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Presse

« Portrait » par Olivier Bertrand dans Libération

3 commentaires 26 janvier 2012

A retrouver également sur le site de Libération.

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« Mensonges à la Une » de Gilles Bon-Maury

4 commentaires 14 janvier 2012

Après la Une du journal Libération d’hier concernant la position de l’UMP et de Nicolas Sarkozy sur l’ouverture du mariage à tous les couples (et non « mariage gay »), j’ai tenu à réagir auprès de la presse dans un communiqué que vous pouvez trouver ici : AFP – Mariage homosexuel: « brouillage des pistes » par Sarkozy (porte-parole Hollande)

Gilles Bon-Maury, Président d’HES et en charge des questions LGBT dans l’équipe de François Hollande, a par ailleurs commis un trés bon article sur ce sujet, dont je vous donne lecture.

Mensonges à la Une

Ce matin, Libération a choisi une couverture choc pour vendre ses 120.000 exemplaires quotidiens (ci-dessous, à gauche). Un petit Sarkozy penaud passant la bague à l’énorme index d’un gay barbu, vêtu d’un slip blanc et d’une casquette de cuir. Goguenard, le directeur de la rédaction du journal rappelait hier que le couple s’était déjà rencontré le 25 juin 2011 (ci-dessous, à droite), 150 numéros de Libération plus tôt. Sommet de la subversion dérisoire ou de la dérision subversive, le couple devient donc le running gag du quotidien. Il ne faut pas prendre les passants qui traversent les maisons de la presse pour des abrutis. Ils comprennent très bien le second degré et se mobiliseront tous en faveur de l’ouverture du mariage à tous les couples.

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Cette image pourrait donner aux moins drôles l’envie facile de refermer le journal. Seulement voilà, elle est placardée en couverture. Il leur faudra donc ouvrir Libération pour y échapper. Et c’est à ce moment là qu’ils se sentiront dans le même état que le Sarkozy croqué en couverture : piégés.

 Que dit la couverture ? “Mariage gay, Sarkozy tenté par le oui. Selon nos informations, le Président s’apprêterait à inscrire le mariage homosexuel dans son programme de campagne“. Passons sur le vocabulaire. Parler de “mariage gay” ou de “mariage homosexuel” revient à reconnaître une sexualité à une institution, ce qui n’est pas raisonnable. Ou à distinguer entre mariage gay et mariage triste, ce qui n’est pas charitable. Convenons que le lecteur distrait retiendra de cette couverture que Nicolas Sarkozy envisage de proposer l’ouverture du mariage aux couples homosexuels dans son programme – il est donc candidat – pour l’élection présidentielle de 2012.

Or que découvre-t-on, lorsqu’on tourne la page du quotidien ? “Nicolas Sarkozy, qui est en train de définir son programme de campagne, devrait y inclure «l’union civile» pour les homosexuels : le mariage gay fait son chemin à l’Elysée“. Allons bon.

L’union civile, on connaît. C’est le contraire de l’ouverture du mariage.

Le 3 septembre 2006, sur le plateau du 20 heures de TF1, le candidat Sarkozy a répondu à Claire Chazal : “Je considère que le mariage homosexuel conduirait à l’adoption pour les couples homosexuels et je n’y suis pas favorable. Pour autant, je veux qu’on lutte contre toute forme de discrimination. Et l’amour homosexuel a le droit à la reconnaissance. Donc je propose la création d’un contrat d’union civique qui garantirait l’égalité des droits successoraux, sociaux et fiscaux. Il n’y a aucune raison qu’un couple homosexuel soit désavantagé par rapport à un couple hétérosexuel. Et je suis même prêt à faire un pas de plus dans la reconnaissance de l’amour homosexuel sur l’organisation de cérémonies spécifiques et éventuellement, dans les mairies.

C’est donc pour refuser l’ouverture du mariage à tous les couples qu’en 2006 déjà, le candidat Sarkozy proposait cette «union civile», objet juridique non identifié, pacs amélioré, sous-mariage, d’abord réservé aux seuls homosexuels, puis finalement à tous les couples sans enfant. Il a répété sa promesse en avril 2007 à TÊTU. Chacun peut aujourd’hui dresser le bilan : jamais la mise en œuvre de cet engagement de campagne n’a été à l’ordre du jour.

Mais chacun peut aussi se souvenir de la réaction de certains médias à cette époque. Le directeur de la rédaction de TÊTU d’alors a conclu ainsi son dernier éditorial avant les élections : “Pour ce qui nous concerne, quel que soit le vainqueur, les homosexuels pourront accéder soit à une union style pacs, soit au mariage. On peut donc dire qu’on a gagné.” Las, nous sommes déjà en 2012 et il ne semble pas qu’on ait gagné. Depuis 2007, en revanche, la Norvège, la Suède, Mexico, le Portugal, l’Islande et l’Argentine ont rejoint le club des pays qui ouvrent le mariage à tous les couples.

En 2007, le candidat Sarkozy a donc parlé «union civile» pour entretenir l’ambiguïté sur son refus d’ouvrir le mariage à tous les couples. C’est une arnaque, comme l’écrit Nicolas Gougain. Certains se sont laissés piéger. Pendant cinq ans, le président Sarkozy n’a pas bougé. Il a nommé Christine Boutin au gouvernement. Il a investi Christian Vanneste aux élections municipales. Ses députés ont rejeté massivement la proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Pendant cinq ans, à la droite qui a refusé systématiquement toute avancée des droits des couples de même sexe, la gauche a répondu rassemblée et volontaire.

Et en 2012, il suffit qu’une députée UMP recycle cette vieille proposition d’«union civile» dans une contribution au projet de l’UMP pour que Libération ose : “Mariage gay, Sarkozy tenté par le oui.” Deux erreurs en une page : il ne s’agit pas du mariage et il ne s’agit pas d’une tentation puisque cette mesure est inscrite à son programme depuis cinq ans. Immédiatement, sur le fondement de cette Une erronée, Europe 1 titre : “Mariage gay : Sarkozy prêt à dire oui ?” et France TV s’interroge : “Sarkozy va-t-il inclure le mariage gay dans son programme ?“.

En 2007, Nicolas Sarkozy a promis. Il n’a pas tenu parole. En 2012, il n’a pas eu besoin de promettre : Libération s’en est chargé.

