17ème Conseil des ministres franco-allemand : de nouvelles coopérations pour la recherche et l’enseignement supérieur

Enseignement supérieur et recherche Publié le 31 mars 2015

Ce mardi 31 mars 2015 s’est tenu à Berlin, le 17ème conseil des ministres franco-allemand réuni autour de la Chancelière fédérale Angela Merkel et du Président de la République François Hollande.

A cette occasion, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a rencontré Johanna Wanka, son homologue, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche d’Allemagne. Les ministres ont échangé au sujet de leur coopération dans le domaine de la recherche et de l’enseignement supérieur.

Les deux gouvernements intensifieront leur coopération dans la recherche énergétique de même que dans la recherche sur la sécurité des technologies de l’information et les sciences humaines et sociales, contribuant ainsi à une plus grande compétitivité et croissance.

Les deux gouvernements renouvellent leur soutien au développement de l’Université franco-allemande (UFA) et affirment leur volonté d’en renforcer l’attractivité et de poursuivre la progression du nombre d’étudiants, de doctorants et de jeunes chercheurs d’ici à 2020.

Le Centre Marc Bloch situé à Berlin est l’un des fleurons de la coopération scientifique bilatérale. Ce centre franco-allemand de recherche en sciences humaines et sociales sera désormais doté d’une forme juridique pérenne qui en consacre le caractère binational.

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143 commentaires sur 17ème Conseil des ministres franco-allemand : de nouvelles coopérations pour la recherche et l’enseignement supérieur

  1. Luise

    Vous ne faites plus paraître les messages?
    « Je suis prête à écouter tout le monde », dites-vous dans un interview sur I- télé? Ah bon?
    Pourquoi ne nous écoutez-vous pas? Pourquoi ne nous recevez-vous pas, pour entendre les professeurs d’allemand?
    « Nous avons une politique volontariste académie par académie pour avoir une carte des langues où l’allemand trouve bien sa place et où les enfants soients incités à prendre LVI allemand grâce à des jumelages entre écoles françaises et écoles allemandes », dites-vous plus loin.
    Cette carte des langues, vous en parlez, mais on ne sait pas de quoi il s’agit.
    Vous ne proposez rien jusqu’ici, nous avons peu de raisons pour vous croire.
    Quels seront les intervenants en primaire? Les professeurs des écoles non formés? Là encore, vous ne dites rien et on peut douter de l’amélioration du niveau linguistique des enfants français.
    Les jumelages se font entre villes.
    Entre collèges et lycées, il s’agit d’appariements scolaires.
    Comment imaginez-vous ces échanges à l’école? Encore une fois pouvez-vous concrétiser votre pensée? Connaissez-vous la lourdeur administrative en primaire pour faire des sorties?
    Et l’OFAJ (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse)? Y-avez-vous pensé?
    Vous tenez toujours le même discours et ne répondez jamais aux questions précises.
    Nous espérons que vous avez pris connaissance des nombreux articles de la presse allemande au sujet de votre projet de réforme.
    Votre projet préoccupe beaucoup les allemands
    « Nous avons une histoire commune, une envie de vivre ensemble avec les allemands qui est évidente » : alors prouvez aux allemands votre soi-disant « ambition » en maintenant les bilangues et les sections européennes « dans le sens de l’intérêt général »!

  2. Frédéric AURIA

    Madame la Ministre,
    la presse allemande s’est emparée du sujet, votre réforme devient un problème diplomatique ! Vous ne pouvez pourtant pas prétendre que vous découvrez un problème qui vous a été immédiatement signalé ! Plus de 26500 voient ce que vous et vos conseillers osent encore nier… Un conseil, changez de conseillers avant que quelqu’un n’ait l’idée de changer de ministre !
    De moins en moins cordi’allemand,
    Frédéric Auria

  3. Goethe

    chöne Fotos, aber eine entgegengesetzte Politik :(. Deutschsprachiger Sprachunterricht an der Basis in Frankreich wird für viele drastisch reduziert (keine Europaklassen mehr, keine Bilangue). Seien Sie ehrlich mit sich selbst Frau Mininisterin! Wissen Sie was Sie eigentlich tun? Wie kann man eine solche mittelmässige Politik machen angesichts unserer Geschichte und angesichts von Pegidademonstranten und aufstrebenden Extremisten in Europa? Der erste wirkliche Rückschritt seit 60 Jahren, einfach nur traurig. Lassen Sie ihr Vorhaben fallen, wenn sie in Geschichtsbücher eingehen wollen. Schaffen Sie stattdessen mehr Sprachunterricht, insbesondere in Frankreich. Machen Sie Frankreich Bilingue, es braucht es.

  4. Goethe

    Schöne Fotos, aber eine entgegengesetzte Politik :(. Deutschsprachiger Sprachunterricht an der Basis in Frankreich wird für viele drastisch reduziert (keine Europaklassen mehr, keine Bilangue). Seien Sie ehrlich mit sich selbst Frau Mininisterin! Wissen Sie was Sie eigentlich tun. Wenn kann man eine solche mittelmässige Politik machen angesichts unserer Geschichte und angesichts von Pegidademonstranten und aufstrebenden Extremisten in Europa? Der erste wirkliche Rückschritt seit 60 Jahren, einfach nur traurig. Lassen Sie ihr Vorhaben fallen, wenn sie in Geschichtsbücher eingehen wollen. Schaffen Sie stattdessen mehr Sprachunterricht, insbesondere in Frankreich. Machen Sie Frankreich Bilingue, es braucht es.

  5. Luise

    Madame la Ministre,

    Connaissez-vous le Plan de relance de l’allemand en France et du français en Allemagne ?

    Le 12 novembre 2004, à Sarrebrück, le ministre de l’Éducation nationale et le plénipotentiaire de la République fédérale d’Allemagne pour les affaires culturelles franco-allemandes, ont officiellement annoncé le plan d’action pour la langue aux recteurs d’académie français et aux responsables des autorités éducatives allemandes.

    Il comporte (…) 4 mesures applicables en France :
    • le maintien de l’enseignement de l’allemand sur la totalité du territoire des académies ;
    • l’augmentation de 20 % en 5 ans des effectifs d’élèves apprenant l’allemand à l’école primaire ;
    • la poursuite de l’enseignement de l’allemand au collège partout où il est assuré à l’école ;
    • l’augmentation de 50 % en 5 ans du nombre de classes bi-langues anglais / allemand en sixième.

    Vous trouverez les détails et le plan dans son intégralité :
    http://eduscol.education.fr/cid45747/plan-de-relance-de-l-allemand.html

    Quand nous expliquerez-vous comment votre projet de réforme peut permettre de respecter ces engagements signés par le gouvernement français ?

    Vos conseillers préparent une « carte des langues » qui reste encore très mystérieuse et nous remplit de scepticisme, car inapplicable sur le terrain que les professeurs d’allemand connaissent bien.

    Après les articles de presse, les émissions de radio en France et en Allemagne, Madame Wasum-Rainer saura, nous l’espérons, vous convaincre d’arrêter de rêver et d’accepter de regarder la réalité.

