Au train où vont les choses : chronique du rail

Éditos Publié le 29 janvier 2008

NajatBonsoir � tous, je suis heureuse de vous retrouver, j'ai longuement lu vos échanges. Merci pour votre fidélité et pour vos messages. J'ai profité d'un long moment passé dans le train en revenant du Midem pour rédiger une petite chronique. C'est aussi l'occasion de vous dire que j'ai fait quelques mises � jour sur les pages culture de mon site internet. Au menu donc la société générale, la télé sans pub, l'ouverture (encore) et l'acte II du crépuscule de l'occident. De quoi dialoguer entre nous.

NajatBonsoir � tous, je suis heureuse de vous retrouver, j’ai longuement lu vos échanges. Merci pour votre fidélité et pour vos messages. J’ai profité d’un long moment passé dans le train en revenant du Midem pour rédiger une petite chronique. C’est aussi l’occasion de vous dire que j’ai fait quelques mises � jour sur les pages culture de mon site internet. Au menu donc la société générale, la télé sans pub, l’ouverture (encore) et l’acte II du crépuscule de l’occident. De quoi dialoguer entre nous.

Le juge Burgaud de la finance !

PouceAvec le scandale de la Société générale, la finance internationale a trouvé ce week end son juge Burgaud: sa victime expiatoire, le commode bouc émissaire d’un système qui rend possible ce genre de bricolage et de cataclysme financier. Un cataclysme qui échappera globalement, en dépit des reflexions qu’il ne manquera pas de susciter, � toute réforme pouvant conduire � un peu plus de gouvernance. Il ne s’agit pas d’exonérer le trader de ses responsabilités sans doute éminentes, ni celles des dirigeants de la Société générale, ni moins encore celles de ceux sur qui pèse aujourd’hui le soupçon de délit d’initié. Il s’agit moins encore de minimiser les conséquences sur l’avenir de la SG qui pourrait faire l’objet d’une OPA ou le coût fiscal pour l’Etat de cette déconfiture, mais de souligner le risque systémique de la finance mondiale malgré toutes les garanties contre les dérapages dont les experts de la finance nous assurent.

Schumpeter disait en substance, c’est parce qu’elles ont des freins que les automobiles roulent vite… les freins du système bancaire n’ont pas permis d’éviter le krach, ça laisse rêveuse !

Télé sans pub, pourquoi maintenant ?

TV sans pup Fondamentalement, je ne suis pas défavorable � la suppression de la publicité � la télévision publique, au nom d’une certaine forme de laïcité qui consisterait � exclure les marques de l’espace public. Au nom aussi de l’indépendance du secteur public vis-� -vis des annonceurs, au nom enfin de qualité de programmes libérés de la dictature de l’audimat.

Mais malgré tout, je m’interroge sur l’opportunité de prendre cette décision maintenant compte tenu de l’état de nos finances publiques et sur ses conséquences induites. La première d’entre elles, c’est non seulement de faire monter le cours des actions de TF1 et de M6, mais encore d’accroître leurs revenus publicitaires futurs puisque la réduction du nombre des espaces publicitaires en accroît la valeur. Qu’est ce qui justifie ce cadeau présidentiel ? La seconde conséquence résulte du mode de financement du service public audiovisuel. Toutes les hypothèses de financement aboutissent � la même conclusion, c’est le consommateur contribuable qui paiera, que se soit par le biais d’une augmentation de la redevance ou par une taxe additionnelle sur les abonnements Internet et téléphonie en pleine démocratisation. Cette réforme n’arrive pas � point, elle viendra accroître encore la lourdeur du plan d’austérité du printemps.

L’ouverture « flop flop » du président « bling bling »

Bling BlingJ’entends que l’ouverture pourrait se poursuivre après les élections. Je pense en réalité que l’ouverture a fait « flop », que le mirage, séduisant sans doute, s’est dissipé. J’avais eu l’occasion de dire au moment de la constitution du gouvernement qu’un gouvernement qui s’ouvrait � des hommes d’horizons différents mais pas � leurs idées était un gouvernement d’ouverture en trompe l’œil.

Je crois que c’est ce qu’on observe depuis huit mois :

– Martin Hirsch s’était déclaré opposé aux franchises médicales et favorable au bouclier sanitaire : il y a les franchises et pas de bouclier sanitaire ;

– Fadela Amara avait dit son opposition aux tests génétiques, ils ont été mis en œuvre ;

– Bernard Kouchner devait défendre et incarner une démocratie des valeurs, des droits de l’homme, au lieu de ça, il assiste impuissant � la visite de Khadafi ou aux félicitations � Poutine pour son élection…

– Jacques Attali compte sur l’immigration pour relancer l’économie, Fillon fixe pour 2008 un objectif de 25000 reconduites � la frontière…

Bref, l’ouverture n’a pas ouvert grand chose, aucun des ministres qui l’incarne n’a infléchi le moins du monde le cours de la politique décidée par le président.

En un mot l’ouverture selon Nicolas Sarkozy, c’est pas « fermes ta gueule » puisque la parole est libre (en tout cas dans une certaine mesure), c’est « causes toujours » !

La politique du bricolage

Dans une chronique, il y a quelques semaines, je m’étais inquiétée du crépuscule de l’humanisme qui résultait de la politique du gouvernement et d’un certain discours ambiant. Je pourrais en écrire aujourd’hui l’acte II.

MarianneIl y a d’abord ce souhait louable de Nicolas Sarkozy « que le préambule de notre constitution soit complété pour garantir l’égalité de l’homme et de la femme, pour assurer le respect de la diversité et ses moyens, pour rendre possible de véritables politiques d’intégration…». Mais aussi cette inquiétude de le voir réécrire l’article 1er de notre constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » pour rendre possible les statistiques ethniques (qui viennent d’être déclarées inconstitutionnelles) ou la discrimination positive fondée l� aussi sur des critères ethniques. Parce que derrière les bons sentiments, on risque de catégoriser, de ghettoïser, de communautariser. Pour ma part, aujourd’hui, dans la société française, je ne sais pas ce que c’est qu’une ethnie qui pourrait faire l’objet d’une étude anthropologique ! Je partage le sentiment de Louis Schweitzer, président de la Halde, et de Jean-François Amadieu, directeur de l’Observatoire des discriminations, « On ne peut pas combattre le racisme, fondé sur le concept de race et, dans le même temps, faire droit � cette notion et classer les individus ». Le mot ethnie est devenu la formule convenable pour parler de race !