Gilles Bon-Maury

Ici l’article sur le site de TÊTU : Mensonges à la Une

Presse

AFP – Mariage homosexuel: « brouillage des pistes » par Sarkozy (porte-parole Hollande)

2 commentaires 13 janvier 2012

Mariage homosexuel: « brouillage des pistes » par Sarkozy (porte-parole Hollande)

PARIS, 13 janvier 2012 (AFP) – L’une des porte-parole de François Hollande a dénoncé vendredi chez Nicolas Sarkozy « la technique du brouillage des pistes idéologiques à coups de ballons d’essai vite dégonflés » au sujet du mariage homosexuel, rappelant que François Hollande soutenait cette mesure.
« Sur un sujet comme celui-là, cette technique est insupportable: on ne joue pas avec l’égalité des droits des citoyens. C’est ce qu’a fait Nicolas Sarkozy ces dernières années », a déclaré à l’AFP Najat Vallaud-Belkacem.

Le quotidien Libération a avancé vendredi que le chef de l’Etat s’apprêtait à inscrire le mariage homosexuel dans sa campagne. La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a démenti, soulignant que le président de la République y restait « défavorable ». « Il a joué avec ce sujet en se déclarant favorable au contrat d’union civique jamais mis en oeuvre », a ajouté Mme Vallaud-Belkacem. « Il a laissé libre cours ces cinq dernières années à des dérapages infamants et intolérables dans son camp sans jamais les condamner ».

« Nicolas Sarkozy n’a aucune colonne vertébrale idéologique. Il n’a aucune conviction. Il cède à l’archaïsme de son camp », a-t-elle ajouté.

« A côté de ce flou de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, François Hollande et le PS se sont clairement engagés à reconnaître l’ensemble des familles », selon elle. En cas de victoire de François Hollande, « il adoptera dans les mois qui suivent son élection une grande loi sur l’égalité et l’ouverture du mariage au couple homosexuel fera partie de cette loi, ainsi que la possibilité d’adopter ».

FRANCE2012-PRÉSIDENTIELLE-

PARTIS-HOMOSEXUALITÉ – 13/01/2012 12h07 – AFP

En campagne

« Il se trouve que le président sortant refuse d’assumer son bilan… » sur Public Sénat/Radio Classique

10 commentaires 05 janvier 2012

« Il se trouve que le président sortant refuse d’assumer son bilan… » Mon interview sur Public Sénat / Radio Classique :


Najat Belkacem invitée de « En route vers la… par Najat-Belkacem

Presse

Communiqué de presse : Réforme du droit d’asile

4 commentaires 26 novembre 2011

Communiqué : Réforme du droit d’asile

Najat Vallaud Belkacem, porte-parole
Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration-intégration, équipe de campagne de François Hollande

Le gouvernement continue sa chasse aux fraudeurs, cette fois-ci au mépris de libertés fondamentales garanties par notre Constitution et par le droit international.

En annonçant vendredi une réforme du droit d’asile, dont l’objet serait de réduire encore le nombre de demandeurs d’asile accueillis en France, Claude Guéant porte à nouveau atteinte à un droit fondamental régulièrement malmené.

Semblant découvrir à quelques mois de l’échéance présidentielle la crise du dispositif d’asile français, feignant d’ignorer que la politique menée par le Président sortant et les baisses constantes du budget sont à l’origine de cette crise, le ministre de l’intérieur propose comme toujours une restriction des droits à seule fin électoraliste.

En évoquant une extension de la liste des pays d’origine classés « sûrs », à destination desquels les reconduites à la frontière sont presque automatiques, le gouvernement nie de nombreuses atteintes aux droits humains pourtant régulièrement dénoncées par les organisations humanitaires. En imaginant que des réfugiés pourraient se voir refuser l’asile parce qu’ils auraient déposé une demande « hors délai », il fait fi des protections que leur apporte notre Constitution.

A l’issue du quinquennat de M. Sarkozy, notre pays accorde l’asile bien moins que l’Allemagne ou l’Angleterre, et les conditions y sont bien plus restrictives. La lutte contre les abus ne peut pas servir de prétexte à une remise en cause du droit d’asile.

Nous réaffirmons le caractère intangible du droit d’asile et du statut de réfugié. Il ne peut pas être une variable de la politique migratoire de la France, encore moins une cible de la démagogie électoraliste de la droite en campagne. Les engagements internationaux de notre pays, le respect que nous devons à des êtres humains en souffrance et en danger, ne peuvent pas être effacés au nom de l’ajustement des dépenses du ministère de l’intérieur.

Une nouvelle fois, Claude Guéant, à des fins électoralistes, simplifie des questions complexes et mélange des sujets différents.

Il est temps de retrouver une politique d’asile digne de ce nom, en France comme au sein de l’Union Européenne.

Presse

Communiqué de presse: « Emploi : les promesses à crédit du candidat Nicolas Sarkozy. »

1 commentaire 18 novembre 2011

Emploi : les promesses à crédit du candidat Nicolas Sarkozy.


La politique industrielle de Nicolas Sarkozy est un désastre comme le montre avec cruauté la destruction de milliers d’emplois dans le secteur automobile : Renault hier, PSA aujourd’hui.

Les aides publiques au secteur ont été investies en pure perte : 6,5 milliards de prêts, 1 milliard de prime à la casse, 1,5 milliards de bonus-malus, 107 millions d’euros de baisse de la taxe professionnelle. En tout, plus de 2,5 milliards d’euros d’aide publique directe à la filière.

On pourrait en dire autant du secteur sidérurgique, de l’hôtellerie et de la restauration, de l’agriculture ou du secteur bancaire : après 5 ans de mandat les résultats sont là avec des déficits publics records, un taux de chômage en hausse constante, une économie française dans l’impasse, et sans aucune perspective d’avenir.

Qui est responsable ? Le Président de la rigueur et de l’austérité, ou le candidat prodigue qui n’a cessé d’être candidat tout au long de son mandat, de Gandrange à Vezoul en passant par Sandouville ?

Réponse : le Président Nicolas Sarkozy qui a financé à crédit les promesses du candidat Nicolas Sarkozy.


Najat Vallaud-Belkacem

Porte-parole de François Hollande.

Billet edito

Ma tribune d’opinion dans Le Monde: « Faire payer la crise aux pauvres n’est pas une fatalité. »

9 commentaires 27 octobre 2011

Hier, les Députés socialistes condamnaient vigoureusement la véritable guerre que le gouvernement et l’UMP ont décidé de mener contre les pauvres en France, rappelant la réduction des indemnités journalières des salariés malades, la restriction de l’accès au RSA et aux prestations sociales pour les parents isolés en caviardant un rapport de l’Assemblée sur la fraude sociale, la menace que le Ministre de l’Intérieur fait peser sur les familles dont un enfant serait trouvé dans la rue la nuit, ou encore la proposition de réserver les logements sociaux à ceux qui ont un travail ». Toutes ces mesures et annonces pour le seul début de cette semaine !

