Numérique à l’école : partenariat entre le Ministère de l’Éducation nationale et Microsoft

Éducation nationale Publié le 30 novembre 2015

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Alain Crozier, président de Microsoft France ont signé aujourd’hui un partenariat renforçant l’accompagnement proposé par Microsoft dans le cadre du Plan Numérique à l’École en cours de déploiement.

Engagement fort du président de la République, le plan numérique était au cœur des discussions entre le président de la République, François Hollande et Satya Nadella, le CEO de Microsoft, lors de sa visite à Paris le 9 novembre.

Le partenariat d’une durée de 18 mois réunit Microsoft et le ministère sur 5 axes clés :

1. L’engagement dans une démarche visant à l’adhésion à une « Charte de confiance » en cours de rédaction sous l’égide des services de l’État, permettant d’assurer la protection de la vie privée et des données personnelles des élèves et des enseignants. Une telle charte s’appliquera à l’ensemble des éditeurs ;

2. L’accompagnement et la formation des acteurs du Plan Numérique à l’École utilisant les technologies Microsoft, des cadres aux enseignants ;

3. La mise à disposition de solutions pour une utilisation pertinente, facile et optimale des équipements mobiles. Ce plan passe notamment par la mise à disposition de l’écosystème Cloud de Microsoft pour tous les établissements scolaires du Plan Numérique à l’École qui le souhaiteraient ;

4. Une expérimentation pour l’apprentissage du code à l’école. Microsoft s’engage à accompagner la formation des enseignants pour les préparer à l’animation de cours spécifiques sur l’apprentissage du code, à mettre à leur disposition une plateforme de « jeux sérieux » et un réseau social interne sécurisé et privé ;

5. Une aide de Microsoft aux acteurs français de l’e-Éducation. Ce plan d’aide se traduira par un support financier, technique, opérationnel et commercial aux différents acteurs français de l’e-Éducation, incluant des constructeurs français de terminaux mobiles, les éditeurs d’applications éducatives et les éditeurs de ressources numériques et de manuels scolaires.

Téléchargez >> l’accord de partenariat avec Microsoft ici.

Signature par la ministre Najat VALLAUD-BELKACEM, d'une convention avec le groupe Microsoft, au ministère, le jeudi 26 octobre 2015 - © Philippe DEVERNAY

Signature par la ministre Najat VALLAUD-BELKACEM, d'une convention avec le groupe Microsoft, au ministère, le jeudi 26 octobre 2015 - © Philippe DEVERNAY

Signature par la ministre Najat VALLAUD-BELKACEM, d'une convention avec le groupe Microsoft, au ministère, le jeudi 26 octobre 2015 - © Philippe DEVERNAY

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237 commentaires sur Numérique à l’école : partenariat entre le Ministère de l’Éducation nationale et Microsoft

  1. Guilhem

    Je suis vraiment très déçu par vos actions Madame la ministre.

    Toute ma scolarité j’ai pu constater à quel point l’Éducation nationale se ruinait pour des solutions techniquement et éthiquement inférieures: les logiciels et le matériel d’expérimentation assisté par ordinateur, privateurs et hors de prix pour la collectivité, en étant deux exemples typiques.

    C’est d’autant plus grave car la formation dispensée dans beaucoup de lycées ne sert in fine qu’a former des utilisateurs de produits vendus par Microsoft. Vous participez à créer une génération de consommateurs captifs. C’est désastreux.

    J’avoue avoir du mal à comprendre la façon éhontée avec laquelle vous ignorez les résultats de la consultation sur la «République Numérique» Une initiative pour le coup riche et intelligente, au cours de laquelle la nécessité des logiciels libre dans l’éducation avait réuni un large consensus.

    C’est assez dommage car j’avais plutôt une bonne opinion de vous, mais après une telle décision je ne vous fait plus du tout confiance pour assurer l’avenir de l’Éducation Nationale en général. (Cela ne vous fait probablement ni chaud ni froid, mais cela m’attriste et je souhaitais le partager).

    Guilhem, Étudiant

  2. Bruno SEVIN

    Mme la ministre
    Incompétence ou génuflexion devant la loi du marché.
    Une chose est sure, grace à vous, Micro nous la met Soft et profond là où on pense.
    Merci pour cet éclaircissement de plus, s’il en était besoin, à quelques jours des régionales qui gèrent les lycées ouverts à Microsoft.
    Continuez à vous essuyer les pieds sur ce qui reste de « libre », vous récolterez (mais nous aussi malheureusement) ce que vous semez.

  3. Alban Mancheron

    Bonjour,

    je me joins à la quasi-totalité des internautes ayant publié un commentaire sur ce partenariat pour dénoncer l’absurdité de celui-ci.