    « L’avenir de nos jeunes : un défi européen ! » (Deutsch-Französischer Berufsbildungstag)

  6. COUILLARD-VIEILLE Rafaële

    Madame la ministre,
    Parents de 3 enfants en collège et lycée à Besançon, jumelée avec Fribourg (qui est plus proche de nous que Paris!), nous avons appris récemment ce projet de réforme de l’enseignement des langues que nous ne comprenons pas.
    Supprimer les classes bi-langues, ouvertes à tous, c’est risquer de faire disparaitre l’enseignement de l’allemand de nos collèges. Il suffit de voir combien d’élèves choisissent actuellement allemand en 2e langue en 4e pour comprendre ce qui risque de se passer. Petite-fille d’immigrés italiens et de famille modeste, mes premiers voyages hors de France et d’Italie ont été mes voyages scolaires en Allemagne, puis mes 1ers jobs d’étudiante à Fribourg grâce au jumelage avec notre ville. C’est le collège français et ses enseignants impliqués qui ont fait de moi une vraie européenne pouvant échanger avec nos voisins anglais, allemands et italiens. Quelle joie pour moi de voir ma fille ainée créer des liens d’amitié avec sa correspondante allemande et sa famille après 3 ans en classe bi-langue, de la voir perfectionner son anglais en classe européenne et choisir italien en 3e langue pour garder ses racines d’origine ! Ces classes ne sont pas élitistes, car les élèves sont mélangés à d’autres et leur maintien dans les collèges publics évitera au contraire, que des familles ambitieuses aillent chercher ce dispositif dans le privé. Nos enfants ont été scolarisées dans un collège mixte, rassemblant des enfants de Zep et des enfants de villages, avec une mixité qui fonctionne bien. Avant de détruire ce qui fonctionne, êtes-vous sûre, Madame, de pouvoir faire mieux ?
    Des décennies d’humanistes qui ont travaillé à l’amitié franco-allemande depuis De Gaulle et Adenauer vous regardent ….
    Rafaële Couillard-Vieille, parent d’élève.

  7. Marion Junkermann

    Ancienne professeure d’allemand au collège international de Fontainebleau, je ne peux que me joindre aux commentaires de mes collègues.
    Les sections europénnes / bilangues sont ouvertes à tous les élèves désireux d’ apprendre l’allemand de façon approfondie et de participer à de nombreux échanges avec des établissements allemands. Où est l’élitisme au nom duquel on veut les supprimer?
    Cependant, dans ce même collège (public!) ainsi que dans un bon nombre d’autres établissements scolaires publics en France, il y a des « sections internationales » (6 heures d’enseignement hébdomadaires de langue et d’histoire dans la langue de la section) payantes.
    Le prix s’élève à 200 € par enfant et par mois au minimum. Destinées initialement aux enfants issues de familles étrangéres, elles sont aujourd’hui prisées par les familles francophones.
    Voilà des filières élitistes! Leur fonctionnement associatif, privé, ne semble pas être mis en question. Tant mieux pour les éléves qui ont la chance de pouvoir en bénéficier, tant pis pour les autres, particulièrement les germanistes, qui à défaut de sections européennes, devront se rabattre sur 2 heures 1/2 d’allemand en langue vivante 2.
    Mais qu’on arrête alors de parler d’égalité! Et qu’on ne s’étonne pas que certains Français modestes, face à de telles inégalités sous un gouvernement de gauche, finissent par voter pour l’extrème droite.

  8. brigitte tonnellier

    URGENT
    Madame La Ministre,
    Pour avoir eu la chance d’enseigner l’allemand pendant 40 ans je sais tout ce que l’apprentissage de l’allemand peut apporter de positif aux élèves et tout particulièrement aux élèves des secteurs ruraux, pour qui les voyages et les échanges sont une opportunité formidable d’ouverture, et je vous remercie vivement pour ce rappel de votre attachement à l’enseignement de l’allemand, mais je vous en supplie, écoutez les interpellations de mes collègues qui décrivent parfaitement, hélas, les conséquences désastreuses qu’aura dans la réalité des collèges la nouvelle organisation de l’enseignement des langues vivantes . Soyez attentive aux problèmes concrets qui vont se poser et qui mettront les professeurs d’allemand dans des conditions d’enseignement plus que défavorables, telles qu’elles sont justement exposées dans leurs commentaires.
    Plus que les rapports statistiques, écoutez toutes ces personnes prêtes à s’engager au service de leurs élèves et au maintien d’une coopération franco-allemande vivante et dynamique dans le cadre d’un service public de qualité, donnez-leur les moyens qu’ils réclament pour réussir, car vous savez bien, Madame La Ministre, qu’il y a là de passionnants enjeux pédagogiques, mais aussi politiques tant au niveau local, que national et européen, il serait dommage pour votre gouvernement, et pour nous tous qu’ils soient gâchés.
    Avec mes remerciements pour votre compréhension, veuillez croire Madame la Ministre à l’assurance de ma haute considération.

  9. FONTAGNE

    Madame la Ministre
    Quel bel exemple de démocratie que de ne pas laisser aux parents et à nos élèves le choix des langues en 6ème ! A Graulhet, je suis CPE au collège Louis Pasteur et mes petits bilingues : tout origine confondue(!!!) sont heureux de faire allemand, classes ou il y a aussi des non-bilingues donc élitisme ??? ? Madame, j’étais si heureuse de vous avoir comme ministre ! (elle est jeune, elle est jolie, elle a du punch (je le sentais!) et quelle déception !!! J’aurais voté Marine l’allemand aurait été imposé comme langue obligatoire ??? Vous n’aurez pas connaissance de toutes les lettres envoyées et tant mieux pour vous! Mais je sais que votre secrétariat va trier et vous faire des synthèses de tous ces messages! Si celui-là peut faire comme à Delon, un déclic!!! Venez à Graulhet, venez sur le terrain et vous verrez que ce que vous voulez faire est une belle erreur ! Je ne connais pas votre parcours et j’ignore si vous avez des enfants mais j’ai pensé, révé qu’avec « votre nom » tout irait mieux ! Bof, pas grave, moi, je me sens vieille, presqu’à la retraite mais PAS VOUS !
    Cordialement est incorrect mais je ne peux pas écrire des mots qui ne veulent rien dire !

  10. Fernandez Cécilia, professeur agrégée, Lyon

    Madame la Ministre,

    Je reste à ce jour tout simplement stupéfaite devant les mesures annoncées pour l’enseignement des langues vivantes, et de leurs conséquences notamment pour l’allemand, dans le cadre de votre projet de réforme du collège.
    Un peu de bon sens et de connaissance des réalités du terrain suffisent pour se rendre compte que cette réforme aura des conséquences désastreuses pour l’enseignement de l’allemand dans les années à venir. Quand on sait à quel point cette langue est recherchée dans le domaine de l’emploi, à quel point elle est importante pour le rayonnement et le développement de l’Union Européenne, on ne peut que rester interdit devant l’ineptie, l’inanité de vos propositions concernant la suppression des classes bi-langues et euro, des structures performantes et absolument non élitistes! La 6ème bi-langues de mon collège est, à titre d’exemple, ouverte à tous les enfants de la Dombes qui souhaitent s’y inscrire!

    Madame la Ministre, je suis du fait de mes origines françaises, allemandes et espagnoles profondément attachée à cette belle idée qu’est l’Europe et convaincue que la connaissance des langues étrangères, des langues de nos partenaires, est essentielle à notre ouverture d’esprit, au renforcement de notre esprit de solidarité, à notre formation en tant que citoyen français, citoyen européen mais aussi citoyen du monde, principes auxquels vous déclarez fréquemment votre attachement.
    La LV2 pour tous les 5eme: pourquoi pas? Mais pas au prix de la suppression des classes bi-langues, des classes euro et de la réduction des horaires hebdomadaires des cours de langues.

    Mit freundlichen Grüssen,
    Cécilia Fernandez

  11. hugo

    Dans les classes d’histoire-géographie en allemand des classe européenne, on riait bien et on apprenait pleins de choses intéressantes – sur la version officielle de l’histoire du moins.

  12. Krameyer, Jürgen

    EN GREVE
    pour le droit d’enseigner l’allemand en France! Pour le droit d’enseigner dans des filières d’excellence dans des zones rurales et périurbaines! Pour combattre l’extrême droite!

