De la nécessité de transformer le système

Presse Publié le 16 septembre 2011

Je vous donne à lire mon communiqué de presse, en réaction au débat télévisé d’hier soir.

« De haute tenue, le débat d’hier soir a permis de dévoiler des différences entre les candidats qui ne sont pas minimes. C’est le cas par exemple de la relation que les uns et les autres comptent entretenir  avec le système financier, source des maux économiques que les Français subissent si durement: Ségolène Royal a montré qu’elle allait bien plus loin dans le rapport de force que le politique devra instaurer avec la finance: obligation faite aux banques de participer à l’absorption de la dette, séparation des activités de dépôt et des activités d’affaires,  interdiction de la spéculation par les banques sur la dette des États. Il ne s’agit pas d’améliorer le système à la marge mais de le transformer en profondeur pour rendre aux peuples la souveraineté que des marchés incontrôlés leur ont usurpé.  Avec elle enfin,  le politique reprend le pouvoir.

Forte de son expérience et du travail inlassable de ces dernières années pour construire ces solutions concrètes, Ségolène Royal s’est montrée hier soir déterminée, sécurisante et ambitieuse à la fois, claire sur les enjeux et convaincante sur les réponses. Surtout, les Français qui l’ont vu œuvrer ces dernières années, savent qu’animée par la morale de l’action et la politique par la preuve qui lui tiennent tant a cœur, elle respectera un a un  chacun de ses engagements. »

Ainsi que la matinale à laquelle j’étais invitée avec Stephane le Foll ce vendredi pour commenter le débat :

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5 commentaires sur De la nécessité de transformer le système

  1. Gérard Eloi

    Nécessité de transformer le système.

    Double illustration de l’urgence :

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_les-actionnaires-sont-les-grands-gagnants-de-la-crise?id=6774263

    Extrait :
    « Les entreprises belges ont payé au cours des dix dernières années des dividendes spectaculaires, malgré la crise économique. L’augmentation des dividendes n’a jamais été aussi élevée que depuis l’effondrement du système bancaire… »
    ———————-

    http://www.lefigaro.fr/marches/2011/02/21/04003-20110221ARTFIG00629-les-dividendes-du-cac-40-battent-des-records.php

    Extrait :
    « Les grandes entreprises françaises devraient distribuer à leurs actionnaires environ 40 milliards d’euros en 2011, grâce au rebond de leurs bénéfices. Plus encore qu’en 2007, avant la crise… »
    ———————–

    Quelqu’un trouve ça logique ?

  2. Henri

    Bonjour

    Oui, Ségolène Royal et Arnaud Montabourg se démarquent nettement du fait de laur projet pour le contrôle bancaire et la reprise du pouvoir « financier » necessaire par les politiques et les peuples ;

    ils ont bien compris le tournant historique dans lequel nous nous trouvons pour un changement « radical » de fonctionnement de la finance

    j’ai un doute sur l’utilité du projet « gardiennage » de jeunes « délinquants » par l’armée
    projet difficie à mettre en place et inutile de mon point de vue ; plutôt d’autres solutions plus simples pour la prévention et l’éducation ; ne pas suivre ou faire d’enchères sur la sécurité ;

    les principaux problèmes sont ailleurs : chomage, logemebnt, revenus….école…formation…

  3. Gérard Eloi

    @ Jean,

    Mais ce sont bien les véritables mouvements spéculatifs que Ségolène (et Arnaud Montebourg aussi) veut attaquer. Sa première déclaration à ce sujet remonte à un discours à Paris début février 2007.

    http://www.dailymotion.com/video/x1dweo_segolene-discours-de-paris-st_news

    Je crois que le passage « argent de la spéculation » se trouve vers le milieu du discours.
    Et les banques ne se contentent pas de simplement détenir des obligations d’Etat : revoir le rôle de Goldman Sachs en Grèce.

    Il y a indiscutablement un sérieux coup de balai à donner aussi dans la concussion opérations boursières-dépôts bancaires.

  4. Gérard Eloi

    Très belle analyse, Najat, comme toujours.

    « … interdiction de la spéculation par les banques sur la dette des Etats. Il ne s’agit pas d’améliorer le système à la marge mais de le transformer en profondeur pour rendre aux peuples la souveraineté que des marchés incontrôlés leur ont usurpé. Avec elle enfin, le politique reprend le pouvoir. »

    Un « détail » capital à souligner : quand le politique reprendra réellement le pouvoir face à la finance véreuse, cela signifiera que le peuple (parce que c’est l’électorat qui choisit ses représentants, en démocratie) aura vaincu la mafia financière.

  5. Jean Neyret

    Il m’a semblé en effet que le débat était riche et que les candidats n’ont pas cédé à la tentation de se démarquer par une attaque excessive des concurrents. Félicitations donc à Ségolène Royal pour cela.
    Les couplets sur les banques sont toutefois simplistes : la détention d’emprunts d’état est tout sauf une manoeuvre spéculative mais relève au contraire de placements que tout le monde croyait surs.
    Surtout ils font abstraction de tous les organismes financiers de toute nature, peu ou pas régulés, et dont les mouvements sont eux totalement spéculatifs. C’est bien à eux qu’il faudra s’attaquer aussi si on veut être efficace.

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