    Comme je n’imagine pas un seul instant que ni vous ni vos conseillés n’êtes complètement demeurés, j’en déduis que votre ministère continue sa politique de déstructuration de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur. Politique qui ne vise non pas une répartition de l’égalité des chances, mais bel et bien à un nivellement par le bas de niveau d’étude des futures générations.

    Là où l’éducation à la citoyenneté inclue chaque jour de plus en plus d’actions de prévention contre les dangers d’internet, vous venez de signer, au nom des français, un partenariat offrant les données sur les citoyens en devenir à une société privée, dont le siège social n’est pas en France.

    En outre, depuis plus de 30 ans nous entendons parler de la crise et des économies et des sacrifices qu’il nous faut tous réaliser, et ce faisant vous engagez l’état sur une dépense aussi futile qu’inutile alors que nos systèmes d’enseignement sont résolument tournés vers les systèmes dits open-source et l’usage des logiciels libres.

    L’action de votre ministère est condamnable, irresponsable et désastreuse tant du point de vue de l’éducation que du point de vue économique.

    Comprenez que je ne vous adresse pas de salutations tant le mépris que m’inspire ce partenariat est immense.

  4. s.massiaux

    Madame la ministre,
    Je viens de lire des compte rendus de ce rapport et je suis atterré. Je n’ose pas imaginer que toutes les notes et évaluations de nos enfants seront confiés à une société américaine déjà en partenariat avec son gouvernement aussi allié soit il.

    Notre pays possède beaucoup de sociétés ainsi que de grandes écoles oeuvrant dans le numérique et le logiciel libre ayant besoin d’aide financière et du support de nos institutions et au lieu de les faire travailler et créer des emploi en France, vous nous engagez dans un partenariat envers une entreprise championne de l’espionnage et de l’optimisation fiscale.

    Je ne vais pas rabacher ce que d’autres ont déjà dit sur les avantages du libre dans l’education ainsi que les jolies phrases d’engagement passées sur les consultations effectuées concernant les lois sur le numerique et les engagements ecrits sur la priorité au logiciel libre…

    Nous ne pouvons pas confier les données de la vie scolaire et l’education aux logiciels de nos enfants à des produits propriétaires fermés et payants.

    Si vous pouvez revenir sur ce choix, s’il vous plait faites le car vous aurez beaucoup à y gagner humainement.

    Je souhaite vraiment que quelqu’un de vos services lira ce message et vous le transmettra.

  5. A Suivre

    Bonsoir,
    je rejoins la majorité des commentaires lus ici:
    – alors que la FSF vient de recommander la desinstallation de Windows
    – que les experts réseaux partout dans le monde alertent sur les failles délibérées de ce système (cf http://investmentwatchblog.com/a-traffic-analysis-of-windows-10-2/ )
    – que l’état est, dans ces circonstances, responsable de la sécurité numérique des citoyens
    – que le logiciel propriétaire coûte cher à l’institution, à l’état, aux citoyens
    – que le nécessité de donner à tous, à commencer par les enfants, les clés pour faire des choix numériques autonomes,
    – que la gratuité (presque systématique) et la qualité des logiciels libres en font un facteur d’égalité entre les citoyens quelques que soit leur budget informatique
    – que la plupart des logiciels libres sont multiplateforme (s’installent sur tout système d’exploitation)
    – que des villes, des ministères, des pays migrent leur machines vers des solutions libres
    – …
    voilà que le gouvernement, qui en 2012 encore par la circulaire Heraut recommandait l’usage du logiciel libre dans toutes les administrations, fait encore la démonstration de son inconséquence.
    En plus de mettre en place tous les outils de la surveillance généralisée de demain et de pousser les citoyens dans les bras infects, nos élus décident de donner à Microsoft l’argent des contribuables.
    Cette décision n’est pas acceptable.
    Merci Madame Najat Vallaut-Belkacem d’avoir éclairé mon vote de dimanche,
    Un citoyen humaniste attristé

  6. L'intendant zonard

    Les gestionnaires des collèges et lycées, en tout cas ceux qui se posent un mimimum de questions sur l’éthique des achats qu’ils sont amenés à opérer pour le fonctionnement du service de l’Education, ne comprennent pas non plus un tel accord.

    C’est inconséquent, incohérent, inquiétant, inique à l’égard des milliers de Français qui travaillent à l’élaboration de Logiciels Libres. Les « big data » des enfants de ce pays sont désormais vendus à une entreprise qui fait travailler des Indiens payés au lance-pierre, optimise sa fiscalité en Irlande ou pire encore, et dont la qualité déplorable des produits cause des dégâts quotidiens d’une valeur incalculable au bon fonctionnement de notre économie.

    Mme la ministre, et si vous utilisiez plutôt votre droit de repentir sous quinze jours, garanti au consommateur ?

