USA today

J'aime ! Publié le 8 juillet 2006

Bonjour à tous,

J’avais promis de vous tenir informé de mon voyage d’études aux Etats-Unis. Le rythme très soutenu des rendez-vous et des rencontres ne m’a pas permis jusqu’à présent de tenir ma promesse. Je vous livre ici, un peu rétroactivement, quelques impressions.

Bonjour à tous,

J’avais promis de vous tenir informé de mon voyage d’études aux Etats-Unis. Le rythme très soutenu des rendez-vous et des rencontres ne m’a pas permis jusqu’à présent de tenir ma promesse. Je vous livre ici, un peu rétroactivement, quelques impressions.

– Washington DC –

USAGrâce aux rues à angle droit et numérotées, le repérage géographique y est, comme dans toutes les villes américaines, relativement simple : il suffit de compter les blocs. A se demander si cette standardisation de l’Amérique qui permet de se repérer partout n’est pas la clef de la mobilité sur le territoire: dans tous les Etats, le déraciné retrouvera une 12e et une 13e rue, une avenue A et une avenue B…

Quant au repérage culturel, c’est une autre histoire : chaque rencontre, tout en nous en apprenant un peu plus sur l’Amérique et les Américains, nous a surtout laissés plus perplexes. D’une introduction aux valeurs et croyances américaines est ressortie cette idée que l’Amérique d’aujourd’hui serait la somme de deux héritages : la libération (sexuelle, féministe…) des sixties et le moralisme des 80’s.

En politique par exemple, si des transactions sont possibles sur le rôle de l’impôt ou des Nations Unies, dès qu’il s’agit de l’avortement ou du mariage gay en revanche, le compromis est impensable : chacun est persuade d’incarner une vision révélée du futur américain dont l’autre menacerait l’existence même….

Moi qui avait soif de découvrir les clivages et les contradictions américaines, j’ai été servie: quel est cet étrange pays où l’on peut passer 7 jours dans une ville à 75% afro-américaine (Washington DC) et n’en rencontrer cependant aucun dans les innombrables meetings professionnels organisés pour nous ? Ce pays où l’on parle d’ériger un mur le long de la frontière mexicaine pour mieux refouler les immigrants, mais où dès lors que l’immigrant a réussi et qu’il peut énoncer combien il gagne, plus personne ne s’intéresse à ce que font ses parents ou à son pays d’origine…

Ce pays sans cesse partagé entre un égalitarisme absolu et une vieille culpabilité des WASPS envers les minorités de couleur. Je savais que l’affirmative action était monnaie courante de ce côte-ci de l’Atlantique. Ce que j’ignorais en revanche, c’est que suite à de nombreux procès intentés par des blancs pour rupture de l’égalité des chances, depuis 1978, l’affirmative action fondée sur des quotas est prohibée. En revanche, parce qu’il est juste qu’une Université « diversifie » son recrutement, elle peut retenir le critère de « diversité » au même titre que des critères traditionnels de mérite tels que les notes ou les succès sportifs pour admettre un étudiant….

Si le but de l’affirmative action était de faire apparaître une élite noire, celle ci est bien apparue, symbolisée par Colin Powell et Condoleeza Rice. Mais, d’une part il se trouve des noirs (conservateurs) pour critiquer ce système qui selon eux perpétuerait la supériorité et le paternalisme des blancs. D’autre part, il subsiste un noyau dur d’un tiers de pauvres marginalisés pour qui l’affirmative action n’est d’aucune utilité…

– Wilmington, North Caroline –

Direction l’aéroport : des files d’attente insensées, des retards de vols et des pertes de bagages « so usual’.

Wilmington, Caroline du Nord. Pour ceux qui connaissent cette série, c’est là qu’a été tourné « Dawson’s Creek ». Paysages de rêve à perte de vue, plages de sable fin, maisons individuelles avec jardins à n’en plus finir… « Est ce que tout le monde est riche ici ? » c’est la question que nous avons posé au Maire de la Ville. Ce dernier, fils d’une immigrée grecque, nous arrête : il y a bien des pauvres ici malgré un taux de chômage proche de 0. Et nous finirons en effet par les voir ces pauvres, à 99% des familles noires enclavées dans une zone de la ville où les maisons sont plus petites et plus défraîchies… Apres avoir pratiqué si longtemps la ségrégation raciale légale, le Sud semble continuer de la pratiquer de facto. Elle est notamment favorisée par un régime de copropriété où les actionnaires des immeubles doivent agréer les candidats au logement.