  13. Cayrel Isabelle

    Madame la Ministre,
    Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et vous n’en êtes pas une. J’enseigne depuis plus de vingt ans. Des ministres de l’Education Nationale et des réformes, j’en ai vu passer. Celle que vous envisagez est simplement monstrueuse car elle réduit à néant tous les efforts entrepris pour relancer l’Allemand. Je vous parle de professeurs passionnés qui vont sur leur temps libre et à leur frais faire de l’initiation dans le primaire, je vous parle de ces professeurs qui vont se battre pour emmener leurs élèves à l’étranger. Ces préparations, ce temps passé à l’élaboration de voyages et l’énorme responsabilité qui est la nôtre ne sont rien lorsque l’on entend les élèves demander: « Madame, on repart quand? » « C’était bien Madame! » Et vous d’une réforme et d’une seule vous allez anéantir tous mes efforts et tous ceux de mes collègues. Supprimer les classes bilangues c’est de la folie! Pourquoi casser quelque chose qui marche bien? Mon fils n’a pas pu apprendre l’Allemand car à son entrée en 4ième un principal a décidé qu’il n’y aurait pas d’Allemand en 4ième. Parti à la retraite le collège a ouvert une classe bilangue qui ne désemplit pas. Mon proviseur vient de décréter qu’il n’y avait plus de LV1 ni de LV2 alors que le coefficient au Bac est bien différent. J’ai du me battre pour que les secondes aient le même nombre d’heures que les Anglicistes. Avec la réforme que vous envisagez les collègues en collège vont tourner sur trois établissements différents pour avoir leurs 18h d’enseignement.Et vous parlez de collaboration dans le domaine scientifique? Mais l

  14. Anne Schicker-Pacot

    Madame la Ministre,

    Allemande vivant en France depuis une trentaine d’années, je dois mon parcours personnel et professionnel à ce formidable élan franco-allemand des années soixante / soixante-dix et j’ai aujourd’hui la chance d’enseigner l’allemand au sein de l’Education Nationale. Cependant, ce n’est pas en tant que professeur d’allemand que je m’adresse à vous mais en tant que simple citoyenne. Plus que jamais, l’Europe a besoin de la coopération de ces deux pays que sont la France et l’Allemagne. Pour que cette union continue à fonctionner malgré les nombreuses difficultés, nous avons besoin de femmes et d’hommes ouverts, cultivés et qui ont envie de découvrir et de comprendre l’autre – autant de qualités développées dans les cours de langue qui sont bien plus que des moments de révision de grammaire.

    On entend souvent dans la bouche des responsables politiques, qu’ils soient de droite ou de gauche d’ailleurs, que les épreuves de langues vivantes aux concours sont « socialement discriminantes ». Avec votre projet de réforme, vous contribuerez à accroître cette inégalité. Seul un dispositif d’enseignement des langues efficace et pensé sur le long terme, garanti par le cadre de l’Ecole publique, permettra de former nos jeunes pour qu’ils relèvent les défis des années à venir.

    Avec mes sentiments respectueux

    Anne Schicker-Pacot, Lyon

  15. CORDIER

    Madame La Ministre,

    la réforme que vous proposez n’est en rien une avancée pour l’enseignement des langues en allemand. Il n’y a plus d’allemand en primaire d’une part, comment les bilangues pourraient elles survivre en 6ème et d’autre part les horaires proposés ne permettront en rien un meilleur apprentissage des langues vivantes en france. Laissons continuer notre travail que nous faisons avec un engagement professionnel constant afin de maintenir les échanges, et les projets multiples pour que nos élèves continuent à parler la langue de notre partenaire allemand.

  16. PFLEGER Mireille

    Madame la Ministre,

    Journée portes ouvertes hier soir dans un des deux collèges où j’exerce.
    Présentation de la classe bilangue anglais-allemand, voici ce qu’ont découvert les parents et les enfants présents :

    – Une salle d’allemand vivante et colorée, à l’image de l’enseignement qui y est dispensé.
    – Des petits germanistes motivés, ravis de faire partager leur enthousiasme.
    – Un professeur passionné et engagé qui, comme tous les professeurs d’allemand, se dépense sans compter pour donner aux enfants le goût de l’apprentissage de cette langue.

    Et pourtant, pour la première fois de ma carrière (cela fait 23 ans que j’enseigne) le coeur n’y était pas, mais je n’ai rien laissé paraître, les parents et les enfants sont ressortis enchantés…

    Madame, ne détruisez pas ce qui fonctionne, ne détruisez pas des années d’engagement, ne détruisez pas ce que TOUS les professeurs d’allemand accomplissent au quotidien pour leurs élèves.
    Nous ne nous en remettrons pas !

    En espérant que vous saurez nous comprendre, je vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées

    Mireille Pfleger, professeur d’allemand (Lot-et-Garonne 47)

  17. Corinne Ternoy

    Madame la Ministre,

    Lorsque j’ai commencé à travailler en tant que professeur d’allemand il y a 19 ans, il était déjà pour moi très clair que rien n’était acquis dans cet enseignement et qu’il faudrait fournir davantage d’efforts que nos autres collègues de langues. A ce jour, vous nous en donnez une preuve supplémentaire, en signant d’un côté des accords de partenariat privilégié avec l’Allemagne et en supprimant de l’autre les classes bilangues. Depuis déjà longtemps, l’Allemand n’est plus une langue élitiste et nos élèves ne sont pas forcément les meilleurs, loin s’en faut. Depuis quelques années, nous n’intervenons plus en primaire, faute de moyens, et nous nous battons en lycée pour essayer de faire acquérir un niveau correct à nos élèves afin qu’ils puissent atteindre les objectifs du bac et le tout en 2 heures semaine.
    Ne savez-vous pas que l’humour est toujours plus apprécié dans la langue de réception plutôt que par le passage par un pseudo-anglais mal maîtrisé ! Et de nos jours, il en faut de l’humour face à tant d’adversité et de non-sens !
    Une enseignante « militante » et convaincue, à la veille d’un échange de 9 jours avec un lycée de Rhénanie du Nord Westphalie – échange existant depuis 1973 !

  18. Luise

    Madame,

    Depuis 2008, le Café pédagogique organise avec les associations professionnelles d’enseignants le Forum des enseignants innovants. C’ est la plus grande rencontre d’enseignants innovants.
    Depuis 2008, le Forum a été soutenu par tous les ministres.
    A ce jour, aucune réponse du ministère de l’Education Nationale n’a été donnée sur la labellisation de l’événement et son soutien financier.
    Madame la Ministre de l’Education Nationale, vous ne vous sentez donc pas concernée ?

    Dans le cadre de son 60ème anniversaire, la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie (CFACI) organise la 2ème Journée Franco-Allemande de la Formation Professionnelle et de l’Apprentissage, le mercredi 15 avril 2015 à Paris.
    Cette conférence franco-allemande a pour but la promotion des coopérations et projets bilatéraux dans le domaine de la formation professionnelle.
    De nombreux représentants français et allemands des ministères, des entreprises et des institutions assisteront aux témoignages des jeunes apprentis et à deux tables rondes.
    Pourtant aucun représentant de l’Education Nationale n’a annoncé sa présence.
    Vous ne vous sentez toujours pas concernée?