  7. Forgeat

    La Ministre de l’EN a -t-elle déja fait d’elle même une installation d’un Windows 8 et supérieur? Pour bénéficier des fonctionalitées du système d’exploitation il faut créer un compte en Live.fr (chez Microsoft et peut être la NSA). On se fout de la NSA, mais, avec ce compte viennent les pubs insistantes avec géolocalisation.
    La pub va-telle entrer à l’école via ce biais? Bien sûr!
    Que doit former l’école, des citoyens, des travailleurs (chômeurs?) ou des consomateurs abreuvés de pubs?
    J’ai personellement viré Microsoft et Macintosh de mes ordinateurs depuis 2004 et je n’ai pas de smartphone fonctionnel ( Merçi l’abonnement à 2€).
    Sur mes ordinateurs, bien sûr, bloqueurs de pub et de pistage.
    Ah, j’oubliais…un compte FB et twitter de test sous pseudo mais dernière visite il y a longtemps.
    Pour votre info, ou Microsoft paie-t-il ses impôts?
    Pourquoi Zuckenberg monte-t-il une fondation? regardez côté imposition, bien sûr!

  8. Cyril Montagne

    Bonjour,
    Je suis comme de nombreuses autres personnes outré par cette démarche de partenariat -même si cela n’a rien pour me surprendre !
    Je suis enseignant, promoteur de TICE, gestionnaire ENT et réseau, et suis comme beaucoup de mes collègues attaché à utiliser un maximum d’outils libres et gratuits : il y a là une mine de ressources que nous pouvons utiliser sans contrainte ni dépendance vis-à-vis de grands groupes comme Microsoft. Il me semble comme tout un chacun évident qu’un groupe privé comme celui-ci a des visées commerciales dans cette opération, et n’agit sûrement pas dans un but purement philanthropique. Je dénonce donc avec force ce genre d’ingérence, et suis « surpris » de voir notre ministre y adhérer.
    Cela étant dit, ce n’est pas nouveau. Lors du développement des ENT, l’Education Nationale et les instances académiques ont sollicité des entreprises privées, nous apportant un outil manquant souvent d’ergonomie (car non pensé du point de vue d’un enseignant moyen!) payé au prix fort. Cela aurait sûrement pu être évité en acceptant par exemple de créer un groupe de professeurs volontaires (ayant les compétences nécessaires) qui -j’en suis convaincu- auraient été capables de développer ou de compiler des outils bien plus simples et ergonomiques à moindre coût (une décharge d’heures).
    Pour finir, les listes de diffusion dans chaque discipline scolaire foisonnent de bonnes idées pour développer l’usage du numérique.
    Alors quel intérêt à ce partenariat avec Microsoft ?
    Gardons la tête froide : je suis d’accord avec certains intervenants sur ce site : le numérique, c’est très bien, mais ce n’est qu’un OUTIL. Il faut avant tout développer chez les élèves une prise de recul, un esprit critique, et ne pas confondre nos réelles aspirations avec celles (forcément différentes) des entreprises privées.

  9. mary

    Je reprends un commentaire pris plus haut pour exprimer mon indignation. C’est contraire à toute l’éthique de mon travail de documentaliste. en tant que citoyenne je devais avoir des problèmes d’yeux le jour où j’ai voté.
    « Dîtes, est-on fonctionnaire de l’EN, agissant de façon éthique et responsable, ou salarié VRP de Microsoft, c’est pas clair là ! Ne comptez-plus sur moi pour voter pour votre parti à l’avenir ! »

  10. Corrège

    Madame la Ministre,
    J’ai depuis 15 ans travaillé avec les technologie Microsoft dans différents cadres.
    Contrairement aux grincheux, je suis ravi de ce type d’accord. Il manque cependant sans doute un accord sur les licences office. Le prix éducation, d’office est de l’ordre de 50 euros. Ce qui pour une académie comme la mienne représenterait un budget de 350 000 euros.
    Notre académie est engagée depuis très longtemps sur des solutions d’infrastructure Microsoft (AD,…) qui sont généralisées (400 sites, 70 000 stations).
    C’est avec plaisir que je participerai à cette aventure.
    Mes compétences MS concernent la bureautique (et développement office), les bases de données ( access et SQL serveur), la gestion de projet ( Ms project), Gestion Administration ( 2012 Serveur ( AD, GPO, déploiement,scripting, IIS,…) le développement (Web, mobile,windows).
    Respectueusement.

  11. Christophe

    Belle stratégie commercial complète !
    Au final, les élèves pourront aller réviser, apprendre, consulter leur notes directement sur le télévision, en famille et sur internet grâce à leur console de jeu …mais seulement si c’est une Xbox 360 ……
    Tiens tiens j’ai déjà vu ce 360 quelque part !