Des drapeaux, partout. La guerre en Irak et le soutien patriotique aux troupes les ont multipliés. Mais ces drapeaux ne semblent pas belliqueux. Ils disent juste la fierté d’appartenir à la nation américaine.

A Wilmington, nous ne vivons pas a l’hôtel, mais chacun dans une famille d’accueil. Merveilleux. L’occasion de vivre leur vie, vraiment. Eglise pour tous le dimanche matin à 8 heures. Il en existe pour tous les goûts: catholique, épiscopalienne, scientologiste…. Il parait qu’on trouve aux Etats Unis un lieu de culte pour 800 habitants… une densité unique au monde. 97% des Américains disent croire en dieu, et tant d’entre eux estiment avoir rencontre le Christ… Si je n’ai pu m’expliquer ce mysticisme, j’ai en revanche pu constater combien les églises reflètent la composition sociale de leur quartier, et combien elles assurent la vitalité du lien social : charité, voyages organisés, échanges de services…

La ville de Wilmington est dirigée par une coalition démocrates / républicains (!) Le Maire est démocrate et son premier adjoint républicain. Bien que cette situation soit inhabituelle, il faut reconnaître qu’il y a entre les démocrates et les républicains américains davantage de proximité qu’entre la droite et la gauche française (du moins tant qu’on évite les débats « moraux » cf plus haut…).

Aux USA, les deux partis reconnaissent la validité de l’économie de marché. De fait, le socialisme semble ne pas exister outre atlantique. Sans doute parce qu’on y attend si peu de l’Etat. La solidarité s’organise sans lui, autour de fondations caritatives auxquelles la plupart des citoyens contribuent, d’associations de « volunteers » qui fournissent nourriture, vêtements et toit pour les plus pauvres. Quant a l’hôpital, qui coûte une fortune, il existe à Wilmington un service ou médecins et infirmières exercent bénévolement pour les « déshérites ».

– Atlanta, Georgie –

Atlanta, enfin une ville où l’élite et la classe moyenne sont à l’image de la population : Le maire est une femme, noire, comme le sont la plupart des politiciens (depuis 1974, tous les maires sont noirs !). Celle d’Atlanta a récemment été classé comme l’une des 10 meilleurs maires du monde.

La ville de Martin Luther King et de CNN est aujourd’hui surtout celle de Coca cola, celle d’un capitalisme effréné, tempère par une politique intelligente de la mairie : En plein centre ville, dans les locaux d’une ancienne prison, s’est construit un gigantesque centre d’accueil et de réinsertion des sans abris, absolument extraordinaire. Eh bien figurez vous que si la mairie a mis les locaux à disposition, ce centre est entièrement financé par les entreprises. Pourquoi cette générosité ? Parce que ville de congrès, Atlanta pourrait souffrir de l’image des sans abri livrés à eux-mêmes en son centre. Trouver des intérêts convergents, telle est la clef du succès du partenariat public- prive aux US.

Derrière ce succès, subsistent des réalités incompréhensibles pour le pays le plus riche du monde. Les ghettos encore et toujours ( j’ai eu la chance d’accompagner une patrouille de police dans des quartiers aux allures de tiers monde) et le poids des communautés et des comportements communautaires aussi… Incroyable mais vrai, la fondation de Jane Fonda (G-CAPP) en lutte contre les grossesses adolescentes comptabilise une adolescente (13-17 ans) latino sur 7 touchée par ce phénomène !

Voilà pour mes premières étapes US, je vous ai livré sans beaucoup de recul mes premières impressions. J’aurais l’occasion de poursuivre la réflexion plus tard avec vous. Il me faut digérer tout cela. L’expérience est en tous les cas très enrichissante.

A bientôt.

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21 commentaires sur USA today

  1. carlotchito

    eh killer queen, tu veux tuer qui?pourquoi tant d agressivite si ce n est le fruit que d une profonde aigreur,crache nous tes diplomes, tes insultes, elles ne font qu honorer ceux qui les recoivent…apparemment tu n es jamais en vacances? alors qu est ce que tu fout sur le net, retourne au taff bouffone..
    tu sais comment je les appelles les « ETATS-UNIENS »,les « CAINRY », et alors ca fait de moi un con?
    et au fait t es vraiment une grosse cretine…
    voila ca y est chu detendu…merci
    (desole mais bon y en a marre des donneurs de lecon)
    En 2007, je vote pas segolene, je vote Najat!!!!