  19. DOCQUIN PICAREL

    Madame la Ministre,
    je suis horrifiée devant un tel mépris et une telle méconnaissance de notre travail, de notre engagement pour nos élèves, notre métier, notre passion. Parce que l’on devient pas professeurs d’allemand, sans être passionné. Etre prof d’allemand, c’est aimer cette langue, aimer la transmettre, une langue difficile, mais logique et pleine de charme, de douceur quand elle est transmise avec amour et conviction. C’est tout cela que vous êtes en train de CASSER, de BRISER; Vous nous anéantissez, vous réduisez à néant le travail de collègues depuis des générations. J’aurais honte à votre place de proposer des réformes comme ça en 2015 au temps de l’Europe que vous prétendez vouloir grande, belle et UNIE. A qui allez vous faire croire que nous consolidez et que confortez notre enseignement? A qui????????????
    Il n’y aura plus d’heures pour nous, aucune école ne pratique allemand dans ses classes et donc aucune continuité ne pourra être assurée au collège. D’où l’idée formidable de proposer allemand et l’anglais et en même temps. Les classes bilangues sont la deuxième vie de l’allemand dans nos écoles. Vous DETRUISEZ!!! Comment allons nous pouvoir leur apprendre ce que nous leur apprenons avec deux pauvres heures et demi? Vous avez été à l’école? Trouvez vous en temps qu’élève que ce soit suffisant? En tant que parent, cela vous convient? Les classes bilangues permettent de prendre le temps, d’enseigne de manière ludique en 6ème, de passer les étapes avec une progression lente mais solide, et rigoureuse. Les élèves qui sortent de ces classes ont un bagage solide, de bonnes bases que nous avons pris le temps de construire, d’enrichir et de consolider. Les échanges, les voyages viennent appuyer tout cela. Sans parler du goût des élèves pour cette langue. ils sont contents de la démarrer en 6ème, ils sont effrayés quand on leur explique ce qu’il va se passer, déçus pour les petits frères et sœurs. Réfléchissez encore, n’appliquez pas cette mesure. Vous nous tuez. Pour ma part, je suis abattue, on vient m’arracher mon travail, on vient casser ce que je fonde année après année, ces batailles pour recruter, cette envie que j’essaie de communiquer, ces voyages en Allemagne que l’on organise. Vous nous précarisez, et pénalisez les élèves. Vous parlez d’élitisme pour justifier tout cela!!!!!! Là aussi, à qui faire croire cela??????? C’est élitiste d’être curieux motivés, ambitieux. Non non non, vous nous avez ciblés et tout est bon pour vous « justifier ». Ces élèves ont juste envie. Et ensuite vous allez parader en Allemagne et faire amies/amies avec la Ministre outre Rhin… Je m’arrête là. Vous semblez ne pas vouloir comprendre, prenez au moins le temps de repenser tout cela. Madame, c’est ma colère et mon inquiétude qui me font parler, j’aime cette langue, je veux continuer à l’enseigner avec dévouement et qualité. C’est cette qualité là que vous allez enlever. Les professeurs d’allemand, car ils ont toujours eu un défi à relever et une épée de Damoclès sur la tête, sont plus motivés que jamais pour faire du bon travail, laissez-nous continuer à la faire correctement dans des conditions décentes. En ce qui me concerne, j’aime mon métier – pas plus que tout, car j’ai un petit garçon- mais je l’aime vraiment avec passion. Je m’y donne et souhaite continuer. Je vous en conjure. LAISSEZ VIVRE LA CLASSE BILANGUE, LAISSEZ L ALLEMAND RESPIRER!!!!!!!!
    Chloé Picarel-Docquin, professeur d’allemand (Seine et Marne 77)

  20. REUZE B.

    Madame ,
    Oui comme tant d’autres j’ai reçu votre réponse , une réponse standard à tant d’écrits , eux très personnels.
    Mais on retrouve partout les mêmes inquiétudes , la même colère et cette question à laquelle vous ne répondez pas vraiment , vous retranchant derrière des chiffres que nous réfutons tous , car NOUS sommes des gens de terrain et que NOUS connaissons la réalité bien mieux que vous parce que NOUS nous battons déjà depuis bien longtemps pour notre matière.
    Alors je la repose à nouveau cette fameuse question :
    QU’ALLEZ-VOUS FAIRE DE NOUS ? Qu’allons-nous devenir avec cette réforme ?
    Je le répète : la plupart des professeurs de collège (dans un premier temps) verront leur temps complet passer de 18h à 7h30. Tant de collègues vous l’ont dit et répété que vous ne pouvez maintenant l’ignorer , vous ne pouvez pas ne pas les croire , nous croire !
    Vous faîtes erreur Madame , votre courrier est truffé de fausses vérités (cf. la réussite sur l’Académie de Toulouse), d’aberrations (l’augmentation du nombre de places aux concours alors que tant de professeurs vont se retrouver sans poste !!??).
    C’est désolant , affligeant.
    Vous ne mesurez donc pas notre colère ? Vous ne la prenez donc pas au sérieux ? Vous nous considérez donc si peu?
    Vous serez à jamais pour nous celle qui a marqué de son sceau la fin d’une profession ……. , notre mise à mort. L’heure est grave Madame.

  21. Cristel Grandjean

    Madame la Ministre,

    En tant que parent et enseignante d’allemand depuis 34 ans en collège, je suis révoltée de ce projet de réforme qui vise à supprimer les classes bilangues et section euro. Venez dans nos collèges de province, venez dans nos lycées, venez écouter les élèves germanistes, ils vous parleront des échanges franco-allemands avec l’OFAJ, des rencontres par le biais des jumelages,des voyages,des poursuites d’études post-bac où la maîtrise de la langue allemande est un plus, et de tout ce que nous faisons tous les jours pour l’amitié franco-allemande ! Madame la ministre, faites-vous mieux conseiller , et écoutez nos partenaires allemands : ils sont scandalisés . C’est ce que vous voulez? Etes-vous vraiment la représentante d’un gouvernement de gauche? Au nom de l’amitié franco-allemande , revoyez votre copie !

  22. BIENNE christine

    Madame La Ministre,

    Je ne comprends pas le fait de supprimer les classes bilangues ainsi que les classes europeennes qui sont leur continuité. Je suis la maman d’une élève en classe de 4ème bilangue allemand/anglais. j’ai personnellement étudié l’allemand comme première langue vivante mais actuellement ce n’est plus possible. Les classes bilangues représentent une réelle opportunité d’étudier l’allemand et de faciliter les échanges entre les deux pays que ce soit au niveau culturel ou économique. Une bonne connaissance de l’allemand est un plus dans un CV. J’espère que l’allemand ne va pas disparaître au profit de l’anglais ou de l’espagnol.

    Je souhaite que vous reveniez sur votre decision et que vous puissiez prendre en compte les nombreux commentaires qui plaident en faveur du maintien de l’allemand.

    Veuillez agréer, Madame La Ministre, l’expression de mes salutations distinguées.

  23. SECHAUD

    Madame la Ministre,
    face aux difficultés d’apprentissage rencontrées dans les classes auxquelles l’absence d’accompagnement de certaines familles n’est pas étrangère, les ministres successifs de l’Education mettent en exergue la différenciation pédagogique. Cette dernière s’exprime notamment par une diversification des classes, proposant aux enfants des projets culturels, linguistiques, sportifs, professionnels…. Les classes bilangues et les classes européennes en sont une des traductions : elles renforcent les heures d’apprentissage des langues, ouvrent les élèves à des cultures étrangères, préparent les enfants à être des citoyens européens. Ces classes s’adressent depuis des années à un large public d’enfants, que les enseignants sont parvenus à motiver en intervenant dans les écoles élémentaires.
    La suppression de ces classes telle que vous l’organisez dans la réforme des collèges tend non pas à faire du collège un lieu d’égalité pour tous, mais nivelle les envies et les projets et condamne les enfants en manque d’accompagnement familial : l’école publique ne les aidera plus à s’épanouir dans la découverte des langues et de la différence.
    Il est nécessaire de réformer le collège, mais il est regrettable d’emprunter cette voie idéologique au lieu de s’attarder sur les besoins de tous les enfants et sur les attentes en termes de citoyenneté.
    Les 70 ans de paix que fêtent cette année l’Allemagne et la France est un message pour l’Europe auquel la seule commémoration du 8 mai et la semaine franco allemande à la mémoire du traité de l’Elysée ne sauraient suffire. La volonté que les deux langues s’apprennent de part et d’autre du Rhin est dans ce contexte tout à fait politique. A cette dimension s’ajoute celle économique : l’Allemagne réussit mieux que la France à former ses jeunes et à leur assurer un emploi. Avec 5% de chômage des jeunes en Allemagne contre 23% en France et une courbe fléchissante de la démographie Outre Rhin, l’Allemagne est aussi un marché de l’emploi comme l’est plus généralement à l’heure de la mondialisation l’Europe toute entière. Il relève de notre responsabilité de donner aux jeunes citoyens européens les moyens éducatifs de vivre et de travailler plus tard partout en Europe.
    Enseignante d’allemand en lycée professionnel, chef de projet académique de la plate forme franco-allemande pour la formation professionnelle, j’emploie mon énergie à faire découvrir ce pays qu’est l’Allemagne à mes élèves et à tous ceux des lycées professionnels de l’académie de Lyon, partenaires du projet,et à leur permettre de développer des compétences transversales et d’élargir leurs compétences professionnelles par des stages en entreprise en Allemagne, notre premier partenaire économique, avec lequel nos aînés ont construit tant de liens par les jumelages.
    La réforme telle que vous l’envisagez m’est incompréhensible.

