Violences verbales à l’égard de Ségolène Royal : l’expression de désespoir et de perdition des damnés du système Sarkozy

Presse Publié le 30 juin 2010

Najat VALLAUD BELKACEM
Adjointe au Maire de Lyon, porte parole de Ségolène Royal
En réaction au déchainement de violence verbale de la droite à l’égard de Ségolène Royal

Ségolène Royal a simplement le tort d’avoir visé juste et, comme à son habitude, de ne pas avoir eu peur des mots. Ce qui est en train de se passer dans notre pays est une justification permanente de la corruption des valeurs et principes les plus fondamentaux de la République. Il faut mettre fin à cette hypocrisie qui gangrène la démocratie, et mettre des mots sur les choses. Les Français doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls, pieds et mains liés au bon vouloir d’un clan qui se partage tous les pouvoirs et tous les privilèges, en toute impunité, sans personne pour dénoncer, s’opposer et préparer la suite.

Je suis accablée et choquée par tant de brutalité, d’arrogance et de suffisance dans les propos des fantassins mercenaires du Président de la République qui ont décidé de jouer le tout pour le tout, quitte à tout détruire sur leur passage. Je crois simplement qu’ils se sont reconnus dans la corruption dénoncée par Ségolène Royal, qu’ils sont touchés au vif et désespérés de se voir sombrer ainsi avec le navire, dans l’opprobre et le déshonneur.

« Malgré la continuité ininterrompue de nos vices, on trouve toujours un petit moment pour mépriser les autres ».

La formule est de Jules Renard, et s’applique bien à la situation présente.

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16 commentaires sur Violences verbales à l’égard de Ségolène Royal : l’expression de désespoir et de perdition des damnés du système Sarkozy

  1. glouglouglou dit :

    @Nadia

    Ma tête est bien sur mes épaules et je suis assis ni sur un divan ni sur un canapé mais sur ma chaise. Je vous remercie de vous soucier de moi. Il est inutile de me répondre mais c’est exactement ce que vous faites, voilà qui en dit long sur vous.
    Quand aux système corrompus, un parti politique qui élit son 1er secrétaire dans les même conditions fumeuses que Mahmoud Ahmadinejad n’a aucune leçon de vertu à donner à qui que ce soit.

  2. tabart eugène

    Les ragôts ne m’intéressent pas ! Ici, je viens vous parler d’un sujet important et que l’on parle si peu; les médicaments à étiquettes jaunes ou les remboursements par la Sécurité Sociale à 15% et non compensés par les mutuelles (en général à part les assurances en contre partie d’un supplément de cotisation)Combien de familles, de personnes à petit budget ne peuvent plus se permettrent de s’adresser au pharmacien pour se faire remettre les remèdes suite à la prescription de leur médecin ! Le coût à leur charge devient un obstacle ! Je n’entends pas le PS sur cette médecine à deux vitesses ? La Majorité ? on sait qu’elle a choisi de se ranger vers les plus AISES

  3. alain surmely

    Je ne suis pas membre du PS(par choix)bien qu’électeur de gauche depuis pas mal d’années maintenant.J’aime bien votre style résolument offensif et punchy.Cela vous rend d’ailleurs plus séduisantes encore.Je plaisante à peine et tiens à dire que je ne suis pas spécialement enclin à « m’écraser ».Mais j’aime votre sens de l’honneur.A travers l’expression de votre sens de l’honneur nous(sympathisants de gauche)retrouvons le nôtre.

    Mais il faut travailler le programme,l’alternative si vous voulez.Je vais d’ailleurs réfléchir à ma contribution à Désir d’avenir.Cette affaire est collective et seule le collectif permettra de l’emporter parce qu’il faut,plus que jamais,l’emporter.D’autant plus que cela paraît largement à la portée de toutes celles et tous ceux qui veulent un changement dans le sens du progrès social.C’est là que notre force réside.

  4. glouglouglou

    Madame Belkacem,
    Les propos formatés et insultants de Gérard Eloi sur un certain Lefebvre, Febvre ou febvre ne m’intéressent pas. Quel est votre avis personnel ?

  5. Nadia

    @ glouglouglou

    Joli ramassis de niaiseries masculinistes.
    Vive les femmes politiques à condition qu’elles fassent tout pour nous permettre d’oublier qu’elles sont des femmes.
    Votre interprétation de la situation en dit bien assez sur vous, inutile de vous répondre, cet espace n’est pas un divan.

  6. PSchitt

    D’accord avec Riquet. Apparemment on n’est pas les seuls.

    Lu dans Le Point
    « …Dans les coulisses (du PS), la tempête soulevée par la présidente de Poitou-Charentes ne convainc guère : « La tonalité de Ségolène Royal est une erreur », estime un haut responsable socialiste qui met en garde contre « tout populisme qui permettrait la renaissance du tous pourris ».
    « C’est malheureusement ses vieux penchants populistes », elle croit qu’ »elle ne sera pas emportée dans un tourbillon de boue » de « critique globale de la démocratie », mais « c’est une erreur absolue », renchérit un autre ténor.

  7. Gérard Eloi

    @ glou…,

    Il n’y a aucun rapport entre les inepties que tu balances avec autant de médiocrité qu’un Lefebvre, par exemple, lequel vient d’affirmer en conf. de presse que son président paie lui-même son dentifrice…( en oubliant évidemment de dire que c’est le con-tribuable qui paie ses joujoux volants : le Falcon 7 X de janvier dernier va déjà être remplacé par un Airbus !), et le thème du billet de Najat.