Il y a ensuite cette conception de la laïcité, « positive », une laïcité qui prend en réalité parti pour ceux qui croient contre ceux qui ne croient pas en prétendant qu’il n’est d’autre espérance que spirituelle, alors qu’au contraire la laïcité c’est d’abord la neutralité, l’égale liberté de conscience, le libre exercice du culte quelque soit la confession. Cette laïcité l� fait sortir la question religieuse de l’espace privé pour faire irruption dans le discours public : le Président croit ! tant mieux pour lui…

Il y a enfin cette réforme proposée par la Garde des Sceaux relative � la rétention de sûreté. Cette loi qui tourne le dos � l’héritage de Beccaria nourri de la philosophie des Lumières et préfère Lombroso et son « homme criminel » comme le rappelait justement Elisabeth Guigou � l’Assemblée. Cette loi qui ouvre la possibilité d’enfermer les auteurs de crimes graves � leur sortie de prison pour une durée potentiellement infinie, sans nouveau jugement sanctionnant une nouvelle infraction, mais simplement parce qu’ils auront été considérés dangereux ; enfermés non pas pour des crimes commis, mais pour ceux qu’ils pourraient commettre. L’arbitraire comme politique de lutte contre la récidive alors que des moyens existent en matière de prise en charge psychiatrique, y compris sous contrainte, ou de suivi pénal (bracelet électronique). Bref, la promotion d’une justice du fait divers, de l’émotion, une justice rendue au nom des victimes et non plus au nom du peuple français, bref une justice qui venge…

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39 commentaires sur Au train où vont les choses : chronique du rail

  1. Gérard ELOI

    @ Olkainflex,

    Je te comprends un peu mieux.

    Néanmoins, je persiste àtrouverta dernière critique exagérée : elle a simplement répondu, avec dignité à une question, et çà a pris trois minutes pour trois heures ! Se focaliser là-dessus estincompréhensible !

    D’autre part, quand j’ai des "critiques" à émettre, je les transmets à la personne intéressée, sans les développer sur un blog, qui est une place "publique" et où la droite se régale de nos dissensions.

    Il y a bien des entraînements de foot qui se passent à "huis clos" !

    Amicalement
    GE

  2. OlkainFlex

    @adonis

    je ne suis pa strauskanien, ni ségoliste, je suis socialiste! Je soutiens Royal de maniere critique contrairement à ceux qui ici ou ailleurs aplaudiraient Royal avec exctase si elle se mettait à réciter le bottin dans l’ordre alphabétique.

    Je ne veux juste plus entendre parler d ela vie privée de Royal dans ses interviews, parce que ça la décridivbilise et abime son image de chef de la gauche…

    Taper sur NS? tout le monde le fait, remonter des commentaires critiques vers Royal vous adonis le faites jamais parce que vous etes accroc à l’évangile selon Ste Ségolaine… désolé pour vous quand elle dit des trucs qui ne va pas je réagis ici parce que c’est le blog d’une proche de Royal et peut etre Belkacem peut avoir le courage de dire franchement à Royal que meme chez tes supporters on a pas aprécié tel ou tel chose ou qu’on est en attente d’une parole beaucoup plus construite sur tel autre sujet d’actualité.

    Le pire qui peut lui arriver à Mme Royal c’est d’etre entourée par des yes men and women qui la coupe du terrain..

  3. henri

    en complément, l’étude à lire de Noam Leandri de l’Observatoire des Inégalités sur l’inégalités des peines plancher
    http://www.inegalites.fr:80/spip...

    De l’inégalité des peines planchers le 8 janvier 2008 Le principe d’égalité des justiciables mis à mal par l’instauration du système des peines planchers. Une analyse de Noam Leandri, chargé d’études à l’Observatoire des inégalités.

    Que sont les peines planchers ?
    La loi du 10 août 2007 renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs instaure un système de peines minimales obligatoires pour les récidivistes. La définition légale de la récidive concerne les personnes condamnées successivement pour deux délits de même nature.
    Par exemple, un vol de bonbon à l’étalage commis en récidive fait encourir au délinquant une peine de un an d’emprisonnement s’il est majeur et de six mois s’il est mineur. Jusqu’à présent, le juge personnalisait la peine en fonction de la gravité des faits car d’après le code pénal, l’auteur d’un vol simple risque jusqu’à trois ans d’emprisonnement.
    L’effet potentiel des peines
    Ces planchers sont destinés à frapper fort vis-à-vis des délinquants. Déjà sanctionnés, ils sont censés savoir que s’ils recommencent alors ils n’échapperont pas à une peine très lourde.
    Pourtant, les exemples étrangers ne prouvent pas l’efficacité de la mesure d’après un rapport du Sénat de septembre 2006. En Australie, le Territoire du Nord a abrogé en 2001 les peines minimales obligatoires, qui avaient été instituées en 1996, en raison de leurs effets néfastes. Ces dispositions avaient augmenté la population carcérale sans pour autant représenter un moyen efficace de dissuasion.
    Selon Pierre-Victor Tournier du Groupe d’étude de la récidive en Europe [1] l’application de peines planchers pourrait accroître de 10 000 le nombre de détenus. Rappelons à ce titre que 60.000 personnes sont incarcérées aujourd’hui et que l’occupation des prisons est de 120 % en moyenne et de plus de 200 % dans certaines maisons d’arrêt (en attente d’être jugés ou pour courte peine). L’enfermement dans de telles conditions est loin de favoriser la réinsertion. 40 % des condamnés à l’emprisonnement ferme avaient déjà été emprisonnés.
    Enfin, le système actuel d’individualisation de la peine peut difficilement être taxé de laxisme vu la tendance actuelle du nombre de condamnations…