  24. naudin

    Madame le Ministre,
    Mais d’où vous vient cette volonté absurde?
    Vous osez dire que vous vous occupez de l’Education?
    Vivement 2017 !!
    Vous ajoutez à l’incompétence, l’obéissance à des considérations économiques qui prouvent l’absence de responsabilité d’un adulte au regard du futur de nos enfants.
    Savoir s’exprimer en plusieurs langues c’est un jeu de cartes où vous avez tous les jokers.
    C’est tout de même pas difficile à comprendre…
    salutations (en espérant qu’elles seront définitives)
    claude naudin

  25. RABINOVITCH

    Madame,

    Parent d’un collégien en bilangue allemand depuis la 6ème, je ne comprends pas votre décision. Dans le contexte actuel d’une économie mondialisée, la connaissance de plusieurs langues est indéniablement un atout pour les jeunes Français qui vont se mesurer à leurs pairs dans quelques années. Il est primordial de maintenir les volumes horaires actuels (qui sont des minima) afin de leur permettre de poursuivre leurs apprentissages dans des conditions de compétitivité de bonne qualité.
    Je vous remercie de bien vouloir reconsidérer cette option – il en existe d’autres qui ne soient pas au détriment des générations futures.
    Cordialement,
    Agnès Rabinovitch

  26. simon DENHEZ

    Madame la ministre,

    Je suis élève en classe de 5ème bilangue et c’est avec une grande déception que j’ai appris la nouvelle de votre réforme par mon professeur d’allemand.Le choix m’avait été proposé entre une classe sport ou une classe bilangue à mon entrée en 6ème. Soyiez gentille, Madame la ministre, ne me faites pas regretter mon choix.

  27. CLAVEL

    Madame la Ministre,

    Parent d’un collégien inscrit en classe bilangue allemand/anglais depuis la 6ème, je ne peux que m’inquiéter du projet annoncé de suppression de ces classes bilangues et des classes européennes qui leur font suite.
    Il est difficile de comprendre une telle réforme qui induit un nivellement par le bas en supprimant des filières d’excellence qui confèrent pourtant aux collèges publics une réelle attractivité et garantissent la mixité sociale.
    Je suis très attachée à l’enseignement public, mais je le suis plus encore à l’avenir de mon enfant, et je ne prendrai aucun risque en ce qui concerne son éducation. S’il le faut, je n’hésiterai pas à le mettre dans le privé. Il me semble important que votre ministère soit pleinement conscient des effets pervers de cette réforme. Nombre de parents qui ont fait le choix de l’enseignement public seront conduits à lui préférer l’enseignement privé.
    La mixité sociale est essentielle dans les collèges publics! Ne laissez pas s’étendre aux collèges le vice déjà observé dans l’enseignement supérieur et dans les lycées: la mise en place d’un enseignement public/privé à deux vitesses.
    Avec mes respectueuses salutations
    S. Clavel

  28. Jean-Michel GENEVRIER

    Madame la ministre,

    Professeur d’allemand depuis près de 20 ans, je me démène comme la plupart de mes collègues pour faire aimer cette langue à mes élèves qui depuis la création des classes bilangues peuvent l’apprendre dans des conditions correctes, avec un nombre d’heures de cours suffisant pour leur en assurer une maîtrise partielle à la fin de leur cursus scolaire, notamment grâce à la participation à un échange scolaire qui leur permet de partir jusqu’à trois fois en Allemagne durant leur scolarité dans mon établissement.

    Qu’en sera-t-il dans quatre ans? Pouquoi vouloir condamner un dispositif qui marche réellement et s’adresse à des élèves de tout milieu social. Je vous invite à venir dans mon collège de Wattrelos (département du Nord): vous ne trouverez aucun enfant de médecin ou d’avocat. Notre collège (qui vient de passer en REP) joue son rôle d’ascenseur social, mais à la rentrée 2016, les parents soucieux des apprentissages dispensés à leurs enfants auront tôt fait de comprendre que seuls les établissements privés pourront continuer à assurer un enseignement des langues de qualité. Vous souhaitez faire du collège un tremplin égalitaire, mais à notre niveau local, l’existence d’une section bilangue et d’une option euro étaient le seul moyen de lutter à armes égales contre la concurrence des établissements privés. Je crains désormais que notre établissement ne devienne rapidement étiqueté école de seconde zone.

    J’ai toujours cru en l’école publique et laïque, j’en ai toujours été un ardent défenseur, mais désormais, je n’ai plus d’espoir que celle-ci soit vue comme un moyen de s’élever socialement et j’aurai bien du mal à le faire croire à des parents d’élèves l’an prochain.

  29. Maurice MAILLET

    Madame la Ministre,
    Très impliqué dans les relations avec l’Allemagne,je souhaite que mon fils, qui semble en avoir les capacités, apprenne tôt l’allemand pour en avoir plus tard une bonne maîtrise. Je souhaite donc le mettre en LV1, d’autant que la réforme prévoit en LV2 un enseignement au rabais (comment voulez-vous apprendre correctement une langue vivante avec un horaire aussi réduit?). Or, dans son école élémentaire de secteur, il n’y a que l’anglais, comme d’ailleurs dans toutes les écoles voisines. Expliquez-moi comment dans ces conditions lui faire intégrer une bilangue anglais-allemand! Votre réforme est mal ficelée, elle met beaucoup de familles dans une impasse et nivelle le collège par le bas au lieu d’autoriser les différences qui permettraient d’adapter l’enseignement à chaque élève. Ou bien souhaitez-vous que les parents qui veulent un enseignement de qualité aillent dans l’enseignement privé? Je crains que l’hémorragie que vous allez créer ne prive l’école publique d’éléments moteurs susceptibles d’entraîner des élèves moins favorisés vers le haut.
    J’attends le mode d’emploi pour mon petit bout qui depuis son CM1 prendra la réforme de plein fouet à l’entrée du collège.
    Madame la Ministre, je voudrais que vous preniez enfin conscience des réalités que vous ne réalisez pas ou que vous refusez de réaliser par calcul politique ou par souci d’économie budgétaire. Je suis trop attaché à l’amitié franco-allemande et à l’entente nécessaire entre nos deux pays pour accepter sans broncher ce coup qui leur est porté.
    Es lebe die deutsch-französische Freundschaft!
    Maurice Maillet, papa d’Aymeric, 9 ans.

  30. Luise

    « A compter de la rentrée 2016 l’apprentissage de la première langue vivante étrangère commencera dès le cours préparatoire (CP). »
    -Qu’entendez-vous par apprentissage ? Qui fera cet apprentissage ? Quelle formation ? N’êtes-vous pas au courant qu’en primaire, la majorité des élèves apprend l’anglais ?

    Vous parlez de « fléchage de postes de professeurs habilités à enseigner l’allemand dans les écoles »
    -Mais même s’ils connaissent l’allemand, les Professeurs des Ecoles sont poussés à enseigner l’anglais. D’ailleurs, même les PE ne se sentent pas aptes à enseigner l’anglais..!
    Et vous le savez parfaitement, l’administration aura vite fait d’instaurer des seuils d’ouverture de groupes rendant impossible leur existence.
    Même des directeurs d’école germanophiles (et il y en a) ont tenté de maintenir d’autres langues que l’anglais, et ils se sont vite heurtés à la question du décloisonnement, aux contraintes d’emploi du temps.
    Les professeurs d’allemand seront-ils autorisés à enseigner en primaire ?