  2. LB

    M’ennuyant ferme au boulot, je viens de consulter le blog de Najat pour y trouver justement ses impressions sur son séjour aux Etats-Unis.
    A chaque fois que je lis ou entends le terme « Américain » pour parler des habitants des Etats-Unis, il me renvoit l’hégémonisme des Etats-Unis en pleine face, leur suprématie et l’instinct grégaire de leurs habitants (constat personnel suite à un voyage aux EU en 2002)
    Mais bon, cher Killer queen, vous savez comme moi que Najat n’a fait que pécher par omission.
    N’oubliez pas que dans le langage courant, Américain suplante Etatsunien. Quelques petites corrections dans les livres d’Histoire pourront peut-être inverser la donne dans une vingtaine d’année.
    En attendant, sachez que c’est un Chypriote, Lyonnais d’adoption, qui a fait inscrire Etatsunien dans le dictionnaire, souhaitant réctifier là une « grossièreté » géographique. Peut-être vous, d’où votre emportement
    Bien à vous

    nb : juste pour vous faire hurler un peu plue, cher Killer queen, n’oubliez pas non plus que la traduction complète de USA est Etats-Unis d’Amérique. Alors Etatsunien ou Américain ???

  3. Killer Queen

    « Détendez-vous, vous êtes en vacances ! » : si seulement !
    Tous les roquets, comme vous dites avec une crétinerie qui vous honore, Dominique, étaient fonctionnaires, ça se sauraient. Je note que de l’avis collectif, l’on peut dire des erreurs si on les étiqiette témoignages. Elle est de plus en plus belle la politique. Sur ce, je vous salue et m’en retourne à ma vie, vous pourrez vous auto-congratuler tranquille.

  4. Najat

    J’avais évidemment lu l’article du réseau Voltaire, que j’ai pris avec beaucoup de circonspection et j’ai donc multiplié mes sources d’information. Je ne reviens pas sur l’objet originel du GMFUS, fondé par Willy Brandt, chancelier socialiste (je souligne) et prix nobel de la paix. On fait pire comme fondateur d’une officine prétendument infréquentable !

    L’Institution a pignon sur rue et travaille avec de nombreuses autres fondations ou centres de recherche comme l’Italian International Affairs Institute, l’IFRI, ASPEN, le CERI, ou Sciences-Po…. Ses fellows en France et en Europe sont fameux, journalistes, hommes politiques, universitaires ou hauts fonctionnaires. Plusieurs ministres ou chef d’Etat entretiennent des relations avec la Fondation. En 2001, Hubert Védrine, alors ministre des Affaires étrangères, s’était exprimé devant le GMFUS. Idem pour le commissaire européen Peter Mendelson plus récemment.

    Enfin, je ne suis pas la première militante socialiste lauréate du GMFUS (faites vos recherches…), lequel n’a rien d’une officine obscure de je ne sais quels services secrets. Il est en revanche indéniable que le GMFUS est un outil de promotion des relations entre Européens et Américains, et à ce titre aussi de promotion des Etats Unis. Le miroir qu’on nous offre peut en cela être déformant. Il faut, dès lors, appréhender ces échanges avec clairvoyance et esprit critique, ce que j’ai fait.

  5. Novo

    Le probleme n’est pas le voyage de Najat aux Usa, mais l’organisateur du séjour  » le German Marshall Fund ». On peut reprocher beaucoup de choses à Thierry Meyssan, mais son réseau voltaire me semble bien informé, ma question est toute simple, Najat était-elle au courant de la « réputation » de cette fondation ?

  6. Sophie

    Merci Najat pour ton témoignage et ta générosité de vouloir partager avec nous tes émotions. Après avoir lu ton récit, je n’ai qu’une seule envie : voyager d’avantage!

  7. Dominique

    Merci Najat pour tes impressions de voyage fort intéressantes. Merci aussi à Antoine pour ses pistes de réflexion tellement plus utiles que les aboiements de roquet de « Killer Queen ». Je reconnais bien là le (mauvais) côté prof, juge impitoyable, capable « d’assassiner » à coups de stylo rouge un étudiant jugé « stupide »….
    Cher « titulaire d’un haut diplôme universitaire » oubliez qui vous êtes ! Détendez-vous, vous êtes en vacances !