    Et c’est Mac Do qui va se charger de livrer les cantines scolaires ?

  12. Mabrouk

    Mme la Ministre, bonjour,
    en tant que citoyen, j’ai participé à la concertation en ligne pour le Projet de loi pour une République numérique. Quelle excellente initiative que d’ouvrir cette consultation aux citoyens ! J’ai vraiment eu l’impression que la démocratie progressait et ne se limitait plus aux seules échéances électorales…

    J’ai attentivement lu un certain nombre de propositions intégrées dans ce projet, et ai pris part à certains votes.
    Comme 95,4% des internautes, (2540/2660), j’ai approuvé l’article « Utiliser les logiciels libres & GNU/Linux dans les écoles et les universités » présenté dans la section 2.

    Le gouvernement a apporté une réponse claire à cette article, réponse que je livre ici :

    La proposition formulée par Jonathan Crequer vise à inscrire dans la loi le principe d’utilisation de logiciels libres et de GNU/Linux dans les écoles et les universités.

    L’article L123-4-1 du code de l’éducation introduit par la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche dispose déjà que « les logiciels libres sont utilisées en priorité » dans l’enseignement supérieur. Par ailleurs, la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école précise que le choix des ressources numériques utilisées tient compte de l’offre de logiciels libres et de documents au format ouvert.

    Dans l’enseignement scolaire, les incitations faites aux enseignants pour développer et utiliser des ressources numériques à des fins pédagogiques s’opèrent notamment en direction des logiciels libres et des contenus aux formats ouverts, dans le respect du libre recours des enseignants à l’offre de ressources émanant des opérateurs publics comme des entreprises privées. Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche favorise ainsi la production de ressources numériques libres par ses opérateurs CNED et Canopé. En outre, les soumissionnaires de l’appel à projet e-éducation publié en juin 2013 ont été incités à tenir compte des recommandations des institutions nationales et internationales en faveur des solutions « open source ». Le ministère veille particulièrement à garantir l’interopérabilité des solutions développées et utilisées, et le respect des normes internationalement reconnues. Par ailleurs, à travers le dispositif SIALLE (service d’information et d’analyse des logiciels libres éducatifs), les enseignants disposent d’un service qui permet de proposer, d’évaluer et de télécharger des logiciels libres éducatifs.

    Enfin, de manière plus générale, le Gouvernement a plusieurs fois réaffirmé son attachement au logiciel libre, particulièrement au travers de la circulaire n° 5608 du 19 septembre 2012, qui rappelle que l’Etat promeut une « culture d’usage des licences libres dans les développements de systèmes d’informations publics ».

    Au delà de l’opportunité plus que discutable de cet accord signé avec Microsoft pour quelques 13 millions d’Euros, je m’étonne de ce déni de démocratie (pourquoi ouvrir une consultation au citoyen si les actions du gouvernement vont à l’opposé des choix exprimés ?). Je m’étonne également de la contradiction entre les réponses apportées par le gouvernement (sa position non ambiguë sur le libre), et les mesures mises en oeuvre par le ministère de l’Education nationale (signature d’un accord commercial avec Microsoft).

  13. Jean.P

    Mme Vallaud-Belkacem, désolé mais vous commettez une grave erreur !

    Grossomodo, vous avez fait le pire choix possible, Microsoft est justement une entreprise a combattre !

    Il est dommage que les personnes qui prennent les décisions sont toujours les moins compétentes… Vous n’avez même pas respecté les demandes par les internautes suite a la consultation en ligne…

    Je ne demande pas qu’on passe forcément a du 100% libre et du Linux partout (bien que dans un monde idéal, ça serai le cas) mais au moins qu’il y ai une proportion moins importante des logiciels propriétaire et a l’inverse une proportion plus importante de logiciel libre.

  14. Ice Blizzard

    Je croyais l’éducation nationale tombée bien bas, mais la, elle s’enfonce carrément dans le gouffre.
    Mais relativisons: avant que tout cela soit effectif, encore faudrait-il .. que les établissements aient le haut débit (c’est très très loin d’être le cas) et que les ordinateurs soient en nombre suffisants (un peu plus que 55 ordinateurs pour 580 élèves par ex!) et que ces ordinateurs aient un peu moins de …10 ans d’âge, ce qui leur permettrait peut–être, éventuellement de faire fonctionner en moins de 10 minutes un logiciel un peu gros ou d’accéder à un site lui aussi de belle taille.
    Alors, vous voyez, avant que les têtes de nos chères petits soient farcies, il y a encore de la marge, parce qu’avant que le matériel soit en nombre suffisant et de qualité, et bien l’eau continuera à couler sous les ponts, et pas qu’un peu!