C’est dans ce contexte que Le Monde, dans son édition datée du 28 octobre, publie ma tribune d’opinion initulée « Faire payer la crise aux pauvres n’est pas une fatalité ». A retrouver dans les kiosques bien sûr, mais je vous la donne à lire ici, aussi:

« Encore un cri d’alarme : celui du Secours populaire, des Restos du coeur, de la Croix-Rouge française et de tout le réseau des banques alimentaires face au risque de réduction drastique du programme européen d’aide aux plus démunis, envisagée par les gouvernements (conservateurs) de l’Union européenne.

Faire payer la crise aux pauvres : tel semble être désormais le mot d’ordre, et notamment en France. La pauvreté n’est pourtant plus une affaire de marge, elle s’installe au coeur de notre société : selon l’Insee, 8,2 millions de personnes, 13 % de la population, vivent avec moins de 954 euros par mois. Si l’on comptabilise les emplois précaires, les travailleurs pauvres, les chômeurs, les exclus qui ont même renoncé à chercher un travail, ce sont 12 millions d’actifs qui vivent en situation de fragilité économique : 40 % de la population active ! C’est là le plus implacable des réquisitoires contre la politique de Nicolas Sarkozy, qui continue pourtant à enfoncer le clou avec la taxation des mutuelles santé, ou l’augmentation de la CSG.

Les pauvres ont le visage des ouvriers au chômage depuis que leur usine a été délocalisée. Des jeunes qui galèrent de stages en petits boulots avec la promesse de vivre moins bien que leurs parents. Des mères célibataires qui travaillent dans les services à temps partiel fragmenté, des femmes de Ouistreham et d’ailleurs, appelées loin de chez elles, avec des horaires décalés. Des Français issus des quartiers populaires victimes de la ségrégation territoriale et de la discrimination.

Le sarkozysme violente ces Français fragilisés qui ne demandent qu’à travailler, qui ne craignent pas de faire des efforts (ils en font tous les jours pour survivre), qui souffrent de se voir désignés comme des assistés et des profiteurs, eux qui savent trop bien la valeur du travail tant ils en manquent.

Contrairement à une légende entretenue par la droite, les minima sociaux en France ne sont pas généreux. Autant les assurances sociales françaises sont parmi les plus protectrices du monde – mais il faut y avoir cotisé, et donc avoir un parcours d’emploi stable, être « dans » le système -, autant les prestations de solidarité sont parmi les plus faibles d’Europe. Les minima sociaux atteignent 60 % du salaire médian en moyenne en Europe. Ils montent jusqu’à 75 % dans les pays les plus solidaires comme en Allemagne, mais sur ce sujet le gouvernement ne parle plus de convergence entre nos deux pays… En France, ils sont tombés de 50 % à 30 % du revenu médian entre 2000 et 2010. Le sarkozysme paupérise les plus pauvres.

La chasse aux « assistés »

Deuxième idée reçue : celle selon laquelle des Français ne seraient que bénéficiaires de la solidarité nationale sans être jamais contributeurs, c’est en son nom que la chasse aux « assistés » fait fortune. Faut-il le rappeler ? Tout le monde paie des impôts à travers la TVA, qui touche davantage les plus pauvres, en proportion : les vrais assistés sont en réalité les plus riches, bénéficiaires ces dernières années de plus de 20 milliards d’euros de cadeaux fiscaux, pendant qu’on démantelait l’école publique, l’hôpital ou les retraites. La lutte contre les inégalités est au coeur de l’ADN de la gauche. Hier, cela passait par le soutien au pouvoir d’achat des salariés modestes. Aujourd’hui, cela ne suffit plus, car une masse croissante de citoyens n’est plus en emploi stable. Combattre la société précaire : telle doit être la priorité de la gauche.

Cela passera d’abord par une nouvelle répartition des efforts fiscaux : l’équité et la progressivité plutôt que les niches et les cadeaux fiscaux inutiles et injustes, le travail plutôt que la rente. Mais cela passera aussi par des politiques de lutte contre la pauvreté ambitieuses et assumées : accès aux biens publics essentiels (eau, gaz, électricité), à des logements dignes construits en nombre suffisant, sécurisation des parcours professionnels, autonomie des jeunes… c’est à forger ces outils bien plus complexes que la simple stigmatisation de quelques-uns que la gauche s’attellera. »

« C’est Mme (Valérie) Pécresse qui réduit les indemnités journalières des salariés malades. C’est M. (Xavier) Bertrand qui restreint l’accès au RSA et aux prestations sociales pour les +parents isolés+ en caviardant un rapport de l’Assemblée sur la fraude sociale. C’est M. (Claude) Guéant qui propose de mettre à l’amende les familles dont en enfant est dans la rue la nuit ».
« Mais le summum de l’indignité est atteint par M. (Laurent) Wauquiez qui propose de réserver les logements sociaux à ceux qui

Billet edito

« Ségolène Royal trace depuis des années l’avenir de la gauche »

4 commentaires 07 octobre 2011


Les 9 et 16 octobre, les citoyens qui adhèrent aux valeurs de gauche voteront, pour des idées bien sûr, mais également pour une personnalité. Or,les idées, comme les personnalités, s’inscrivent dans une durée que le jeu médiatique occulte. Tout se passe aujourd’hui comme si le débat public avançait sans passé ni mémoire. Faute de creuser le passé, même récent, les médias se contentent ainsi trop souvent de constater. Constater que les candidats convergent ou constater que leurs programmes se ressemblent, alors qu’il faudrait étudier de plus près l’évolution de leurs propositions pour ainsi évaluer la permanence de leurs convictions et la réalité de leurs différences.

Au cours de ces dernières années, Ségolène Royal a constamment tracé l’avenir de la gauche: pionnière, elle a proposé des solutions ambitieuses, les a défendues courageusement, avant de les voir reprises des mois ou des années plus tard, et dans l’indifférence des commentateurs, par ses camarades du Parti Socialiste. La croissance verte, qui a été un véritable cheval de bataille pour elle dès les années 90 et particulièrement depuis 2006, figure aujourd’hui en bonne place dans les programmes des candidats. La sortie du nucléaire aussi, de façon plus ou moins claire. Sauf que, Ségolène Royal, elle, n’a pas attendu Fukushima pour la défendre. La fermeté face à l’insécurité qui lui a attiré tant de critiques en 2006. L’ouverture du parti socialiste sur la société, la démocratie participative. Les solutions radicales contre la crise financière qu’elle avançait dès 2008. La priorité fiscale aux entreprises qui investissent, la création d’un gouvernement de la zone euro, la réforme bancaire, le conditionnement des aides aux entreprises… autant de sujet qui feraient « consensus » aujourd’hui si l’on en croit les éditorialistes. Dormez tranquille bonnes gens !