  8. Antoine

    Je suis sûr que Najat n’avait pas l’ambition de nous révéler la vérité étasunienne mais comme elle le dit, « quelques impressions ».

    un carnet de voyage, ce n’est pas un mémoire de thèse.

    parce que, Mr Killer, vous ne pouvez pas identifier « affirmative action » et la discrimination positive telle que « communément » entendue en France. C’est le seul de vos « coups de couteaux » qui me paraisse mériter, d’ailleurs, un débat intéressant.

    vous n’avez de toute façon pas vraiment compris ce qu’est un blog, pour vouloir que tout soit vérifié. Corriger, conseiller, aviser, critiquer, oui. Mais Internet est un espace de liberté. Pas de bureaux de vérification de la vérité ici !!!

    Pour ma part je voulais juste revenir là-dessus :

    « le socialisme semble ne pas exister outre atlantique. Sans doute parce qu’on y attend si peu de l’Etat. La solidarité s’organise sans lui, autour de fondations caritatives auxquelles la plupart des citoyens contribuent, d’associations de « volunteers » qui fournissent nourriture, vêtements et toit pour les plus pauvres. »

    C’est méconnaître toute l’histoire de ce qu’on peut appeler « le socialisme des origines », peu ou pas marxiste dans la mesure où l’appareil d’Etat n’est, dans cette famille de pensée, ni l’objectif ni l’instrument suprême. C’est l’histoire des mutuelles, des coopératives, du combat pour la liberté d’association, etc. L’économie sociale. Ca « aussi » c’est du socialisme. Je te conseille pour aller au bout de ce sujet efficacement de prendre contact avec François Soulage.

  9. Najat

    L’agressivité à peine contenue de « Killer Queen » m’étonne un peu :

    Merci de ne pas juger à ma place du bénéfice que j’ai pu retirer de ce voyage. Les quelques paragraphes qui m’ont servi de journal de bord (sans autre prétention) sur mon blog n’en sont qu’un mince témoignage. Sans doute méritaient-ils cependant d’être lus avec plus d’attention que vous ne l’avez fait : Je n’ai ainsi jamais prétendu que le découpage des rues était propre au district de Columbia, ni que Coca Cola était postérieur à CNN ou à Martin Luther King, quant au terme d’Américain, il n’est que la traduction littérale d’American people et une formulation communément admise.

    Enfin, je m’interroge : depuis quand le socialisme est-il synonyme d’antiaméricanisme ? Pour ce qui est des motivations originelles du GMFUS, je rappelle que c’est l’Allemagne qui est à l’origine de cette fondation dans le but de promouvoir les échanges culturels entre l’Europe et les Etats Unis. Je ne crois pas que son objet ait été détourné. En tout état de cause, la guerre froide est terminée depuis longtemps…

  10. Killer Queen

    Mais vivre aux Etats-Unis, cela veut dire où ? Et de plus, on peut vivre des années dans un pays sans connaître ce qui dépasse notre rue. Combien de français ne connaissent même pas leurs départements voisins ?
    Si vraiment il faut avancer des chiffres comme pour défendre sa culture, si vraiment il faut pouvoir se vanter pour appuyer ses dires, je suis titulaire d’un haut diplôme universitaire attestant d’une connaissance certaine de l’histoire des Etats-Unis, j’y ai des attaches et les critiques françaises me laissent de marbre par leur manque de discernement et même de savoir pur et simple.
    Cela dit, ce qui me gène surtout, c’est que ces notes, personnelles et fort approximatives, ne sont pas sérieusement vérifiées et sont tamponnées du logo Parti Socialiste.

  11. JohnJohn

    Eh bien, quelle agressivité ! moi j’ai trouvé ça très intéressant, mais je dois être un gros inculte ? il faut dire que j’ai seulement vécu 3 ans aux Etats-Unis…

    Certes, on ne peut pas découvrir un pays en un mois, mais c’est quand même une bonne occasion de connaître un pays que l’on critique très facilement en France.

    Quant à la référence au réseau Voltaire, je me méfie d’un réseau animé par un homme (Thierry Meyssan) qui a prétendu contre toutes les évidences qu’aucun avion ne s’était écrasé contre le Pentagone…

  12. Killer Queen

    PS : L’élite noire n’a pas attendu Condoleeza Rice ni Colin Powell pour exister. Essayez donc de chercher des informations sur Jesse Jackson, par exemple. Qui en plus est davantage à gauche et rien qu’en cela plus respectable.