  15. Ferreira Jean

    @Gelormini
    Je ne suis pas enseignant ni utilisateur linux expérimenté.
    Mais le simple bon sens devrait intervenir ici quand on est pas encore sorti du scandale des renseignements collectés par la NSA autant sur des personnes privées que sur nos gouvernants successifs avec l’aide de microsoft et consorts. L’open source est actuellement la seule garantie de préserver votre vie privée, et je pense que c’est justement la que les gouvernements ne veulent pas que nous arrivions.
    N’argumentez pas que si on a rien à se reprocher blablabla… Comme l’a très justement dit snowden:
    Dire qu’on se fout de la vie privée parce-qu’on a rien à cacher revient à dire qu’on se fout de la liberté d’expression parce-qu’on a rien à dire!

    Donnez vous la peine de faire une recherche (profitez en aussi madame la ministre) sur ce qu’est le GAFAM et leur « softpower ».
    Le business US entre sur un tapis rouge dans nos écoles et les crânes de nos enfants. Encore 20 ans comme çà et Molière sera une marque de hamburgers à la cantine. Pardon « au self »…

  16. orouk

    Presque tout a été dit, si ce n’est que vous ne serez jamais la ministre de l’économie ou de l’industrie numérique, c’est acquis (François déconne pas sur ce coup).
    Je pensais que vous aviez des idéaux sincères de répartitions des richesses. Vous prouvez le contraire en assurant des lendemains arrosées de $$$$$ au géant de l’informatique mondiale dont le fondateur (M. Gates) a été la première fortune mondiale depuis 20 ans TOUT secteur CONFONDUS.
    Chiffrez dès à présent sur 5 ans l’impact sur la balance commerciale française de tous ces capitaux qui traverse l’atlantique (qui plus est fiscalement sur optimisé par M$).
    Ajoutons à cela la dilapidation d’opportunités d’activités pour des sociétés de services françaises dont vous faites fi dans une France pourtant meurtri par le chômage de ses concitoyens. En effet un appel massif aux logiciels libres (via des partenaires nationaux et sous traitant) créeraient des milliers d’emplois pour l’infrastructure, la formations et la maintenance.
    La gendarmerie l’a fait avec grand succès.
    Que vous soyez incompétente en IT, c’est pas un problème, mais choisissez vos conseiller avec soin. JM Ayraud n’est surement pas plus compétent que vous en la matière, pourtant sa circulaire était éclairée par le bon sens, celui de l’intérêt de la France.
    Autre possibilité ? Vous avez touchez des pots-de-vin ? Cela doit être dur de renoncer à ce que l’on vous a proposé.
    Vous avez trahis les idéaux de la gauche, cela est acquis sauf si vous dénoncez ce contrat sans attendre: la France n’est pas solvable

  17. Miguel

    Une occasion manquée pour construire l’émancipation des plus jeunes. L’éducation, c’est aussi d’apprendre à se débrouiller sans les grandes puissances économiques, avec des alternatives qui libèrent.

    Étant donné que le Ministère de l’éducation n’ignore pas ceci, quels sont ces autres réflexions et intérêts que nous devons connaître ?

  18. Martine Couloux

    Après tant de recommandations du gouvernement, après tant d’efforts du monde enseignant ! Qu’est-ce que les grands industriels offrent en échange de nos enfants et de nos enseignants ? Avez-vous mesuré les conséquences d’un tel accord ?
    Tout avait pourtant bien commencé avec la consultation… De plus c’était une belle occasion d’amener un coup de pouce au monde du Libre.

  19. sardon

    Je ne sais pas si c’est le serveur est sous Windows, mais assez étrangement les commentaires peu enthousiaste d’hier ont tous été effacés !

    Ben alors Najat, on est susceptible ? Mais bon, il est vrai qu’au ministère de l’Éducation, on a une drôle de vision de la démocratie : les internautes, qui se sont massivement prononcés en faveur du logiciel libre lors de la dernière consultation numérique du ministère viennent d’en avoir la confirmation.

    En effet, la seconde proposition ayant recueilli le plus de soutiens (2 540) visait à ce que les établissements scolaires et universitaires utilisent « au maximum les logiciels libres et GNU/Linux ».

    Tout cela est petit, honteux, va-t-on assigner à résidence les profs récalcitrants ?

  20. Christophe

    C’est honteux !
    Comme si seul Microsoft était capable de faire des logiciel
    c’est vraiment le mépris total des talents et du génie français et européens..

    Comme d’habitude la fonction publique choisi la facilité…. et dépense sans compter, c’est normal c’est pas leur argent, ils s’en fichent royalement.
    Aucun respect pour le contribuable et l’argent du contribuable.
    Et au passage tout les petits accords d’alcôves seront grassement rétribué !

    et ne me dites pas le contraire, je travaille dans l’administration et dans un service informatique …..des profiteurs !!

