Briser le plafond de verre : Action !

Marie-Claire Capobianco, Directrice de la Banque de détail de BNP Paribas et Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes
Droits des femmes Publié le 10 avril 2013

Ce mardi 9 avril, la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a réuni 16 dirigeants de grands groupes français au Palais Brongniart, à Paris pour une conférence sur le Plafond de verre. L’enjeu de cette grande conférence : préparer les solutions concrètes pour un meilleur accès des femmes aux postes de responsabilité, notamment dans les Comités Exécutifs et Comité directeurs des entreprises.

Le plafond de verre n’est pas une illusion. Aujourd’hui encore, de nombreuses femmes, qualifiées, compétentes, ne parviennent pas à suivre les parcours professionnels qu’elles méritent. D’abord une question de droit et d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, c’est aussi un enjeu stratégique pour les entreprises, en particulier dans un contexte de crise.

La ministre des Droits des femmes a souhaité un engagement de toutes et tous et d’abord des dirigeant(e)s de grandes entreprises françaises pour mettre en place des solutions concrètes à ce phénomène. Le premier sous cette forme, ce moment privilégié a permis aux intervenants de partager leurs expériences, discuter des meilleures pratiques, des écueils à éviter, pour leurs entreprises, mais aussi pour les femmes. Mais aussi de prendre des engagements.

Les dirigeants de ces grands groupes ont été amenés à échanger au cours de trois tables rondes :

- Les enjeux de l’accès des femmes aux postes de responsabilité pour la stratégie de l’entreprise,

Intervenants : Marie-Claire Capobianco – Directrice de la Banque de détail de BNP Paribas, Antoine Frérot – Président Directeur général de Véolia environnement, Jean-Paul Bailly – Président de la Poste, Muriel Pénicaud, Directrice générale des ressources humaines –Danone, Stéphane Richard – Président Directeur général de France Télécom-Orange, Alain Crozier – Président de Microsoft France, Catherine Ladousse – Présidente du Cercle InterElles, Marwan Lahoud – Président d’EADS France

- La stratégie de l’entreprise pour favoriser l’accès des femmes aux postes de responsabilité :

Intervenants : Delphine Ernotte Cunci – Directrice général adjointe de France Telecom Orange, Jean Pierre Jouyet -Directeur général de la caisse des dépôts et consignations, Mercédès Erra – Fondatrice de BETC, François Pérol – Président du directoire de Banque Populaire-Caisse d’Epargne, Noel Priou – Directeur général de Carrefour France, Henri Ducré – Directeur des ressources humaines du groupe GDF SUEZ, Clarisse Reille – Présidente de Grandes écoles au féminin, Tristan Farabet – Président directeur général de Coca Cola entreprises France

- Le rôle des réseaux féminins dans les entreprises dans la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise :

Intervenants : Pascale Sourisse Vice-Présidente exécutive développement international – Groupe Thalès, Christian Nibourel – Président d’Accenture, Guy Dufraisse – Président de Schneider Electric France, Véronique Morali – Fondatrice de TerraFemina, Luc Oursel – Président du directoire d’AREVA, François Nogué -Directeur général délégué Cohesion et ressources Humaines de la SNCF, Anne Guillaumat de Bliginères – Présidente de Financi’Elles, Jean Jacques Guilbeaud -Secrétaire général du groupe Total.

A l’issue de la conférence, Najat Vallaud-Belkacem a signé une convention avec les 16 dirigeants des grands groupes réunis par laquelle ils s’engagent sur des objectifs chiffrés, ambitieux et réalistes. Outre les engagements sur la féminisation des postes de direction, notamment des Comités exécutifs (COMEX) et de direction (CODIR), les groupes s’engagent à accompagner les TPE et PME, pour lesquelles il est parfois difficile d’organiser une démarche cohérente en matière d’égalité. Cet accompagnement se fera par exemple en mettant des outils à leur disposition.

Au cours de son discours de clôture, la ministre a affirmé sa volonté d’assurer un suivi de cette démarche de progrès : « Je publierai, une fois par an, un classement des entreprises du SBF 120 qui donnera, globalement et pour chacune d’entre elles, la part des femmes dans les COMEX et CODIRS. Tout autre entreprise pourra, si elle le souhaite, y figurer. »

Enfin, la ministre a souhaité mettre l’accent sur l’importance des réseaux féminins dans les entreprises, en leur conférant un nouveau statut : « Je le dis simplement aux femmes qui sont ici : adhérez à un réseau et s’il n’y en a pas dans votre entreprise, créez-le ! Nous avons besoin que vous vous organisiez. Ces réseaux, quand ils sont actifs, jouent un rôle précieux pour accompagner les femmes dans leurs parcours, pour leur proposer du coaching, du mentoring, des conseils. Nous sommes prêts à leur reconnaître une véritable place dans l’entreprise, y compris pour vérifier si elle respecte ses obligations légales en matière d’égalité des rémunérations et d’accès des femmes aux responsabilités. Les réseaux de femmes doivent devenir la tête de pont de l’égalité dans les entreprises. »

Les entreprises ne changeront leurs habitudes que par la mise en œuvre de politiques de ressources humaines volontaristes et pragmatiques, qui laissent toutes possibilités de carrière aux hommes comme aux femmes, dans l’intérêt de toutes et de tous.

Retrouvez ici un diaporama photo de la conférence, en vidéo, le discours de clôture de la ministre et très bientôt les vidéos des tables rondes :


Conférence Plafond de verre : discours de… par Najat-Belkacem

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Un commentaire sur Briser le plafond de verre : Action !

  1. SERIN

    BJ,je trouve que c’est bien mais d’un autre coté c’est dommage d’en arrivé là,pour un exemple congrée:un député qui devient ministre voie son poste attribué a son second qui poursuit les affaire en cour,si le ministre par pour récupéré son poste de député,il récupère sa place avec les avancées faite par son second,une femme qui prend un congé maternité répond parfaitement a cette exemple,elle part pour s’occupait de son enfant,son second prend ça place temporairement puis lorsqu’elle revient elle reprend là ou son second les à laissaient.
    Donc je ne comprend pas pourquoi une femme qui prend son congé maternité en est sanctionné,tout comme le fait que les entreprises de plus de X salarié(1000 salarié pour allé 300 femmes)n’est pas de place pour crée une crèche,pour une grosse boite elle est ou la difficulté de trouvé 30 ou 50 mètres carré pour en installé une?Ainsi sa facilite la vie des employés car il y a pas le problème de savoir ou mettre mon enfant pendant que je travail,c’est l’entreprise qui s’en occupe,puis une entreprise fait des bénéf non,alors elle peu bien ce permettre d’embauché lorsque nécessaire une assistante maternelle ou 2 pour s’occupaient des enfants.non?

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