Il y a plus étonnant encore : les idées de Ségolène Royal inspirent même au-delà de la gauche. Nicolas Sarkozy, à bout de souffle au terme d’un mandat marqué par l’injustice et l’inefficacité, recours à l’encadrement militaire des délinquants et la banque publique d’investissement pour venir en aide aux PME ; deux solutions majeures de Ségolène Royal datant de 2007 et 2008. Toujours dans le silence et l’indifférence des commentateurs.

Si Ségolène Royal est « en avant », si elle propose des idées et que les autres se les approprient, il y a de quoi se réjouir, bien sûr. C’est la preuve que les idées innovantes font leur chemin. Mais dans le cas des primaires socialistes, ne pas relever ces appropriations, c’est brouiller les lignes du débat. Prisonniers d’une vision statique des programmes, les journalistes passent à coté de l’information essentielle, celle qui pourtant intéresse le plus les électeurs : où est le mouvement et où est l’immobilisme, où sont les belles paroles et où sont les réalisations, où est la conviction et où est l’opportunisme.

Guillaume Garot et Najat Vallaud-Belkacem

Portes parole

Presse

Le Président et les poubelles du Ministère de l’Economie.

5 commentaires 21 septembre 2011

Je vous invite à lire le communiqué que je fais parvenir à la presse:

« La semaine dernière François Baroin jetait le projet du PS à la poubelle, Nicolas Sarkozy raillait le débat télévisé entre les candidats aux Primaires et hier, last but not least , Michel Pébereau le banquier conseil de l’UMP s’en prenait violemment à Ségolène Royal en moquant ses propositions de réforme bancaire.

Aujourd’hui, l’annonce de la création d’une banque publique d’investissement pour les PME vient confirmer que Ségolène Royal est devenue la seule boussole et source d’inspiration d’un Gouvernement en perdition.

Après le kit contraception dans les lycées ou l’encadrement militaire des jeunes délinquants, Nicolas Sarkozy fait désormais dans le copié-collé en reprenant une mesure phare du Contrat avec la Nation proposé par Ségolène Royal, déjà mise en œuvre en région Poitou-Charentes et intégrée au projet socialiste.

Rien ne va plus aux commandes de l’Etat : copier-coller n’est pas gouverner, fouiller les poubelles de ses Ministres encore moins. »

Cet après-midi j’étais l’invitée du tchat du journal Métro

Presse

Cet après-midi j’étais l’invitée du tchat du journal Métro

3 commentaires 07 septembre 2011

« Ségolène Royal a toujours un temps d’avance »

Primaires, stratégie de Ségolène Royal, retour de DSK… La secrétaire nationale du PS aux questions de société et porte-parole de Ségolène Royal a répondu à toutes les questions des metronautes.

Bonjour à tous et bienvenue!

Elisa : Bonjour. Comment êtes-vous arrivé au PS ? Et quelles sont vos tâches ?

Bonjour Elisa, je suis arrivée au Parti socialiste après l’élection présidentielle de 2002. Militante socialiste, j’ai été élue locale, conseillère régionale en Rhône-Alpes, puis quelques années plus tard, adjointe au maire de Lyon et conseillère générale à partir de 2008. En qualité d’adjointe au Maire de Lyon, je m’occupe des grands évènements, de la jeunesse et de la vie associative. Au sein du Parti Socialiste, je suis Secrétaire Nationale en charge des questions de société. A ce titre j’ai beaucoup été amenée à travailler sur la question de l’égalité des droits.

Olga : Pourquoi cet engagement en faveur de Ségolène Royal ? Ne pensez-vous pas que son tour est passé ?

Voila déjà quelques années que je soutiens la démarche de Ségolène Royal. J’ai vécu à ses cotés la campagne présidentielle de 2007. J’ai vu sa détermination, sa force, son courage et j’ai adhéré à ses valeurs et à sa façon de faire de la politique, dans l’écoute, le respect et surtout par la preuve: ce qu’elle dit elle le fait. Elle me semble aujourd’hui la mieux placée pour faire échec à la fois à Marine Le Pen, par sa capacité sans égale à gauche à se faire entendre des classes populaires, et à Nicolas Sarkozy dont elle connait les forces et les faiblesses pour l’avoir déjà affronté, et pour avoir été son opposante n°1 ces cinq dernières années. Souvenez-vous de son combat contre la taxe carbone ou encore de son discours en réponse au discours de Dakar. Ségolène Royal a toujours un temps d’avance, une capacité à analyser les situations et à proposer des solutions concrètes qui me semblent indispensables en ces temps de doute sur la capacité des politiques à agir.

Yaol : Comment appréhendez-vous le retour de DSK ? Que rôle dans ces primaires selon vous ?

A lui d’en décider.

Mag : Ségolène Royal serait même battue au premier tour par Marine Le Pen dit un sondage. Qu’est-ce qui vous fait croire à une éventuelle victoire ?

Rien de plus incertain que ces sondages dont la fiabilité est aujourd’hui remise en question par tous et qui d’ailleurs se contredisent. Moi j’ai toujours préféré juger sur pièces, et il suffit d’accompagner Ségolène Royal quelques heures sur le terrain, pour comprendre l’impact qui est le sien, l’audience qu’elle a auprès de populations extrêmement diverses, et l’intérêt que suscitent ses réponses à la fois lucides et volontaristes aux crises que traversent les français: blocage des prix des produits de première nécessité, fermeté sur la sécurité, priorité à l’éducation, soutien aux PME etc… De toute façon s’il fallait ne se fier qu’aux sondages, Edouard Balladur aurait été président et François Mitterrand sans doute jamais…

Elisa : On dit DSK embarrassant pour le PS ? Vous approuvez ? Comptez-vous utiliser ses compétences économiques ?

A lui de décider de ce qu’il souhaite faire de ses compétences économiques.

Dani : Ségolène Royal a largement utilisé les sondages pour s’imposer comme la candidate du PS en 2007. Est-ce que ce n’est pas mauvais joueur, aujourd’hui qu’ils ne sont pas bons, de saisir la Haute autorité des primaires pour les contester ?