  21. zécompris_ou_pas

    Est ce noël avant l’heure ?!?

    L’éducation national disposeras t-elle de licences gratuite en illimité ???

    Sinon quel intérêt ? … tux est la, et il est notre ami et le restera de nombreuses années à mon humble avis.

  22. ropib

    @gelormini> Tous les commentaires ici ne sont pas le fait de professeurs. De plus être contre l’utilisation en masse de produits Microsoft sans prendre en compte le pilotage fin de la pédagogie d’aujourd’hui ce n’est pas être contre les entreprises. Bien au contraire l’utilisation de logiciels libres nécessiterait sans doute la recherche de partenariats avec tout un tas d’intégrateurs locaux. Il s’agit ici de dénoncer un mode de gouvernance du 20è siècle qui n’est plus en phase avec les réalités du moment. Après on peut relativiser les choses en se disant que de toutes façons Microsoft va être obligé de devenir lui-même petit à petit un intégrateur de logiciels libres (en tous cas si l’on en croit leurs propres déclarations et leur orientation récente), puisque c’est ce qu’il y a de plus efficient, mais dans ce laps de temps nous aurons perdu du temps et surtout nous n’aurons pas réussi à mettre en place un système de gouvernance en réseau. Je n’ai rien contre Mme Vallaud-Belkacem qui est quelqu’un de sérieux, mais c’est le genre de choses qui ne se pilote plus au niveau national avec une stratégie de masse.

  23. Gelormini

    Heu… je suis effaré par la teneur de la plupart des commentaires. Réellement, les enseignants rédacteurs sont à ce point frappés par cette parano maladive anti-entreprise ? Microsoft, le diable ? Que l’Education Nationale serait incapable de gérer ? Et je ne parle même pas des commentaires sur le sourire de la ministre puisqu’il est bien connu que, dans l’éducation nationale, pour être crédible il faut être sinistre. Mais avec des phrases bien tournées : on se doit d’être statutairement pompeux. Pauvres gamins aux prises avec de tels pédagogues !

  24. Antoine Pitrou

    Le prochain accord consistera-t-il à confier l’alimentation dans les cantines scolaires à McDonald’s, et la rédaction des contenus pédagogiques à Warner Bros ?

    En tout cas, j’ai bien ri en voyant la première photo, son tableau blanc illustré et sa petite affiche édificatrice (« chef : personne qui exerce une autorité, une influence déterminante »… question autorité au sens d’Hannah Arendt, c’est un peu le désert au gouv’ ; en même temps, tout ça doit leur passer au-dessus de la tête).

  25. Jérôme Avond

    Le plus malheureux dans tout ça ?
    Les messages ont beaux être unanimes, ici et sur twitter
    – Honteux de privatiser l’informatique à l’école
    – Microsoft à l’école, et pourquoi pas Mac Donald ?

    Aucun médias (sauf les prêcheurs de convaincus) ne va porter la contradiction à Madame la ministre de l’EN (BFM / ITELE / Le Monde / Libération etc…)

    Donc c’est cause toujours, de toute façon c’est signé et il n’y a rien à ajouté. La république et la démocratie quoi… Et ensuite les beaux discours…

    Honteux…

  26. ProfDoc

    Bonjour,
    Comment ce fait-il que la grande majorité des commentaires aient été effacés ? Ils n’étaient pourtant ni injurieux, ni diffamatoires, ils mettaient simplement en avant les problématiques éthiques/déontologiques de ce partenariat… Il s’agit donc de censure ni plus ni moins. Si vous n’êtes pas capable d’entendre et d’accepter les avis pourquoi proposer la possibilité de laisser des commentaires ? Peut-être pour nous donner l’illusion du respect d’une certaine démocratie (illusion perdue depuis quelques temps au regard de vos nombreux dérapages).

  27. Jacqueline Valladon

    Rien ne m’étonne, mais là quand même j’espérais une prise de conscience « citoyenne » de la part du ministère de l’éducation.
    Privilégier un groupe privé dans une institution qui devrait être indépendante – c’est écœurant !
    « partenariat ambitieux » pour qui ? Certainement pas pour les élèves et leurs enseignants. C’est payer bien cher un retour vers le passé et une opportunité gâchée de travailler avec le libre à l’école.