    Tu as simplement (comme le premier febvre venu) pris les mots « violence verbale… » pour avoir l’occasion de parler d’autre chose, et d’imaginer des propos « récurrents ». C’est ta « méthode de travail » qui a un urgent besoin de récurage !

    C’est vrai ( et ça a dérouté Riquet aussi…) que Najat s’est exprimée un peu longuement, et avec un vocabulaire élaboré au sujet de cloportes qui ne méritaient pas tant d’attention.

    J’aurais titré :

    Le Febvre, c’est moins que zéro !

    Et j’aurais simplement mis en texte :

    Puisque l’Elysée n’a que ça comme porte parole, ça signifie qu’il n’y a plus rien de sérieux ni d’honnête à déclarer.
    Dans ce cas, il est urgent que ce clan démissionne.

    Mais Najat est plus polie que moi…, c’est la seule chose qu’on lui reproche !

  8. S.

    Au fait, qu’en est il du financement
    de la campagne de S. Royal ?

    Cela ne semble pas très clair…

    S.

  9. Jacquet

    Bravo et merci Najat ! Ton article claque et résonne ( il raisonne aussi ..)face à ce dechainement de haine . Amitiés à dimanche …… A et A

  10. glouglouglou

    Madame
    Une femme qui vient défendre une femme face à des hommes brutaux, arrogants, auteurs de violences verbales (et bien sûr de Droite). La belle image…. sauf que Nadine Morano s’est également exprimée avec la même vigueur que ses collègues de la majorité.
    La dialectique récurrente de Ségolène Royal et de son mouvement visant à se rapprocher des termes employés en situations de violences conjugales est à mon sens une sérieuse dérive des réalités. Evidement, le but étant d’avoir à tout moment comme porte de sortie dans la confrontation le fait que l’on est une femme et que l’on doit avoir un traitement particulier. Propos machistes et dégradants, violences verbales ou autres, telle est la boite à outil à disposition pour se poser avec plus ou moins d’habileté en victime. Depuis 2007 que çà dure, il faut passer à autre chose.
    Je doute que les femmes (et les hommes) qui se font rabaisser et cartonner par leurs conjoint(e)s au quotidien approuvent la récupération de ces termes à des fins politiciennes.
    En femme politique expérimentée qu’elle est, je suis convaincue que Mme Royal a quand même conscience de la réalité du monde politique, quand on donne des coups il faut accepter d’en recevoir. Brandir le chiffon blanc du sexe féminin, c’est un peu trop facile.
    « If you can’t stand the heat, stay out of the kitchen ».
    La formule est de Harry Truman (quelqu’un qui s’est fait élire Président), et s’applique bien à la situation présente.
    Pour information, et comme vous êtes un petit peu portée sur le sens de la formule qui claque, elle a été reprise par Hillary Clinton (une femme) lors des primaires de 2008 face à Barack Obama.

  11. David Vieille

    Je suis d’accord.
    Si ils sont aussi arrogants et nerveux dans leurs attaques, c’est qu’ils ont des choses à se reprocher.
    Or, tout finit par se savoir, même si c’est souvent trop tard.
    A samedi Najat ! Amitiés

  12. Riquet

    Cher Monsieur Koubilai,

    Dans mon prédédent message je faisais référence à « perdition des damnés ». En relisant le titre de l’edito en question (« Violences verbales à l’égard de Ségolène Royal : l’expression de désespoir et de perdition des damnés du système Sarkozy »), vous constaterez qu’il ne s’agit pas d’une invention de ma part.

    Pour ce qui est de la brillante démonstration de ma « non appartenance au PS » dont me ne gratifiez, je ne sais que dire si ce n’est qu’elle n’a aucun intérêt et n’a que peu de rapport avec le sujet qui nous occupe (si, si, j’ai payé ma cotisation, j’vous jure, laissez-moi rentrer !).

    En tout cas, un grand merci pour votre humour potache (c’est bien vous le clown !).

  13. Koubilai

    Cher Monsieur Riquet,
    Puisque vous êtes très sensible au choix des mots, j’ai eu beau relire 3 fois le texte de Najat (qui est comme d’habitude, clair, court et concis) je n’ai pas trouvé trace de: « perdition des damnes en particulier ». Par ailleurs puisque vous ne prenez pas parti (vous dites: « n’être pas fondé ») il faudrait quand même que vous précisiez si vous êtes « accessoirement ou également » membre du même parti. Le fait que vous disiez juste avant « votre » au lieu de « notre », lapsus révélateur, nous fait quand même douter de votre appartenance. Si le faux nez n’est pas suffisant, changez donc de parti.
    Salutations

  14. Pat

    Ce climat délétère n’a que trop duré. La démocratie est en danger avec de telles pratiques qui perdurent et s’accélèrent sous Sarkozy.

  15. Riquet

    Madame,

    Sans remettre en cause le sujet de fond que vous soulevez et sur lequel je ne suis pas fondé à prendre parti ni tirer de conclusions (qui seraient forcement hâtives), je me demande si vous n’en faites pas trop dans le sensationnalisme par le choix de votre vocabulaire (« perdition des damnes » en particulier). Je ne sais pas très bien si cela me fait penser à un mauvais film grand public ou au « grand prêcheur » du coin de ma rue qui nous annonce chaque matin (avec un certain humour, lui) la fin des temps et le jugement dernier. Cela ne sert pas, je pense, votre cause ni votre Parti (qui est accessoirement également le mien …).

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