    Les sanctions prononcées à l’encontre des condamnés récidivistes sont nettement plus lourdes que celles que subissent les condamnés sans antécédent. Ainsi l’emprisonnement ferme est prononcé pour 57 % des délinquants récidivistes tandis que cette peine ne s’applique que pour 11 % des autres.
    Les citoyens deviennent inégaux devant la justice
    La loi autorise le juge à déroger aux peines minimales à condition que le délinquant offre des "garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion". Cette expression, définie nulle part, rompt le principe d’égalité des justiciables puisque les plus précaires ne pourront échapper aux peines.
    Il sera bien plus difficile pour un sans-logis ou un chômeur de prouver sa capacité de réinsertion. La justice devient toujours lourde pour les pauvres qui bénéficient d’une défense minimale, faute de moyen. Cette mesure détonne avec le projet de dépénalisation des délits financiers.
    Ainsi, de nombreux juges refusent d’appliquer ces peines planchers et le Syndicat de la magistrature a publié un guide pour éviter aux juges de devenir des automates. Cet écart entre la loi et la pratique ne peut que laisser dubitatif quant à l’égalité des citoyens devant le droit en France.
    Encadré : le taux de récidive
    En 2005, le taux de récidive chez les délinquants était de 14 % et il diffère selon la nature du délit. Il est plus élevé pour les vols (28 %) et la conduite en état alcoolique (15 %) qui représentent près des deux tiers des condamnations.
    Les condamnés récidivistes
    Taux de récidive
    en %
    Tous types de délits, dont : 13,7
    Vol – recel 28,2
    Conduite en état alcoolique 15,4
    Stupéfiants 11,8
    Outrage – rébellion 9,9
    Destruction – dégradation 6,9
    Atteinte aux moeurs 6,0
    Police des étrangers 13,9
    Port d’arme 3,5

    Crimes 2,5
    Observation de récidive sur 5 ans pour les délits et 17 ans pour les crimes.
    Source : Annuaire statistique de la justice – ministère de la justice. Année des données : 2005
    Pour aller plus loin :
    Les condamnés de 2004 en état de récidive, ministère de la justice, Bulletin d’information statistique n°88, juin 2006
    Les peines minimales obligatoires, Sénat, Étude de législation comparée n° 165, septembre 2006

    [1] Des délits et des peines planchers. Un projet de loi déflationniste en matière carcérale ? Note du Groupe d’étude de la récidive en Europe (Gére), Université Paris I, 5 juin 2007

  4. Guillaume

    Ainsi c’est fait, le Sénat a adopté hier le projet de loi sur la Rétention de sûreté.

    Pour la première fois depuis la Révolution française il sera donc possible "d’enfermer les gens non pas en fonction de ce qu’ils font mais pour ce qu’ils sont et ce qu’ils pourraient faire" comme l’a déclaré la présidente du Syndicat de la magistrature, Emmanuelle Perreux.

    Passons sur le fait que le Gouvernement a déclaré l’urgence sur ce projet de loi le 3 janvier, ce qui donc ferme la porte à tout débat parlementaire. Comme pour le Traité dit "simplifié" de Lisbonne, le peuple n’aura pas été consulté, ne serait-ce que par l’intermédiaire de ses représentants élus !

    Ce projet a été rédigé dans l’urgence à la suite d’un fait divers sordide. Ses défenseurs et ses promoteurs assurent qu’il ne vise que les seuls criminels sexuels récidivistes jugés dangereux une fois leur peine purgée.

    Passons sur le fait qu’un récent fait divers de nature financière n’a pas déclenché une telle réaction ni la même hystérie à légiférer.
    Passons aussi sur le fait qu’on ne s’interroge pas plus sur l’obligation de soigner certains criminels et donc de s’en donner les moyens.

    Un autre projet ne visait lui-aussi lorsqu’il a été voté (sous Jospin me semble t-il) que les crimes sexuels : ce projet donna naissance au FNAEG (fichier national automatisé des empreintes génétiques). On a vu, depuis la permière mouture du projet, le périmètre des infractions pouvant donné lieu au prélèvement d’A.D.N. s’élargir considérablement et bien au-delà des seules infractions sexuelles.

    Sont ainsi concernés : les infractions de nature sexuelle, les crimes contre l’humanité et les crimes et délits d’atteintes volontaires à la vie de la personne, de torture et actes de barbarie, de violences volontaires, de menaces d’atteintes aux personnes, de trafic de stupéfiants, d’atteintes aux libertés de la personne, de traite des êtres humains, de proxénétisme, d’exploitation de la mendicité et de mise en péril des mineurs, les crimes et délits de vols, d’extorsions, d’escroqueries, de destructions, de dégradations, de détériorations et de menaces d’atteintes aux biens, les atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation, les actes de terrorisme, la fausse monnaie et l’association de malfaiteurs, et j’en oublie !

    Il ne s’agit malheureusement pas d’un inventaire à la Prévert (peu de chance que l’on fiche ce pauvre raton laveur) mais cette liste d’infractions de natures pour le moins diverses explique que l’on trouve de tout dans ce fichier, du pédophile multi-récidiviste au faucheur d’O.G.M. en passant par le voleur de pommes. Le 11 septembre était passé par là et a contribué à (ou a été exploité pour) faire sauter les verrous moraux.

    Nous n’avons donc aucune garantie que cette nouvelle Rétention de sûreté qu’on nous présente aujourd’hui comme limitée à une seule catégorie de criminels ne soit pas un jour étendue à beaucoup (trop) d’autres infractions de toute nature ! Il suffira d’un fait divers plus frappant que les autres, d’un nouvel attentat, pour étendre la mesure.

    Nous sommes en train de construire un système hybride hérité de la Monarchie absolue et de ses lettres de cachet, et du modèle totalitaire soviétique et de ses asiles psychiatriques (remis à la mode par le Tsar Poutine).

    Notre dernier espoir, notre dernier rempart : le Conseil Constitutionnel.

  5. Guillaume

    @adonis :
    —%<—
    Aux Etats-Unis, le mot « libéralisme » fait référence aux thèses défendues notamment par le parti démocrate à partir des années 1930, à l’époque du New Deal. Les libertés individuelles sont défendues, mais cela va de pair avec une intervention de l’État dans la vie économique et sociale, dans une logique keynésienne. Le libéralisme contemporain aux États-Unis représente avant tout l’adhésion à des principes et des idées proches de ceux des sociaux-démocrates, avec un interventionnisme limité mais nécessaire pour soutenir des valeurs d’égalité et de prospérité sociale. Depuis la fin du XXe siècle, le terme de liberal aux États-Unis a été utilisé par certains conservateurs souvent de façon péjorative pour désigner leurs adversaires socialement plus progressistes, assimilant cette étiquette à plus d’impôts, moins de libertés individuelles et un interventionnisme synonyme de bureaucratie.
    —%<—
    Source: fr.wikipedia.org/wiki/Lib…

    La perversion est de dissocier, justement, le politique de l’économique.

