Ce matin, conférence de presse de présentation du Comité de soutien de Ségolène Royal en Rhône-Alpes

Presse Publié le 7 septembre 2011

Les Ségolénistes du Rhône veulent revivre « la campagne magnifique de 2007 »

La fédération PS du Rhône a reçu mercredi matin les soutiens de Ségolène Royal dans le département. Emmenés par Jean-Jack Queyranne et Najat Vallaud-Belkacem, ils n’ont cure des mauvais sondages qui laisse la dame du Poitou loin derrière Hollande et Aubry pour la Primaire socialiste, et croient fermement à la victoire de leur championne.

« J’ai rejoint Ségolène Royal par conviction et par passion, et pour tout ce qu’elle représente comme personne digne et respectueuse. » « Le peuple, c’est elle. » Qu’il s’agisse de la conseillère régionale Florence Perrin, ou du maire de Belley Jean-Marc Fognini, les marques de ralliement à Ségolène Royal tiennent parfois de l’extatique. Comme en 2007.

La défaite face à Sarkozy balayée, une seule qualité prévaut chez les thuriféraires de Royal : avoir remis la gauche à l’endroit après sa défaite au 1er tour de Présidentielle de 2002.  « Avec 17 millions d’électeurs au second tour en 2007, elle a fait renaître l’espoir », souligne Jean-Jack Queyranne, fidèle parmi les fidèles.

Ceux qui la soutiennent voudraient naturellement que les votants des Primaires socialistes la choisissent. Pour finir le travail commencé en 2007. Car pour tous, Ségolène Royal est plus forte, plus en mesure d’emporter la mise.

« Ségolène Royal a été passé à la lessiveuse pendant la campagne de 2007, le PS n’avait pas fait bloc derrière elle, insiste Najat Valaud-Belkacem, sa porte-parole. Elle a pourtant fait le preuve de sa force. » L’adjointe de Gérard Collomb en fait même l’opposante n°1 à Nicolas Sarkozy depuis 5 ans, aux heures où le PS se reconstruisait après le Congrès de Reims de 2008. « C’est elle qui est monté au créneau face à Sarkozy sur la taxe carbone, rappelle l’élue lyonnaise. C’est également elle qui s’est levée pour dénoncer le discours de Dakar du Président de la République, qui assurait que l’homme africain n’était jamais rentré dans l’histoire. »

Des états de services irréprochables pour ses soutiens, là où certains verraient plutôt une traversée du désert. Et pour Jean-Jack Queyranne de rappeler l’action « innovante et solidaire » de sa consoeur à la tête du Conseil régional de Poitou-Charente. « La reconquête industrielle de son territoire, avec Heuliez et la production de voitures électriques, en est la preuve », martèle-t-il. Pour être désigné candidate, le pédigrée ne suffit pourtant pas.

Primaires : 1 millions de votants espérés en France, 120 000 en Rhône-Alpes, 35 000 dans le Rhône

Il faudra alors passer sous les fourches caudines de la Primaire socialiste pour devenir légitime. Jean-Jack Queyranne table d’ailleurs sur au moins un millions de votants en France les 9 et 16 octobre prochains. « J’espère au moins 120 000 électeurs en Rhône-Alpes et 35 000 dans le Rhône », s’avance-t-il. Et tous croient aux chances de la candidate via ce mode désignation. « Les soutiens de Ségolène Royal, ce sont les Français, recadre Valaud-Belkacem. Nous ne sommes pas dans un congrès du Parti Socialiste, nous sommes dans un processus de Primaires », rappelle-t-elle. Il faut dire qu’au regard du nombre des soutiens de François Hollande dans le département, Ségolène Royal est à la traine. « Peu importe le nombre d’élu qui vous suit, continue-t-elle, ce qui compte, c’est la dynamique populaire. »

Et pourtant les sondages ne font pas de Ségolène Royal la favorite pour la course à l’investiture. « Nous remettons en cause la fiabilité des sondages », tranche Valaud-Belkacem, jugeant « préoccupant qu’ils passent pour être la vérité révélée. » Ségolène Royal a d’ailleurs adressé un courrier à la haute autorité des Primaires socialistes  pour qu’aucun sondage ne paraissent au minimum 48h avant le premier tour de la Primaire.

Charles Fiterman, PCF, ancien ministre d’Etat du gouvernement Mauroy et symbole de l’union de la gauche en 1981, évoque alors ces mêmes sondages. « Je ne veux pas faire de mauvais procès aux instituts, commence-t-il. Mais les Primaires, c’est un objet politique non identifié. Les sondages ne peuvent être qu’aléatoire car on ne connait pas avec précision le corps électoral. » L’exemple des Primaires écologistes, qu’il cite, est un appel à la prudence à tous ceux qui estiment le scrutin joué. Et la campagne de terrain de Ségolène Royal, « dynamique et joyeuse » selon l’ancien ministre, pourrait faire la différence. Campagne qui passera, les 12 et 13 septembre prochains, par Villeurbanne et Vaulx-en-Velin, selon les précisions apportées par sa porte-parole Najat Valaud-Belkacem. Lyon et Collomb ne sont pas encore au programme de la dame du Poitou.

L’article sur le site de Lyon Mag : Les Ségolénistes du Rhône

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