    -Qu’entendez-vous par « construction d’une nouvelle carte des langues » ? Quel est ce projet ?
    Vous ne répondez d’ailleurs jamais aux questions, vous persistez dans votre réforme sans accepter la contradiction.

    -« Le recentrage du dispositif bi-langue sur l’apprentissage de l’anglais dès la sixième pour les élèves ayant étudié une autre langue à l’école élémentaire contribuera à redynamiser la diversité linguistique dans le premier degré en encourageant en particulier l’apprentissage de l’allemand. »
    Quelle assurance donnez-vous de vos affirmations ?
    Quelles seront vos consignes aux IEN ?
    Vous devez savoir que les situations sont très variables, d’une ville à l’autre, d’une académie à l’autre, d’une région à l’autre.

    -« Les expérimentations conduites depuis la rentrée 2014 dans l’académie de Toulouse et dans 35 collèges de l’académie de Rennes montrent par ailleurs que débuter la seconde langue vivante en classe de cinquième conforte l’apprentissage de l’allemand. »
    Sans doute, suite à la suppression des bilangues, certains élèves ont choisi allemand LVII et vous pouvez avancer ces chiffres, mais vous passez sous silence la situation d’avant.

    D’autre part, où peut-on trouver le bilan de cette expérimentation prévue sur 4 ans ?
    Avant de passer à autre chose, ne doit-on pas tirer les leçons de l’expérimentation ?!
    Un collectif des collèges de Toulouse s’insurge d’ailleurs de ce que vous prétendez

    -« J’ai décidé d’accélérer la hausse importante des postes offerts au recrutement en allemand : 199 postes en 2010, 443 en 2014 et 514 en 2015. »
    Avez-vous réfléchi à ce que vous allez faire des professeurs d’allemand ? Un professeur certifié fait 18h. Avec votre projet, il ne fera plus que 7h30 dans un collège et devra donc assurer son service sur 3 établissements.
    Pouvez-vous répondre concrètement, mathématiquement à cette question ?
    Comment est-ce possible d’employer plus de professeurs avec moins de postes à pourvoir? Ne parlez pas des départs à la retraite !
    Sur 2 ou 3 établissements, comment un professeur d’allemand pourra-t-il gérer réunions, CA, conseils de classe , échange, certifications, projets collège-école… Savez-vous vraiment tout ce que fait un professeur d’allemand ? Non, certainement pas.
    Avez-vous vraiment lu les 113 messages sur votre site ?
    Bientôt 18 000 signatures de la pétition ADEAF ?

    -Vous voulez introduire les « enseignements pratiques interdisciplinaires »
    Il y déjà a eu les parcours de découverte qui n’enlevaient pas d’heures de langue aux élèves.
    J’y ai participé, avec un parcours allemand-français et allemand-arts plastiques. C’était enrichissant, mais cela a disparu… Quelle durée de vie aux EPI ?

    -« Les décisions prises en matière d’enseignement de l’allemand et de coopération éducative sont parfaitement conformes aux engagements pris lors des sommets franco-allemands et dans le Traité de l’Elysée. »

    C’est faux. Votre réforme n’est pas conforme au plan de relance du 12 novembre 2004 à Sarrebruck,
    car elle ne permettra pas de :
    « 1. Maintenir l’enseignement de l’allemand sur la totalité du territoire des académies.
    2. Augmenter de 20% en 5 ans les effectifs d’élèves apprenant l’allemand à l’école primaire.
    3. Assurer la continuité de l’enseignement de l’allemand dans le second degré partout où il est assuré dans le premier degré.
    4. Augmenter le nombre de classes bi-langues anglais / allemand en 6ème de 50% en 5 ans.
    6. Augmenter le nombre de classes européennes en allemand de 20% en 5 ans. »

    Vous, Ministre de l’Education Nationale, ne respectez pas non plus l’agenda franco-allemand 2020, du 4 février 2010 à Paris :
    « l’apprentissage de la langue du partenaire doit être encouragé et soutenu et le rapprochement des systèmes éducatifs poursuivi (manuels scolaires, programmes, certification, échanges d’enseignants et de cadres). »
    -Comment soutiendrez-vous l’apprentissage de l’allemand en primaire ? Pouvez-vous donner une réponse concrète à ce sujet ?
    -Rapprochement des systèmes éducatifs : 2h30 en France, 5h en Allemagne!
    -Quant aux manuels, il n’en pas encore question. Ce qui a été dit, c’est qu’ils seraient changés en même temps pour tous les niveaux du collège, encore une aberration !

    Souhaitez-vous être la Ministre qui a bafoué les accords bilatéraux entre la France et l’Allemagne, ainsi que le cadre législatif ?

  31. mathilde vautier

    Madame la Ministre,
    Pour mes enfants, je souhaite un apprentissage des langues intensif, je souhaite qu’ils aient un bon bagage pour ensuite étudier ou travailler à l’étranger, puisque le marché de l’emploi français est en souffrance… Je veux donc qu’ils aient la possibilité d’être en classe bilangue (allemand-anglais), et si cette possibilité n’existe plus dans les établissements publics, me conseillez-vous de me tourner vers l’enseignement privé? Quel conseil me donnez-vous? Merci de votre réponse.

  32. Norbert Czarny

    Madame la Ministre,
    Je ne sais si c’est le professeur de Lettres, le formateur à l’ESPE ou la personne privée qui s’adresse à vous, mais les trois sont d’accord pour dire que vous faites une erreur par « court-termisme ». Sans doute le ministère fera-t-il quelques économies sur le moment, mais à long terme, il perd énormément, et fait perdre au pays.
    Issu d’un milieu populaire, j’ai été « aidé » par l’école républicaine. Etudier l’allemand n’allait pas de soi, à aucun égard. Le passé familial et les souffrances liées aux persécutions nazies, en particulier, rendaient ce choix de mes parents courageux et clairvoyant. L’apprentissage de cette langue belle et exigeante m’a beaucoup apporté.
    Dans les milieux défavorisés qu’à juste titre vous souhaitez aider, elle est un facteur de réussite par cette exigence dont je parlais. Plus on l’étudie tôt, à raison d’un grand nombre d’heures, plus elle est maitrisée par des enfants ouverts et curieux.
    S’il faut faire des économies, je pense qu’on en fera ailleurs, autrement, sur l’apprentissage du code informatique par exemple. Mais pas seulement : en revoyant la formidable gabegie des ESPE dont j’ai pu être témoin. J’espère que vous saurez le voir avant que le cabinet ou quelque obscur conseiller qui compte des sous ne vous en empêche.
    Bien respectueusement,
    Norbert Czarny

  33. Arthur Durandal

    A lire tous les commentaires ici et ailleurs (tweeter, facebook, …), je me pose juste une question, y a-t-il encore des professeurs d’allemand qui n’auraient pas pris la plume pour souligner le carnage éducatif, économique, humain que vous nous proposez? Quand allez-vous entendre la voix de la raison? Presque 19000 signataires de la pétition ADEAF, ce n’est rien pour vous? Arrêtez de nous mépriser et de nous ignorer!!!