  28. Hervé

    Madame la Ministre de l’éducation Nationale,
    Pourquoi le commentaire que j’avais laissé hier soir a-t-il déjà été supprimé ?
    Tiens, je le redonne à lire… Têtu le gars…
    Madame la ministre de l’Éducation Nationale,
    Après une longue journée de labeur fatigante, mais, oh combien passionnante, auprès d’élèves de collège, je rentre content dans mes foyers. Je consulte mes courriels pour y découvrir un message de notre documentaliste : Numérique : Le ministère signe avec Microsoft et Cisco.
    Colère, dégoût et consternation !
    Pourquoi voulez-vous, Madame la ministre de l’Éducation Nationale, détruire l’enseignement public ?
    Madame la ministre de l’Éducation Nationale, avez-vous lu le rapport Pisa de l’OCDE sur les compétences numériques ? Bien sûr vous l’avez lu, mais il vous faut du numérique et du numérique encore… quel qu’en soit le prix à payer.
    Rappelez-nous, Madame la ministre de l’Éducation Nationale, quels étaient les sponsors du dernier salon Educatice ? Beaucoup de partenaires privés dont Microsoft déclaré Gold sponsor… rien que ça !
    Vous êtes, Madame la ministre de l’Éducation Nationale, une excellente représentante d’e-commerce… Microsoft et Cisco, et sans doutes bien d’autres encore, n’oublieront pas de sitôt ce qu’ils doivent à un gouvernement de gauche…
    Veuillez croire, Madame la ministre de l’Éducation Nationale, en dépit de la colère, du dégoût et de la consternation qui m’animent ce soir, en l’expression de mes sentiments les plus respectueux… on a encore du savoir vivre ensemble chez les enseignants…

  29. coupannec

    Dîtes, est-on fonctionnaire de l’EN, agissant de façon éthique et responsable, ou salarié VRP de Microsoft, c’est pas clair là ! Ne comptez-plus sur moi pour voter pour votre parti à l’avenir !

  30. Hélène

    Complète adhésion à ce qui est exprimé dans tous les commentaires.
    Tout cela est bien triste et honteux. J’explique très régulièrement aux élèves (collège), pourquoi on peut , et on a intérêt, à utiliser des logiciels libres, et pas seulement ceux qu’ils connaissent même si ce sont pour l’instant les plus répandus. Je ne lacherai pas, mais l’écoeurement est là !
    Plus d’info. sur les flous et les incohérences :
    https://linuxfr.org/users/kaane/journaux/de-la-nausee

  31. Bertrand

    Je ne crois pas que ce soit bien utile de commenter ici, les commentaires d’hier (une quarantaine) ont été supprimés….

    Ne perdez pas votre temps.

  32. Eychenne

    Madame la Ministre,
    Nous pouvons nous poser la question suivante :
    Quel avantage l’Education Nationale pense-t-elle tirer d’un tel accord avec Microsoft ? Cela induit aussi un coût pour les élèves et les enseignants qui seront obligés de s’équiper de logiciels Microsoft payants sur leurs deniers personnels pour pouvoir accéder aux données de l’EN.

  33. bouquet

    Des fonds privés qui financent l’école, des marques affichées dans toutes les classes… Alors que tout est disponible et facile de prise en main en libre. INCOMPRÉHENSIBLE !!!

  34. Cuadrod

    Microsoft entre et sort où et quant il veut. Avec ses milliards de dollars. Certaines operations sont menées bien plus discretement que celle ci avec les gouvernements et supers organisations, comme son passeport pour l’Europe…. Tout est acheté et souvent sans difficulté de négociation. Lorsque les choses lui résistent Microsoft les volent…..comme des nouvelles technologies françaises. Rappelez vous 2001, quant le chantre de l’anti contrefaçon a été pris la main dans le sac et condamné pour piratage, contrefaçon et parasitisme avec son copain voleur Softimage…

  35. Peu importe

    A vrai dire, la seule question que je me pose en lisant ceci est la suivante :
    Pourquoi n’y-a-t-il pas eu consultation auprès du peuple pour avoir un avis et pour prendre une décision ? Pourquoi faut-il que le seul pouvoir, en ce pays dit démocratique, soit celui de voter une fois tous les cinq ans, pour un candidat à la présidentielle ? En effet, une fois élu, un candidat fait ce qu’il veut sans nous consulter, nous citoyens. Il décide d’informatiser les écoles ? Il le fait pardi ! Y’a-t-il eu enquête, vote, référendum, rencontres, discussions ? Non. Rien. Et c’est tout le temps ainsi. Et si nous montrons notre mécontentement, comment réagit-il ? Par l’indifférence ! Un homme qui ferait ce qu’il veut serait considéré à juste titre comme un mégalomane ; pourquoi un homme qu’on appelle président et qui prend ses décisions tout seul est vu comme un dirigeant et non comme un fou borné, buté et mégalomane – ce qu’il est pourtant ?

  36. Patrice LEPISSIER

    Appel à la désobéissance.

    Enseignants, désobéissez ! Les GUL (groupes d’utilisateurs de logiciels libres) sont là pour vous aider, c’est Libre et Gratuit.
    Il en va de votre propre liberté et de celle de nos enfants.
    C’est à vous d’agir, nous vous soutenons et nous vous aiderons.
    Contactez les GUL proches de chez vous, et s’il n’y en a pas, créez en un.