La différence avec 2006-2007, c’est qu’à l’époque les sondages portaient sur un corps électoral connu (sympathisants socialistes pour la primaire et Français pour la présidentielle). Cette fois-ci, par définition pour une élection inédite en France comme le sont les primaires, personne ne sait qui viendra voter et on se demande comment sont réalisés ces sondages qui nous sont présentés comme une vérité absolue sans aucun recul malgré la faiblesse des échantillons (- de 200 personnes en règle générale…) . Par ailleurs, les sondages effectués en 2006 avaient été réalisés après les débats qui avaient opposés les candidats à la primaire, et portaient donc sur des projets de société distincts et connus. Les choses sont loin d’être aussi claires aujourd’hui et on le sentiment que les sondages remplacent la réflexion et les débats et qu’ils voudraient finalement départager les candidats en lieu et place des électeurs. Nous disons nous que l’essentiel est de garantir le libre choix des français et pour ce faire arrêter le matraquage sondagier et le remplacer par l’expression des propositions de chacun.

Trop : Pourquoi refusez-vous obstinément le débat sur l’identité nationale ?

J’ai déjà dit à titre personnel qu’un débat sur l’identité nationale conduit par le ministre de la culture ne m’aurait pas gênée. Ce qui est plus préoccupant ce sont les motivations qui ont présidé à ce débat mené par le ministre de l’immigration et de l’identité nationale: on comprend vite que ce dont il s’agissait c’est, non pas de savoir qui compose l’identité nationale mais qui en exclure. Ca n’est pas ma conception de la politique et de l’intérêt général.

SiAlice : Je ne comprends pas bien en fait, si tous les candidats à la primaire ont le même programme – celui du PS – comment les distinguer ?

Le projet du PS est un socle commun. Il a été adopté à l’unanimité, ce qui est une bonne chose et prouve que les socialistes ont plus de valeurs en commun que de divergences. Cela étant, il est clair pour tout le monde que les candidats à la primaire doivent pouvoir indiquer leurs priorités et incarner ce projet car l’élection présidentielle reste la rencontre d’un homme ou d’une femme avec le peuple français. C’est ce que fait Ségolène Royal dans sa « lettre à tous les indignés et résignés qui veulent des solutions ».

Jules : Comment faire reculer le machisme volontaire ou inconscient cette fois-ci par rapport à 2007 ?

Je crois que l’expérience de Ségolène Royal justement aura fait avancer les esprits de ce point de vue. Elles sont d’ailleurs aujourd’hui bien plus nombreuses que par le passé à prétendre aux plus hautes responsabilités, tant mieux. La société française y est-elle prête? Je le crois. Ce dont je suis sure c’est que personne ne se permettrait plus aujourd’hui les mêmes propos machistes qu’en 2007.

Sinja : Comment comptez-vous contrer Marine Le Pen ?

Par des réponses claires et fermes aux désordres économiques et aux insécurités dont souffrent les gens. Les solutions préconisées par le Front National sont de fausses solutions qui aggraveraient la situation économique et sociale de la France bien plus qu’elles ne la résoudraient. Sortir de l’euro par exemple entrainerait très vite une baisse des salaires et une hausse des prix. Plutôt que par la diabolisation, le combat contre le front national passe aujourd’hui par les idées et les propositions. A cet égard, Ségolène Royal qui a fait du pouvoir d’achat et de la sécurité des combats essentiels, tout en ne lâchant jamais rien sur les valeurs d’une France ouverte, forte de son métissage et fière de son drapeau, est la mieux armée pour contrer Marine Le Pen.

Marcel : Pourquoi Ségolène Royal ne se démarque-t-elle pas en créant un nouveau groupe politique, proche du peuple ?

Parce qu’elle est socialiste et qu’elle croit aux valeurs du socialisme. Et que plutôt que de créer un nouveau parti elle préfère ouvrir le sien à l’ensemble de la société.

Amina : En vous maquillant le matin vous pensez à la présidence également ?

En ce moment ce serait mentir que de prétendre qu’on n’y pense pas à chaque instant. L’enjeu est de taille! Il s’agit de refermer la parenthèse désastreuse pour le pays ouverte en 2007…

Fabriceludo : Bonjour, vous êtes responsable des événements de la ville de Lyon. Comptez-vous créer quelque chose de vraiment neuf qui soit votre empreinte ? (et pas le recyclage lyonnais de Nature capitale fabriquée à Paris l’année précédente !)

Je regrette que Lyon Nature capitale vous ait déplu. Des choses vraiment neuves il y en a, même beaucoup: le street day pour les amateurs des cultures urbaines, le festival de cinéma qui commence dans quelques jours pour les cinéphiles, Afrosoul le mois prochain pour les amoureux des musiques africaines, un festival à venir autour des fleuves etc… Mais il y a aussi beaucoup d’évènements lyonnais copiés partout dans le monde, à commencer par la Fête des lumières:-).

Un dernier mot Najat Vallaud-Belkacem ?

C’est passé trés vite. Merci à tous les internautes. N’oubliez pas de venir voter les 9 et 16 octobre prochains. C’est ouvert à tous les français et c’est une occasion en or de choisir celle ou celui qui portera les couleurs de la gauche en mai 2012.

Lien vers le tchat sur Metro : Najat Belkacem répond aux metronautes

Ce matin, conférence de presse de présentation du Comité de soutien de Ségolène Royal en Rhône-Alpes

Presse

Ce matin, conférence de presse de présentation du Comité de soutien de Ségolène Royal en Rhône-Alpes

Pas de commentaire 07 septembre 2011

Les Ségolénistes du Rhône veulent revivre « la campagne magnifique de 2007″

La fédération PS du Rhône a reçu mercredi matin les soutiens de Ségolène Royal dans le département. Emmenés par Jean-Jack Queyranne et Najat Vallaud-Belkacem, ils n’ont cure des mauvais sondages qui laisse la dame du Poitou loin derrière Hollande et Aubry pour la Primaire socialiste, et croient fermement à la victoire de leur championne.

« J’ai rejoint Ségolène Royal par conviction et par passion, et pour tout ce qu’elle représente comme personne digne et respectueuse. » « Le peuple, c’est elle. » Qu’il s’agisse de la conseillère régionale Florence Perrin, ou du maire de Belley Jean-Marc Fognini, les marques de ralliement à Ségolène Royal tiennent parfois de l’extatique. Comme en 2007.

La défaite face à Sarkozy balayée, une seule qualité prévaut chez les thuriféraires de Royal : avoir remis la gauche à l’endroit après sa défaite au 1er tour de Présidentielle de 2002.  « Avec 17 millions d’électeurs au second tour en 2007, elle a fait renaître l’espoir », souligne Jean-Jack Queyranne, fidèle parmi les fidèles.