  6. adonis

    @ Olkainflex: Bonjour.. Tu parles encore de Madame Royal? ^^…..mais c’est une véritable obsession ^^…. Quelque part, tu es un peu ségo-maniac ^^…. Tu ne veux pas "taper" un peu sur N.S ?….. remarque c’est vrai que pour un strauss-kanien (droite du PS ^^) comme toi,…. Ce n’est pas évident de critiquer celui (N.S) qui as trouvé du boulot (président du fmi ^^) à ton favori (DSK ^^)

  7. OlkainFlex

    Je crois que Peillon devrai essayer de faire comprendre à Royal qu’il ne s’agit pas de moralisation, concept plutot flou mais de régulation du systeme financier international!

    @gerard eloi vous en etes encore au pacte présidentiel, mais il ne fut que l’ébauche d’une rénocvation et d’une offre politique nouvelle! Il faut autre chose maintenant le pacte est derriere nous!
    @asse42 heuuuuu assouline brillant? on parle du même?

  8. hafrit

    Il y a chômage parce qu’il y a pénurie de monnaie et insuffisance de pouvoir d’achat.
    lolllllllllll , avec ta theorie , tu nous dis que les politiques de l’ump et du ps ne peuvent rien faire car c’est pas les politiques qui peuvent pas faire changer les choses .

    voir:
    fr.wikipedia.org/wiki/Gro…

    fr.wikipedia.org/wiki/Bil…

    http://www.la-bas.org/article.ph...

    15h48 15h53

    pour resumer depuis que l’argent est indexer sur du vent la monnaie est une monnaie de singe .

  9. adonis

    @ Guillaume: Alors là, je ne suis pas d’accord avec toi.. Tu cherche "la petite bête", tu me fais penser à ces libéraux qui font exactement la même remarque que la tienne, lorsqu’ils sont à court d’argument…. c’est pourquoi, je précise libéralisme économique…. mais quand on parle de libéralisme, c’est le libéralisme économique qu’on évoque,..et pas le libéralisme politique ou autre…. et en ce qui concerne Jacques Chirac, il parlait, bien évidemment, de libéralisme économique

  10. Guillaume

    "Le Libéralisme est une perversion de l’esprit"…..

    Pour être complet il faudrait préciser que l’on parle du libéralisme * économique * et non du libéralisme * politique *, lequel n’a rien de pervers, bien au contraire !

  11. adonis

    @ Gérard ELOI: il n’y as pas de soucis,.. j’avais bien compris que ce n’était pas péjoratif.. Bonne soirée à vous. Amicalement

  12. adonis

    @ Chris (ancien chris ..): Je viens de lire ton 2ème commentaire, c’est excellent, bravo, tu as très bien expliqué les principes de la finance mondial, du libéralisme économique, et ses nombreuses dérives (délocalisation, etc…)…..Tu as tout dis…. il n’y as rien à ajouter si ce n’est cette déclaration de Jacques Chirac (qui est loin d’être un troskyste ou un anti-libéral ^^): "Le Libéralisme est une perversion de l’esprit"….. Amicalement

  13. Gérard ELOI

    @ Chris,

    Mais ta très belle démonstration rejoint mon commentaire beaucoup plus succint.

    A une nuance arithmétique près: 1000 euros en mettent…6500 en circulation.
    Tu multiplies donc par 6,5. J’en étais resté à 3…

    Amicalement

    GE

  14. adonis

    @ Chris (ancien chris ..): Quand à la première partie de ton commentaire, c’est également remarquable, c’est très poétique…. Non franchement, les 2 partis de ton commentaire m’ont vraiment plus.. Amicalement

  15. Chris(ancien chris ..)

    (Suite)
    Les évolutions génératrices de la crise (Analyse sur une facette du problème)
    ________________________________

    Les évolutions technologiques : les machines peuvent remplacer
    ===============================================
    l’homme.
    ======
    Si une production de 1000 € a été faite pour 800 € par des hommes et pour 200 € par des machines, cette production n’a distribué au maximum que 800 € de pouvoir d’achat.
    Mais avec 800 € on ne peut acheter la production que pour 800 € et non pas pour 1000 € car les machines n’ont pas de pouvoir d’achat. Le manque de pouvoir d’achat entraîne donc la chute des prix, ce qui oblige encore à accroître la rentabilité donc à remplacer des hommes par des machines.
    C’est une spirale sans fin. De plus, pour maintenir les cours, il y a parfois destruction des surplus dans un monde qui a faim.

    Les évolutions commerciales : le libre-échange est sans régulation.
    =================================================
    Dans ce cas c’est une concurrence sauvage qui impose une recherche effrénée de rentabilité.
    L’écoulement des biens et des capitaux est fluidifié par la suppression des frontières et ainsi il n’y a plus de coupe-feu. Les salaires de misère pratiqués en Extrême-Orient tirent les prix vers le bas et motivent les délocalisations.
    Les prix baissent, les revenus diminuent, le chômage et l’exclusion s’amplifient.

    Les évolutions financières : les taux de change flottants induisent l
    =================================================
    la spéculation.
    ==========
    L’argent est maintenant une marchandise qui se vend et s’achète !
    Les taux de change sont déterminés par les flux financiers internationaux (environ 1.000 milliards d’euros par jour), 50 fois supérieurs aux échanges commerciaux qui ne représentent que 2 %.
    Le rôle régulateur des marchés est devenu un mythe. L’argent ainsi « gagné » par des jeux financiers spéculatifs et improductifs vient enrichir la sphère financière et il est soustrait au monde économique des échanges.

    Les évolutions monétaires
    ===================
    Les États ont abdiqué leur droit de créer leur monnaie ; ils empruntent au « marché » pour financer leurs déficits.
    Ainsi, tout développement économique avec accroissement de richesses réelles se traduit par une augmentation des dettes, donc une augmentation des intérêts à payer. Les impôts ne peuvent qu’augmenter alors que les gains de productivité devraient les faire diminuer, et de plus ils sont alourdis encore plus par le « remboursement » de la dette sociale.

    Les conséquences de chacune de ces quatre évolutions majeures conduisent à une diminution régulière du pouvoir d’achat distribué.
    La résultante conduit à la situation suivante : des porte-monnaie vides devant des magasins pleins.
    En continuant à ne rechercher que la rentabilité immédiate, le système économique génère la misère dans l’abondance.

