qu’elle croit aux valeurs du socialisme. Et que plutôt que de créer un nouveau parti elle préfère ouvrir le sien à l’ensemble de la société.

Amina : En vous maquillant le matin vous pensez à la présidence également ?

En ce moment ce serait mentir que de prétendre qu’on n’y pense pas à chaque instant. L’enjeu est de taille! Il s’agit de refermer la parenthèse désastreuse pour le pays ouverte en 2007…

Fabriceludo : Bonjour, vous êtes responsable des événements de la ville de Lyon. Comptez-vous créer quelque chose de vraiment neuf qui soit votre empreinte ? (et pas le recyclage lyonnais de Nature capitale fabriquée à Paris l’année précédente !)

Je regrette que Lyon Nature capitale vous ait déplu. Des choses vraiment neuves il y en a, même beaucoup: le street day pour les amateurs des cultures urbaines, le festival de cinéma qui commence dans quelques jours pour les cinéphiles, Afrosoul le mois prochain pour les amoureux des musiques africaines, un festival à venir autour des fleuves etc… Mais il y a aussi beaucoup d’évènements lyonnais copiés partout dans le monde, à commencer par la Fête des lumières:-).

Un dernier mot Najat Vallaud-Belkacem ?

C’est passé trés vite. Merci à tous les internautes. N’oubliez pas de venir voter les 9 et 16 octobre prochains. C’est ouvert à tous les français et c’est une occasion en or de choisir celle ou celui qui portera les couleurs de la gauche en mai 2012.

Lien vers le tchat sur Metro : Najat Belkacem répond aux metronautes

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