Ceux qui la soutiennent voudraient naturellement que les votants des Primaires socialistes la choisissent. Pour finir le travail commencé en 2007. Car pour tous, Ségolène Royal est plus forte, plus en mesure d’emporter la mise.

« Ségolène Royal a été passé à la lessiveuse pendant la campagne de 2007, le PS n’avait pas fait bloc derrière elle, insiste Najat Valaud-Belkacem, sa porte-parole. Elle a pourtant fait le preuve de sa force. » L’adjointe de Gérard Collomb en fait même l’opposante n°1 à Nicolas Sarkozy depuis 5 ans, aux heures où le PS se reconstruisait après le Congrès de Reims de 2008. « C’est elle qui est monté au créneau face à Sarkozy sur la taxe carbone, rappelle l’élue lyonnaise. C’est également elle qui s’est levée pour dénoncer le discours de Dakar du Président de la République, qui assurait que l’homme africain n’était jamais rentré dans l’histoire. »

Des états de services irréprochables pour ses soutiens, là où certains verraient plutôt une traversée du désert. Et pour Jean-Jack Queyranne de rappeler l’action « innovante et solidaire » de sa consoeur à la tête du Conseil régional de Poitou-Charente. « La reconquête industrielle de son territoire, avec Heuliez et la production de voitures électriques, en est la preuve », martèle-t-il. Pour être désigné candidate, le pédigrée ne suffit pourtant pas.

Primaires : 1 millions de votants espérés en France, 120 000 en Rhône-Alpes, 35 000 dans le Rhône

Il faudra alors passer sous les fourches caudines de la Primaire socialiste pour devenir légitime. Jean-Jack Queyranne table d’ailleurs sur au moins un millions de votants en France les 9 et 16 octobre prochains. « J’espère au moins 120 000 électeurs en Rhône-Alpes et 35 000 dans le Rhône », s’avance-t-il. Et tous croient aux chances de la candidate via ce mode désignation. « Les soutiens de Ségolène Royal, ce sont les Français, recadre Valaud-Belkacem. Nous ne sommes pas dans un congrès du Parti Socialiste, nous sommes dans un processus de Primaires », rappelle-t-elle. Il faut dire qu’au regard du nombre des soutiens de François Hollande dans le département, Ségolène Royal est à la traine. « Peu importe le nombre d’élu qui vous suit, continue-t-elle, ce qui compte, c’est la dynamique populaire. »

Et pourtant les sondages ne font pas de Ségolène Royal la favorite pour la course à l’investiture. « Nous remettons en cause la fiabilité des sondages », tranche Valaud-Belkacem, jugeant « préoccupant qu’ils passent pour être la vérité révélée. » Ségolène Royal a d’ailleurs adressé un courrier à la haute autorité des Primaires socialistes  pour qu’aucun sondage ne paraissent au minimum 48h avant le premier tour de la Primaire.

Charles Fiterman, PCF, ancien ministre d’Etat du gouvernement Mauroy et symbole de l’union de la gauche en 1981, évoque alors ces mêmes sondages. « Je ne veux pas faire de mauvais procès aux instituts, commence-t-il. Mais les Primaires, c’est un objet politique non identifié. Les sondages ne peuvent être qu’aléatoire car on ne connait pas avec précision le corps électoral. » L’exemple des Primaires écologistes, qu’il cite, est un appel à la prudence à tous ceux qui estiment le scrutin joué. Et la campagne de terrain de Ségolène Royal, « dynamique et joyeuse » selon l’ancien ministre, pourrait faire la différence. Campagne qui passera, les 12 et 13 septembre prochains, par Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, selon les précisions apportées par sa porte-parole Najat Valaud-Belkacem. Lyon et Collomb ne sont pas encore au programme de la dame du Poitou.

L’article sur le site de Lyon Mag : Les Ségolénistes du Rhône

Presse

Allocataires fichés : ma réponse à Mariani dans la presse

1 commentaire 08 août 2011

Allocataires fichés : Belkacem tacle Mariani (JDD)

Par Europe1.fr avec le JDD.fr

Publié le 8 août 2011 à 18h26

Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale en charge des questions de société au PS, a réagi lundi pour le JDD.fr à la proposition de Thierry Mariani de créer un fichier des allocataires sociaux. « Des fichiers d’allocataires sociaux existent déjà. Les CAF, les conseils généraux, de gauche comme de droite, connaissent bien les bénéficiaires des allocations qu’ils versent et mènent déjà une lutte sans complaisance contre la fraude », a-t-elle estimé.

« Cette annonce de Thierry Mariani me semble davantage relever de la posture politicienne, de gens obnubilés par le contrôle social qui, non contents de faire des allocataires sociaux des assistés, voudraient en faire en plus des fraudeurs en puissance », poursuit cette proche de Ségolène Royal. Et d’ajouter que « ce nouveau fichier viendra compléter la panoplie de tous ceux que l’UMP a déjà mis en place depuis 10 ans et dont l’objet est de placer en permanence les Français sous Ritaline ? En fait, l’Etat UMP est d’abord un Etat qui se défie de ses citoyens », conclut-elle.

Sur le site Europe 1

Presse

Réaction aux résultats du premier tour de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts

13 commentaires 29 juin 2011

Communiqué de presse


Najat Vallaud-Belkacem

Porte-parole de Ségolène Royal

Il y a moins de 48 heures, un grand sondage annonçait après tant d’autres la victoire écrasante de Nicolas Hulot au premier tour de la primaire d’Europe Ecologie-Les Verts. Eva Joly ne pouvait que rappeler l’évidence : les sondages ne font pas un vote. Sa réaction fut accueillie par le silence habituel, glacial et méprisant des faiseurs d’opinion. Las ! Les électeurs ont voté : c’est Eva Joly qui arrive aujourd’hui largement en tête du scrutin, dans un renversement de situation que personne n’avait voulu envisager.

Je vois au moins deux motifs, pour tout le monde, de se réjouir de cette nouvelle défaite cinglante des sondeurs, devins et autres arbitres des élégances médiatiques.

La première concerne la critique que nous sommes quelques-uns à porter contre l’hégémonie des sondages dans l’analyse de la vie politique et ses conséquences néfastes pour le débat d’idées et la liberté d’opinion. On peut espérer que cette leçon d’humilité forcée aura quelques conséquences vertueuses dans la présentation et le traitement médiatiques des candidats à la primaire socialiste, de leur crédibilité, de leurs propositions et de leurs capacités respectives de l’emporter.