    Le problème est d’ordre monétaire
    =========================
    Il y a chômage parce qu’il y a pénurie de monnaie et insuffisance de pouvoir d’achat.
    Toutes les mesures prises pour aider l’emploi ont été sans effet autrement qu’à la marge ; elles n‘ont pas pris en compte l’aspect monétaire neutralisé dans les théories économiques libérales (voile de la monnaie) et elles n’ont eu pour but que d’aider la production, comme si nous étions encore en période de pénurie.

  16. adonis

    @ Chris (ancien chris ..): Bonjour.. Bravo pour ton commentaire, il est remarquable…. Non sérieux, je suis sincère…. Bon je vais être honnête, j’avoue que j’ai dû relire plusieurs fois ton commentaire, pour bien comprendre…. car c’est vrai que c’est complexe comme sujet, mais tu l’as très bien expliqué…. et encore bravo pour ton commentaire vraiment intéressant.. Amicalement

  17. Chris(ancien chris ..)

    Bonjour tout le monde,
    _______________
    Ce billet de Najat me fait penser, ne me demande pas pourquoi? je ne sais rien… :

    La planète suivante était habitée par un buveur. Cette visite fut très courte, mais elle plongea le petit prince dans une grande mélancolie:
    -Que fais-tu là? dit-il au buveur, qu’il trouva installé en silence devant une collection de bouteilles vides et une collection de bouleilles pleines.
    -Je bois, répondit le buveur, d’un air lugubre.
    -Pourquoi bois-tu? lui demanda le petit prince.
    -Pour oublier, répondit le buveur.
    -Pour oublier quoi? s’enquit le petit prince qui déjà le paignait.
    -Pour oublier que j’ai honte, avoua le buveur en baissant la tête.
    -Honte de quoi? s’informa le petit prince qui désirait le secourir.
    -Honte de boire! acheva le buveur qui s’enferma définitivement dans le silence.
    Et le petit prince s’en fut, perplexe.
    Les grandes personnes sont décidément très très bizarres, se disait-il en lui-même durant le voyage.
    ***
    La quatrième planète était celle du businessman. Cet homme était si occupé qu’il ne leva même pas la tête à l’arrivée du petit prince.
    Le Petit prince
    -Bonjour, lui dit celui-ci. Votre cigarette est éteinte.
    -Trois et deux font cinq. Cinq et sept douze. Douze et trois quinze. Bonjour. Quinze et sept vingt-deux. Vingt-deux et six vingt-huit. Pas de temps de la rallumer. Vingt-six et cinq trente et un. Ouf! Ca fait donc cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un.
    -Cinq cents millions de quoi?
    -Hein? Tu es toujours là? Cinq cent un million de… je ne sais plus… J’ai tellement de travail! Je suis sérieux, moi, je ne m’amuse pas à des balivernes! Deux et cinq sept…
    -Cinq cent millions de quoi, répéta le petit prince qui jamais de sa vie, n’avait-il renoncé à une question, une fois qu’il l’avait posée.
    Le businessman leva la tête:
    -Depuis cinquante-quatre ans que j’habite cette planète-ci, je n’ai été dérangé que trois fois. la première fois ç’a été, il y a vingt-deux ans, par un hanneton qui était tombé Dieu sait d’oû. Il répandait un bruit épouvantable, et j’ai fait quatre erreurs dans une addition. la seconde fois ç’à été, il y a onze ans, par une crise de rhumatisme. Je suis sérieux, moi. la troisième fois… la voici! Je disais donc cinq cent un millions…
    -Millions de quoi?
    Le businessman comprit qu’il n’était point d’espoir de paix:
    -Millions de ces petites choses que l’on voit quelquefois dans le ciel.
    -Des mouches?
    -Mais non, des petites choses qui brillent.
    -Des abeilles?
    -Mais non. Des petites choses dorées qui font rêvasser les fainéants. Mais je suis sérieux, moi! Je n’ai pas le temps de rêvasser.
    -Ah! des étoiles?
    -C’est bien ça. Des étoiles.
    -Et que fais-tu des cinq cent millions d’étoiles?
    -Cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un. Je suis un homme sérieux, moi, je suis précis.
    -Et que fais-tu de ces étoiles?
    -Ce que j’en fais?
    -Oui.
    -Rien. Je les possède.
    -Tu possèdes les étoiles?
    -Oui.
    -Mais j’ai déjà vu un roi qui…
    -Les rois ne possèdent pas. Ils "règnent" sur. C’est très différent.
    -Et à quoi cela te sert-il de posséder les étoiles?
    -Ca me sert à être riche.
    -Et à quoi cela te sert-il d’être riche?
    -A acheter d’autres étoiles, si quelqu’un en trouve.
    Celui-là, se dit en lui-même le petit prince, il raisonne un peu comme mon ivrogne.
    Cependant il posa encore des questions:
    -Comment peut-on posséder les étoiles?
    -A qui sont-elles? riposta, grincheux, le businessman.
    -Je ne sais pas. A personne.
    -Alors elles sont à moi, car j’y ai pensé le premier.
    -Ca suffit?
    -Bien sûr. Quand tu trouves un diament qui n’est à personne, il est à toi. Quand tu trouves une île qui n’est à personne, elle est à toi. Quand tu as une idée le premier, tu la fais breveter: elle est à toi. Et moi je possède les étoiles, puisque jamais personne avant moi n’a songé à les posséder.
    -Ca c’est vrai, dit le petit prince. Et qu’en fais-tu?
    -Je les gère. Je les compte et je les recompte, dit le businessman. C’est difficile. Mais je suis un homme sérieux!
    Le petit prince n’était pas satisfait encore.
    -Moi, si je possède un foulard, je puis le mettre autour de mon cou et l’emporter. Moi, si je possède une fleur, je puis cueillir ma fleur et l’emporter. Mais tu ne peux pas cueillir les étoiles!
    -Non, mais je puis les placer en banque.
    -Qu’est-ce que ça veut dire?
    -Ca veut dire que j’écris sur un petit papier le nombre de mes étoiles. Et puis j’enferme à clef ce papier-là dans un tiroir.
    -Et c’est tout?
    -Ca suffit!
    C’est amusant, pensa le petit prince. C’est assez poétique. Mais ce n’est pas très sérieux.
    Le petit prince avait sur les choses sérieuses des idées très différentes des idées des grandes personnes.
    -Moi, dit-il encore, je possède une fleur que j’arrose tous les jours. Je possède trois volcans que je ramone toutes les semaines. Car je ramone aussi celui qui est éteint. On ne sait jamais. C’est utile à mes volcans, et c’est aussi utile à ma fleur, que je les possède. Mais tu n’est pas utile aux étoiles…
    Le businessman ouvrit la bouche mais ne trouva rien à répondre, et le petit prince s’en fut.
    Les grandes personnes sont décidément tout à fait extraordinaires, se disait-il en lui même durant son voyage.
    _________________________________________
    @Gerard Eloi
    J’ai visité ton blog, j’ai qlq chose qui complète ton article.
    _______

