Droits des femmes. La ministre au contact

Droits des femmes Presse Publié le 13 octobre 2012

Capture d’écran 2012-10-13 à 09.48.53Des femmes violentées aux fileteuses du port de pêche, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits de la femme, est allée au contact des Lorientaises toute la journée hier.

«Ce que j’ai à dire à la ministre? Rien du tout. Ca ne changera pas ma vie». Marie est fileteuse chez Allard Marée, un atelier de mareyage du port de pêche. Hier matin, ses collègues et elles ont reçu la visite de la ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, invitée toute la journée à Lorient par le député Gwendal Rouillard, à la rencontre des Lorientaises.Capture d’écran 2012-10-13 à 09.48.25

«Fascinée par votre habileté»

Tout en levant ses filets de merlan, Marie hausse les épaules, dans un geste de dénégation, quand on lui demande si elle a quelque chose à dire à la ministre. «À quoi ça sert? Ça ne m’aidera pas à gagner ma vie». Puis finalement, quand Najat Vallaud Belkacem s’approche d’elle, elle lui raconte sa vie de travailleuse. «Je travaille sur le port depuis 34 ans. J’ai été déclarée en invalidité en 2000. Mes vertèbres sont usées et j’ai été opérée des varices. Tout le temps debout, c’est pas facile. Si je me mets en invalidité, je touche 645€ par moi. Mon loyer est de 621 €. Comment je fais pour vivre? Alors, je continue à travailler. 20heures par semaine, car plus, je ne peux pas. Je ne demande pas des millions, seulement le Smic. Et le même salaire pour les hommes que pour les femmes».

La ministre écoute, la regarde prélever ses filets, en un geste précis et mécanique. «Je suis fascinée par votre habileté.Il y a des difficultés indéniablement. Mais j’ai tout de même l’impression qu’elles sont fières de ce qu’elles font», commente la ministre un peu plus tard. Marie est tout de même contente d’avoir dit sa vérité. «On ne sait pas trop comment leur parler à ces gens-là. J’ai voté à gauche, mais j’ai tellement de révolte en moi. J’arrive le 25 du mois, je n’ai plus rien. C’est mon fils et ma fille qui m’aident». S’est-elle sentie écoutée? «Je ne sais pas…» Silence… «Je ne me sens pas entendue».

Visite de l’unité médico-judiciaire du CH

Avant le port de pêche, la ministre des Droits de la femme a commencé sa visite à 8h30, par le Pôle femme mère enfant du centre hospitalier de Bretagne sud. Il s’agissait pour elle de visiter l’unité médico-judiciaire du centre hospitalier. Un endroit où sont accueillies les victimes de violences, femmes ou enfants, où tous les acteurs, soignants, officiers de police judiciaire, procureur et les aides sociales ou associatives se retrouvent pour la prise en charge des victimes. Une unité créée à Lorient en 2007. Nadjat Vallaud Belkacem s’est fait expliquer le parcours et le fonctionnement de ce dispositif. L’après-midi, c’est sa casquette de porte-parole du Gouvernement qu’elle a endossée, en allant échanger avec des étudiants, des lycéens et des acteurs de la vie associative, dans un amphithéâtre de l’université des sciences. Un moment pour elle «destiné à recueillir les attentes des Français». Il a été question de handicap, d’homoparentalité, d’Europe. «Ça montre ce à quoi adhèrent les gens. On dit souvent que les jeunes ne s’intéressent pas à la vie de la cité, et bien ça n’a pas l’air d’être le cas en Bretagne», a-t-elle retenu de sa journée, à l’écoute des Lorientais.

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Un commentaire sur Droits des femmes. La ministre au contact

  1. charles ramain

    bonsoir
    cet article est le contact que vous avez eu avec cette femme est criant de vérité et
    il rappel le sort de centaines de milliers de femmes et de couple (si moi j’ai 1200€ de retraite mon épouse a – de 500€) quand on divise par 2 on se retrouve dans le cas de cette femme .Alors quand je vois les ARNAUD ET autres planquer leur argent a l’étranger pour échapper a l’impôt cela donne envie de vomir cordialement

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