La seconde est évidemment que le résultat de cette consultation récompense – sans préjuger de la qualité des personnes – la constance et la force de conviction contre la toute puissance supposée des cotes de popularité, états de l’opinion, intentions de vote et autres colifichets sondagiers.

Souhaitons que cette « surprise » créée par Eva Joly bénéficie au débat d’idées entre socialistes, libérant les uns et les autres du diktat du sondage quotidien au profit d’une vraie confrontation des valeurs, des convictions et des projets politiques qu’ils défendent pour la France de demain.


« Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal »

Presse

« Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal »

2 commentaires 26 juin 2011

Le Monde.fr publiait hier une tribune qu’avec les membres du conseil politique de Ségolène Royal, nous avons rédigé pour expliquer en quoi nous la pensons résolument la mieux placée pour remporter la victoire en 2012 :

Ségolène Royal doit exposer dimanche après-midi à Arçais, dans les Deux-Sèvres, les raisons de sa candidature à la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012. Dans une tribune sur Le Monde.fr, les vingt élus qui composent son conseil politique disent pourquoi ils soutiennent la présidente de la région Poitou-Charentes.

Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal

Pour tous les Français qui se reconnaissent dans les valeurs de la gauche vient, avec l’ouverture des primaires, l’heure des choix. Chacun se pose la même question : qui sera le mieux placé à gauche pour remporter l’élection présidentielle de 2012 ?

Nous, élus socialistes, avons la conviction que seul(e) sera en position de l’emporter celui ou celle qui portera un projet à la hauteur des attentes des Français, capable de les sortir de la crise qu’ils traversent, d’incarner positivement le gouvernement de tous les Français mais aussi de leur redonner confiance, en eux-mêmes et dans la politique.

Pour nous, c’est Ségolène Royal.

Comme personne, Ségolène Royal a subi depuis 2006 des attaques d’une grande violence. Certains ont jeté le soupçon sur sa compétence malgré toute son expérience de l’action politique — trois fois ministre, députée pendant dix-huit ans, présidente de Région. Elle y est habituée comme elle est habituée à voir ses idées d’abord conspuées avant de s’imposer par l’évidence. De l’ordre juste à la démocratie participative, de la France métissée à la fraternité, du combat pour l’égalité hommes-femmes au pass contraception, il n’est pas une de ses propositions qui ne finisse par être reprise naturellement par ceux-là même qui les avaient d’abord vouées aux gémonies. Depuis 2007, sans jamais changer de cap, Ségolène Royal n’a cessé de travailler pour approfondir sa réflexion, agir et rester à l’écoute des Français. Elle est prête.

Indépendante et à distance des puissants, elle ne fait pas de la politique pour une élite. Par sa proximité avec les citoyens, tous les citoyens, elle est capable de redonner confiance à ceux qui l’ont perdue. Elle rassemble bien au-delà du Parti Socialiste. Par sa solidité et son charisme, elle est en mesure de contrer une montée de l’extrême droite et la brutalité de l’UMP.

La France traverse une crise à la fois économique, écologique, morale et sociale. Les attentes des citoyens sont immenses après le quinquennat désastreux du président sortant. Élu sur un programme d’amélioration du pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy s’est moqué de l’électorat, en particulier populaire, qui lui avait fait confiance. Aucune des questions de fond n’a été résolue : ni l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations, ni la lutte contre la précarité et l’insécurité, ni la protection des plus démunis. Ne laissons pas, en 2012, les déçus du sarkozysme trouver, par désespoir, un refuge à l’extrême droite.

En face, Ségolène Royal propose.

L’interdiction des licenciements boursiers, la mise en place d’un pacte de confiance avec les jeunes, le soutien massif aux TPE/PME, la création d’une Banque publique d’investissement sont autant de mesures qui figurent dans son programme et qu’elle applique, pour certaines, déjà, avec succès dans sa région. La crédibilité a changé de camp.

L’heure n’est plus aux diagnostics tièdes, aux appréciations timorées mais à la lucidité radicale. Oui, il y a besoin de radicalité, car ce ne sont plus simplement les effets du système qu’il faut dénoncer, mais ses fondements et ses présupposés. C’est pourquoi il n’y a pas de tabou dans le discours de Ségolène Royal : elle n’a pas peur de débattre, par exemple de l’idée d’un protectionnisme européen intelligent. Pour elle, le socialisme du XXIe siècle, c’est mettre l’économie au service de l’homme sans détruire le patrimoine des générations futures.

Elle a apporté par son action la preuve de son engagement pour l’avenir : elle a fait de la région qu’elle préside, Poitou-Charentes, celle de l’excellence environnementale. C’est pourquoi lorsqu’elle s’engage à exploiter au niveau national tous les gisements d’emplois de la croissance verte pour en faire une force économique et un ferment de justice sociale, on la croit.

Face une droite déconnectée de la réalité, elle sera la présidente de la force citoyenne et saura répondre à l’exigence démocratique. Toutes les universités populaires participatives qu’elle a organisées autour de sujets majeurs, tous ses déplacements sur le terrain, tous les citoyens qui répondent à ses appels, en témoignent : elle porte la voix des Français et en nourrit son projet.

À l’occasion du trentenaire de l’élection de François Mitterrand, on a pu mesurer l’intensité du rêve d’un nouveau 10-Mai. Dans son discours d’hommage à l’ancien président socialiste, Ségolène Royal rappelait son propos : « Il n’y a qu’un vainqueur le 10 mai : c’est l’espoir. » Ségolène Royal prend exemple sur lui, qui a su tirer les leçons quand il a été battu et remporter l’élection suivante.

Parce que 2012 n’est pas 2007 et que Ségolène Royal est du côté du changement et non de l’immobilisme, parce que les attentes sont immenses et les esprits prêts pour une radicale mutation écologique, économique, sociale et démocratique, parce qu’elle est combative, mieux armée et plus expérimentée, nous voyons en Ségolène Royal celle qui saura transformer l’espoir de la victoire en victoire de l’espoir.