  37. Thomas MICHEL

    De telles décisions sont incompréhensibles. A l’heure où se joue notre avenir environnemental, l’aspect sociétal ne doit pas être laissé de côté, bien au contraire.
    Offrir l’éducation des enfants en pâture à des géants de l’informatique, peu soucieux de l’épanouissement personnel ni des libertés individuelles, pose de sérieuses questions quant à la mission de l’Education Nationale…
    L’indépendance, l’ouverture d’esprit et la réflexion personnelle et autonome ne sont plus des buts à atteindre ? Vraiment dommage.
    Si les décisions « d’en haut » ne répondent pas aux attentes des principaux concernés, attendez vous à de la dissidence, et c’est tant mieux !

  38. Philippe Ladame

    Bonjour,

    À l’heure où il commence à être admis qu’il faut «faire transition», c’est à dire passer de modèles qui posent problème à des modèles plus vertueux, il est bien désolant de voir le gouvernement faire le choix de conforter l’empire Microsoft, plutôt que les solutions libres, partageables et coopératives.

  39. Bayer

    Je pense que là, on a atteint le summum avec cette mise sous tutelle de l’EN par Microsoft…Qui risque fort d’influer sur les contenus pédagogiques voire sur les choix pédagogiques… bel avenir que nous prépare ce gouvernement…
    Nous mettons nos enfants et nos adolescents entre les mains d’industriels qui ne recherchent que la rentabilité financière et que devient la formation de nos jeunes à la culture, à la réflexion et à l’esprit critique ???

  40. Mathey

    Je suis professeur depuis 15 ans et je constate que notre système éducatif est très inégalitaire et mène bon nombre d’enfants vers l’échec et ce ne sont pas ni les ordinateurs, ni le numérique, ni Microsoft qui y changeront quelque chose, bien au contraire. Il faut que nos élèves soient en présence d’êtres humains et non de machines : des professeurs, des surveillants, des infirmières, des psychologues, des éducateurs, des auxiliaires de vie et toutes ces personnes merveilleuses qui font tourner les établissements scolaires malgré une pénurie de moyens humains et financiers voire morale et philosophique…Les écoles, les collèges, les lycées devraient être des lieux agréables à vivre pour nos enfants, avec des emplois du temps, un matériel et des programmes adaptés à leur âge et à leur maturité. Après que les enseignants utilisent une craie,un stylo ou un ordinateur…ce n’est pas le plus important, ce ne sont que des outils de travail. Le numérique n’est pas la solution miracle et unique pour faire réussir massivement les élèves, plusieurs études menées dans plusieurs pays différents l’ont prouvé, ces résultats sont connus. Les professeurs ne sont pas des commerciaux de Microsoft et ne veulent pas le devenir ! C’est affligeant et révoltant.

  41. Xavier Castillo

    Mme La ministre,

    Mais quelle mouche vous a piqué ?!
    L’éducation a toujours fonctionné avec des logiciels libres, et ça marche bien comme ça!
    Pourquoi cette décision? Avez vous un excédant de budget en cette fin d’année?
    Où y a-t-il d’autres enjeux politiques… commerciaux dans ce « partenariat »?
    Bref, la classe politique continue de jouer avec l’argent et la patience de ses citoyens…

    Xavier, père de deux enfants.

  42. Nicolas JEUDY

    Bonjour madame la ministre,

    Etonné par cette annonce, j’aimerais comprendre un peu les rouages de notre gouvernement:

    – A quel besoins, problèmes répond cet accord ?
    – Avec cet accord, quel est / quel sera le prix moyen d’un poste informatique pour un collège ? un lycée ? le primaire ?
    – Avez vous rencontré d’autres partenaires (apple, canonical, google france et autres fondations) avec lequelles vous allez signer le même partenariat .. sinon pourquoi ?

    Aucun chiffre, aucune simulation, on ne sait pas si cela répond à une demande, un besoin, un manque ? …

    Pour finir sur ces quelques questions:

    Je ne suis pas enseignant, je suis developpeur et utilisateur de logiciels libres ou pas (j’utilise les logiciels dont j’ai besoin et qui me font gagner du temps), mais une chose est sur, c’est qu’à aucun moment je ne force des personnes à choisir les mêmes outils que moi. L’école numerique doit être un lieu de découverte, en proposant aux élèves les outils existant et en leur laissant le libre choix des outils qu’ils préfèrent.

    Utiliser des formats ouvert me semble la seul contrainte à appliquer afin que votre document puisse être lu et partagé.

    Même si je suis sur que personne ne prendra le temps de répondre à ces quelques questions basiques, je suis vraiment déçu par cette annonce …

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