    D’abord, il faut que vous sachiez qu’il n’y a pas de "banque nationale" (la BNP par exemple, bien que se nommant "Banque Nationale de Paris", est une société privée), et la Banque Centrale Européenne – qui est "garante" des bons fonctionnements des banques privées – est une émanation des Banques Centrales des états membres, ces Banques Centrales étant elles mêmes des "réunions" des banques privées.

    Ensuite il faut que vous sachiez aussi que l’article 104 du traité de Maastrisch a INTERDIT aux Etats et aux Collectivités de créer de la monnaie… c’est réservé au système bancaire sous surveillance de la BCE dont le seul mandat des Etats est de "limiter l’inflation" (on en reparlera, ainsi que des conséquences de cet article 104 aussi bien sur la pauvreté, le chômage et les déficits)…

    Voyons donc comment le système bancaire crée la monnaie …

    Nous sommes par exemple dans un système de 4 banques privées (B1, B2, B3, B4 mais vous pouvez remplacer ces sigles par BNP, SG, CL, CA, par exemple…)

    Prenons un exemple dans lequel les "régles prudencielles" en vigueur en ce moment permettent aux banques d’offrir des crédits jusqu’à un montant de 90% des dépots (c’est très variable puisque c’est un des moyens de régulation des crédits et donc de la monnaie comme vous le comprendrez à la fin de cet article).

    La banque B1 recoit en dépot 1000 euros (c’est Monsieur A qui dépose cet argent sur son compte courant). C’est évidemment une dette que la banque B1 a envers Monsieur A… car la banque s’est bien engagée à rendre cet argent à Monsieur A à sa première demande.

    Monsieur B demande et obtient un crédit à la Banque B1 qui donc, en fonction de ces régles prudencielles, lui propose 900 euros (1000 x 90%) avec 10% d’intéret sur un an… Monsieur B devra donc rembourser 990 euros…

    Vous pouvez évidemment remarquer que le compte de Monsieur A n’a pas bougé ( il est toujours de 1000 euros) comme d’ailleurs ne bougeront pas les comptes des déposants dans les explications qui suivent.

    Avec ce crédit de 900 euros, Monsieur B paye un de ses fournisseurs, Monsieur C, qui va déposer son chèque dans la Banque B2. Grâce à ce dépot, Monsieur D peut obtenir de la banque B2 un crédit de 810 euros (900 x 90%) qu’il devra rembourser 891 euros (810 +10%).

    Monsieur D paye à son tour un de ses fournisseurs, Monsieur E, avec ses 810 euros, lequel Monsieur E le dépose à sa Banque B3. Grace à ce dépot, Monsieur F peut obtenir de la banque B3 un crédit de 729 euros (810 x 90%) qu’il devra rembourser 802 euros (729 +10%).

    Allez, encore une fois…

    Avec ce crédit de 729 euros, Monsieur F paye un de ses fournisseurs, Monsieur G, qui va déposer son chèque dans la Banque B4. Grace à ce dépot, Monsieur H peut obtenir de la banque B4 un crédit de 656 euros (729 x 90%) qu’il devra rembourser 721 euros ( 656 +10%).

    Monsieur H paye à son tour un de ses fournisseurs, Monsieur A, avec ses 656 euros , lequel Monsieur A le dépose à sa Banque B1. Grace à ce dépot, Monsieur X peut obtenir de la banque….

    Avec ce système de 4 banques et de 4 emprunteurs, voyons le "bilan"
    D’un dépot initial de 1000 euros, c’est 900+810+729+656 = 3095 euros en circulation qui ont été créés "en plus"
    Sur un an, les emprunteurs (Messieurs B, D, F, H) devront rembourser: 990+891+802+721 = 3404 … le système bancaire a donc gagné 3404 – 3095 = 309 euros
    Vous avez vu la petite astuce de mon exemple… Monsieur H paye avec son crédit une dette qu’il a envers Monsieur A : donc 66% du dépot initial dans la banque B1 (par Monsieur A) proviennent des crédits que son propre dépot permet… (je sais, c’est pas facile à piger… surtout si vous faites intervenir l’ordre chronologique ci dessus, dans ce qui n’est qu’un exemple)

    D’une manière plus générale…

    Bien évidemment, c’est un cycle permanent.. des crédits sont remboursés et d’autres les remplacent… mais il faut toujours de plus en plus de crédits pour pouvoir créer la monnaie qui sert à payer les intérets. Je dirais que les banquiers se fichent pas mal du capital (qui n’est qu’une simple ligne d’écriture), alors que les intérêts (qui vont dans leur poche), ça, oui, ils aiment!

    Vous comprenez donc maintenant pourquoi au lendemain (ou surlendemain ?) du 11 septembre l’un des premiers discours de Bush a été "il faut soutenir la consommation … ayez confiance" car si la confiance disparait, il n’y a plus de crédit pour remplacer ceux arrivés à expiration, et c’est donc tout le système bancaire et économique qui s’écroule puisque les intérêts ne pourront plus être payés… il a aussi fait diminuer immédiatement les taux d’intérêts pour "pousser à la consommation"…

    Accessoirement, l’intérêt c’est la cause principale de l’inflation (on en reparlera)… ici, j’ai été gentil, parce qu’avec un crédit à 9% par an , par le jeu des intérêts composés, c’est le double de la somme empruntée qui doit être remboursée sur 10 ans…

    Ceci explique que ce que l’on appelle le "coefficient multiplicateur" s’établit (dans la réalité) à 6,5 (pour 1000 euros, c’est 6500 qui sont créés)… c’est à dire qu’il y a 6,5 fois plus de crédits "en circulation" que de dépots qui ont permis ces crédits… et, en remontant "à l’origine", il n’y a que 15% (100/6,5) de ce que les économistes appellent parfois "monnaie permanente" (billets et pièces), pour la différencier de la "monnaie temporaire" (monnaie de crédit , qui "s’efface" quand le crédit est rembousé). Ce qui a aussi pour conséquence que dans les banques il n’y a que 15% de monnaie sous forme de billets ou pièces: une panique et les portes seront vites fermées, vous ne pourrez partir avec votre argent.