  34. oliveira ambrosio valerie

    Madame,
    J’ai bien reçu votre courrier réponse et me permets de reprendre point par point vos certitudes et me permets de vous contredire :
    « L’amélioration des compétences en langues vivantes étrangères des élèves français est l’une de mes priorités essentielles. »
    Expliquez moi en quoi la suppression des classes bilangues anglais italien chinois allemand et autres est une avancée : non c’est bien un nivellement VERS le bas que vous souhaitez et que tous fassent la même chose. Je m’interroge : j’ai mon propre j garçon qui, il me semble ne sera pas capable de faire deux langues en même temps en 6e, est ce pour autant que je vais interdire à d’autres enfants d’accéder à cette opportunité? Mais là je touche à l’égalité des chances…c’est là que vous vous trompez : mon fils en sera t il pour autant défavorisé, dévalorisé ? Qu’est ce que cela lui enlève ?? L’essentiel est qu’il trouve sa voie, non ? Nos élèves sont tous différents, accordons leur cela et proposons leur différentes voies !
    « Avec l’apprentissage de la même langue vivante 1 du CP à la troisième, l’exposition à la langue vivante 1 sur l’ensemble de la scolarité obligatoire augmentera fortement et fera progresser les élèves. Cela profitera aux élèves qui étudient l’allemand à l’école, dont je veux que le nombre augmente. »
    Je m’interroge de nouveau : savez vous que très peu d’enfants (sauf en alsace lorraine) font de l’allemand en primaire car la politique fut celle du tout anglais ! Alors vous souhaitez réintroduire l’allemand en primaire : soit, mais où prendrez vous les enseignants pour le faire ? Car à la vitesse où vont les choses : je perdrais 10h30 de mon poste (je fais actuellement 19h avec bilangues et LV2) soit donc 7h50 et répartie sur 3 établissements en zone rurale ou bien je passe dans les 5 écoles primaires 1h30 par semaine … je passe donc ma vie sur la route ? et les frais de déplacements (presque plus remboursés) je vous épargne mes commentaires sur le côté écologique de la chose… (et non les transports ne seront pas possibles).
    Avec la décision de faire désormais commencer la deuxième langue vivante en cinquième, vous pointez le risque d’étalement sur trois années du volume d’heures consacré à cet enseignement.
    Je souhaite vous indiquer que le nombre d’heures hebdomadaires de langue vivante 2 sera sensiblement augmenté pour tous les élèves qui suivront désormais 7h30 de cours au long de leur scolarité au collège au lieu de 6h actuellement. Au cours de leur scolarité au collège, les élèves suivront ainsi 54 heures de plus de langue vivante 2.

    Puisque vous ne parlez absolument pas de soucis pédagogiques, je souhaite vous en soumettre un : Professeur principal de 6e, je constate que malgré toute la préparation du monde ((liaison école/ collège, j’interviens en CM2 dans toutes les écoles du secteur 1H30 en allemand et en tant que PP) l’arrivée au collège est rude et demande un temps incertain d’adaptation, la 5e permet aux élèves de se poser si vous me permettez cette expression , ils réenchainent avec la 4e dont le programme et l’edt me semble chargés. Ainsi je doute de l’efficacité du dispositif en 5e LV2 d’autant que 2H30 par semaine est bien trop peu (CF nos voisins européens dont vous devriez tirer les enseignements (en matière de suppression de notes scolaires par exemple, le canada fait marche arrière mais c’est un autre débat)
    Les expérimentations conduites depuis la rentrée 2014 dans l’académie de Toulouse et dans 35 collèges de l’académie de Rennes montrent par ailleurs que débuter la seconde langue vivante en classe de cinquième conforte l’apprentissage de l’allemand. Dans les collèges expérimentateurs de l’académie de Rennes, à la rentrée 2014, 15% des élèves ont choisi l’allemand comme langue vivante 2 en classe de cinquième, contre 13% des élèves qui avaient choisi l’allemand comme langue vivante 2 en classe de quatrième à la rentrée précédente. Dans l’académie de Toulouse, à la rentrée 2014, 4,97% des élèves ont ainsi choisi l’allemand comme langue vivante 2 en classe de cinquième, contre 4,76% des élèves qui avaient choisi l’allemand comme langue vivante 2 en classe de quatrième à la rentrée précédente.
    Cette partie me fâche grandement : 2% !!!!0.23%vous vous moquez !, vous savez parfaitement que le report des élèves bilangues ne se fera pas de manière à faire des groupes importants en allemand en LV2, l’espagnol l’emportera. Soyons honnêtes les classes bilangues ont fait revivre l’allemand car l’apprentissage simultané de ces deux langues cousines anglais et allemand est un atout ! (cf création des bilangues anglais allemand)
    Mais LE PIRE, Madame, ce qui n’est guère digne de vous, Ministre est que vous nous mentez, un collectif des collèges de TOULOUSE s’insurge de ce que vous prétendez : Non votre réforme n’est guère probante dans cette académie, je vous invite à consulter leur réaction !!!!
    La réforme du collège va donc se traduire par une hausse du nombre d’élèves pratiquant l’allemand de l’école au collège. C’est parce que je mène cette politique volontariste en faveur de l’apprentissage de l’allemand et que j’anticipe un développement de celui-ci que j’ai décidé d’accélérer la hausse importante des postes offerts au recrutement en allemand : 199 postes en 2010, 443 en 2014 et 514 en 2015.
    Pensez vous réellement ce que vous écrivez ? Plus d’élèves ???!!! Une seule question : que comptez-vous faire de nous ? (de 19h je passe à 7H30) Je crains la réponse…Comment pouvez vous imaginer un enseignant motivé après cela? J’ai passé 6 années à remonter la bilangue et les LV2 et je pense avoir réussi !!! Mon dieu quel gâchis J’en perds mon âme et non, l’expression n’est pas trop forte ! Fin des voyages, du B1, de l’envoi de mes élèves (même des LV2 !) en SECONDE EURO où ils s’épanouissent !
    Enfin, Je suis ravie de voir que la coopération franco allemande est renforcée, mais vous vous trompez, Madame,, entourez vous de meilleurs conseillers, la suppression des classes bilangues va accélérer l’appauvrissement du vivier d’élèves en allemand pour des études secondaires et….la fuite vers le privé…
    Un professeur d’allemand épuisé, anéanti par vos mesures dont vous ne mesurez même pas l’ampleur dramatique.

  35. Anne

    Madame La Ministre,

    J’enseigne en lycée depuis 10 ans après beaucoup d’années en collège où j’avais crée une classe bilangue qui fonctionnait très bien. Je m’associe au mouvement de protestation contre cette réforme qui va à l’encontre des relations franco-allemandes.
    Les professeurs d’allemand, souvent seuls ou peu nombreux dans leurs établissements, sont le plus souvent motivés et organisent de nombreux projets (B1, Brigitte Sauzay, échanges..) s’investissent sans compter leurs heures. Ils en sont récompensés quand ils voient l’enthousiasme et le niveau de leurs élèves qui choisissent des études avec un rôle important pour l’allemand,qui partent souvent en Allemagne ensuite dans le cadre Erasmus, y suivent des stages et trouvent même du travail qui favorise le rapprochement des 2 pays.
    Dans cette réforme, on ressent tout le mépris pour tout ce travail ou au tout au moins une grande méconnaissance de ce qu’est le quotidien d’un enseignant. Qui peut exiger qu’un enseignant soit présent sur 3 établissements, lui demander de s’investir tout autant…? à moins de vouloir une mort programmée de toutes les langues à l’exception de l’anglais et de l’espagnol.
    J’ose espérer, Madame La Ministre, que comprendrez le désarroi et la stupeur de tous les professeurs d’allemand et que vous voudrez bien reconsidérer ce projet qui privilégie, comme souvent depuis quelques années, une comptabilité pour faire des économies et non la pédagogie et l’humain.
    Respectueusement,
    Anne D.

  36. Fréart

    Madame la Ministre,

    Pensez-vous, ne serait-ce qu’un instant, à toutes les vies professionnelles et personnelles que vous êtes en train de briser sans parler du carnage économique!!

    Salutations tristes et amères.
    C.Fréart

  37. saintjustallemand

    Qui parmi vos avisés conseillers ose affirmer que 2.30h par semaine suffisent à des débutants pour apprendre une langue étrangère?…Nos voisins européens en font 5h et on s’étonnera après que nous sommes nuls en langues!…
    Qui d’autre que quelqu’un absolument IGNORANT DES REALITES peut prétendre que les enfants de primaire font autre chose que de l’anglais?…
    VOUS CONDAMNEZ BIEN LES BILANGUES ET C’EST UNE CATASTROPHE EN PLUS D’ETRE UNE ABERRATION ECONOMIQUE. Les dégâts que vous causez sont sans précédent!!!

