Harcèlement de rue : Relevons notre niveau d’intolérance

Presse Droits des femmes Publié le 22 avril 2014

"Contre le harcèlement de rue : la loi du 6 août 2012 offre des outils. Celle sur l'Égalité femmes-hommeś les complète encore. Mais c'est la prévention qui est indispensable : dès l’école, sur nos écrans de télé, dans les discours publics, relevons notre niveau d'intolérance." déclare Najat Vallaud-Belkacem.

Retrouvez ici l’article publié par Le Parisien / Aujourd’hui en France dans son dossier sur le Harcèlement de rue :

Une législation spécifique au harcèlement de rue n’est pas à l’ordre du jour en France. Au ministère des Droits des femmes, on préfère d’abord s’interroger sur les causes et mettre l’accent sur l’éducation. Son outil ? L’ABCD de l’égalité, un dispositif expérimenté dans certaines écoles qui vise entre autres à lutter contre les stéréotypes.
« Au-delà des moyens juridiques que nous développons par la loi, c’est la tolérance, voire une forme de complaisance vis-à-vis du sexisme que nous devons combattre. L’apprentissage du respect d’autrui à l’école, la compétence donnée au CSA pour lutter contre la diffusion d’images dégradantes des femmes, la vigilance à l’égard des propos publics inacceptables sont les meilleures façons de faire reculer les comportements agressifs », précise la ministre, Najat Vallaud-Belkacem, évoquant plusieurs points du projet de loi relatif à l’égalité entre les femmes et les hommes. Le ministère reconnaît une prise de conscience. Lors du concours EgalitéE 2014, invitant les 16-25 ans à s’exprimer, le harcèlement de rue fut l’une des thématiques les plus reprises.

La situation est différente en Belgique : à la suite de la polémique suscitée par le documentaire de Sofie Peeters, le maire de Bruxelles a instauré des amendes en cas d’insultes sexistes allant de 75 à 250 €. La ministre de l’Égalité des chances, Joëlle Milquet, se bat pour que ce harcèlement de rue soit reconnu comme « une atteinte grave à la dignité humaine ». Les auteurs risqueront alors d’un mois à un an d’emprisonnement et 50 000 € d’amende.

6 commentaires sur Harcèlement de rue : Relevons notre niveau d’intolérance

  1. Emilie

    Le harcelement est avant tout un problème de culture, et de réaction face à la frustation.
    La première des choses pour le limiter est de ne pas favoriser la haine des femmes, il y a une mesure qui nous fait énormément de mal : c’est ce projet de pénalisation des clients de prostituées…vous ne pouvez pas vous imaginer les dégâts que cela engendre dans la relation que certains hommes (très nombreux) entretiennent avec les femmes.
    Si la mesure est adoptée, il faudra y ajouter une frustration exacerbée, et la multiplication des actes de ce genres, voire beaucoup plus grave.

  2. Jean F

    Je ne vois pas le rapport avec l’Islam et sinon que la justice sanctionne ce qui est répréhensible mais en préservant la liberté d’expression et de communication et la présomption d’innocence des hommes bien à vous.

  3. Grangeard Catherine

    En tant que psychanalyste, je peux témoigner des conséquences gravissimes de ces comportements sur nombre de femmes. Elles peuvent s’enfoncer dans des réponses très dommageables pour elles, afin de pouvoir circuler librement ! Je peux donner comme exemple l’excès de poids. En ne correspondant plus aux canons actuels de la beauté, de nombreuses patientes montrent qu’elles ont trouvé comme « solution » le fait de s’enrober… D’ailleurs des JF musulmanes disent la même chose parfois ds ce choix de se dissimuler des regards par la tenue… Montrer le continuum entre ces comportements dégradants et les attitudes des femmes cherchant à s’en protéger, c’est important. Pour que toutes les parties en prennent pleinement conscience et à partir de là trouver des solutions…

  4. Magali GLORIES

    Magali G.

    Quel est cet individu qui parle de « politique de caniveaux » à propos d’un sujet de société concernant plus de la moitié de la population du pays?
    Que les hommes qui ont mesuré l’importance du sujet y compris et notamment dans le contexte économique actuel n’aient pas de crainte d’être confondus avec lui!
    Merci Mme Vallaud-Belkacem, il ne faut jamais baisser les bras dans ce domaine, rien n’est jamais gagné contre les gens « mal » éduqués qui fleurissent à chaque génération.

  5. Jean F

    Mais bien sur !
    Arrêtez d’embêter les hommes Naja et occupez vous des vrais sujets qu’est ce que c’est que cette politique de caniveaux !

  6. LANCIEN Dominique

    Pour l’école,totalement d’accord Najat! Pour le CSA,évidement OUI! Même si je trouve cet organisme bien trop timide sur le sujet! Par contre,l’emprisonnement en Belgique me semble totalement à coté de la plaque!Je serais plus partisan de périodes de « Rééducation ».Comme Vous comptez les mettre en place pour les « Violents » en vers les Femmes.ça oui! C’est constructif! Quoi qu’il en soit,merci et tenez bon Najat.

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