  13. Killer Queen

    J’ai eu beaucoup de mal à ne pas réagir en lisant votre note. S’il s’agit en effet d’un, comme vous dites, « voyage d’études », il est patent que vous n’avez guère profité.
    D’une part, je vous rappelle que l’Amérique est un continent et que vous ne parlez pas des Américains mais des Etatsuniens, car le mot existe bel et bien en français et semble légitime d’être connu d’une femme aux aspirations politique, bien loin des abus de langage propre à la langue anglaise qui, elle, ne dispose pas de mot pour faire la différence entre l’Amérique et les Etats-Unis. Comparez : aimeriez-vous que l’on dise que l’Afrique est un seul et même pays ?
    De plus, les inexactitudes voire même les énormes erreurs historiques et culturelles seraient risibles si vous les aviez pas habillées d’un côté rapport d’études.
    Le découpage des rues n’est pas propre au District of Columbia, mais à toutes les grandes villes. L’Affirmative Action a un nom en français, cela s’appelle la Discrimination Positive.
    Coca Cola est bien antérieur à CNN et à Martin Luther King Jr, aucune grande ville puissante ne compte 75% de population noire, même Washington DC, sauf si vous comptez les villes adjacentes, mais à ce moment-là, ce n’est plus Washigton DC. Enfin, ne généralisez rien, car les Etats-Unis sont un pays fédéral, en conséquence, tout ce qui concerne les décisions de justice sont propres à l’Etat qu’elles couvrent seulement. Et j’en passe…
    Aller sur le terrain, c’est bien, mais ouvrir des livres et vérifier ses sources, c’est bien aussi.
    La seule chose qui paraît parfaitement exacte est la localisation du tournage de la série « Dawson’s Creek », c’est dire ! De plus et enfin, je partage l’interrogation du commentaire précédent. Votre blog, étiqueté clairement et lisiblement Parti Socialiste, étale ses voyages parrainés par une fondation aux motivations originielles troubles.
    Bien à vous.

  14. Novopress Lyon

    Je trouve bizarre qu’une militante socialiste soit accueillie par cette fondation, pourrait-elle m’expliquer pourquoi ? , connaissait-elle cette fondation ?

    “Conçu pendant la Guerre froide par Willy Brandt pour arrimer l’Europe aux Etats-Unis, le German Marshall Fund fut une pépinière de journalistes, d’universitaires et d’hommes politiques dévoués à l’atlantisme. Débarrassé de son aspect idéologique à la chute de l’URSS, le Fonds continue pourtant à intéresser les services secrets états-uniens qui restent bien représentés dans son Conseil d’administration.(…) Pendant trente ans, cette association de droit états-unien a développé deux types principaux d’activité :
    – Des voyages très organisés d’un mois, offerts à des jeunes relais d’opinion européens et états-uniens, pour découvrir les réalités sociales, culturelles et politiques de l’autre rive de l’Atlantique, de manière à casser les préjugés et à renforcer l’amitié réciproque
    – Des bourses de recherche, offertes surtout à des universitaires, pour étudier les comportements des populations des deux rives.”

    Source Réseau Voltaire Le German Marshall Fund, un reliquat de la Guerre froide ?

  15. Olivier

    Eh oui, c’est en allant à l’étranger – surtout chez nos plus proches « cousins » américains – que l’on se rend compte combien l’unité culturelle européenne est forte…

    Sur la mobilité, c’est une spécificité américaine incroyable. On peut travailler dans le New Jersey pour Adidas, être licencié, et tout quitter du jour au lendemain pour aller travailler chez Nike dans le Nevada.

    Je crois qu’il y a deux éléments qui explique ce trait US.

    1/ L’absence de passé long, d’Histoire américaine, donc d’attaches et de racines individuelles. J’étais sur l’Acropole mercredi dernier, et l’ami qui nous faisait visiter a dit d’un temple construit au pied de la colline au 1er siècle avant JC qu’il était « récent » (par opposition au Parthénon)!…

    2/ Une psychologie très ouverte, très accueillante qui permet au néo-arrivant de se sentir immédiatement « chez lui ». Ce qui explique par exemple la densité du réseau des « familles d’accueil » – inexistantes en France…

    PS : n’oublie pas d’étudier comment ils font campagne, ça pourra toujours t’être utile au retour…

  16. Eric

    Comme quoi on peut-être de gauche sans céder à l’antiaméricanisme primaire… merci pour cette intéressante chronique

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