La santé des femmes au coeur de nos priorités

Droits des femmes Publié le 22 mars 2013

Santé des femmes : visite de la maternité des Lilas par Najat Vallaud-Belkacem et Marisol Touraine

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, un grand colloque sur la santé des femmes s’est tenu le 8 mars dernier à la MGEN à Paris. Organisé par la Chaire Santé de SciencesPo, en partenariat avec la MGEN, la LMDE, le Planning Familial et Médecins du monde, ce colloque a été l’occasion pour la Ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, de rappeler que la santé des femmes est un sujet essentiel, au cœur de son action ministérielle pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

En effet la santé n’échappe pas aux inégalités : si les femmes vivent plus longtemps que les hommes, elles se perçoivent en moins bonne santé et déclarent plus de maladies. Et elles renoncent également plus souvent aux soins pour des raisons financières. Les rapports sociaux de sexe et les représentations figées des rôles attribués aux femmes et aux hommes jouent dans ce domaine comme ailleurs un rôle important.

Najat Vallaud-Belkacem a, lors de la clôture de ce colloque affirmé la nécessité de mieux prendre en compte l’enjeu du genre dans la définition des politiques de santé publique, En matière de santé, les femmes sont plus souvent soumises aux risques psycho-sociaux dans le monde du travail et trop de femmes sont encore victimes de violences au sein de leur propre foyer, avec des répercutions importantes en matière de santé. . Il existe au sein des femmes des disparités sociales de plus en plus prégnantes. Les plus défavorisés souffrent plus d’obésité, participent moins aux dépistages et sont moins bien suivies lorsqu’elles sont enceintes. Les inégalités sociales croisent ici les inégalités de sexe : elles se renforcent mutuellement.

Najat Vallaud-Belkacem a également réaffirmé sa volonté de garantir le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps. A l’heure actuelle, les femmes désirant recourir à une interruption volontaire de grossesse rencontrent encore dans certaines régions des difficultés en termes d’accessibilité aux différents modes d’IVG, de qualité, et de délais. Les échecs contraceptifs trop fréquents (un tiers des grossesses ne sont pas planifiées) traduisent trop souvent l’adoption d’un mode de contraception non adapté, en lien avec le manque d’information et un modèle contraceptif unique. Notre modèle contraceptif doit mieux prendre en compte les besoins et les souhaits des femmes, les questions d’information et d’éducation à la sexualité, pour les filles et les garçons, les femmes et les hommes sont cruciaux.

Dès lors comment mieux prendre en compte la santé des femmes ?

Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé un certain nombre de mesures telles que le remboursement à 100 % de l’IVG, le remboursement à 100 % de la contraception des mineures et la mise en œuvre effective des programmes d’éducation à la sexualité à l’école.

L’amélioration de l’accès à l’IVG passe également par une meilleure information. La Ministre des Droits des femmes s’est engagée, le 8 mars dernier, à lancer prochainement le site www.ivg.gouv.fr, afin d’aider les femmes à s’orienter. « Nous devons reconquérir Internet et veiller à ce que ce site soit correctement référencé pour arriver en première position dans les moteurs de recherche. » D’ici à la fin du mois de mars, les tarifs de l’IVG vont également être revalorisés, a annoncé la ministre.

A lire aussi : Sophie Eyraud : « L’IVG n’est pas un problème mais une solution ».

Retrouvez-ici des extraits du discours de clôture par la ministre :


Najat Vallaud-Belkacem au Colloque sur la Santé… par Najat-Belkacem

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