  38. Magneron

    Madame La Ministre,

    J’enseigne l’allemand dans un collège et un lycée de l’Essonne. Le lycée accueille des élèves provenant des classes bilangues des collèges situés à proximité. Certains sont classés REP. Ils offrent la chance aux élèves d’intégrer une classe bilangue allemand et de bénéficier de projets culturels et linguistiques approfondis grâce aux trois heures d’enseignement hebdomadaires et aux quatre années d’étude.
    Il y a trois ans, nous avons ouvert une classe bilangue dans le collège où j’enseigne. Elle a permis de relancer l’apprentissage de l’allemand. Aujourd’hui, les classes bilangues de notre établissement sont remplies et rassemblent des élèves provenant de milieux sociaux très différents qui bénéficient de 4 ans d’apprentissage de l’allemand et d’une ouverture à la dimension européenne. Ce dispositif rencontre beaucoup de succès car il valorise véritablement l’apprentissage des langues. Les élèves progressent de manière parallèle en anglais et en allemand, les meilleurs ont un niveau très solide à la fin du collège dans les deux langues vivantes et les élèves qui ont plus de difficultés bénéficient d’un nombre d’années d’enseignement de l’allemand plus important que des élèves de LV2 pour atteindre le niveau requis à la fin du collège.
    Grâce à cette classe bilangue, nous avons pu relancer les échanges et projets avec la ville jumelée Obertshausen en Allemagne.
    La mise en place et le maintien de ce dispositif demandent beaucoup d’investissement et d’engagement car il est nécessaire d’informer les familles, de passer dans les écoles primaires pour faire découvrir la langue allemande aux élèves de notre commune où seul l’anglais est proposé en primaire. Ce travail a eu jusque là des effets très positifs.
    Dans le projet de réforme du collège que vous proposez, le nombre d’heures d’enseignement d’un professeur d’allemand dans un collège tel que le mien passerait de 12h à 7h30, il faudrait donc être sur trois établissements pour avoir un temps complet. Dans ces conditions, un travail de qualité et approfondi avec les élèves, les projets franco-allemands d’ouverture internationale (tels que les échanges) et le travail de promotion ne seront plus possibles.
    J’ai appris que vous souhaitez développer l’apprentissage de l’allemand à l’école primaire mais, jusque là, aucune information concrète n’a été donnée à ce sujet. Qui va intervenir ? Quelles écoles primaires seront concernées ? Nous n’avons aucune information sur ces questions pourtant centrales.
    Je sais également parfaitement que l’apprentissage de l’allemand risque de ne rencontrer que bien peu de succès en CP car les parents souhaiteront que leur enfant commence par apprendre l’anglais ce qui est compréhensible.
    En 5e LV2, l’allemand sera mis en concurrence avec l’espagnol.
    L’allemand LV2 était en perte de vitesse quand je suis arrivée dans l’établissement où j’enseigne actuellement et l’ouverture d’une classe bilangue a contribué de manière significative à dynamiser l’enseignement de l’allemand.
    Supprimer les classes bilangues met en danger l’apprentissage de l’allemand en France. Je suis très inquiète et vous prie de bien vouloir prendre en considération les conséquences que risque d’avoir votre réforme sur l’enseignement de l’allemand qui est pourtant la langue de notre principal partenaire économique et commercial.

    En espérant que vous allez comprendre les raisons de notre inquiétude, je vous prie d’agréer, Madame La Ministre, mes respectueuses salutations.

  39. Léa Louvrier

    Madame La Ministre,

    Je me permets de vous écrire ce message car je suis fonctionnaire stagiaire depuis la rentrée. Ce métier est une véritable vocation pour moi, en effet j’ai suivi un cursus de gestion d’entreprise franco-allemand et j’ai tenté le concours car je trouve la relation enseignante-apprenant très enrichissante et épanouissante. Je n’ai jamais été au chômage de ma vie pour la simple et bonne raison que j’avais un très bon niveau d’allemand : le fait de parler allemand est une clé de réussite évidente! C’est pourquoi je pense sincèrement que cette réforme (suppression des classes européennes et bilangues + 2h/semaine de la 5ème à la 3ème) est la mise à mort de l’apprentissage de l’allemand en France. Je le répète, l’allemand est un atout majeur professionnel, c’est une erreur de le rétrograder de cette manière. L’Allemagne est notre premier partenaire économique de la France, c’est un peu hypocrite de signer des contrats bilatéraux et ensuite de ne pas promouvoir l’allemand.

    Cordialement,

    Léa LOUVRIER.

  40. charreire

    Madame la Ministre,

    puisque vous refusez de reconnaître les conséquences désastreuses de votre réforme de l’enseignement des langues et les souffrances professionnelles et personnelles que la suppression injustifiée des classes bilangues infligera inévitablement à tous les enseignants d’allemand de notre pays, peut-être serez-vous alors plus sensible aux arguments économiques dont vous
    semblez ne pas avoir conscience non plus. Si l’objectif de cette réforme est de faire des économies, sachez qu’elle ne sera en réalité que gabegie pour l’Etat: il vous faudra en effet recruter des professeurs d’espagnol et d’italien dont l’enseignement sera rendu inefficace par l’horaire hebdomadaire que vous osez proposer et gérer des professeurs d’allemand dont les effectifs seront devenus pléthoriques… Avez-vous réfléchi un seul instant à ce que vous allez faire de nous ?

    camille charreire, professeur d’allemand

  41. H.Janniaux

    La réforme fera boule de neige…
    L’analyse de l’Histoire d’un pays doit se faire aussi par des chercheurs de nationalité étrangère. Comment va-t-on dans quelques années écrire une histoire de l’Allemagne depuis un point de vue français, une fois que notre système éducatif aura épuisé le nombre d’élèves apprenant l’allemand, puis d’étudiants susceptibles de se destiner à la germanistique, et qui plus est aux recherches?
    Je vois dans ce projet un appauvrissement effrayant pour tous: pour la population, à qui on chipote les moyens d’acquisition de la LV2 ; pour la Nation, à qui on coupe sous les pieds « le blé en herbe » du savoir.
    On aimerait une bonne nouvelle.
    Quelles raisons d’espérer encore?

  42. Fréart

    Madame la Ministre,
    Enseignante en allemand depuis 24 ans, je n’ai pas choisi l’allemand par hasard mais par passion et j’oeuvre avec enthousiasme pour faire partager à des centaines d’élèves, notamment ceux de classes bilangues et de sections européennes, ma passion pour la langue et la culture allemandes. Aujourd’hui je suis écoeurée par la réforme que vous prétendez mettre en place au nom de l’égalité. Je suis maman d’une fille de 8 ans et quand je lui ai annoncé votre intention de supprimer ces sections bilangues elle s’est tout simplement mise à pleurer en disant: « mais maman, mon rêve c’était de faire une classe bilangue anglais/allemand quand j’entrerai en 6ème. Son père est français mais travaille en Allemagne, elle sait donc à quel point il est important de ne pas se contenter d’un anglais approximatif mais d’une maîtrise également de la langue allemande qui fait toute la différence lorsqu’il s’agit de « négocier » subtilement avec notre premier partenaire économique. Quant à moi, c’est avec effroi que je me rends compte à quel point vous bafouez les accords franco-allemands, ceux là même que vous signez en posant joliment pour votre communication. En espérant que vous aurez un « sursaut » de bon sens tout simplement qui ne me laisse pas définitivement penser que vous êtes aveugle ou d’une profonde malhonnêteté intellectuelle! Ma fille a-t-elle encore un avenir dans un pays qui propose une réforme qui ne fait que niveler vers le bas????
    Es lebe die deutsch-französische Freundschaft!

    Catherine Fréart, professeur d’allemand

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