Jean-Louis Bianco, député
Jean-Jack Queyranne, président de région
Louis Mermaz, sénateur et ancien president de l’Assemblée nationale
Najat Vallaud-Belkacem, conseillère générale et secrétaire nationale du PS
Delphine Batho, députée
Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris et membre du Bureau national du PS
Guillaume Garot, député
Bernard Lesterlin, député
Maxime Bono, député
Catherine Quéré, députée
Jean-Michel Clément, député
Kamel Chibli, membre du Conseil national du PS
Sébastien Denaja, membre du Conseil national du PS
Claire Donzel, première secrétaire fédérale
Rodolphe Challet, premier secrétaire fédéral
Jean-François Macaire, premier secrétaire fédéral
Béatrice Patrie, ancienne députée européenne
Emmanuel Espanol, conseiller régional
Christine Lagrange, membre du conseil national du PS
Didier Turba, vice-président de conseil général
Nicolas Cadène, secrétaire fédéral

Voici le lien vers l’article sur le site Le Monde : Pourquoi nous soutenons Ségolène Royal

Ils ont quitté la Puerta del sol…

Billet edito

Ils ont quitté la Puerta del sol…

3 commentaires 14 juin 2011

Les Indignados sont à la politique ce que les ovni sont à l’aviation… On peut les ignorer mais pourtant ils volent !

Depuis plusieurs années maintenant, nous sommes quelques uns à dénoncer notre préférence systématique pour le présent et le caractère demiurgique de nos politiques publiques, qui sacrifient une jeunesse désormais convaincue qu’elle vivra moins bien que ses parents.

Printemps arabe, Indignados espagnols, jeunesse grecque et French Revolution : malgré les évidentes différences d’aspirations premières et de contexte, la parenté est patente.

C’est un mouvement fascinant, et en même temps étrange, qui a vu une jeunesse arabe se soulever, reprendre son destin en main en exigeant la démocratie qu’elle voit depuis des années de l’autre côté de la Méditerranée. Une sorte d’aspiration « à être comme vous ».  Un élan et un souffle qui a servi paradoxalement d’exemple et donné aux jeunesses européennes le courage de se dire : il n’y a pas de fatalité à ce que la société ne nous entende pas.

C’est l’exemple qui prend sur l’exemple, créant une solidarité et une fièvre qui balayent d’un revers de main des frontières que les dirigeants politiques veulent à tout prix renforcer chaque jour. C’est dans ces instants, ces mouvements citoyens inattendus et indomptables, que l’on sent et l’on vibre à l’idée que l’on arrive à un tournant de l’histoire, de l’histoire avec un grand H.

Et pourtant qu’y a-t-il de commun entre les Révolutions Arabes, la Spanish Revolucion et la French Revolution ?

A première vue, si le printemps arabe se rassemble derrière de grandes idées fédératrices, la liberté et la démocratie, les interviews des indignés ont pu donner l’impression d’une dispersion des objectifs, vouant a priori le mouvement à l’échec.

Il n’en est rien. Si par essence même, un mouvement spontané et citoyen n’a pas les éléments de langage policés qu’affectionnent politiques et journalistes, il en reste pas moins que ce qui les unit tous est le diagnostic d’une crise grave et profonde de la société actuelle et de son fonctionnement : pour les premiers, l’objectif est de marcher vers la démocratie, pour les autres, le but est d’achever une démocratie dans laquelle ils ne trouvent pas leur place.

Ceux qui seraient tenté de hiérarchiser la difficulté des deux revendications auraient tort : Bien sûr la violence de la répression insupportable et les conditions sociales tragiques ont marqué le printemps arabe comme nous espérons qu’elles ne marqueront plus jamais nos mouvements européens, c’est évident ! Mais changer et faire bouger un système a priori souple, mou et policé où chaque fois que l’on ne rentre pas dans la norme prévue et que l’on hausse le ton, on est sommé d’arrêter et d’attendre de pouvoir voter tous les 5 ans pour des candidats qu’on n’a pas choisi, n’est pas une mince affaire. Des barreaux invisibles d’une cage dorée (dorée pour qui d’ailleurs ?) où il est interdit de sortir : cela reste une prison.

Or la démocratie ce n’est pas seulement le droit de vote. La démocratie c’est aussi des contre-pouvoirs, une justice dans laquelle personne ne doute, la possibilité effective de pouvoir passer d’un corps social à un autre et d’accéder à l’ensemble des sphères économiques, politiques et sociales sans avoir besoin d’avoir l’âge qu’il faut, le sexe qu’il faut, la couleur qu’il faut ou l’orientation sexuelle qu’il faut.

Ceux qui n’avaient pas compris les enjeux de la démocratie participative et la soif d’expression des citoyens et s’en étaient moqué sont les mêmes qui aujourd’hui ne savent plus trop comment expliquer, analyser et accompagner les mouvements citoyens, notamment ceux des jeunesses.

Non, ni Internet, ni Facebook, ni Twitter n’ont poussé les Tunisiens, les Syriens, les Égyptiens, ni les Algériens, les Marocains, les Italiens, les Grecs ou les Espagnols à descendre dans la rue, ce ne sont pas des créateurs de révolutions. Ce sont les déficits démocratiques, l’oubli d’une génération, les injustices sociales, l’abandon de nos souverainetés aux marchés et l’austérité économique qui ont poussé les uns à mettre leur vie en danger en protestant et les autres à se réunir en masse. Sauf que les réseaux sociaux ont bousculé les vieilles recettes auxquelles la classe politique était habituée. Ils ont été à la fois la clef de la mobilisation et le témoignage de revendications démocratiques en passant outre les vecteurs officiels et consensuels de l’information : chacun peut désormais décider d’être producteur, récepteur et vecteur d’informations. Une instantanéité et une horizontalité qui rééquilibrent la rareté des occasions de concertation démocratique des citoyens entre une élection présidentielle et une autre sur l’avenir et les choix d’une société. C’est cela aussi la démocratie participative.

Une chose reste cependant à pointer : la désespérance de la jeunesse française qui n’a pas (encore) su trouver un écho de mobilisation semblable à l’Espagne. Mais qu’on ne nous explique pas cela par une soi-disant « meilleure gestion française » de la crise, ce serait jeter de l’huile sur le feu. Le désespoir français se mesure par l’abstention de plus en plus  massive et structurelle des jeunes aux élections qui se transforme au fur et à mesure en scission silencieuse mais durable entre la société et la politique. Rien de très encourageant pour la classe politique.

Il est encore temps de changer notre façon de faire de la politique, d’approfondir notre démocratie, d’organiser la participation citoyenne, de renouveler et diversifier la classe politique, de comprendre les enjeux d’un monde numérique libre et de ne plus considérer la jeunesse comme la variable d’ajustement de nos politiques économique et social mais comme un atout majeur sur lequel investir économiquement, socialement et culturellement. La jeunesse a des affinités électives avec l’utopie, c’est à elle qu’il nous faut confier notre avenir…

Georges Bernanos disait : « C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le monde à la température normale. Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »

Aujourd’hui, la surchauffe nous guette !

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