    Vous voyez aussi qu’on a pas parlé "d’adossement sur l’or" … oubliez cela, c’est fini depuis longtemps ! L’or n’est plus qu’une matière première et la monnaie n’est plus gagée sur l’or.

    Enfin vous remarquerez que comme l’écrit le seul prix Nobel d’économie français que nous ayons jamais eu (Maurice Allais, en 1988) : "Dans son essence la création de monnaie actuelle ex-nihilo par le système bancaire est identique à la création de monnaie par les faux monnayeurs. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents"

    Je rajoute que le système bancaire jouis du privilège insensé de pouvoir créer de la monnaie sur ses propres dettes (ses dettes à ses déposants).

    Dernier point: si vous discutez avec votre banquier ne lui dites pas "votre banque peut créer de la monnaie"… ce serait faux, elle ne peut que créer du crédit.

  18. Frédéric

    L’ouverture va certainement se poursuivre mais pas forcement de la mm maniere.

    Nicolas Sarkozy se trouve à un carrefour, soit il continue sur le chemin actuel allant tout droit vers les difficultés, soit il change son fusil d’épaule et donne tout son sens à l’expression "politique de civilisation", dans ce cas, c’est le succès assuré.

    On va vite être fixé, les choix qu’il va faire aprés les municipales, que ce soit au sujet du gouvernement ou de ses collaborateurs vont être de bons indicateurs.

  19. asse42

    Olkainflex

    Je partage ton admiration envers Peillon qui est une personnalité brillante. Quand on veut connaitre une personne on se renseigne sur son entourage. Alors de voir ségolène Royal entourée de personnalités aussi brillantes que lui et Najat, aurélie Filipetti, david Assouline, JL Bianco, Rebsamen, michel Sapin,etc… Ca donne confiance et ça permet de penser que cette équipe doit éclore pour incarner avec elle le socialisme du XXI éme siécle.

  20. Gérard ELOI

    @ Adonis,

    Mon mot "naïvement" n’était pas du tout péjoratif !

    Je voulais dire simplement qu’il nous reste en réalité seulement l’illusion d’encore "rêver".

    Et j’ai profité de ta phrase (Il nous reste…) pour démontrer qu’il reste…de moins en moins !

    Amicalement

    GE

  21. adonis

    […] Pour N.S, c’est une façon détournée de faire la propagande du libéralisme économique…… La fameuse rupture de N.S, c’est tout simplement instaurer un libéralisme sauvage (à l’anglosaxone), en France…. L’omniprésence de N.S, dans les médias,..est également une façon de saturer l’espace médiatique,..de sorte que l’opposition soit la moins audible possible.. N.S où l’art de manipuler les esprits…. espérons que le peuple Français se réveillera, en sanctionnant la politique de N.S aux municipales

  22. adonis

    @ Gérard ELOI: Non mais lorsque j’écrivais que "l’on peut encore rêver, N.S ne l’as pas interdit, j’étais, bien évidemment, entrain de faire de l’humour….je faisais réfèrence au côté autoritaire de N.S ^^….. En revanche, il est clair que N.S vends du rêve aux Français (ex: son omniprésence dans la presse people), c’est le président "bling bling" qui vends le rêve américain…. rêve qui n’existe que dans les films hollywoodiens des années 50 […]

  23. Gérard ELOI

    Voilà une analyse parfaite, mon cher Guillaume !

    Mais son blog reste un lieu où nous pouvons échanger des idées.

    Ainsi, Adonis signalait, un peu maïvement, "que NS ne nous a pas encore interdit de rêver" !
    Erreur, Adonis : sa présence constante (medias,…), avec peut-être des images subliminales, envahit notre subconscient,…donc nos cauchemars !

    Mais nous sommes moins touchés que la majorité des citoyens : le blog de Najat est un bon antidote contre l’effet pervers que je viens de dénoncer.
    La capitale des Gaules résiste ainsi encore et toujours…

    Amicalement

    GE

  24. Guillaume

    Ce qui est à la fois enthousiasmant et frustrant avec les billets de Najat, c’est qu’il n’y a rien à ajouter, que tout y est dit, et bien dit. ;-)

  25. adonis

    @ Gérard ELOI: c’est sûr….. espérons que les Français se "réveillent"….et sanctionnent N.S et sa politique, en votant massivement à Gauche…. espérons qu’il est un résultat électoral proche des régionales de 2004,..même si j’ai bien conscience que les municipales n’ont rien à voir avec les régionales,….on peut toujours rêver,.. N.S ne l’as pas encore interdit ^^

  26. Gérard ELOI

    @ OlkainFlex

    Je rappelle : c’est très difficile au niveau mondial,…mais le programme de Ségolène avait au moins le mérite d’ouvrir des pistes.
    Donc, continuons à la soutenir, car elle est la seule "présidentiable" à proposer un programme humaniste et audacieux à tous points de vue.

    @ Adonis

    Je suis heureux que tu passes de temps en temps sur mon blog…Et que tu y trouves quelque intérêt.
    Si nous avions été plus nombreux plus tôt…Ségolène serait aujourd’hui Présidente, et Najat Ministre de la Culture…
    Nous ne referons pas l’ Histoire, mais nous pouvons en corriger un peu les effets pervers en mars, lors des municipales et cantonales.

    @ Denis

    T’es marrant, et t’as raison avec ton impératif.
    Mais on le voit si souvent avec un "s" (caractéristique à la 2ème personne du singulier),…que j’ai posté aussi bien des impératifs avec "s". En plus, avec la "nouvelle orthographe" (difficilement assimilée), on est un peu perdu.

    Amicalement

    GE

  27. Denis

    hère Madame, n’oubliez pas, lorsque vous écrivez "En un mot l’ouverture selon Nicolas Sarkozy, c’est pas « fermes ta gueule » puisque la parole est libre (en tout cas dans une certaine mesure), c’est « causes toujours » !" qu’il sagit là d’impératifs, et que, malgré le désir de pluralité cher à beaucoup de personnalités politiques, l’impératif ne prends pas de "s" en terminaison. Donc il vaudrait mieux écrire "ferme ta gueule" ou "cause toujours". Mais je vous en prie, ne "fermez surtout pas votre gueule" et je dirai même plus : surtout "causez toujours" car, malgré ces impératifs qui piègent tout le monde, ce que vous ditres m’intéresse évidemment !

  28. adonis

    @ Gérard ELOI: Bonjour.. J’ai lu votre article sur la finance internationale, c’est très intéressant,.. et surtout c’est très bien expliqué.. Un grand bravo à vous

  29. OlkainFlex

    J’ecoute Peillon et désolé, il a une meilleur analyse que Royal sur le sujet, il va au fond du problem au lieu de se lacher dans des propos trop simplistes!

  30. OlkainFlex

    par contre quand Royal flirte avec la nationalisation de la Soc Gen à argenteuil, là je dis que c’est une tres tresmauvaise idée… on n’a passé cette étape!

    Ce que doit poser Royal c’est le fond, les mesures que la france devrait proposer au G8 pour faire avancer les choses!

  31. OlkainFlex

    @Gerard Eloi merci d’avoir bien compris ma question, parce que on dénonce, mais je ne vois pas de solution alternative, la france ne peut seul réguler ce system, ça doit se faire au niveau international et à ce sujet no SR, ni le PS ne nous donne de de solution à ce problem du systeme financier fou à echelle planetaire

  32. Gérard ELOI

    @ Najat

    La qualité et la pertinence de ton billet démontrent encore une fois l’intelligence de ta vision de la société et de la mission de la politique telle que tu la conçois.

    Tu as tout dit !

    On ne peut plus qu’ajouter : " Bravo, avec de tels arguments, si solidement étayés, il n’est plus possible de ne pas gagner !"

    @ OlkainFlex

    "Comment lutter…"
    C’est vrai que la marge de manoeuvre est étroite. Mais il y avait, et il y a toujours, dans le programme de Ségolène quelques pistes exploitables.
    (Négociations avec les banques, reprise du contrôle de la Banque centrale européenne par un monde politique propre, lutte intelligente contre les délocalisations,…)
    J’ai abordé ce sujet aujourd’hui sur mon blog,

    centpenseespourvous.blogs…

    Je le développerai davantage demain, si cela intéresse des personnes.

    Amicalement

    GE

  33. asse42

    Olkainflex

    Le libéralisme financier ne pourra s emoraliser que dans le donnant-donnant! N’oublions pas que toutes les entreprises bénéficient d’argent public, d’allégements de charges, etc… Il faudra que ceux-ci deviennent productifs et non seulement rentables. Ce n’est pas plus compliqué que cela: Je module votre taux d’imposition suivant votre citoyenneté d’entreprise. Objectif? Le gagnant-gagnant.
    Cela me semble tellement évident que c’est pour moi incontournable.

    Najat

    Bravo pour la pertinence de tes billets qui sont un régal de justesse. Je n’ai pas grand chose d’autre à te raconter mais j’approuve!

  34. henri

    Bonjour Najat,

    Sur la question de la Sté Générale, c’est un exemple répété du fonctionnement libéral financier : les profits à tout prix pour les banques, les risques et les dettes pour la collectivité…

    Sur la suppression de la pub à la télé publique, j’y vois l’éclatement de France 2 et surtout du réseau France3 ( plus d’infos régionales et de reportages "objectifs" ) avec en prime un contrôle privé sur toute l’information nationale , locale…

    Sur la modification de la Constitution, j’y vois un retour aux fondamentalistes religieux ou messianismes et un accès direct au pouvoir politique pour un "clergé" : pour caricaturer : une noblesse, un clergé, un tiers-état… alors …prions …sinon…

    Il faudrait vraiment , à mon avis vite un changement de cap au PS, pour contrer, redéfinir notre politique européenne et nationale notamment, sinon, le libéralisme et l’ultra-libéralisme a de belles années devant lui, à moins que…d’autres aléas…car sa vision politique me semble malgré tout en dehors des réalités économiques, "écologiques" et humaines de ce siècle…

  35. OlkainFlex

    Bien que je comprenne et aprouve la volonté de moralisation du capitalisme financier exprimée par Najat, Royal etc… Mais concretement comment ça se fait? au niveau national? au niveau Européen? et au dela?

  36. adonis

    […] et pourquoi N.S souhaiterais privatiser France 2?.. parceque 1) c’est le vieux rêve de la droite, qui as privatisé TF1 en 1987….. 2) N.S est bien un libéral (et non un pragmatique), et mêne donc une politique libéral…. 3) N.S veut remercier son richissime ami Boloré ^^…. Boloré racheterais France 2…. et enfin 4) N.S veut également étendre sa propagande audiovisuelle…. France 2, une fois privatisée, deviendrais une chaine commerciale de droite comme TF1 …… bref que du bonheur pour N.S!

  37. adonis

    Bonjour Madame Belkacem, j’espère que vous allez bien….. l’affaire de la Société Générale n’est qu’une des nombreuses dérives du Libéralisme économique….. Le trealer n’as fait que son boulot,..c’est juste un bouc émissaire, un "fusible" qui as "sauté" pour couvrir un système financier bien pourri……J’en viens maintenant à la suppression de la publicité pour le service publique audiovisuel, c’est bien évidemment un leurre, le but de N.S étant, au final, de privatiser France 2 […]

  38. Pascal

    Oui Najat ,
    l’actualité s’emballe , la realité cruelle du capitalisme sauvage et dereglementé nous saute à la figure , 5 milliards d’euros passés en "perte et profit" par la Societé Générale avec un petit sourire satisfait de Mr Bouton en prime !
    Ce soir , on parle de delit d’initiés d’un cadre de la Societé Générale qui aurait vendu des actions en masse avant cette affaire , on parle egalement de Mme Lagarde qui aurait été informé de ce scandale quelques jours avant le president de la Republique , etc…de quoi faire vendre du papier et alimenter les blogs !

    Alors , oui , je ne sais plus quel bloger ici disait que tu étais une boussole dans la vie politique . Ce soir j’adhère à cette definition parce que nous savons que tu travailles pour tes concitoyens , tu construis , tu fedères autour de toi avec ce seul regret que nous n’avons pas tous la chance d’être Lyonnais !

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